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dimanche, 31 juillet 2016

Quand la légende est plus belle que la réalité.

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entrer des mots clefsL'image du cow-boy a réussi à traverser tous les modes, depuis le roman à dix sous, les bandes dessinées jusqu'aux jeux vidéo. L'histoire officielle est un récit biaisé (déformé)..., les massacres sont présentés comme des batailles..., les vrais génocides sont occultés et remplacés par des distorsions historiques, des mensonges....Certains événements historiques sont tellement imprégnés de légende qu’il devient à peu près impossible de les en détacher. La conquête de l’Ouest, berceau de l’imaginaire américain, en est un exemple parfait et le western est la représentation cinématographique du mythe de l'Ouest dans l'histoire américaine. Ce sont d'abord des terres pleines de promesses, dont la richesse (argent) exerce un attrait constant sur les colons européens. L'Ouest, c'est aussi une région aux limites imprécises, sans cesse repoussées et modifiées au cours des siècles. Ainsi, moins de trois quarts de siècle après leur indépendance, les États-Unis étendent leur domination d'un océan à l'autre et atteignent leurs limites continentales actuelles. Viendront compléter l'ensemble avec l'Alaska en 1867 et les îles Hawaï en 1898. Le western classique américain, comme tout film de genre, répond à des codes précis (Cow-boys, indiens, veuves, orphelins à protéger, chasseurs de trésors, shérifs et bandits), toute la mythologie américaine va dominer les écrans de cinéma pendant plus de 60 ans. Très vite, le western prendra ses libertés vis-à-vis de la réalité. Le cinéma a largement mythifié des éléments centraux comme le cow-boy. Au départ simple vacher, ce personnage fut transformé en héros vertueux aux qualités irréprochables. Le western a aussi construit une légende autour de figures emblématiques (Billy the Kid, Jesse James, William Frederick Cody (Bufallo Bill), Davy Crockett, général Custer, etc.). Les décors représentent des paysages et des villes clés de l’histoire américaine (Monument Valley, la ville de Tombstone, Fort Alamo, O.K. Corral). Les studios cherchent à travers ce genre à raconter l’histoire de leur pays, des valeurs morales poussées à leur paroxysme (sauf dans la chasse aux Indiens). Tous les grands noms du cinéma ont bien entendu participé à ce genre ultime (Gary Cooper, James Stewart, Kirk Douglas, Clint Eastwood, Marlon Brando, Kevin Costner, Yul Brynner, Burt Lancaster, Eli Wallach, Henry Fonda, Clint Eastwood, Steve Mc Quenn, Robert Mitchum, Audie Murphy, Charles Bronson, Gary Cooper, Gleen Ford, Alan Ladd, Dean Martin, Lee Marvin, Jack Palance, Gregory Peck, Anthony Quinn, Richard Widmark, John Wayne). Le western est né, au début du xxe siècle, dans un climat idéologique qui prônait ouvertement la suprématie blanche. Les auteurs des premiers romans épiques sur l'Ouest étaient aussi des apôtres du Ku Klux Klan et, dans leur vision glorieuse de l'Ouest, il n'y avait ni Noirs, ni étrangers. Les Mexicains étaient tous fourbes et les Indiens, sauvages. Les héros ne pouvaient être que des anglo-saxons, des visages pâles. Les spectacles de Buffalo Bill, très populaires en Europe comme aux Etats-Unis, faisaient ouvertement l'éloge de "l'extermination de la racaille indienne".

Broncho Billy Anderson, broncho_billy_anderson.jpggrande vedette des films western du cinéma muet, ne savait ni monter à cheval ni se servir d'une arme à feu. C'est Buffalo Bill qui inventa en 1882, le célèbre costume à frange du cow-boy pour ses spectacles dans les villes américaines. Des chanteurs country ont réussi de brillantes carrières malgré leur phobie maladive des chevaux. John Stetson, originaire du New Jersey, lança son célèbre chapeau à Philadelphie. Sam Colt était armurier dans le Connecticut. Les meilleurs lassos étaient fabriqués à Plymouth (Massachussetts).

Lynne_Roberts-Roy_Rogers.jpgLeonard Slye (1911 - 1998) Chanteur et acteur, il a joué dans une centaine de films entre 1935 et 1950, dans presque exclusivement des westerns B. Loin de l'Ouest américain, il voulait devenir dentiste mais dut plutôt se trouver un emploi dans une manufacture de chaussures. Il avait cependant un certain talent pour la chanson et c'est en chantant qu'il se transforma en Roy Rogers, le cow-boy impeccablement vêtu montant son magnifique cheval "Trigger" et accompagné de la douce Dale Evans. Trigger, dont le nom signifie "gâchette" en français, était un cheval palomino dressé pour le cinéma. Ce cheval fut acheté par celui que l'on surnommait le roi des cow-boys (Roy Rogers). Ce cheval devint rapidement aussi populaire que son cavalier et sur le générique des films, son nom apparaît à égale importance avec celui de Roy Rogers. Il fut la vedette de 91 films dont deux lui sont entièrement consacrés "Mon pote Trigger" en 1946 et "L'Étalon d'or" en 1949. Trigger est mort à l'âge de 33 ans. Il est empaillé et placé au "Roy Rogers Western Museum" à Apple Valley en Californie.

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L'arrivée des Européens au XVe siècle a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. En effet, après une brève période de contacts relativement pacifiques, les relations entre Amérindiens et Européens se détériorent rapidement lorsque les Indiens, comprenant que les hommes blancs veulent se réserver les meilleures terres; la spoliation se réalise tout d'abord sous forme de "traités" signés entre le gouvernement des États-Unis et les tribus, considérées comme des "nations", qui déclarent renoncer à leurs terres. Dans les années 1830, la pression des colons est si forte que le gouvernement fédéral, espérant trouver une solution définitive à ce problème, prend la décision de déporter toutes les tribus à l'ouest du Mississippi, et de les regrouper dans une région aride de l'Oklahoma. Mais, avec l'annexion des territoires mexicains et l'installation de nombreux agriculteurs dans les grandes plaines et jusqu'aux Rocheuses, il est clair que d'autres tribus vont encore se trouver sur le chemin des colons. De 1865 à 1890, une longue série de "guerres indiennes" aboutit malheureusement à la quasi-extermination des tribus des plaines (Sioux, Apaches, Nez Percés et bien d'autres encore…). Ce génocide est dû aux épidémies volontaires, aux guerres, au travail forcé, aux déplacements de tribus entières (déculturées ou exterminées). La population indienne en Amérique latine est passée, selon les estimations, de 30 à 80 millions d'habitants lors de la «découverte» de l'Amérique à 4,5 millions un siècle et demi plus tard. Toute la pensée politique des Etats-Unis, était à l'époque marquée par le stéréotype de l'infériorité de la race indienne qu'il fallait détruire. Cinquante ans plus tard, les convictions politiques associées au western restaient proches de la droite, John Wayne appuyait sans réserve la guerre des Etats-Unis contre le Viêt-Nam et Ronald Reegan était un comédien qui n'a jamais vraiment cherché à s'évader de ses rôles de cow-boy. Loin d'être absent des scénarios américains, l'Indien y est même très présent, mais on lui fabriquera un rôle sur mesure. A cause de la popularité universelle des histoires du far-west américain, l'Indien de l'Amérique finira par émerger clairement. Quelques images inoubliables, quelques mots référant à des peuples qui existent vraiment, des personnages choisis portant des noms particulièrement indiens et l'affaire est dans le sac. Il n'est pas exagéré de dire que les Sioux gagneront le gros lot à ce jeu de l'Indien imaginé. Les Apaches, les Comanches et les Cheyennes, peut-être les Pieds-Noirs, les accompagneront cependant au front de la célébrité western. Ces noms sont magiques pour qui rêve de l'ouest ancien. C'est ainsi que l'Indien devra se conformer aux canons de "l'indianité" inventée. amérindiens.jpgL'Indien de la légende vit donc dans les plaines, sa maison est un tipi fait de peaux de bisons sur lesquelles des motifs sont dessinés, qui rappellent leurs clans, leurs guerres, leurs dieux. Ils chassent le bison mais ils sont avant tout des guerriers nomades. Ils montent des chevaux sauvages et ils n'ont pas peur de mourir. Indisciplinés, ils consomment volontiers de l'alcool, ils se droguent et se disputent souvent entre eux. Ils fument le calumet de la paix ou  ils enterrent et déterrent la hache de guerre. Ils s'en vont, à la file indienne, sur le sentier de la guerre et ils aiment scalper leurs adversaires. Que dire des couvre-chefs en plumes d'aigles qui fascineront le monde entier au point d'en faire le symbole de toute 'l'indianité d'Amérique'?. Toutes les femmes sont des "squaws" (femme - Isquew), tous les bébés sont des "papooses", et il y a immanquablement des sorciers, des poteaux de torture, des mâts totémiques, des danses de la pluie. Ils parlent un anglais simple, poétique, imagé et sans formes verbales compliquées; à la limite ils parlent le langage des signes, ils se font même des signaux de fumée. Les chefs ont des noms assez particuliers mais conformes à l'idée préfabriquée de l'Indien d'Amérique. Comme s'il fallait que les Indiens se nomment "Nuage Bleu", "Aigle Noir" ou "Perle de Rosée". Les personnages historiques passeront bel et bien à l'histoire sous des noms empruntés, des noms que les Américains leur prêtaient dans la langue anglaise ("Red Cloud, Grazy Horse").

music-cities-nashville-music-venue.jpgLa musique country est née dans le Tennessee, très loin de l'Ouest américain. Et ce qu'on connaît de la véritable musique des cow-boys du dix neuvième siècle porte à croire qu'elle n'a aucunement influencé ce qu'on appelle aujourd'hui la musique country, qui représente, tout comme les personnages du cinéma western, un amalgame plus ou moins ordonné de multiples traditions musicales. D'ailleurs, même les meilleurs experts semblent ne plus savoir s'y retrouver. Ils se donnent beaucoup de mal à essayer de saisir les distinctions désormais trop subtiles entre les genres; car la musique country moderne subit l'influence directe du folk, du blues, du hillbilly, du grassroot et du rock'n'roll, sans parler du folklore irlandais, de la guitare hawaïenne et du yodle tyrolien. Sous l'étiquette country, on classera des artistes aussi divers que Chet Atkins, Elvis Presley, Johnny Cash, Willie Nelson, Emmylou Harris, Carl Perkins et même Bob Dylan. Contrairement aux autres vedettes de la chansons qui se croient bénies par ce talent exceptionnel qui les marques et les distingue de leurs admirateurs, les artistes du country sont rarement prétentieux. Au contraire, ils insistent pour souligner combien ils sont demeurés modestes. Leur musique est du genre qui n'a jamais été prévu dans les conservatoires ou les facultés de musique. On est loin  du concerto italien de Jean Sébastien Bach ou de la complexité des oeuvres de Herbie Hancock. Le country est une musique tellement facile qu'en écoutant les trois accords rudimentaires d'une chanson typique, chacun a l'impression de pouvoir en faire autant. Les refrains sont d'une simplicité mémorable. Les textes doivent être clairs et immédiatement intelligibles. La poésie paraît primaire, mais c'est le génie du country que de trouver les mots pour dire les choses de la vie avec justesse et précision, de dénicher la forme économe et les paroles exactes qui résument parfaitement une situation. En d'autres mots, avoir l'air lucide et sincère, être adepte du terre-à-terre et ainsi paraître parfaitement vrai. L'amateur a le sentiment que c'est exactement ce qu'il souhaitait exprimer lui-même. La musique country n'est jamais admise dans les grandes salles de concert, elle ne joue pas à la radio nationale, ne reçoit pas de subventions et ses interprètes ne fréquentent ni les cabarets à la mode ni les boîtes à chanson. Mais elle vend beaucoup. Et dans les bars où ils se donnent en spectacle, les artistes du country discutent et boivent avec les spectateurs, certains se tiennent prés de la porte pour les accueillir, leur serrer la main et s'informer de la bonne fortune du monde ordinaire. Une vedette peut connaître le succès tout en demeurant modeste et en n'oubliant jamais que le commun des mortels apprécie les lieux communs. A ceux qui se demandent encore pourquoi la musique et la chanson country restent de loin les productions les plus écoutées, les plus achetées, les plus vendues. "Peut-être que le monde se reconnaît dans cette culture".





 

 

Écrit par Country francismarie dans Amérindiens, L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (1) |

samedi, 16 avril 2016

L'Amérique des Européens.

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chariot stuba.jpgAu début des années 1860, l'immigration croissante et l’urbanisation des États-Unis conduisent au développement du marché de la viande bovine, surtout sur la côte Est. De plus, les habitudes alimentaires changent, et la consommation de bœuf remplace peu à peu celle de porc, considérée comme un plat de pauvres. Le bétail de l’Est ne suffit plus à approvisionner les grands centres où la viande pourrait trouver des débouchés, et les grands abattoirs de l’Est (Cincinnati, Chicago) qui ont besoin de matières premières. Or le Texas peut répondre à cette demande, mais l’acheminement des bêtes reste problématique (2500 kilomètres séparaient le Texas de la Californie). La période qui s'écoule de la défaite mexicaine (1848) à la fermeture de la Frontière marque l'apogée du mode de vie des cow-boys. On nommait "Vaqueros" le premier cow-boy. Ce mot fut inventé par les Irlandais, qui l’apportèrent avec eux lors de leur arrivée en Amérique du Nord (avant cela, ils étaient appelés cow-boys, les voleurs de bétail). Le mot cow-boy est rarement utilisé parmi les vachers, ils se désignent entre eux par les termes de "cow-hand, cow-poke, waddy, cow-man, Cow-puncher". Avant d’emmener les bêtes vers les grands centres de tri (Cincinnati ou Chicago), il faut d’abord les regrouper, les trier puis marquer les jeunes chevaux. Le cow-boy utilise alors son lasso pour attraper les animaux selon les techniques héritées des vaqueros. Cette étape, appelé round-up, dure plusieurs semaines, car il faut rassembler plusieurs milliers de bêtes sur un territoire très étendu. La conduite du troupeau dure entre 5 et 13 semaines selon la route empruntée et les imprévus (de San Antonio à Abilène, il fallait en moyenne 90 jours, du Texas au Wyoming près de six mois). Une fois le round-up terminé, c’est le départ. Il faut souvent quelques jours pour que les animaux démarrent, le temps qu’ils s’habituent à leurs meneurs. Il va falloir faire avancer une masse mouvante et imprévisible composée d’environ 3000 bêtes, qui s’étire sur des kilomètres de long et souvent quelques centaines de mètres de large, le tout pas trop vite pour ne pas les fatiguer, mais pas trop lentement non plus pour éviter leur dispersion. Sur les côtés, les flancs-gardes et à l’arrière les "drag-riders" sont chargés de ramener les égarés. La distance parcourue varie de 20 à 40 km par jour. Le chemin est guidé par les points d’eau où l’on peut s’arrêter pour faire paître le troupeau. Pendant la journée, "deux pointeurs", souvent les cow-boys les plus expérimentés mènent le troupeau et trouvent le chemin (éviter les autres troupeaux, les villes et toutes autres choses). La plus grande crainte des cowpulchers avait un nom "Stampede". Il pouvait suffire d’un rien pour que le troupeau, apparemment calme, se mette à fuir dans un mouvement irrépressible. La cause pouvait être la simple flamme d’une allumette, la toux d’un cavalier, le hurlement d'un coyote. La nuit, alors que le troupeau dormait et que, seuls, un ou deux hommes le surveillaient en chantonnant, un éclair déchirait parfois le ciel, ou un feu de Saint-Elme courait soudain sur les cornes. Aussitôt, les bêtes étaient debout et fonçaient droit devant elles (selon l’expression de l’époque "passer d’un enfer à l’autre"). Commençait alors une course poursuite effrénée. Il s’agissait d’abord, pour les hommes, de retrouver le troupeau dans la nuit, de le rattraper, de se porter à sa tête, sur ses flancs, bref, de l’encadrer au galop comme on le faisait au pas pour la progression normale sur la piste. Puis le Cowboss (contremaitre) se mettait à presser par le côté les animaux de tête, au point d’incurver peu à peu leur course, d’arrondir leur fuite en avant, jusqu’à ce que se forme un cercle, les animaux de tête se retrouvant sans l’avoir voulu sur les flancs des animaux de queue. Alors, le mouvement s’annulait de lui-même. Evidemment, cette reprise en mains ne se faisait pas toujours aussi aisément. Il arrivait que, seule, une partie du troupeau s’échappât, poursuivie par un seul cavalier. Il fallait alors à cet unique poursuivant plus de temps, plus de distance pour venir à bout du "stampede" et lorsque enfin, par une nuit sans lune, il réussissait à contenir les bêtes, il était incapable de savoir où il se trouvait et où était resté le gros du troupeau. Certains cowpulchers ont ainsi été retrouvés après plusieurs jours d’errance, anéantis de faim, de soif et de fatigue. La traversée des cours d’eau (Rivière Rouge, Arkansas, Cimarron, Brazos, Platte) représentait un autre danger. On restait parfois plusieurs jours sur la berge, avec le troupeau, en attendant que la crue s’atténue. Et lorsque, finalement, on se décidait à traverser, les cavaliers opéraient, par petits groupes d’une cinquantaine de têtes chacun. Un premier cavalier, après avoir desserré les sangles de son cheval pour lui permettre de mieux se gonfler d’air pour nager, prenait la tête du troupeau, tandis que les autres se mettaient à l’eau en aval du bétail, pour empêcher les animaux de se laisser dériver.

 

Chuckwagon-Charles-Goodnight-en-1866.jpgAprès la guerre de Sécession, lorsque les éleveurs du Texas se décidèrent à vendre leur bétail à des centaines de miles de chez eux et ce, avant l’apparition du train, se posa le problème de l’intendance pour les cow-boys qui allaient convoyer les troupeaux pendant de longs mois sur les pistes poussiéreuses conduisant vers les villes à bétail du Kansas. Les Cowboys étaient alimentés sur place en suivant l'avancement du troupeau, ce qui signifie qu'ils fallaient nourrir les employés (les Cowboys) sur des sentiers isolés pendant des mois. En 1866, un certain Charles Goodnight, propriétaire d'un ranch eut l'idée de modifier un chariot de transport "Studebaker" des surplus militaire en cuisine portative, une solution durable, en fonction des besoins des Cow-boys pour qu'ils puissent conduire le bétail du Texas sans quitter le troupeau. Ils étaient alimentés sur place en suivant l'avancement du troupeau. Au menu du Chuckwagon (qui signifie "Bouchée"), on servait généralement des aliments faciles à préserver, comme des haricots et des viandes salées, du café et du pain basique. La viande qu'ils mangeaient était cuite dans la graisse de lard avec du porc salé, ou avec de la viande bovine, habituellement séchée, ou salée, ou fumée. Les "Cookies" creusaient un trou dans le sol près du chuck wagon et faisaient cuire la viande complètement. Elle est servie avec des fèves rouges appelées "Buckaroo Beans" (fèves du vacher). Le chariot était équipé d'un baril d'eau et du bois pour allumer et cuire les aliments. Le cuisinier (le Cook) responsable de la cuisine du chariot, était à la fois cuisinier, coiffeur, dentiste, et banquier. Pour les employés du ranch, il était le deuxième en autorité après le propriétaire. Dans les années 1890, la transhumance tombe en désuétude, rendant inutiles les "cavaliers de la plaine". Ceux-ci se sédentarisent, et redeviennent de simples garçons d’écurie réduits à l’entretien du troupeau, à l’image des vaqueros, leurs prédécesseurs. Il faut aussi cultiver la terre pour obtenir du fourrage (le cow-boy ayant disparu, son mythe va pouvoir s’installer...). Bien sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs, qui conserve parfois le cheval, les vêtements et certains accessoires issus du cow-boy. Cependant, ce sont des employés sédentaires qui n’ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la piste sur des milliers de kilomètres. De nombreux américains continuent à s’identifier aux cow-boys, et que ce nom est encore utilisé pour ceux qui participent aux "rodéos". La légende a souvent tendance à oublier certains traits pourtant majeurs de la réalité. Si, dans l’imaginaire collectif, le cow-boy est l’Américain "pure souche", Wasp parfait, homme libre et droit, la vérité est souvent bien différente. On a beaucoup oublié que, derrière la liberté que l’on associe toujours inévitablement au cow-boy, celui-ci a un statut subalterne peu enviable, avec des revenus des plus dérisoires (1$ par jour). Un groupe méprisé et exploité par les propriétaires de ranchs. Peu payés et sans possibilité d'accès au crédit et vivent dans une certaine précarité en dehors des périodes de transhumance. Tous les Blancs n’acceptent pas de prendre de tels risques pour un emploi qui se résume à être celui d'un simple ouvrier agricole aux activités dangereuses. Alors, et contrairement à toutes les idées reçues colportées par le mythe, ce sont parfois des Noirs (15% des effectifs) libérés de l'esclavage, des Mexicains ou des métis (15%) qui composent une partie des 35.000 à 40.000 cow-boys qui empruntent la piste du bétail (Cattle Trail) entre 1865 et 1890.

 

RockingTChuckwagon1.jpgchuckwagon6.jpgLa fin des pistes n’entraina pas celle du chuckwagon. Les cowboys chargés des tâches du ranch, s’ils partaient seuls pour réparer les clôtures ou rechercher les bêtes malades, aimaient en revanche se retrouver en groupe autour du chuckwagon lors de travaux saisonniers tels que la ferrade (marqué au fer). De plus, la conception quasiment inusable de ces carrioles fit qu’elles subsistèrent parmi les véhicules rangés à l’abri dans le ranch, servant à transporter les piquets de clôtures, les pioches, les haches et les fers à marquer. Le chuckwagon artisanal fut bientôt copié et fabriqué par de véritables industriels, parmi lesquels la firme Studebaker, qui vendit pendant de nombreuses années des centaines de chuckwagons pour un prix allant de 60 à 120 dollars. Cette firme fût fondée par des descendants d'immigrants néerlandais nommés Peter Studebecker, connue plus tard sous le nom américanisé de Studebaker. Ceux-ci se sont installés dans l'Indiana (Etat du Midwest) en 1852. Etant forgeron ils commencent par fournir diverses pièces métalliques pour des chariots, réparer les essieux et de ferrer les chevaux, puis construisent des chariots complets, le "Conestoga Wagon" que l'on peut voir dans beaucoup de films western, ce qui a permis à une grande partie de la population de migrer vers l'Ouest et le Sud-Ouest. C'était un chariot à grandes roues particulièrement solides avec la possibilité de charger plusieurs tonnes. Evidemment il fallait quatre chevaux ou plus régulièrement six, voire huit, pour tirer l'ensemble. Dès1895, la compagnie prend la direction de l'automobile, optant au départ pour l'utilisation de l'électricité plutôt que celle du pétrole comme source d'énergie. Toutefois, elle diversifiera sa production pour produire des véhicules utilisant de l'essence en 1904. rsz_chucks_05.jpgA la fin du XIXè siècle, dans un lieu nommé Leavings, les cowboys regroupaient les troupeaux destinés à la province de l’Alberta (Canada). Lorsque le roundup (rassemblement) était terminé, les cowboys faisaient la course jusqu’à Fort MacLeod (1874), à une trentaine de kilomètres de là. Pour ces inconditionnels de la nostalgie, les courses de chuckwagons sont d’abord et surtout une survivance du passé. Les cuisiniers venus avec les différents troupeaux étaient de la partie, debout sur le siège de leur chuckwagon et, outre la fierté qu’il y avait à arriver le premier devant l’unique bar de Fort McLeod, le gagnant empochait une petite somme, constituée par la mise des autres participants. En 1923, fut donné le départ de la première course de chuckwagon. Les participants devaient s’aligner avec un chuckwagon complètement équipé, comprenant le fourneau, la bâche, la barrique d’eau et les fers à marquer. L'équipe est formée du driver installé sur le siège de son chuckwagon et de trois cavaliers, les "outriders", qui vont, pendant la course, lui servir de guides, d’aides, de suiveurs, de rabatteurs, d’escorteurs et de protecteurs. Le chariot devait être tiré par quatre chevaux et escorté par quatre cavaliers.Lorsque les chariots, après leur tour de piste, s’étaient enfin immobilisés, les "outriders" devaient en effet reconstruire la tente et, après avoir déposé le fourneau sur le sol, ils devaient encore allumer le feu. L’équipe gagnante était celle dont le fourneau produisait, le premier, de la fumée. Peu à peu se développa ainsi un authentique professionnalisme parmi les concurrents. C’est ainsi qu’en 1947, les chuckwagonmen décidèrent d’entrer dans la "Cowboy’s Protective Association", qui fut chargée de négocier en leur nom les contrats avec les organisateurs et les sponsors. Aujourd’hui encore, les cowboys travaillant dans les ranches et ceux qui participent aux rodéos savent qu’il n’existe qu’une bonne manière de se vêtir et de s’équiper, basée sur l’expérience, la qualité et la tradition (la selle, le lasso, les éperons, le chapeau, les bottes, le jean, les chaps, la chemise, le foulard). Dangereuses pour les hommes, les courses le sont aussi pour les chevaux. Il ne se passe pratiquement pas d’année sans qu’un ou plusieurs chevaux soient accidentés et doivent être abattus. Il n’y a rien à cela de vraiment surprenant, la vitesse atteinte par les équipages, le poids des animaux et du matériel, l’extrême proximité des chariots concurrents font que la moindre fausse manoeuvre, le moindre écart peuvent avoir des conséquences catastrophiques. Beaucoup de chevaux meurent d'insuffisance cardiaque ou subissent un AVC, tandis que de nombreux autres souffrent de blessures graves, et sont instantanément euthanasiés. Malgré les tentatives récentes pour améliorer la sécurité, il est clair que rien ne peut être fait pour assurer que les chevaux ne continueront pas à être blessé ou tué (juste pour le divertissent et le plaisir).Aujourd’hui encore, les cowboys travaillant dans les ranches et ceux qui participent aux rodéos savent qu’il n’existe qu’une bonne manière de se vêtir et de s’équiper, basée sur l’expérience, la qualité et la tradition (la selle, le lasso, les éperons, le chapeau, les bottes, le jean, les chaps, la chemise, le foulard).

cow-pony.jpgLe cheval du cow-boy, le "cow-pony", n'était pas grand (rarement plus d’un mètre cinquante), mais particulièrement agile et résistant. Petit, tout en os, l’encolure sans beauté, le ventre barriqué, les hanches saillantes et la croupe avalée. Mais un mustang n’a que faire de la beauté et il pouvait rendre des points à tous les pur-sangs du monde quand il s’agissait de courir après les vaches en tous terrains. Il tournait sur place et vite, il pouvait travailler de longues journées, se passant d’orge ou d’avoine, se contentant d’un peu d’eau et des plantes sèches des déserts. Son endurance est proverbiale, et plus d’un mustang distança les chevaux de la cavalerie, nourris au grain, durant les guerres indiennes. Le cheval n’était pas le fidèle compagnon et confident du héros comme nous l’ont montré certains films. En fait, beaucoup de cow-boys ne possédaient même pas un cheval en propre. C’était l’employeur qui, au ranch ou sur la piste, fournissait les montures pour les vachers. Chaque cow-boy recevait ainsi de six à dix chevaux (suivant le travail) pour la durée de son contrat.

usa_idaho_ranch_cheval.jpgLe lasso, originellement fait de cuir ou de fibres tressées, le lasso est aujourd’hui fabriqué à base de matières synthétiques mais sa fonction n’a guère varié. Long d’une douzaine de mètres. Attaché à l’avant de la selle, il doit pouvoir être dégagé et lancé en un instant pour aller tournoyer au-dessus d’un animal fuyard. Il doit aussi pouvoir, comme le pommeau auquel le cowboy l’arrime résister à la tension créée par l’animal arrêté net en pleine course. Le lasso tire son nom de l’espagnol lazo (lien, noeud). Les cowboys le nomment encore "lariat" (en espagnol, "la reata" est le nom de la corde qui maintient ensemble plusieurs chevaux). De plus en plus, les cowboys des Etats-Unis et du Canada disent simplement rope (corde) qui vient de "Calf Roping".

selle.jpgLa selle, qui pesait entre quinze et vingt kilos était généralement la propriété personnelle du cow-boy et son bien le plus précieux. L’arçon était en bois gainé de cuir vert (rawhide) pour le consolider. L’ensemble était recouvert de cuir parfois décoré (cuir repoussé). Des rondelles de cuir ou de métal percées de deux fentes (conchas) servaient d’attaches pour les diverses lanières aux multiples usages. Comme son ancêtre, la selle américaine se caractérise par le troussequin et le pommeau. Le troussequin assure le confort et la stabilité. Le pommeau permet d’arrimer le lasso. Une bonne selle coûte, aujourd’hui encore, plusieurs mois du salaire d’un cowboy. Elle doit donc être résistante et pouvoir durer plusieurs dizaines d’années. Elle doit aussi être confortable, pour permettre un travail quotidien de dix à quinze heures. Elle doit enfin être bien asservie au cheval, pour que la force d’un bouvillon arrêté en pleine course par un lasso maintenu au pommeau ne projette pas le cavalier vers l’avant. La selle western n’a pratiquement plus subi d’évolution depuis la fin du XIXè siècle. Le cowboy doit pouvoir se tenir debout sur les étriers, aux moments les plus denses, ou s’assoupir au creux du siège, lorsque le troupeau avance sans rechigner.

usa_idaho_ranch_cheval_.jpgLes éperons, le cowboy d’autrefois se séparait rarement de ses éperons. Ils étaient pour lui l’un des instruments du pouvoir exercé sur le cheval et, en même temps, le symbole d’un métier dont il était fier, voire la preuve de son opulence, lorsqu’il pouvait s’offrir des éperons de parade en argent ciselé, ce privilège étant ordinairement réservé à quelques rares propriétaires. L’éperon colonial espagnol, tel qu’il est encore parfois utilisé au Mexique, comporte une impressionnante molette à pointes. Le cowboy lui préfère un éperon moins agressif, le "OK" ou, pour le travail du ranch, un éperon plus simple, porteur d’une modeste étoile aux pointes limées, afin de ne pas blesser le cheval. L’éperon colonial espagnol, tel qu’il est encore parfois utilisé au Mexique, comporte une impressionnante molette à pointes. Le cowboy lui préfère un éperon moins agressif, le «OK». Pour le travail du ranch, un éperon plus simple, porteur d’une modeste étoile aux pointes limées, afin de ne pas blesser le cheval. Lors des rodéos, les éperons sont plus inoffensifs encore, peut-être grâce à l’insistance des sociétés de protection des animaux. A noter que le choix des éperons peut revêtir une importance capitale, surtout lorsque cet objet constitue pratiquement le seul moyen de contact avec l’animal. Autrefois, le cowboy gardait les éperons aux pieds bien après avoir laissé son cheval à l’écurie et son arrivée dans un bar était facilement signalée par le tintement de la chaînette de dessus de pied.

cowboy de l'ouest.JPGLe chapeau, sert d’abord à se protéger du soleil. Plus le chapeau est haut et plus le crane est au frais, d’où les respectables dimensions des chapeaux mexicains ("pain-de-sucre") ou texans. Dans les plaines, le vent souffle fort et souvent un grand chapeau est très sensible au vent, d’où la forme plus plate du "Plainsman". Le chapeau doit encore être résistant et étanche pour se protéger de la pluie ou … transporter de l’eau. Un cowboy ne quitte (presque) jamais son chapeau. Il le porte à cheval, à pied, à table, au dancing et jusque dans sa chambre à coucher, où il ne le pose qu’après s’être entièrement déshabillé (jamais sur le lit, cela porte malheur). Une exception tout de même, le cowboy se découvre lorsqu’il franchit le seuil d’une église. Le plus connu et le plus classique des chapeaux western est certainement le Stetson mais il existe des dizaines d’autres manufactures de chapeaux.

XIXè siècle.jpgLes bottes, au début du XIXè siècle, les bottes du cowboy ne se différenciaient guère de celles d’un fermier de l’Est américain, avec talon plat et lacets. Ce n’est qu’à la fin des années 1850, avec le début des grandes pistes, que le besoin d’une botte particulière apparut. C’est alors qu’éclata la guerre civile. De très nombreux cowboys s’enrôlèrent dans l’armée et, à la fin des combats, beaucoup d’entre eux revinrent à leur activité de cowboy avec leur capote militaire et leurs bottes à talon plat. A l’usage, ces bottes pénétraient trop facilement dans les étriers et, surtout, elles ne permettaient pas à un cavalier, sauté à terre après avoir attrapé un veau au lasso, de s’arc-bouter en plantant les talons dans le sol pour le retenir. Peu à peu, le talon de la botte se rehaussa, la tige s’élargit, le bout s’aiguisa. La première botte cowboy était née. Un peu plus tard, pour faciliter l’entrée du pied, deux boucles en forme d’oreilles de mule apparurent au sommet de la tige, de part et d’autre. Dans les années 1880, la sobriété du cuir unique fit place à quelques fantaisies telles que des piqûres, des broderies ou même des perforations en forme d’étoiles décorant la tige.

images.jpgLe jean, pour le travail du ranch comme pour les exploits du rodéo, le pantalon ne saurait être qu’un jean, d’un bleu généralement délavé. Ce n’est pas par hasard. Le "Lévis", abondamment copié par des dizaines d’autres marques, a été conçu pour l’usage du cowboy. Sa toile est si solide que le pantalon tient quasiment debout tout seul, ce qui permet de se passer d’une ceinture, objet d’apparat plus que de travail, qui risquerait de blesser les chairs lors d’efforts brusques. La couleur bleue est assez fade pour que la poussière ne laisse pas de traces et les rivets de cuivre placés aux points de plus grande tension font du jean un vêtement à toute épreuve.

chape.jpgLes chaps, le cowboy prend soin de renforcer la protection de ses jambes (aussi résistant soit-il, le pantalon ne serait rien sans les «chaps»). "Chap" vient du mot espagnol "chapparero". Les premiers chaps ressemblaient aux deux canons de cuir d’un pantalon qui n’aurait pas recouvert les fesses ("shotgun"). Aujourd’hui, les chaps évoquent plus les deux ailes d’un tablier ouvert sur le devant et seulement maintenu aux cuisses par un rabat sanglé ("batwing"). En hiver, dans le froid du nord, les chaps sont souvent faits de chaudes et épaisses peaux de mouton ("woollies"). Le but reste le même afin d'éviter aux jambes la griffure des arbustes, la brûlure d’un lasso trop vite dévidé et les morsures des redoutables hivers.

chemise.jpgLa chemise, dans les premiers ranches et sur les premières pistes, la chemise du cowboy ne s’achetait pas au magasin. On la fabriquait au ranch. Elle était de couleur grise ou bleue pour permettre une plus longue utilisation sans lavage, ne comportait pas de col et s’enfilait par-dessus la tête pour être ensuite fermée sur la poitrine par deux ou trois boutons. Les manches étant généralement trop longues, le cowboy se munissait d’élastiques passés autour du bras pour empêcher les poignets de lui tomber trop avant sur les mains. Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’apparurent les premières chemises de soie brodée.

 bandanas.jpgLe foulard, (bandana) était noué autour du cou. Il servait à garantir la nuque du soleil, et, remonté sur le nez, à protéger de la poussière. Généralement en coton, parfois en soie, la bandana était de couleur vive, rouge surtout.

(slicker).jpgL’imperméable, en toile cirée jaune (slicker) descendait jusqu’aux chevilles, protégeant à la fois selle et cavalier. Il était en permanence attaché à la selle à la saison des pluies.

La grande époque du cow-boy ne dura finalement qu’une vingtaine d’années, de la fin de la Guerre de Sécession (1865) au terrible hiver qui décima les troupeaux (1885-1886). En 1874, une invention apparait, le "fil de fer barbelé" (barbed wires ou bramble wires), qui sonna le glas d’une certaine liberté. Dans le sud-ouest américain, les clôtures en barbelé amenèrent des querelles et des conflits de voisinage entre les éleveurs la range war (guerre des frontières). Certains ranchs laissaient paître leur bétail sans limite territoriale alors que des fermiers disposaient d'une zone délimitée par des clôtures. Il arrivait que des propriétaires coupent les fils barbelés pour laisser passer les animaux ce qui déclencha la "Fence Cutter Wars" (la guerre des coupeurs de clôtures) où plusieurs personnes trouvèrent la mort. Finalement, la justice mit en place un système d'amendes et de peines pour tous ceux qui coupaient des fils dans une clôture. En moins de 25 ans, la quasi-totalité des ranchs avait été clôturée afin de délimiter clairement les possessions. Les ranchers se mirent à délaisser les traditionnels "longhorns" au profit de races européennes, nouvelles et plus productives (Angus, Hereford), et ensemencèrent leurs domaines de fourrages nouveaux. L’effet cumulé de ces races plus productives, de ce fourrage plus abondant et d’étés successifs particulièrement propices entraîna une première chute du prix de la viande.

texaschili.jpgLa cuisine américaine, un héritage dont certains plats sont devenus des classiques. Les immigrés Américains, comme les Amérindiens du siècle dernier, pourchassaient les grands troupeaux de bisons des Prairies dont les différentes parties étaient cuisinées comme celles du boeuf. Il n'en demeure pas moins  que le bison d'élevage joue encore un rôle dans la cuisine du terroir des Etats-Unis. Les cuistots ont découvert assez rapidement que la moelle trouvée dans les os de bison constituait un excellent substitut pour des ingrédients de base qui manquaient largement (comme le beurre). De nos jours, les os sont marqués au gril chaud, fendus et servis immédiatement avec des tranches de pain de campagne et du ketchup. Faible en gras, d'une grande douceur, la moelle est un délice. La langue de bison, la partie la plus nourrissante de l'animal, était très importante pour les Amérindiens, surtout en période de sécheresse car la langue enflait et prenait plus de saveur. Cuite, coupée en fines juliennes, elle est servie froide avec des crêpes de riz sauvage et du ketchup. Les Amérindiens.jpgLes Amérindiens avaient l'habitude de boucaner ou de fumer la viande et le poisson pour pouvoir la transporter durant leurs migrations et comme approvisionnement. Boucané à la casserole, le saumon, en saison est servi sur un lit de feuilles d'épinards, garni de noix, de raisin, de graines de tournesol, de fruits séché, le tout arrosé d'huile de tournesol. Selon les connaisseurs de cette cuisine, rien ne surpasse ces petites pépites de joie. Surnommées 'Huitre des Montagnes Rocheuses" ou, tout simplement "Friture de veau", les testicules de jeune taureau castré sont sautées dans la poêle avec des fines herbes et servies avec une gousse d'ail des bois marinée. C'est un plat saisonnier que l'on trouve habituellement au printemps durant la période du marquage des bêtes. Ce potage traduit bien la culture et l'élevage. Longuement mijotée avec des os de boeuf encore charnus, la soupe est faite à partir d'orge relevé d'oignons, de carottes ou autres produits du potager. Le barbecue représente une cuisson lente contrairement à la cuisson sur le gril qui emprisonne les saveurs rapidement à haute température.

Le chili con carne (Chili à la viande et aux piments) n'est absolument pas Mexicain, mais bien Texan. Un chili con carne à la "texane" ne contient aucun autre légume que les gousses de chili (si possible entières, fraiches ou séchées). -Chili_ingredients.jpgLa viande (du bœuf, du porc ou parfois du gibier) est la plupart du temps coupée en cubes. Le Jailhouse chili, cuisiné d'après les anciennes recettes des prisons texanes, est également rattaché à cette catégorie.

Pour le Chili. Fromage râpé, oignons frais coupés en rondelles fines avec des pommes de terre cuites au four en papillotes (Sauce piquante, Tabasco) et un vin rouge de Californie (Cabernet Sauvignon).

Pour quatre personnes: 1 kg de paleron, (morceau de boeuf, près de l'omoplate, viande plus moelleuse après une longue cuisson). 1kg d'oignon frais, 1 boite de 500 gr de haricots rouges sec = (1 kg après trempage), 3 piments Chili (des forts), 1 petite boite de maïs, 2 boites de tomates pelées, clous de Girofle, huile d'olive, blanc sec.

Préparation. Faire tremper les haricots pendants au moins une nuit. Jeter l'eau de trempage et rincer 3 fois minimum les haricots - Faire cuire les haricots (avec un gros oignon piqué de 2 clous de girofles) jusqu'à ce qu'ils aient la consistance des châtaignes cuites (ils ne doivent surtout pas éclater car ils cuiront 2 bonnes heures par la suite). Une fois cuit, mettez-les de côté - Faire revenir les piments dans de l'huile d'olive. Il faut que les piments soient presque cramés (Jetez les piments, seule l'huile nous intéresse) -  Faite revenir la viande à feu très vif dans cette huile - Faites ensuite revenir les oignons dans cette même huile (il faut qu'ils soient bien dorés). Vous pouvez jeter un petit coup de blanc sec, de temps en temps -  Quand vos oignons ont fini de cuire dans la sauce de la viande, qui a cuit dans l'huile des piments. Vous mettez dedans le contenu de 2 boites de tomates pelées. Si vous aimez la tomate, vous pouvez sans crainte ajouter 1 boite de concentré. Laissez réduire. Vous pouvez mouiller de temps en temps avec le même blanc sec. Vous salez à votre gout. Vous ajouter la viande et les haricots (la viande est seulement revenue et non cuite). Vous laissez mijotez assez longtemps (2 h minimum, en principe). Quand vous sentez que c'est presque cuit, ajouter une petite boite de maïs. Laissez cuire encore 10 minutes.

manifestdestinylarge.jpg

L’origine de la fondation des États-Unis découle d’une vision idéaliste et religieuse. La découverte du "Nouveau Monde" devait permettre la construction d’un état idyllique, en opposition aux nations décadentes d’Europe. Cette conception justifia alors l’idée que les États-Unis (1845) étaient dotés d’une "Destinée manifeste", et qu’une mission civilisatrice leur avait été dévolue par Dieu, afin de répandre leur modèle sur l’ensemble du monde. A partir de la fin du XIXe siècle, les États-Unis, une fois leurs frontières continentales fixées, cherchèrent à exporter leurs valeurs marchandes (coca-cola, Hollywood Chewing Gum, Fast-food, Hamburger, Pop-corn, etc.) et culturelles (Nike, Levi Strass, Gap, Abercrombie, Calvin Klein, etc.) dans le reste du monde. Les immigrés ont inventer une culture hybride et métissée déjà visible dans la langue (Spanglish), la cuisine Tex-Mex, etc. La culture américaine évolue et se diffuse également sous l'effet des nouvelles technologies, en particulier de l'internet. La culture américaine est le fruit des influences européennes et imposée par le "solft power" (puissance douce, pouvoir de convaincre). Plus de cinq siècles après la découverte du nouveau monde, la question se pose toujours "A qui appartient l'Amérique". Et la réponse pourrait être "A ceux qui la rêvent". Un des traits les plus représentatifs du western hollywoodien et post hollywoodien, c'est sa dimension nostalgique au cœur même de la fiction américaine preuve parmi tant d'autres de l'enracinement de ce cinéma dans l'imaginaire des États-Unis, celles d'une région imaginée avant d'être conquise, entrée dans la légende avant même que son histoire n'imprègne la mémoire collective. (Le Pony Express, Buffalo Bill, les indiens Navajo, la ruée vers l'or, John Wayne, Monument Valley, Las Vegas, les Mormons, la route 66, etc.). Chaque époque emprunte et réactualise certains mythes ou en crée de nouveaux. Le héros peut être un personnage fictif ou réel qui a marqué la tradition, l’histoire, la vie quotidienne, et la culture populaire et la contre-culture ne cessent de produire leurs propres héros (folklore, bandes dessinées, etc.). Désireux de réformer le monde, les Etats-Unis récompensent leurs partenaires ou punissent les parias. Ils lancent des croisades en faveur de la démocratie et font grand usage du droit international, notamment en matière d'embargos. Les États-Unis d’Amérique sont ainsi considérés comme "bien absolu et justice pure", et par conséquent, rien de ce que fait l’Amérique dans le reste du monde ne peut être objectivement mauvais pour le reste du monde. La démesure des Etats-Unis d'Amérique est la prétention des hommes politique à être des dieux, et d’affirmer à propos de quoi que ce soit que l'Amérique est "prédestinée" (cela reviendrait à fixer des bornes à la puissance de Dieu). Voilà pourquoi il n'y a pas de nouvelle Jérusalem (Etats-Unis), ni nulle part ailleurs. Que la terre promise soit tout simplement notre demeure ici-bas (notre monde), et que le seul peuple élu de Dieu soit l’humanité entière.

 

L’Amérique n’a jamais cessé de se croire une exception.

 

 

dictature_imperialisme_usa.png"Si les ricains n’étaient pas là, on serait tous en Germany" (Pas si sûr), les Etats-Unis ont fait la guerre pour que l’Europe ne soit ni soviétique ni allemande et non pas pour défendre la liberté des Européens. Les naïfs croient et les médias répètent continuellement que les Etats-Unis sont venus libérer les Européens en 1944, de la même façon que Lafayette avait défendu l’indépendance des Etats-Unis à la fin du XVIIIe siècle. Tout cela est aussi faux que la propagande médiatique américaine du plan Marshall qui a été élaboré, selon les dires mêmes de certains historiens. "Non pas pour aider généreusement les Européens dans leurs efforts de reconstruction, mais tout simplement pour éviter que l’Europe devienne communiste et soviétique". Nous ne sommes pas venus en Europe sauver les Européens. Nous sommes venus parce que nous, les Américains, nous étions menacés par une puissance hostile, agressive et très dangereuse (les soviets). Les Américains qui sont morts en libérant les pays sont morts pour les Etats-Unis. De même que tous les Français qui sont morts sur un champ de bataille, y compris pour l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, sont morts pour la France et le roi qui la personnifiait. La France de Louis XVI a aidé les Etats-Unis dans leur guerre d’indépendance non pas pour défendre leur liberté, mais par simple désir politique de revanche du calamiteux traité de Paris de 1763, afin de mieux contrer la puissance britannique. Les Etats-Unis ont surtout façonné les mentalités de la majorité des peuples de ce monde qui leur fournit l’excuse, l’alibi, la permission, l’autorisation, et votre soumission.

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

vendredi, 12 février 2016

Les "Zaricos sont pas salés"

 http://appalaches.skynetblogs.be/

Les Cajuns, composent la communauté francophone.jpg

Cajun Music1.jpgApprécier leur musique, savourez leur "vieux français", et découvrez-les danser et "Laisser les bons temps rouler". Elle se danse plutôt avec les jambes si on est blanc et avec les hanches si on est noir. Les blancs américains ont toujours été intrigués et fascinés pendant presque toute l'histoire des Etats Unis par certains aspects de la culture noire. Et cette fascination s'est manifestée par un intérêt pour la musique noir, avec un intérêt pour un genre de spectacle nouveau, qui étaient "les Minstrels Shows". C’était essentiellement une reprise des chants et des danses des esclaves par des blancs qui se noircissaient le visage au charbon de bois, qui se dessinaient de grosses lèvres blanches et qui mettaient des perruques pour monter sur scène. Cette image a été exploitée aussi au niveau publicitaire avec le noir à l'aspect gentil et souriant tel que, "Banania" ou "Oncle Ben's". Finalement les blancs amusaient les blancs en imitant et en se moquant des "nègres", qui finalement devint le jazz. A la fin de la Minstrelsy presque tous les joueurs de minstrels étaient des jazzmen.

Le Blues,.jpgLe Blues dépeint les chroniques de la vie quotidienne des esclaves noirs, ainsi que leur douleur et leur désespoir à l’issue de la Guerre de Sécession, face à l’hostilité de la communauté blanche. Musicalement, cette douleur est traduite par l’introduction dans la mélodie de notes appelées "blue notes" venant déstabiliser l’harmonie du chant.

cakewalk.jpgLe Negro- spiritual et le Gospel, déportés d’Afrique et arrachés à leurs coutumes et leur religion, les esclaves noirs adaptent à leur convenance la culture de leurs propriétaires. Ils créent ainsi des chants religieux imprégnés de l’Ancien Testament (le Negro-spiritual) et d’autres inspirés de l’Evangile (le Gospel).  A partir du moment où les Afro-américains sont libérés de l'esclavage (1865), ils auront accès à des instruments de Blancs. Ils passent alors peu à peu des tambours, planches à laver, balafons primitifs, importés d'Afrique et éventuellement perfectionnés sur le continent américain (en ce qui concerne le banjo), à des instruments de fanfare (trompette, clarinette, trombone), ainsi qu'au piano. Jouant de ces instruments, ils s'inspirent du répertoire européen (musiques pour fanfares, musique classique pour piano) mais ils détournent la musique de son style original pour l'imprégner peu à peu des acquis du swing et du blues. https://www.youtube.com/watch?v=c1O2X890tighttps://www.yo...

Ragtimepatrolnew.jpgLe Ragtime (de 1870 à 1930), il représente les premiers essais de composition, donc de musique écrite. Composé pour le piano, il s’articule autour d’une mélodie rythmée ("mesure déchirée") et d’une basse constante. Le ragtime, d'abord jouée dans les milieux populaires du Middle West (Missouri), se développe rapidement dans les grandes villes américaines (Saint-Louis, Kansas City et la Nouvelle-Orléans, puis Chicago et New York), avant de conquérir l'Europe au début du 20e siècle. Parfois, le piano cède sa place à l'accordéon et au banjo, devenant ainsi une musique d'orchestre où se mélangent les musiciens blancs et noirs. Si les plus grands créateurs de ragtime furent des musiciens noirs, n'oublions pas les musiciens blancs s'illustrèrent aussi dans ce style.

king_oliver_creole_jazz_band_sanfran_1921.jpgLe jazz New Orleans (vers 1910), la musique de style New Orleans est, à l'origine, un art collectif véritablement populaire, un jazz de proximité, festif, né dans la rue, pratiqué par des orchestres ambulants qui défilent en dansant à la moindre occasion. Ses véritables créateurs sont, pour la plupart, des musiciens autodidactes, qui se soucient fort peu de lire et encore moins d'écrire des partitions, et qui rejouent, par conséquent, d'instinct ou d'oreille, les musiques les plus diverses (work songs, spirituals, hymnes et cantiques, blues folk, chants du folklore anglais, danses espagnoles...), y compris celles des brass bands et des orchestres de danse plus policés. Le jazz se répand dans le Nord des Etats-Unis (Chicago, New York ...), avec quelques grands noms. Le trompettiste Louis Armstrong (1900-1971) - Le clarinettiste et saxophoniste Sydney Bechet qui fut l'un des premiers jazzmen reconnus (1891-1959) - La chanteuse Billie Holiday (1915-1959 ). 

le-swing-du-debarquement.jpgLe swing (années 1930). Après le krach boursier de 1929, le jazz s’allie à la danse pour divertir le peuple américain. C’est le clarinettiste Benny Goodman (1909-1986 ) qui connaît le premier succès du swing. C’est la naissance des premiers grands orchestres de jazz, avec les Big Bands dont les plus célèbres sont ceux de Count Basie (1904-1984 ), Duke Ellington (1899-1974), Cab Calloway (1907). La passion du public pour le Swing (que certains croient différent du jazz) entraîne alors l'apparition de centaines de grands orchestres pour la plupart blancs. On les entend dans toutes les émissions de radio et l'histoire n'a retenu que les noms des meilleurs. Tommy Dorsey (tromboniste),  Artie Shaw qui est aussi célèbre pour ses huit mariages notamment avec Lana Turner et Ava Gardner (clarinettiste), Glenn Miller qui disparut en survolant la Manche en 1944 (tromboniste). Bien entendu , il faut encore compter en cette seconde moitié de la décennie avec l'orchestre du chanteur Cab Calloway, qui remplaça Ellington au Cotton Club en 1932, celui du légendaire batteur Chick Webb qui rencontra à l'hiver 1934 une orpheline de Harlem nommée Ella Fitzgerald. 

be bop.pngLe Be-Bop (début des années 1940), le bebop fut accusé d’être de l’anti-jazz, mais il fut bientôt très suivi. D’emblée, on peut affirmer que le bebop continuait le jazz et en même temps il le transformait. En effet, les boppers n’hésitent pas à puiser leurs thèmes dans le répertoire de la décennie swing pour en faire quelque chose de neuf, avec une harmonisation plus complexe, une accentuation déplacée et un tempo doublé. Avec de jeunes jazzmen noirs (Dizzy Gillepsie, Charlie Parker, Dizzy Gillepsie, Thélonious Monkdonnent) donnent au jazz une rythmique nouvelle, plus complexe, aux harmonies parfois dissonantes. Les tempos sont également de plus en plus enlevés.

  

  http://www.youtube.com/watch?v=o95F92wFMas&feature=player_embedded 


 

zydeco).jpgAu début du XXème siècle, il ne faut pas négliger l'apport des Créoles (les Noirs des colonies françaises, non soumis à l'esclavage), qui étaient aussi bien commerçants qu'hommes d'affaires ou... musiciens. La musique cadienne, originaire de Louisiane. Née au XIX ème siècle, ses instruments de prédilection sont le violon puis l'accordéon. Viennent ensuite la guitare, la basse, le frottoir (ou la planche à laver). La musique cadienne proprement dite, également appelée cajun, a de nombreux liens avec la musique country et le Western Swing. La partie zarico (ou zydeco) est apparue vers les années 1930, elle est dérivée de la précédente, incluant de nombreuses influences Blues et Rhythm & Blues.

cajun-music.jpgCajun Music, le genre vient d'un mélange de valses, de ballades, de Western Swing, et, bien entendu, du Blues. Cette musique a été créée par les français (blancs) d’ Acadie (Canada), qui, chassés par les Anglais, en 1755, se sont réfugiés en Louisiane. La Cajun est essentiellement jouée avec les instruments que les immigrés avaient pu emportés avec eux (violons, accordéon). Le Cajun puise donc son histoire bien avant le XXe siècle mais c'est avec l'enregistrement que le genre va se fixer. D'abord joué avec des instruments rudimentaires tels que le "tit' fer", la planche à laver ou l'harmonica, le genre évolue avec l'appoint du violon et de l'accordéon. Au Cajun joué par les blancs, correspond le Zydeco joué par les afro-américains. La musique cadienne est généralement divisée en deux parties
Zydeco (Zarico),.jpgZydeco (Zarico), proche cousine de la musique Cajun, elle s’en différencie essentiellement par son côté plus "aérien", les Noirs vont, eux, accentuer les temps 2 et 4, qui vient d'un morceau traditionnel Zydeco "son pa salée". Musique cadienne jouée par les noirs aux influences Blues et Rhythm n’ Blues. C'est une fois que le Cajun s'est diffusé par les enregistrements que les afro-américains se sont emparés de ce genre et ont créé le Zydeco. Ce genre est pourtant plus influencé par le Blues et le Rythm n' Blues même si leurs différences sont souvent indiscernables. Pourtant, l'accordéon est l'instrument principal.
Bluegrass (1939).jpgBluegrass (1939), dont le nom est lui-même inspiré du surnom de l'État du Kentucky (the Bluegrass State), surnom qui renvoie à la fertilité des terres du Kentucky où pousse en abondance cette herbe appelée "pâturin" en français. Folklore rural des Appalaches très influencé par la musique celtique des descendants irlandais, des chants religieux chantés par les blancs et du Gospel. Les principaux instruments du Bluegrass sont le banjo, la guitare, la mandoline et le violon. Lors des concerts, la virtuosité des musiciens est mise en avant. Les grands noms du Bluegrass (Stanley Brothers, Jim & Jesse,The Osborne Brothers, Doyle Lawson, Kentucky Colonels, Doc Watson,Vassar Clements, Ricky Skaggs...) Ce genre tire son nom de The Blue Grass Boys, groupe de Country fondé par Bill Monroe en 1939. 

redneck_party.gifL'étymologie exacte du terme Rednecks (péquenot, plouc, bouseux, hillbilly (famille nombreuse) est le terme qui viendrait des coups de soleil aux cou dont souffriraient les habitants des campagnes, souvent agriculteurs, du fait de leurs conditions de travail à l'air libre. Le terme devient particulièrement populaire après la guerre de sécession pour désigner les habitants blancs pauvres, généralement déclassés par la guerre, du Sud des Etats-Unis. Tout au long du Xxème siècle, de nombreux sudistes blancs ont revendiqué le terme avec fierté, comme un signe d'appartenance et d'identification à un folklore et une culture. Ce courant musical se nommait le "hillbilly" dans les années 1920, qu'on pourrait traduire grossièrement par «musique de péquenaud», essentiellement basé sur le violon et le banjo. Considéré comme le précurseur de ce que serait la country dans les années 1950, le style ne se limite pas au bluegrass mais peut inclure des éléments de gospel ou de folk à l'ancienne (Al Hopkins, The Briarhoppers, The Binkley Brothers' Dixie Clodhoppers, Uncle Daniell's Hillbillies, Uncle Dave Macon and his Hillbillies, The Cumberland Ridge Runners). Tous sont vêtus avec les clichés du redneck (salopette, chemises à carreaux, chapeaux de paille...).

Randall Mc Coy.jpgfamille appalachia.jpgCette histoire s'inspire de faits réels qui opposèrent deux célèbres familles américaines, entre 1863 et 1891. Tout a commencé avec Jim Vance assassinant le frère de Randall McCoy, juste après la fin de la guerre. Les deux familles sont aujourd’hui d’accord pour dire qu’il a été la cause de tout ceci. Jim Vance était…juste un autre psychopathe.  Le conflit oppose deux familles, les McCoy, une famille d'agriculteurs profondément chrétiens, vivaient au Kentucky sur une rive de la Tug Fork, un bras de la Big Sandy River. Les Hatlfield, bûcherons athées, étaient implantés en face, de l'autre côté de la rivière, en Virginie occidentale. Chaque camp était dirigé par une figure paternelle forte. D'un côté, Randolph McCoy, descendant d'un émigré irlandais, de l'autre William Hatfield, soldat héroïque puis déserteur du clan confédéré, dont l'oncle a tué un membre de la famille d'en-face. Pour ajouter encore à la tension entre ces deux familles qui faisaient partie des premières vagues de pionniers du milieu du XVIIIe siècle, l'une (les Hatfield) était plus fortunée et mieux insérée dans la vie politique et économique locale, grâce au commerce du bois, essentiel en cette période de Reconstruction post-conflit. Le comportement des uns et des autres pendant la guerre, leur capacité ou leur incapacité à accepter la paix qui en a résulté, les rivalités économiques et les différends moraux et religieux, le tout exacerbé par une tendance affirmée à la beuverie, pousse ces deux familles à se livrer leur propre "guerre civile", de part et d'autre de la frontière entre deux Etats qui peinent à retrouver une place dans l'Union. Les véritables origines de la rivalité entre ces deux hommes et leurs familles sont perdus dans les brumes de l'histoire, mais la légende veut que les sentiments d'amertume a commencé en 1878, lorsque Randolph McCoy accusé d'avoir volé à Floyd Hatfield un de ses porcs (à cette époque les porcs étaient un élément extrêmement précieux de l'économie agricole de la vallée). Le problèmes existaient déjà entre ces deux familles avant l'incident du porc, et certaines personnes attribuent le début de la querelle au cours de la guerre de Sécession. D'autres disent que la concurrence entre les familles dans le marché du bois a déclenché les hostilités. Quelle que soit l'origine, le pic des hostilités est venu quand trois des fils de Randel McCoy furent tués (Bud, Tolbert et pharmer McCoy), Ellison Hatfield avait insulté Tolbert le jour des élections en 1882 et Anse Hatfield en représailles pour le meurtre de son frère en exécutant les trois McCoy sans procès. En 1887, la querelle a été relancée par un avocat nommé Perry Cline (cousin éloigné de Randolph McCoy), qui a utilisé son influence pour faire les cinq actes d'accusation de meurtre contre les Hatfields et commencer le processus d'extradition en vue d'un procès, au Kentucky. Lorsque les gens ont été frustrés par la lenteur du système judiciaire, un raid en territoire Hatfield a été organisé et plusieurs partisans Hatfield ont été capturés et ramenés au Kentucky. Les nouvelles de ce raid réussi a entraîné la mort de deux des enfants de la famille Randel McCoy et de l'incendie de sa maison (1888). La violence était maintenant non seulement entre les Hatfield et les McCoy, mais entre les états du Kentucky et de la Virginie occidentale. Les deux gouverneurs ont appelé la Garde nationale en plus des raids qui ont été organisés par les McCoys dans le territoire de la famille Hatfield. Le gouverneur de la Virginie-Occidentale, E. Willis Wilson, accusé d'avoir violé le Kentucky et a appelé l'affaire à la Cour suprême des États-Unis. En mai 1889, la Cour suprême a statué contre la Virginie-Occidentale et les Hatfields ont été jugé dans le Kentucky. Tous les huit ont été reconnus coupables d’assassinat. L'un d'eux a été pendu en public pour l'assassina de la fille de Randel McCoy (Alifair McCoy) tuée en Janvier 1888, avec perquisition à son domicile, et les sept autres ont été condamnés à la prison à vie. En 1979, les descendants des deux familles, participent à un jeu télévisé pour y gagner de l'argent et un cochon ! En 2000, Ron McCoy de Durham (Caroline du Nord), a organisé une réunion de famille avec les Hatfield et les McCoy. Plus de 5.000 personnes ont assisté à la réunion, qui a atteint une notoriété nationale. En 2003 les deux familles se réunissent pour signer un traité de paix à Pikeville (Kentucky). Cette histoire vient de faire l'objet d'une "mini-série" en trois épisodes, diffusés fin mai 2012 sur la chaîne History, avec Kevin Costner dans le rôle du chef de famille Hatfield.

https://www.youtube.com/watch?v=VUVjNxyvfzI&list=PLGZ...


Jambalaya.jpgLa cuisine de Louisiane, tout le monde en a entendu parler (Crevettes cajun, écrevisses cajun, jambalaya, poulet créole, poivrons farcis à la cajun, etc.). La star de la cuisine louisianaise est la célèbre bouteille de Tabasco, inventée en 1868 à Avery Island (Lafayette). Les habitants de Louisiane s'enorgueillissent d'avoir la meilleure cuisine des États-Unis. Loin du traditionnel hamburger-frites, la gastronomie louisianaise est un festival de saveurs multiples apportées par les différentes communautés, française, espagnole, africaine et créole. Ainsi le Gumbo, plat traditionnel, est un vrai melting pot: Le okras (légumes pimentés africains), les épices (créoles), le roux (base de sauce française), le riz, les fruits de mer et le Jambalaya, proche de la paella espagnole.

danse en cercle.jpgdanse salon group.jpgLes danses comme, la Valse, la Polka, la Java, le Tango, le ChaChaCha, la Samba, la Rumba, le Mambo, le Paso Doble, le Quick Step, le Slow Fox, le Foxtrot, le Boston, la Jive, le Rock, le Madison, le Swing, le Charleston, le Be Bop, le Lindy Hop, la Tarantos, la Salsa, etc; se danse en couple (avec contact physique), face à face en se tenant par la main et dans des formations diverses. Elles étaient basées sur des pas préétablis qui étaient arrangés sous une forme répétitive. Alors qu’au contraire les danses africaines se distinguaient par une improvisation individuelle sur des mouvements basiques (elle se danse en cercle). Les noirs sont venus beaucoup plus tard à la danse de couple, cela ne faisait pas partie des traditions africaines car on différenciait la danse des hommes, celle des femmes et celle des occasions sociales, on distinguait des formations en cercles, en lignes ou en files "indiennes". Quand ils ont adopté la danse de couple au début ils ne la faisaient pas face face mais côte à côte (Cake-walk). Toutes les danses étaient toujours accompagnées par la présence de ce rythme puissant et propulsif qui apparaissait dans les chants, les frappements de mains, de pieds et dans les pas de danse.

Le charleston.jpgLe charleston (1900). Cette danse doit son nom à la ville de Charleston en Caroline du Sud. Le charleston est à l'origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc. Ce n’est qu'aux début des années 1920 que le charleston prit son essor à New York City et particulièrement à Harlem.

The-Fox-Trot-.jpgLe Foxtro (1914) (pas du renard) est une danse de salon qui est née dans le nord de l’Amérique par les populations noires de New York. Elle puise ses influences dans le Gospels, le One-step et le Ragtime. Elle a par la suite été reprise par les populations blanches ce qui lui a permis d'évoluer.

 

lindy hop.jpgLe Lindy Hop ou Jitterbug (1920), est une danse de salon née au 19ème siècle aux Etats-Unis. Elle a plus exactement pris racine dans un club de Harlem, le Savoy.


Le Western Swing.jpgLe Western Swing (1920) s’est développé au Texas. Il provient des groupes de violons et de guitares qui jouaient aux danses de granges. Ils ont adopté certaines caractéristiques de la musique afro-américaine, dont le blues et le jazz (rythme syncopé, des instruments tels le saxophone ainsi que des pratiques d’improvisation). Ils se servaient de la batterie (une pratique inhabituelle dans la musique country de l’époque car les gens y associaient la culture noire).

barndance.pngLe Bluegrass (1920), est typiquement composé de quatre à sept musiciens. Le rythme est donné par la guitare et la basse à cordes. Les instruments de mélodie sont le banjo à cinq cordes et le violon, la mandoline ou le dobro, ou bien une autre guitare. Encore une fois, la présence de la batterie est très rare. Le tempo est habituellement rapide. Une voix principale chantait la mélodie et, au-delà de celle-ci, était une voix plus aiguë et, en dessous de celle-ci, était une harmonie. Ce style fut important dans le développement des groupes de rock folk, de rock country, de rock du sud.

Le jive.jpgLe jive (1927) est un parent direct du boogie et du rock 'n roll. C'est une danse vive et entraînante. L'origine du jive remonte à la dernière guerre mondiale, quand les boys américains mettent les pieds sur le sol de la vieille Angleterre. ils donnent une interprétation de la musique jazz qu'ils dénomment "boogie woogie". Les Anglais la codifie et l'appellent "jive", d'après le titre de la chanson "You are just jiving". Plus distingué et plus droit que le boogie woogie américain.

Le Quickstep.jpgLe Quickstep (1929), est une danse rapide, comprenant de petits sauts, des jetés et des chassés. Le tempo idéal du quickstep est de cinquante mesures à la minute.

 

 

Le Honky-tonk.jpgLe Honky-tonk (1930) est un style musical appartenant à la musique country, tout comme le bluegrass, auquel il s'oppose. Cette musique respire la joie de vivre, c'est une musique pour boire et danser. Influencé par Jimmie Rodgers et Bob Wills, le honky tonk est la musique country qui a le plus influencé la musique actuelle. L’amplification des instruments tels que la guitare, la basse et la batterie a influencé le rockabilly des années mi-1950. La musique honky-tonk a un rythme très stable sur lequel on peut danser. Les pianistes jouaient avec un style boogie-woogie, surtout dans la basse. Les thèmes incluaient la dépression, la perte d’emploi ou l’abandon d’un amant infidèle. Hank Williams (le père) était un compositeur populaire du honky-tonk (Honky-Tonk Blues, Jambalaya, Chattahoochie, Honky Tonk Woman).

rock en.pngLe rock 'n' roll (1940) s'inspire du rhythm and blues (parallèle au gospel), de la country and western, du folk, du blues.... Pour simplifier, le rock 'n' roll est un style musical inventé par des chanteurs très pauvres (souvent noirs), mais rendu célèbre mondialement par des chanteurs devenus riches (le plus souvent "visages pales"). Le rock "gentil" et raisonnable du début des années 1950 dévie fortement avec Bill Haley dans les années 1953 (Rock Around The Clock, I Got a Woman, See You Later, Alligator) et Elvis Aaron Presley dans les années 1954 ("That's all right, Mama", I got a woman, Love me tender, Loving You, Jailhouse Rock), qui fait du rock’n’roll l’image du mal, tout comme , Buddy Holly (Peggy Sue), Jerry Lee Lewis (Whole lotta shacking going on), Eddie Cochran (Summertime), Gene Vincent (Be bop a lula), Carl Perkins (Blues Suede Shoes, Honey Don't), Johnny Burnette (Train Kept A Rollin, Rock Billy Boogie), Roy Orbison (Oh, Pretty Woman, In Dreams). Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry (Johnny B. Goode), Little Richard (Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy), Fats Domino (Blueberry Hill, Hello Josephine), etc.

hillbilly-jive-with-a-boogie.jpgLe Hillbilly boogie (1940). Ce style est le plus orienté vers le rock. Il provient d’une combinaison de la musique country et du boogie-woogie des Afro-Américains. Le hillbilly boogie ainsi que le western swing ont eu de grandes influences sur le développement du rock and roll, surtout à travers la musique de Bill Haley qui a beaucoup imité le hillbilly boogie. Ce genre a aussi influencé le rockabilly, surtout le style de piano deJerry Lee Lewis.

Le Twist.jpgLe Twist (1959) est le point de départ avec le morceau "The Twist". Sa simplicité s'explique en grande part à son exceptionnel succès, qui consiste à tortiller en rythme son bassin (et son arrière-train), les bras à demi pliés accompagnant le mouvement, avec alternativement une jambe tendue et l'autre en flexion, voire décollée du sol. Ce mouvement est défini par la formule. "Faire comme si on s'essuyait les fesses avec une serviette de bain tout en écrasant une cigarette avec le pied".


madison_.gifLe Madison (1960). C'est Al Brown, chanteur américain qui est à l'origine du madison (Philadelphie) en enregistrant son premier disque sous le titre "The Madison". A l'époque, les disques comportaient au dos de la pochette un synoptique résumant les pas du madison (pas besoin de prendre des cours), les danseurs rangés en ligne effectuent tous ensemble un quart de tour vers la droite et ainsi de suite. De nos jours, le madison est toujours dansé épisodiquement.


frise-danse-country.jpgLa country western (1962) ou danse paysanne. La country se danse sur tous les types de musique (Country, Valse, Chacha, Irlandaise, Rock, Pop, etc.) Ce sont les films américains des années 1970 et 1980 qui ont popularisé la danse en ligne. Des séquences de Madison dans "West Side Story", puis des passages de danse en ligne dans "Saturday Night Fever" Mais c'est la sortie de "Grease" (John Travolta) qui ont fait découvrir ce style de danse. La country music est toujours dominée par Tim Mc Graw, Kenny Chesney, Blake Shelton, mais également par de nouvelles stars comme Jason Aldean, Luke Bryan ou Eric Church.

cowboys1.jpgPas les plus pratiqués en country. Triple Step (Trois pas, ressemble au chachacha). Kick (Coup de pied avec la pointe du pied tendue). Coaster Step (Changement de poids en 3 pas, en arrière: un pied recule, l'autre assemble, le pied qui a reculé avance. En avant: un pied avance, l'autre assemble, le pied qui a avancé recule). Rock Step (Deux Transferts de poids). Grapevine (poser PD à droite, croiser PG derrière, poser PD à droite avec PDC (se fait aussi vers la gauche) et également avec 1/4 ou 1/2 tour). Stomp (Pose du pied avec transfert du poids en tapant du talon).

Voici une anecdote. C'est l'histoire d'un cowboy qui descend d'un cheval, il pose le pied à terre avec une certaine lourdeur, mais pas de chance, il met le pied dans une bouse de vache: là est l'origine du Stomp. De la matière collant à sa botte il tend vigoureusement le pied vers l'avant pour l'enlever, voici le Kick. Puis pour nettoyer le reste, il profite de l'herbe bien grasse en frottant ses semelles avec trois pas en arrière, et voici le Triple Step ou Shuffle

-Rockabilly-.jpgLe Disco Rock (en 4 temps) se danse sur des musiques des années disco à nos jours. Le disco est un genre musical apparu au milieu des années 1970 et qui s'est développé jusqu'au milieu des années 1980. Le disco est le résultat de l'ajout de synthétiseurs au funk et à la soul. Ce style est caractérisé par un rythme binaire martelé et très entraînant, idéal pour danser. Le disco est reconnu universellement avec le film "La fièvre du samedi soir" de 1977(Saturday night fever) et de sa bande originale composée et interprétée par les Bee Gees.

 

 

 

 

 

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lundi, 08 février 2016

L'âne Républicain et l'éléphant Démocrate

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guerre-totale.jpg

L’Amérique, continent conquis et façonné par la vieille Europe, pourchassant l'autochtone, décimant les tribus d'indiens en répondant par le canon aux flèches, en suscitant haine et vengeance par l'exemple donné. La brutalité appelle la brutalité et finit par s'infiltrer dans les gènes pour survivre au temps. L'excuse fut "Dieu et l'argent", en dérobant, en amoncelant pour avoir et obtenir le pouvoir (formule idéale pour donner naissance à l'Amérique). Petit à petit le continent américain est devenu la première puissance mondiale s'arrogeant, derechef, le droit...de dicter sa loi. Misère et grandes tromperies, chantages, coups bas, meurtres et catastrophes provoquées ont permis à cette nation de soumettre des populations entières à sa seule volonté. Il est à croire que le Far-West est une composante de la nature américaine avec la bible dans une main, le révolver dans l’autre.

Le président des États-Unis est le chef des armées.jpgAvant de donner leur nom à des rues, de voir leur portrait imprimé sur des billets de banques, des timbres…ces quatres hommes ont dirigé les Etats-Unis. (Abraham Lincoln, James Abram Garfield, William McKinley, John Fittzgerald Kennedy)  http://www.mapsofworld.com/usa/presidents/. 

Le président des États-Unis est le chef des armées mais c'est le Congrès qui déclare la guerre et vote les crédits militaires. Le président est le chef de la diplomatie, il nomme les ambassadeurs, signe les traités (toutefois, c'est le Sénat qui ratifie les traités et confirme les nominations), enfin, le président ne peut pas dissoudre les chambres, mais les deux chambres peuvent mettre en accusation le Président (procédure d'impeachment). La Cour suprême vérifie que les lois sont bien conformes à l'esprit de la Constitution. George Washington (1789 à 1797), est le premier président des États-Unis d’Amérique (Général vainqueur des Anglais et héros de l’Indépendance), très populaire, il est le seul président a avoir été élu deux fois à l’unanimité. Il faut cependant noter qu’il n’avait pas d’opposant. Le président est élu tous les quatre ans (généralement en fin d'années bissextiles) au suffrage universel indirect. Son mandat débute le 20 janvier de l'année suivante et dure quatre ans. Plusieurs présidents américains on été assassinés en cours de mandat.

Presidents_americains_assassines.jpgAbraham Lincoln, assassiné (1865) par un sympathisant sudiste hostile à ses idées.

James Abram Garfield, assassiné (1881) quelques mois après son élection par un avocat déçu de s’être fait refuser un poste au sein de l’Administration.

William McKinley, assassiné (1901) par un anarchiste.

John Fittzgerald Kennedy, assassiné (1963) par Lee Harvey Oswald (lui-même abattu le surlendemain des faits), dans des conditions mal éclaircies. Les deux grands partis politiques américains sont le parti républicain (fondé le 28 février 1854), qui est essentiellement le parti des WASP (Blancs, Anglo-saxons, Protestants), il défend le monde des affaires et est bien implanté dans les milieux aisés. Le Parti démocrate est issu du Parti républicain-démocrate fondé par Thomas Jefferson en 1798, qui est surtout le parti des minorités (catholiques, juifs, noirs et des intellectuels). Il souhaite une plus grande intervention de l'État fédéral. Franklin Delano Roosevelt fut le premier président à être élu pour quatre mandats (le dernier inachevé du fait de son décès) et reste le seul président américain élu plus de deux fois. Le 22e amendement, qui entra en vigueur en 1951, interdit depuis aux présidents de briguer un troisième mandat. Pour la première fois (le 15 janvier 1870), dans la revue politique un parti démocrate est représenté sous la forme d’un âne en hommage posthume à Edwin Stanton, ancien secrétaire à la Guerre de Lincoln, qui avait soutenu ce dernier durant la guerre de Sécession ce qui avait déclenché les foudres du parti démocrate (parti dont il était membre). Thomas Nast (illustrateur du journal Harper's Weekly) le montrait dans ce dessin sous l’aspect d’un lion mort auquel un âne donnait un coup de pied. L’image de l’âne pour représenter le parti démocrate resta.

parti républicain et démocrate.JPGQuant à l’éléphant républicain, en 1874 le journal New York Herald lance un canular à ses lecteurs. Une histoire d’évasion d’animaux à la ménagerie de Central Park. A la même époque, et là de façon tout à fait sérieuse, le même journal lance une campagne politique pour empêcher que le président Ulysses S. Grant ne fasse un troisième mandat et donne le nom de "Caesarism" à cette possibilité. Thomas Nast combine ces deux éléments dans un dessin paru le 7 novembre de la même année dans la revue Harper’s. Il présente un âne déguisé en lion qui effraye tous les animaux de la forêt dont un gros éléphant. Le dessin était accompagné de la légende suivante. "Un âne" qui se faisait passer pour un lion circule dans la forêt et s’amuse à effrayer tous les animaux stupides qu’il rencontre sur sa route". Cet éléphant ne cessa par la suite de personnifier le G.O.P. (Grand Old Party). Jackson_and_Van_Buren,_1837.jpgUne autre explication de l’âne comme symbole politique découle de la campagne présidentielle de 1828 (au cours de laquelle Andrew Jackson, fut surnommé "jackass", pour son populisme). Jackson repris fièrement à son compte l’étiquette et commença à utiliser des ânes sur ses affiches de campagne. Durant sa présidence, les caricaturistes le dessinaient parfois en âne pour montrer son obstination sur certains sujets. Le symbole de l’âne s’est donc évanoui jusqu’à ce que Thomas Nast le remette au goûts du jour en 1870.

L'Amérique.jpg

L’Amérique de 2016. Donald Trump (Homme d'affaire et Parti Républicain), il est représenté comme un fou furieux populiste. Jeb Bush (Gouverneur de Floride et Parti Républicain) n’est que le frère de l’autre. Hillary Clinton (Secrétaire d'Etat et Parti Démocrate) n'est ni aimée ni détestée. Bernie Sanders (sénateur du Vermont et socialiste démocrate) passe pour un exotique. Une chose est certaine quel que soit celui ou celle qui remportera les primaires dans les deux camps en lice et celle ou celui qui sera élu(e) président(e) par la suite, le monde n'a pas cessé de souffrir; l'impérialisme américain et la prédation sur les autres peuples du monde continuera. Au fond, l'Amérique c'est la violence, l'oligarchie, la brutalité avec toutefois un sens de la communication et de la manipulation du reste du monde (inné et rarement égalé). La politique, qu’elle soit nationale ou internationale, n’a aucune compassion pour l’être humain, facilement abandonné à son sort dès lors qu’il s’agit de garder ou récupérer une parcelle de pouvoir. Le cynisme, la lâcheté et la compromission sont, à jamais, la nourriture favorite des décideurs américains, ce qui donne une image négative des américains, forcément incultes et bouseux pour la plupart.

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dimanche, 07 février 2016

Cow-boys d'aujourd'hui, Cow-boys d'autrefois

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Le cow-boy de l'anglais" cow" (vache) "boy" ( garçon), qui signifie vacher, est indissociable de l'imagerie de la conquête de l'Ouest, c'est sans doute pour cela que l'image qui est un produit d'un imaginaire collectif. En effet, aventureux, courageux, défenseur de la veuve et de l'orphelin, on peut opposer la vie routinière et néanmoins risquée d'un simple garçon vacher, au service de grands propriétaires. Si l'aventure n'était inexistante, elle a largement été exagérée dans de multiples récits de la vie de ces personnages, grâce à une médiation massive (développement du cinéma, ouvrages à grand tirage, etc). Bien sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs, qui conserve le cheval, les vêtements et certains accessoires issus du cow-boy originel. Cependant, les cow-boys actuels sont des employés sédentaires qui n'ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la piste sur des milliers de kilomètres. On appelle également cow-boy, les_rodeo.....JPG participants des concours de rodéos qui sont aujourd'hui les meilleurs endroits pour trouver de véritables cow-boys provenant de ranch et qui prouvent leurs capacités dans des techniques de cow-boy. Ils font des compétitions, d'encordage de veaux, de maintien sur bronco sauvage et sur taureau et même des courses de chariots. Aujourd'hui, les rodéos sont toujours un divertissement, vous pouvez trouver plusieurs rodéos pendant l'été dans presque chaque ville des Etats de l'Ouest. Les compétitions professionnels de rodéo sont homologuée par la PRCA (Professional Rodéo Cow-boys Association). Et pourtant ils n'attirent que 25 millions de spectateurs par année, il faut dire qu'il y a la "Humane Society of the United States", un équivalent de notre SPA, qui s'élève depuis bien des années contre la pratique du rodéo. Elle reproche notamment l'emploi de la "Flank strap", une sangle en cuir qui entoure les reins du cheval ou du taureau pour stimuler leurs ruades, l'autre point montré du doigt est l'épreuve de la capture du veau au lasso. Un cavalier poursuit l'animal avec une corde, puis il l'entrave, on incite les animaux à courir en leur tordant la queue et en leur envoyant des décharges électriques (terrorisés et fous de douleur). Est-il bien civilisé de se battre contre des animaux que l'on terrorisent pour des amusements et pour des plaisirs?


Aujourd'hui, times-square-cow-boy.jpgvous pouvez voir des "cow-boys" partout dans la partie du sud-ouest des Etats-Unis et vous trouvez même quelques-uns au nord et à l'est. Ils portent des jeans de couturier et des chemises de cow-boy brodées avec des boutons de perle et des crampons ainsi que des bottes à 800$ la paire en peau de serpent ou d'alligator et de chapeau "Stetson". Vous les trouvez dans des restaurants, des casinos, des centres commerciaux et des épiceries. La plupart d'entre-eux écoutent de la musique "country western" et dansent le Texas two step. Beaucoup traînent dans les saloons locaux ou les salles de billard. Ils aiment porter des vêtements de cow-boy.

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Au cours du siècle dernier, il y avait quantité de cow-boys dans les grands espaces, les cow-boys étaient une partie intégrante de l'ouest américain pour une brève période seulement. Les colons espagnols en Californie et au Mexique ont établi les premiers "Ranchos" dans le sud-ouest au début du 19e siècle et ont employé des "Vaqueros" pour s'occuper de leurs troupeaux de bétail. Au milieu de ce siècle-là, de grands nombres d'américains d'origine européenne et des esclaves afro-américains libérés ont immigrés au Midwest et au sud-ouest à la recherche de terres libres ou peu coûteuse. CowBoys 1907.jpgDe ce temps-là, les grands ranchs de bétail de l'ouest ont été établis et les cow-boys américains ont proliféré. Les terres marginales du sud-ouest ne reçoivent pas assez de précipitations pour soutenir des forêts ou de l'agriculture. Au lieu de cela, ils soutiennent des milliers de kilomètres carrés d'herbe et de végétation basse. Ces terres sont idéales pour faire paître du bétail, mais il faut beaucoup de hectares de terre pour subvenir aux besoins de chaque vache. Au début du 18è siècle, la plupart des prairies du Texas, de l'Oklahoma, de l'Arizona et d'autres états du sud-ouest a été déclarées "Open range" ce qui signifie que le bétail pouvait couvrir ou errer dans des secteurs énormes. Les cow-boys étaient les gardiens des troupeaux qui s'occupaient de ce bétail largement dispersé sur de grandes distances par les grands espaces à la recherche de nourriture, c'est pourquoi les propriétaires du bétail marquent les vaches au fer rouge pour identifier leur propriété.



Chaque ranch avait sa propre marque distinctive. Quelques marques étaient simplement les initiales du propriétaire comme la marque "JT", une ligne courbée sous la lettre a été appelée "rocking" (Balançant) etc. Les propriétaires ont jalousement gardé leurs marques et la punition pour vol du bétail et modification de marques était parfois la mort par pendaison. Pendant la majeure partie de l'année, le bétail errait par les pâturages ouverts et exigeait peu de soins. Chaque printemps après que les vaches ont donné naissance, il était nécessaire de trouver tous les jeunes veaux (appelé dogies) tant qu'ils étaient avec leurs mères et marquer chacun d'entre eux pour identifier leur propriété. Pendant ce rassemblement de printemps, beaucoup de cow-boys ont parcouru les grands espaces à cheval à la recherche des vaches avec leurs nouveau-nés et les ont rassemblés dans des enclos de marquage provisoires. Les cow-boys ont alors encordé chaque veau, appliqué rapidement la marque du ranch et l'ont restitué à sa mère. Très peu de chemin de fer se sont étendus dans les territoires de l'Ouest et aucun n'a atteint les pâturages ouverts. Au moins une fois par an, les cow-boys du ranch ont rassemblé tout le bétail destiné au marché et les ont guidés par les montagnes et à travers des déserts vers la gare de chemin de fer la plus proche (saint Louis, Kansas-City, Abilene et DodgeCity). Le "Cattle drive" (rassemblement de bétail) était souvent un voyage long et fatigant qui durait plusieurs semaines et employait des douzaines de cow-boys avec un "chuck wagon (chariot de cuisine mobile). Parfois , les cow-boys ont conduit des troupeaux de milliers de têtes de bétail sur des centaines de kilomètres vers la station ferroviaire.


Au début du vingtième siècle, les chemins de fer ont atteint les secteurs les plus lointains de l'Ouest et le pâturage ouvert a été divisés en des parcelles de terre privées. Aujourd'hui, les véhicules 4x4 ont remplacé en grande partie les chevaux de cow-boy et les rassemblements de bétail sont fait avec des camions à dix-huit roues. Il y a toujours quelques cow-boys travailleurs là bas dans l'Ouest, mais ils sont de loin moins nombreux. Ang Lee.jpgA la différence des cow-boys des villes, les cow-boy de l'Ouest choisissaient des vêtements adaptés à un travail pénible, au climat et au terrain, ils devaient être solides pour résister à l'usure du frottement contre les animaux et à la végétation épineuse et aussi pour se protéger du soleil de l'Ouest et du froid de la nuit. Aux Etats-Unis , l'influence des traditions locales et du milieu naturel a créé sur le style de vêtement des différences entre le Sud-Ouest (Texas et Nouveau Mexique) et les plaines du Nord (Wyoming, Montana, Dakota). Les revolvers servaient à la protection des hommes et des animaux, mais ils étaient rare que les cow-boys savaient s'en servir. Un Colt représentait un mois de salaire et les propriétaires des plaines du Nord dissuadaient leurs employés de porter des armes.

La journée du cow-boy commençait avec du café, dont les grains avaient été broyés entre deux pierres, on le buvait noir et sans sucre. Au travail, les cow-boys n'enlevaient jamais leur caleçon long (Long johns), dont le bas pouvait s'ouvrir, en cas de besoin naturel. Fait en laine rouge, il tenait chaud pendant les nuits froides et absorbait la sueur mieux qu'une chemise pendant la journée. Les chemises et pantalons étaient en tissu grossier de laine épaisse. Les cow-boys portaient des bretelles identiques à celles de la cavalerie, ils évitaient les harnachements en cuir, dangereux sur un cheval. habillement du cowboy.jpgAu travail, le cow-boy noue son foulard (Bandana), qui lui protège le cou du soleil et lui sert de masque contre la poussière, il porte une veste mexicaine, des chaps étroits, un large Stetson. Son équipement est complété par une paire de bottes montantes, dont les talons de 5 cm sont biseautés et pourvus d'éperons à molette. Les cow-boys ont toujours choisi leurs bottes avec un soin particulier (15$, la moitié d'un mois de salaire). Les bottes de l'Ouest américain sont restées très en vogue bien que leur forme et leur style aient beaucoup évolué, mais de nos jours on les porte plus par plaisir que par obligation.

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Le quartier historique de Stockyards (Texas) nous plonge carrément dans un univers de cow-boys, de saloons et culture western. Il ne s'agit pas ici d'un village reconstitué où les comédiens simulent la vie des gens d'une autre époque. C'est un vrai quartier, avec de vrais cow-boys modernes qui participent à de vrais rodéos. On trouve aussi beaucoup de musiciens et quelques personnages sortis du fond des temps. Sur l'avenue "Exchange", on trouve bien sûr une ou deux boutiques de souvenirs, mais aussi d'authentiques magasins de vêtements où l'on peut s'habiller country du chapeaux aux bottes. Il y a un magasin réputé pour les bottes de cow-boys, les gens viennent de partout pour se faire confectionner des bottes sur mesure, mais comme ils ne peuvent en fabriquer seulement que huit paires par jour, la liste d'attendre est longue (environ un an pour un prix de 10.000$)

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dimanche, 31 janvier 2016

Rétro Jeunesse 60.

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La musique existe depuis les temps les plus reculés. Il n'est pas de civilisation qui, tôt ou tard, n'ait développé son propre système musical ou n'en ait adopté un en l'adaptant à ses nécessités et à ses goûts. Rire et chanter sont les propres de l'homme. Aux chanteurs à textes et aux chansons riches de sens ont toujours cohabité des compositions étranges et des chansonniers. Dans un monde sans règle tel que le nôtre, il est tentant de se replier sur le passé pour trouver des repères, on cherche ce qui mérite d’être perpétué, ce qui donne leur valeur aux traditions. Les jeunes se révoltent en mai 1968, entraînant une modification profonde de la société. On dénonce la société de consommation, la destruction de l’environnement naturel, on prône la libération sexuelle, la vie communautaire, la liberté, on découvre d’autres civilisations et d’autres religions, même à travers des drogues psychédéliques.hippies.jpg Pour être un "Hippie authentique", il faut , à ce moment-là , porter des pantalons à "pattes d’éléphants", des fleurs dans les cheveux (longs), s’habiller de ponchos andins, de tuniques indiennes ou de manteaux afghans et se chausser de sandales ou de clarks ...Jusqu'au début des années 1960, différents courants musicaux étaient réservés à différentes classes sociales et à différentes ethnies. Ainsi, les noirs n’écoutaient pas le même genre de musique que les blancs. Au fil des années 1960, les mentalités évolueront , l’aboutissement de cette évolution sera le festival de Woodstock (The Woodstock Music and Art Fair). En réalité c'était à Bethel dans l'Etat de New York où 32 groupes  jouaient de la musiques folk, de la musiques rock, de la musiques soul, et de la musiques blues (Janis Joplin, The Jefferson Airplane, Joni Mitchell, Joan Baez et Jimi Hendrix, Creedence CClearwater Revival, Jefferson Airplane, Sly and the Family Stone, Joe Cocker, Sly & the Family Stone, Crosby, Stills & Nash, The Who, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Ten Years After, Santana, etc.), où se réuniront 500.000 hippies aux cheveux longs avec de la drogues en tout genre. Tous ces groupes de musique si adulés et reconnus (encore aujourd'hui), qui ont marqué ces dernières décennies, ne sont pas aussi net que l'on nous fait croire (la libération du sexe, la glorification de Lucifer, les drogues, 99 % des participants prenaient de la marijuana). Aux Etats-Unis, la consommation de stupéfiants s'est largement étendue dans un contexte de guerre du Vietnam et de crise économique. La musique fut indéniablement un des vecteurs principaux de ce mouvement, dont les hippies avaient pour consigne de porter des fleurs dans les cheveux et de les distribuer autour d'eux. Ils devinrent alors les "Flower Childe" (enfant de la fleur) pour les médias. Ces jeunes gens issus des classes moyennes, aux tenues bariolées et fleuries, se qualifient "d'hippies", avec un mot d'ordre plein de naïve fraîcheur, "Make love, not war" (Faites l'amour, pas la guerre). Peut-on en déduire que la plupart des modes et des courants culturels relèvent d’une expérimentation planifiée ? Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne le mouvement de jeunesse des années soixante, on a la preuve avec Woodstock (1969) que tout a été manipulé dans une perspective politique. La jeunesse est volontairement poussée vers le bas pour s’adapter et se soumettre à l’Ordre Mondial. La disparition du 78 tours correspond à l'avènement du format 45 tours (1957) avec quatre titres en général, ce qui facilite la commercialisation de n'importe quelle chanson à un prix bon marché. Plusieurs chansons venue d'outre-atlantique (Billboard, Cashbox) sont francisées et les maisons de disques vont opérer un véritable "copier-coller" en masse sur les chansons. Les hits parades vont faire leur apparition en France avec "Salut les Copains". A partir de cette époque, les "tubes", vont s'enchaîner. La qualité exigée n'est dès lors plus la même (il s'agit de vendre avant tout). Les chansons vont prendre au temps des "yéyés" un essor spectaculaire avec les premières idoles. 


jukebox.jpgEn 1959, l’émission "Salut les copains" était diffusée sur les ondes, un magazine du même nom faisait son apparition dans les kiosques. Symboles de la jeunesse des années 1950-1960, centrés sur la musique pop, ils ont contribué au lancement des artistes "yéyé", qui est, au départ, la transcription française du "yeah", une déformation de "yes", qui ponctue les chansons de rock et de twist américaines. Les paroliers ont préféré "" à une traduction plus littérale en ouais. De là, "yéyé" désigna le courant musical. Elle connaît d'emblée un succès important qui lui permet en mettant régulièrement en avant des artistes comme (Gilbert Becaud, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell,Sheila, Richard Anthony, Françoise Hardy, Sheila, Vic Laurens, Claude François, Jacques Dutronc, Antoine, Michel Polnareff, France Gall, Dick Rivers....). Ses "blousons noirs", la naissance de la société de consommation, le twist, la machine Scopitone (jukebox), le Concert de la Nation (1963), avec comme programme, "les Gam's, Danyel Gérard, Frank Alamo, Richard Anthony, les Chaussettes noires, les Chats sauvages, Sylvie Vartan, Johnny Hallyday". L'arrivée de la musique anglaise. Puis les années pop, la contestation politique, les cheveux longs, l'émancipation. Les années soixante voit naître les groupes et rivaliser d’imagination pour se trouver le nom le plus original (les Chats sauvages, les Chaussettes noires, les Aristocrates, les Fantémes, les Champions, les Pingouins, les Vautours, les Pirates, les Pénitents (affublés de cagoules). En 1963, les Surfs  et les Cousins.

Les artistes s'en vont.jpgVous vivez tranquillement entouré de l’affection de vos proches, avec mille projets, quand tombe un diagnostic plus que "quelques mois à vivre". Toute annonce de mort nous remet en  face de cette réalité. Les artistes s'en vont aussi en nous laissant un "héritage" de chansons, et inconsciemment, ils font partie de notre vie. Demis Roussos (Quand je t'aime) , Guy Béart (L'eau vive), Georges Brassens (Les Copains d'abord), Eddie Cochran (C'mon Everybody), François Deguelt (Le Ciel, Le Soleil et La Mer), Pierre Bachelet (Les corons), Daniel Balavoine (Mon fils ma bataille), Alain Bashung (Gaby oh Gaby), Mike Brant (Laisse moi t'aimer), C.Jérome (Kiss Me), Carlos (Tout nu et tout bronzé), Dalida (Il venait d'avoir 18 ans), Joe Dassin (L'été Indien), François Deguelt (Le Ciel, le soleil et la mer), Sacha Distel (Scoubidou), Jean Ferra (C'est beau la vie), Nino Ferrer (Le telefon), Claude François (Alexandrie Alexandra), Georges Moustaki (Le métèque), Claude Nougaro (Cécile ma fille), Serge Reggiani (Ma liberté), Tino Rossi (Méditerranée), Henri Salvador (Le lion est mort ce soir), Patrick Topaloff (J'ai bien mangé, j'ai bien bu), Charles Trenet(Y'a d'la joie), Joe Dassin (L'été Indien), Richard Anthony (J'entends siffler le Train), Gilbert Bécaud (L'important c'est la rose), Jacques Brel (Quand on n'a que l'amour), Eric Charden (Pense à moi), Michel Delpech (Pour un Flirt), Serge Gainsbourg (Je t'aime... moi non plus), Luis Mariano (Mexico), Yves Montand (C’est si bon), Edith Piaf (Non je ne regrette rien), Jean Vallée (L'amour ça fait chanter la vie), Léon Ferrer (Avec le temps), Michel Berger (Le Paradis Blanc), Joëlle Mogensen (J'ai encore rêvé d'elle), Pierre Vassiliu (Qui c'est Celui-La), Michel  Delpeche (Les divorcés)......

 

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vendredi, 29 janvier 2016

"Trente minutes derrière les murs"

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The-Goree-Girl-s-String-Band-.jpgEn 1930, environ 150 femmes détenues ont vécu à Gorée au pénitencier du Texas et à 6 km 400 au sud de Huntsville dans le "Gorée State Farm". La vie quotidienne de cette prison était sombre, car elles devaient subir l'isolement cellulaire, la stérilisation forcée et les travaux pénibles de la vie quotidienne de la prison. Les assignations de travaux variait en fonction de la race, les femmes afro-américaines travaillaient dans les champs, tandis que les femmes blanches et hispaniques travaillaient dans l'usine de confection, ou elles cousaient des vêtement et linge pour le système pénitentiaire. Certaines prisonnières s'occupaient des animaux (Vaches, poulets), et travaillaient dans les plantations à fruits et légumes. A l'époque de la grande dépression, beaucoup de femmes étaient incarcérées pour des crimes économiques (Prostitution, vente de drogue, vol). Les détenues ont eu la possibilité de travailler pour la réhabilitation, en faisant des travaux de dactylographie, de sténographie et d'esthéticienne. Suivant leurs comportements, elles avaient le privilèges de regarder des films, jouer à la balle molle ou au tennis le dimanche après-midi. Les bagarres ou les violations des règles était l'isolement ou le fouet. Dans les années 1940, une station de radio "Worth (WBAP), a lancé un programme appelé "Trente minutes derrière les murs" dans lequel les détenues pouvaient participer et montrer leurs talents. Huit femmes ont sauté sur l'occasion et ont formé un orchestre de swing occidentale avec l'espoir de chanter leur "Way out" (Moyen de sortir), et pourtant, elle n'étaient pas musiciennes, elles étaient toute très jeune et jolies. L'administration pénitentiaire à troquer leur robe amidonnée en lin blanc contre des chemises (Ocres, blanches ou brunes) de style western avec jupe et bottes de cow-boys. Elles chantaient des chansons dans le répertoire country, en direct tous les mercredis soirs. Plusieurs millions d'Américains écoutaient l'émission qui était très populaire, cela venait certainement du fait que ce groupe de femmes étaient en prison. Gorée au pénitencier du Texas.jpg"The Gorée Girls" comme on les appelle couramment, recevait des lettres, des fleurs, des propositions de mariage de leurs fans qui faisaient plusieurs centaines de kilomètres pour les apercevoir lors des émissions de radio le mercredi soir, effectués en direct à partir d'un auditorium à Hunstville (Texas). A la fin de l'émission, un grand nombre de fans se pressaient vers l'entrée pour tenter d'obtenir un autographe, mais le groupe ne pouvaient avoir cette liberté, car rapidement elle étaient dirigée et escortée à bord du fourgon cellulaire. Les premières libérations anticipées pour bonne conduite ont été prononcées. Mozelle fut la première à sortir après avoir purgé deux ans sur les sept ans que comptait sa condamnation. Au printemps 1942, Ruby Maes a été libérée, ces départs était remplacé par des autres détenues. En octobre 1943, suite au départ de Reable qui obtint la liberté conditionnelle, l'Audimat eut tendance à décroître, les filles de "Gorée" étaient de véritables célébrités, tant qu'elles étaient derrière les barreaux. En 1944, "Trente minutes derrière les murs" a connu une fin parce que dans ces années de guerre, les auditeurs étaient de plus en plus intéressés par des spectacles patriotiques sur les boys à l'étranger. Les prisonnières après leur libération sont restée dans l'anonymat le plus complet, hélas le groupe n'a jamais fait un enregistrement ce qui l'a certainement conduit vers l'oubli. Que des raisons de la création de cette bande de jeune femmes est été exploitées ou en vue d'une réadaptation, ce dernier a été le résultat final par la libération conditionnelle, elles ont appris à jouer des instruments et harmoniser leurs performances sur la radio. Un journaliste Holland Worth a passé des années à la recherche de l’histoire et des survivantes. 

 

 

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jeudi, 21 janvier 2016

La "Country and western".

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colorado.jpgLes Etats-Unis d'Amérique (United States ou United States of America) est un grand pays de plus de 311 millions d'habitants sur 9.629.091 km². Pour certains Européens, qui ne doivent certainement pas beaucoup connaître l'Amérique et sa foultitude d'américains moyens, tous différents, avec leurs mentalités, leurs manières de penser. La Country music est le résultat d'une juxtaposition extraordinaire de populations qui se sont retrouvées dans le sud des Etats-Unis avec chacune leurs traditions musicales propres (Anglo-Irlandais, Ecossais, Espagnols sur la frontière mexicaine du sud ouest, Franco-Acadien, Polonais, Italiens, Africains, amérindiens, Chirokees et Choctaws). Il y a autant d'Etats que de races, que de cultures (riches, pauvres, citadins, paysans). Un habitant de Louisiane ne pense pas comme un natif de Nashville, qui lui ne pense pas comme un Texan et qui ne pense pas comme un Européen. La "Country and western" est une musique qui, comme son nom l'indique, provient des populations blanches de l'Ouest américain, mais que l'on peut largement étendre au Middle West et au Sud (la country est d'essence rural). On peut donc considérer que le rayon d'action de cette musique très populaire s'étend sur l'ensemble des Etats-Unis, à l'exception de mégapoles californiennes et des grandes cités du Nord-Est du pays. La "country and music" fut initié par les immigrants européens, spécifiquement dans le cadre des Appalaches (chaîne des montagnes), avant que ces derniers ne se dirigent vers l'Ouest. Il s'agissait le plus souvent d'une musique festive, interprétée le dimanche, pour oublier les rigueurs de la semaine. Une musique que l'on ne nommait pas encore "country" mais "hillbilly", de l'expression "ploucs des montagnes" utilisée par le violoniste Al Hopkins. Le hillbilly se nourrissait alors des musiques européennes, noires et blanches américaines. Un "melting pot" qui évoluera pour donner le bluegrass, puis la version quasi définitive de la country, dans les années 1930 (le Tennessee, le Texas et l'Oklahoma). On considère que c'est Hank Williams qui fut le principal relanceur de la country à partir des années 1950, même si on a vu, de nombreuses ramifications musicales qui ont nourrit ce courant. C'est aussi l'époque (années 1950 et 1960) où le cinéma américain de l’Amérique profonde, de la liberté, des grands espaces joue sur le phénomène d'identification entre le cow-boy de l'Ouest, son cheval et sa musique. Les principaux interprètes de musique country furent Johnny Cash, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Waylon jennings, Chet Atkins, Dolly Parton, Loretta Lynn, David Allan, Billy Joe Shaver  qui tentèrent de faire revivre la country music sérieusement concurrencé par le rock'n roll naissant des années 1950 - 1960.

https://www.youtube.com/watch?v=byQIPdHMpjc

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Avec l'apparition de la nouvelle country musique au début des années 1980 (Jessi Colter, Jerry Jeff Walker, John Denver, The Bellamy Brothers, kenny Rogers, Dwight Yoakam, Randy Travis, George Stait, Charlie Daniels, Brooks& Dunn, Garth Brooks, Alan Jackson, Travis Tritt, Billy Ray Cyrus, Steve Earle, Miranda Lambert, Jason Aldeam, Brad Paisley, Kenny Chesney, Keith Urban, Martina Mc Bride, Garrie Underwood, Blake Shelton, etc.). Par contre, ne peut être de la Country Music, Dire Straits  qui est un groupe anglais de rock (Sultans of Swing, Walk of Life, Cannibals"). Les Blues Brothers font du blues et de la soul  (Last Night). Mavericks fait de la Tejano Music. La musique Tex-Mex ou Tejano music est du pop-folk créée par les populations hispaniques du Texas.

   https://www.youtube.com/watch?v=1Vp4kfP80Es    .

Un danseur de "line-dance", qui pratique depuis plusieurs années la country a sûrement dansé sur "Feel like a Woman" (Shania Twain) ou sur "Sin Wagon" (Dixie Chick). Ces chanteurs en question ne sont en général pas considérés au USA comme faisant de la country, mais bien de la variété. Et ceci du fait que les arrangements de la version américaine de l'opus de Shania Twain "Come on Over"  https://www.youtube.com/watch?v=VNe2cj03-eA  par exemple sonnent beaucoup plus Country que ceux de la version diffusée en Europe ou de celle vendue en Asie (John Fogerty fait de la musique country rock). Voici quelques noms des chanteur de la country music. (Webb Pierce (Honky tonk song) - Merle Haggard (Sing a sad song) - Merle Travis (Smoke smoke smoke) - Bobby Dare (Detroit city) - Buck Owens (Act naturally) - Jim Reeves (Mexican show) - Charlie Rich (The most beautiful girl) - Freddie Fender (Wild side of life) - Dolly Parton (Release me) Billie Joe Spears (Dallas) - Lex Vanycke & The Lone Rangers (Vaya con dios) - George Jones (Tender years) - Jerry Lee Lewis (Crazy arms) - Warner Mack (Is it wrong) - Kenny Rogers (Shine on ruby mountain) - Flying Burritos (Too much honky tonkin') - Lynn Anderson (That will be the day).

Taylor+Swift+Miranda+Lambert+Academy Country.jpg

 

line dance.jpgIl n'y avait pas beaucoup de "Country Band" en Belgique, il y a de cela 20 ans à 25 ans, ni de club de danse country. La country "line dance" n'était pas fort développée et n'avait pas encore la place qu'elle occupe actuellement. De ce temps là, il y avait aussi moins de festival et le public n'hésitait pas à se déplacer pour s'y rendre. Aujourd'hui, il y a une perte de fréquentation, on y retrouve souvent le(s) même(s) orchestre(s), les mêmes clubs, les mêmes inconditionnels pour ces événements. Le public ne s'élargit pas beaucoup (la monotonie, la crise financière). Les amoureux de la country music, qui viennent pour la première fois écouter, ne sont pas toujours enclin à revenir. Ce public compare avec ce qu'il connaît des concerts de country, alors que celui de l'Europe fait souvent office de parent pauvre. Un festival ne peut exister qu'à condition d'avoir un public. Plus le public est important, plus les moyens mis en oeuvre le seront. Un large public avec des prix raisonnables, ou un public restreint avec des prix plus élevés (les frais ne vont pas en diminuant avec l'inflation). voici des exemples. Une soirée avec 1.000 personnes à 5 euros = (5.000 euros), une soirée avec 500 personnes à 10 euros = (5.000 euros), une soirée avec 250 personnes à 20 euros = (5.000 euros), une soirée avec 100 personnes à 50 euros = (5.000 euros), une soirée avec une personne à 5.000 euros = (5.000 euros). En effet les organisateurs ne feront plus de festivals s'ils savent qu'ils ne rentreront pas dans leurs frais. Quand vous faîtes un investissement moindre et ne demander que 5 euros d'entrée, le résultat proposé sera de moindre qualité (sauf pour les danseurs) et c'est vers cette orientation que les organisateurs se manifesteront, parce-que la grande majorité du public ne s'attache pas à la qualité du plateau proposé mais bien plus au fait de danser en public. On pourrait même penser que les festivals country sont en voie de disparition pour laisser la place au disc-jokey (il n'y a qu'un pas à faire). Ce qui veut dire que le choix va encore se restreindre avec la disparition des orchestres.

 

La Musique "Hillbilly" ou "Hillbilly boogie", est la musique par les Blancs du Sud pour les Blancs du Sud par opposition au "Rhythm and blues" (musique des Noirs). La musique provient des traditions folks (chansons, ballades, musique de danses) de ces anciens immigrants. Ces gens n’étaient guère à l’abri des influences du ménestrel (vaudeville, Tin Pan Alley, cirques, medecine show). Les influences provenaient de partout, tant qu’ils étaient à l’origine de ces anciennes traditions. Durant les années 1940, le "Hillbilly boogie" (orienté vers le rock) provient d’une combinaison de musique country et du boogie-woogie des Afro-Américains. Le "hillbilly boogie" ainsi que le "western swing" ont eu de grandes influences sur le développement du "rock and roll", surtout à travers la musique de Bill Haley qui a beaucoup imité le hillbilly boogie, et influencé le rockabilly, spécialement le style de piano de Jerry Lee Lewis. Avec la médiatisation du cow-boy chantant, ont observe l’éloignement des anciennes racines du country avec le développement de la country moderne (country et western), qui est devenu très populaire après la Deuxième Guerre mondiale. Depuis 1960, l’utilisation du terme pour qualifier la musique désigne plutôt un style dont le son est très rural ou folk. Avant la guerre, les Appalaches n'étaient pas très différentes des autres régions rurales du pays, mais après, la frontière se déplaçant vers l'ouest, la région des Appalaches a gardé ses caractéristiques de région frontière, et sa population en vint à être considérée comme arriérée, enclin à la violence et dont l'isolement favorise la consanguinité. Alimenté par de récentes histoires de querelles de montagnards ("Hatfield-McCoy dans les années 1880"). La pensée classique du hillbilly (famille nombreuse, pauvre, ignorante, querelleuse, groupée autour de son alambic clandestin), a trouvé sa forme actuelle durant la Grande Dépression. Ce terme a toutefois été élargi pour désigner toute population ou tout citoyen fortement inculte et grossièrement attaché à ses pénates, vivant le plus souvent dans des remorques rurales avec de nombreux enfants. Une signification serait "un Hill-Billie, est un citoyen libre et sans entraves de l'Alabama, vivant dans les collines, sans ressources, s'habillant comme il peut, parlant comme il lui plaît, buvant du whisky quand il en trouve". La région des Appalaches était déjà fortement colonisée dans les années 1700, par les immigrants écossais-irlandais, dont la majorité provenaient des basses terres d'Écosse. On croit que la théorie la plus crédible quant à l'origine du terme est qu'il dérive de deux expressions écossaises, "hill-folk" (gars de la colline) et "billie" synonyme de "type ou d'individu". Une autre hypothèse et populaire, veut que le terme vienne des immigrés germaniques qui se sont installés dans les montagnes des Appalaches et ont été appelés Wilhelm (forme germanique de William), un nom commun pendant cette période chez ces immigrants. Le terme se simplifiant en Willy, puis en Bill ou Billy, autre abréviation de William. "Hillbillies" signifierait donc les "Bill qui vivent dans les collines".

https://www.youtube.com/watch?v=BZvQMgNi9C8

 

redneck_party.gifLe Redneck (cou rouge), proviendrait des presbytériens originaires d'Écosse ou d'Ulster surnommés Redneck au XVIIe siècle, du fait d'écharpes rouges qu'ils portaient en signe d'appartenance religieuse. Une autre étymologie et plus souvent évoquée proviendrait des coups de soleil dont souffriraient les habitants des campagnes pour désigner les habitants blancs pauvres dans le reste des États-Unis, ainsi que dans le langage courant du Canada anglophone, souvent supposés ignares, alcooliques, dégénérés. La série télévisée et le film homonyme, "Shérif, fais-moi peur", présentent avec une certaine sympathie des caricatures de rednecks. wester swing.jpgLe Western Swing, est un style qui s’est développé durant les années 1920, au Texas. Il provient des groupes de violons et de guitares qui jouaient aux danses de granges. Ils ont adopté certaines caractéristiques de la musique afro-américaine, dont le blues (blues à douze mesures et des notes blues) et le jazz (rythme syncopé, des instruments tels le saxophone ainsi que des pratiques d’improvisation). Ils se servaient de la batterie qui est une pratique inhabituelle chez la musique country de l’époque car les gens y associaient la culture noire. Bob Willis, qui jouait avec les Texas Playboys, était connu comme le roi du western swing.bluegrasse.jpg Le Bluegrass, est influencé par les groupes à cordes (soit la guitare ou le banjo et le violon) qui jouaient aux danses de grange des années 1920. Un groupe typique de bluegrass est typiquement composé de quatre à sept musiciens. Le rythme est joué par la guitare et la basse à cordes. Les instruments de mélodie sont le banjo à cinq cordes, soit le violon, la mandoline, le dobro ou bien une autre guitare (la batterie est très rare). Le tempo est habituellement rapide. Une voix principale chantent la mélodie et au-delà de celle-ci était une voix plus aiguë et en dessous celle-ci était une harmonie. Ce style fut important dans le développement des groupes de rock folk, de rock country, de rock du sud. Honky Tonk Heroes.jpgLe honky-tonk, est une taverne ou un bar qui se situent en périphérie des zones dites "sèches" (qui n’avaient pas accès à de l’alcool). C’était donc un lieu où les choses brassaient un peu plus et donc dû au volume intense du bruit (il fallait amplifier les instruments). L’amplification des instruments tels la guitare, la basse et la batterie a influencé le rockabilly au milieu des années 1950. La musique honky-tonk a un rythme très stable sur lequel on peut danser. Les pianistes jouent avec un style boogie-woogie, surtout dans la basse. Les thèmes incluaient la dépression, la perte d’emploi ou l’abandon d’un amant infidèle. Hank Williams (père) était un compositeur populaire du honky-tonk (Honky-Tonk Blues, Jambalaya, Goodnight Irene, I've Got the Time, Honky Tonk Woman, She's Gone, Gone, Gone, etc.).  

cliquer.jpg www.radiocountryfamily.info/

 

 



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dimanche, 17 janvier 2016

"La musique adoucit les mœurs.

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Pour dire ses émotions, ses joies et ses peines l’homme s’est servi du plus bel instrument "la voix humaine", mais on ne sait pas exactement quand et comment la musique est née. On pense que l’homme chantait avant de parler, que le chant a précédé le langage articulé. L’adage est bien connu, "la musique adoucit les mœurs". Les vibrations de la musique ont un effet direct sur nos émotions et nos sentiments. Nous pouvons ressentir toute la gamme des émotions possibles qui vont des émotions négatives (peur, anxiété, chagrin, etc.) aux émotions les plus positives (joie, paix, extase, etc.), elle peut aussi nous emmener très bas et nous amener dans un état de souffrance morale (désespoir, déprime, suicide), elle peut aussi nous calmer, nous passionner, nous transporter et nous façonner (joie, tristesse, solitude, amour, colère), les émotions se marient souvent à la musique. La musique semble avoir toujours existé (battements de mains, ou sur le ventre, ou sur les biceps, choc de pierres ou de morceaux de bois).

jazz.jpgcharleston.jpgragtime.jpgL’histoire documentée de la musique aux Etats-Unis commence avec l’arrivée des colons européens, à partir de 1620. Colons anglais (Massachusetts, Nouvelle Angleterre), colons français (Louisiane), colons allemands (Pennsylvanie, Caroline du Nord) et colons espagnols (Nouveau Mexique, Florida, Texas). Tous ont apporté dans leurs bagages leurs traditions musicales de leurs sources d'origine. Dès 1700, les premiers orgues arrivent d’Allemagne à destination d'églises de Virginie et de Pennsylvanie. Les premiers compositeurs manquent souvent d'éducation musicale formelle, sans pour autant manquer d'inspiration, la recherche d’une identité propre par les compositeurs américains devait naturellement passer par l’intérêt pour la musique autochtone (musiques indiennes, africaines, ou les chants des congrégations des premiers colons). Peu importe si l'inspiration vient des mélodies des Noirs, des chants créoles, des chants indiens, ou des plaintes des Allemands ou Norvégiens nostalgiques, les germes de la musique américaine sont ensevelis sous les strates de toutes les communautés. A partir de 1840, c'est à cette époque, que l'importation de partitions, la venue de professeurs de musique, les tournées de virtuoses, puis le disque et la radio, façonnent le goût du public. Le phonographe public apparaît avant les équipements domestiques, il fournit les premiers enregistrements sonores disponibles, gravés sur des cylindres. Au début, les appareils n'étaient capables que de lire un seul morceau, d'environ deux minutes. En 1887, le premier disque en ébonite permettant de reproduire des sons a été inventé par un Allemand (inventeur  du gramophone). pianos automatiques (Pianola).jpgWclassic2100.jpgChaine stéréo.jpg -amstrad-chaine-hi-fi-complete.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Avant l'invention du phonographe, on trouvait déjà des boîtes à musique ou des pianos automatiques (Pianola en1895 ), équipés de monnayeurs, dans les fêtes foraines ou dans les établissements de divertissement, comme les saloons. Les bateaux à vapeur rapides des grandes compagnies transatlantiques firent l’acquisition de ces appareils qui permettaient d’être toujours à la page en matière de musique légère et de danses à la mode, c’est tout un univers celui des bars de l’Amérique s’animant au son du "ragtime" (originaire de la communauté afro-américaine). Les danseurs s’assemblent sur la piste pour un "cake-walk" (marche du gâteau) ou une autre danse à la mode auquel le pianiste lui-même pourra prendre part . Qui n'a vu, dans des westerns, ce pianiste dans les saloons pour animer un peu les lieux. Etant d’une efficacité toute relative, le musicien était souvent remplacé par un piano mécanique qui jouait seul, et où l’on voyait les touches bouger. En 1910, le cylindre fut supplanté par le disque dur qui a été remplacé par le 78 tours suivi du 45 tours sur lequel on pouvait graver une chanson de chaque côté et finalement le disque vinyle, 33 tours qui pouvait contenir six ou sept chansons de chaque coté. Nous avons tous mis un jour une pièce dans un juke-box pour écouter une chanson. Ce grand électrophone public vient des Etats-Unis. Le nom de juke-box est apparu aux États-Unis dans les années 1930, et il dérive du mot d’argot "juke-joints" qui servait à désigner un bar où l'on danse, c'est pourtant une machine aux possibilités modestes, seulement capable de lire 24 disques sur une seule face (le disque 78 tours est utilisé dans les juke-box jusqu'en 1950), elle a connu son âge d'or à partir des années 1940 et jusqu’au début des années 1970. On estime qu'environ deux millions de machines ont été produites pendant cette période. L’image du juke-box est maintenant traditionnellement associée à l'essor de la musique rock’n'roll, bien que l'on y ait également écouté beaucoup de swing durant la décennie précédente. Le juke-box dérive des boites à musique et des pianos mécaniques des saloons. Les groupes de musique qui s'y produisaient étaient appelés "juke-bands". En 1979, le disque compact (compact disk cd),fit son apparition, pour terminer  avec le cd-rom. On ne sait pas si, c'est la musique qui rend les gens agressifs ou si ce sont les gens agressifs qui vont d'eux même écouter une musique violente, mais il en ressort clairement que les chansons violentes augmentent les pensées négatives et les sentiments d'hostilité, par contre, la musique a des effets sur les performances intellectuelles et sur la santé. music-cd.jpegEnfin, chaque type de musique engendre des spectres sonores propres, par exemple une musique plutôt aiguë est plus dangereuse qu'une musique dont les fréquences dominantes seraient plus basses. Dans les discothèques et les rave-party, les niveaux sonores souvent supérieur à 110 décibels (risque de surdité) créent une forte sensation de pulsations accélérées qui dépasse la sensation strictement auditive. En particulier les "infra basses" résonnent dans le ventre et dans la poitrine entraînant une surexcitation émotionnelle proche de la transe. D’autre part, les utilisateurs des MP3 ne sont pas toujours conscients des niveaux sonores atteints (qui dit baladeurs numériques, dit casques audio sur les oreilles) étant donné la grande autonomie des ces appareils et leur très forte faculté de stockage


scene_rock_n_roll_dans_le_film_vice_au_corps.jpgLes années 1960 aux états-unis occupent une place importante dans l'imaginaire collectif occidental et l'intérêt comme les références à cette époque demeurent constants. par la place qu'elles occupent dans l'histoire contemporaine et l'influence qu'elles exercent, ces années se posent comme un moment fondamental de l'histoire des états-unis. par son influence culturelle, sociale comme politique, c'est la culture et l'identité de la nation américaine. Depuis le début des années 1950, le rock and roll (Rock = balancer, Roll = rouler), renforce le côté suggestif qui s'est répandu sur toute la planète à partir des États-Unis. Chacun génère son esthétique propre à sa forme musicale (manière de danser, univers imaginaire, panoplie vestimentaire, usage ou non d'alcool, de stupéfiants, sexualité, idéologie). Par contre, les années 60 aux Etats-Unis est une période marquée par de nombreux changements politiques et culturels, cette nouvelle musique a un objectif, faire évoluer les mentalités, faire changer les choses afin de lutter pour des causes justes et avoir ainsi un certain impact sur la société américaine qui espèrent redorer le blason américain. Ce mouvement de jeunes issus des classes sociales favorisées les "baby boomers" (pic de la natalité), nés dans les années trente et quarante sont les héritiers de la "beat generation" (mouvement littéraire et artistique). De nombreuses chansons sont alors produites pour inciter le peuple à se "révolter". Cette période marquera l'histoire des Etats-Unis et de la musique en faisant entrer dans la légende des artistes comme Bob Dylan ou Joan Baez. 

cliquer.jpg  http://sz.com.sapo.pt/Anos_Dourados.html    (nostalgie pour vous)

 

(https://www.youtube.com/watch?v=2hKzcPTnxj0)

bill haley.jpg_fats_domino.jpegelvis.jpgLa fièvre du rock and roll se propage à l'ensemble de la jeunesse américaine dans les années 1956 à 1959, la première place au hit-parade des ventes du "Billboard" revient en grande majorité à des artistes de "rock" comme, (Elvis Presley, Bill Halley, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich, Johnny Cash, Eddie Cochran, Gene Vincent, Buddy Holly, Johnny Burnette, Chuck Berry, Little Richard, Fats Domino, ). Dans les années 1960, le courant musical dominant était issu du Rock’n Roll qui a commencé en 1950 avec Bill Halley et son groupe "Bill Haley & his Comets" qui réenregistre une version du "Rock Around The Clock" qui devient un succès extraordinaire grâce au film "Blackboard Jungle" (graine de violence). Lors de sa sortie en salle, le film "Rock Around The Clock" déclenche de véritables émeutes. Très populaire, Bill Haley continue jusqu'en 1958 à aligner neuf singles dans le Top 40 (See You Later Alligator, Rock A Beatin'Boogie, Razzle Dazzle, Rip It Up ou Skinnie Minnie). Celui qui passe pour l'inventeur du rock and roll, hypersensible, alcoolique notoire, la mèche en accroche-cœur toujours sur le front, est le premier à articuler le" rhythm and blues" et la country autour d'un rythme régulier.  Avec 60 millions de disques vendus (juste derrière Elvis), il demeure pour toujours un des personnages les plus importants du rock. rok.jpgmusique.jpgLe Rock est en fait issu de l'union entre la musique noire et la musique blanche, ainsi les noirs écoutaient plutôt du blues ou du Jazz (Rythm’n Blues) et les blancs du country et du Folk, ses différent styles musicaux se rencontrent et donnent le rock'n roll. Personne n’a jamais pu déterminer quel a été le premier disque de rock’n’roll. Les journalistes et les fans continuent de défendre ardemment diverses théories. On se dispute également sur le lieu de naissance du rock’n’roll bien que des noms de ville comme Chicago, Cleveland, Los Angeles, Memphis, La Nouvelle-Orléans et New York reviennent systématiquement. En revanche, presque tout le monde s’accorde sur l’épicentre de la montée du rock progressif au milieu des années 60, et il s’agit de la ville de San Francisco qui a été le berceau d’un certain type de rock apparu en 1965 et d’une redéfinition de ce que serait l’attitude, la tendance et la musique de la décennie suivante. Avec les légendaires radios FM de la ville (KMPX et KSAN), l’explosion des concerts et la naissance de l’un des magazines rock (Rolling Stone), les plus sérieux et les plus vendu jamais publiés tous les ingrédients étaient réunis pour conférer à San Francisco sa grandeur Rock’n’roll. Cette époque, marque également le début de l'hégémonie américaine (leadership) et voit l'Europe s'imposer dans cette culture.


 

 

chant grégorien.jpgDans le chant Grégorien (pape saint Grégoire) qui est le "chant propre de l’Église romaine" (il doit se chanter a cappella). Au milieu du Moyen-Age, sa diffusion sera servie par la première notation manuscrite de la musique (les neumes - signe graphique). Il évolua ensuite, influencé par la polyphonie, qui est une combinaison de plusieurs mélodies, ou de parties musicales chantées ou jouées en même temps. La musique copte ecclésiastique est la langue de l'âme pour louer Dieu, les principales caractéristiques de la musique copte ont été adoptées à partir de la musique des anciens Egyptiens (Juifs, Grecs), dont les coptes sont les descendants directs. Les chants liturgiques sont conservés par l'Eglise Copte Orthodoxe depuis deux mille ans. La plupart des chantres (chants) a longtemps été formées par des aveugles car leur cécité leur donnait une aptitude exceptionnelle à mémoriser un grand nombre de textes (jusqu'à 575 hymnes). Elle est profonde, les chansons sont harmoniques, bien définies et destinées à exprimer les émotions les plus intimes de l'esprit, elle reste encore vivante dans les églises orthodoxes aujourd'hui. La tradition protestante a toujours accordé une place centrale au chant, par lequel l'assemblée participe à la liturgie (ensemble de textes et de chants). Par lui se transmet une bonne part de l'enseignement biblique et catéchétique. "Chanter c'est prier deux fois, dirent Saint Augustin puis Luther". gospel.jpgLe gospel (parole de Dieu) est un chant spirituel chanté auparavant par les chrétiens évangéliques d'origine afro-américaine, qui prend la suite des Negro spiritual. Le gospel fait souvent référence à Jésus-Christ et aux apôtres c’est-à-dire aux Évangiles, contrairement aux negro spirituals qui évoquaient plutôt des personnages de l'Ancien Testament. Le gospel comporte des quartets vocaux (deux ténors, un baryton, une basse) et des chanteurs de renom (Golden Gate Quartet, Ray Charles, Hillsong). Il arrive parfois que des paroisses catholiques tiennent des liturgies adaptées à la saveur gospel. adhan-nantes.jpgLe chant islamique (nashid) a toujours fait partie de la culture arabo musulmane. Les Anashid traitent en général des thèmes religieux, ils peuvent être porteurs de messages pour orienter les musulmans sur la bonne voie, comme ils peuvent être tout simplement des louanges à Dieu ou à son prophète. Comme l'Islam est une religion multiculturelle, l'expression musicale de ses adhérents est différente et variée. Il n'y a pas une musique islamique mais plusieurs selon les traditions des pays d'adoption.

 

 

 

 

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lundi, 23 novembre 2015

Symbole du Far West ("Diligence - "Pony"-Express" - "Transcontinental" - "Télégraphe").

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Au milieu du XIXe siècle, aux Etats-Unis d’Amérique, l’époque de la diligence, du Pony Express, de la construction du réseau de chemin de fer, du télégraphe et de la ruée vers l’Ouest. Des milliers de personnes quittent les côtes de l’Atlantique pour tenter leur chance vers le Pacifique. Les vols de lettres ou de colis étant fréquents, le transport de l’argent assez risqué, et le tarif postal élevé, l’engouement pour les messageries privées se développe, et offrant des services additionnels à ses clients. Par exemple, si un restaurateur de Buffalo se plaint de ne pas trouver d’huîtres, le société trouve le moyen de lui en procurer et de les lui faire parvenir via containers… Avec l’augmentation du nombre d’immigrants et l’expansion du commerce avec l’Europe, l'entreprise se spécialise dans le transport transatlantique des marchandises et dans les services facilitant la circulation des flux financiers. En 1891, elle lance ainsi le "Travelers Cheque American Express", un mandat plus sûr et plus pratique que les mandats postaux existants. Entre 1841 et 1849, les déplacements ont centuplé, c’est ainsi qu’en mars 1850, naît la société American Express (Butterfield, Wells et Fargo). En mars 1852, la Wells Fargo &C° ouvre son premier bureau à San Francisco (Montgomery Strett), les mineurs ont désormais la possibilité de porte leurs pépites et la poussière d'or au bureau le plus proche pour les faire peser et les déposer. La compagnie leur donne un reçu en bonne et due forme. Certes la compagnie n'est pas la première à proposer ce genre de service, mais sa rigueur, sa rapidité et son honnêteté font merveille. Très vite les mineurs ne jurent plus que "par dieu et la Wells Fargo". Forte de ce succès la compagnie double sa prestation en proposant d'acheminer le courrier privé et bientôt de transporter les femmes et les enfants des mineurs. A partir de 1866, la Wells Fargo &C° détient enfin le monopole des transports, elle acquiert le privilège du transport du courrier au détriment du train. La banque Wells Fargo, premier pourvoyeur de prêts immobiliers aux Etats-Unis, est devenue la plus grosse capitalisation bancaire de l'histoire. 

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La diligence est un grand symbole du Far-West, un phénomène qui est né et mort en même temps que l’époque qui l’a rendue légendaire. L’immensité des espaces d'Amérique du Nord popularisa les diligences de diverses compagnies, la plus célèbre étant la Wells Fargo, tirées par plusieurs chevaux. La diligence était un véhicule constitué de quatre roues (deux petites à l’avant et deux plus grandes à l’arrière). Ces roues consistaient en un moyeu fabriqué en orme, des rayons en chêne résistant et la jante était en noyer. À l’avant se trouvait la boîte du conducteur, où on retrouvait le siège. On connaissait le conducteur sous différents surnoms (Whip, Whipster, Charlie ou Jehu). La protection contre les bandits de grands chemins, était assurée par un garde armé d’un fusil de chasse que l’on surnommait "Shotgun", assis habituellement à la gauche du conducteur. Sous le coffre du conducteur on retrouvait aussi un petit compartiment en cuir dans lequel on transportait le célèbre et précieux coffre contenant les objets de valeur. Souvent il s’agissait d’un coffre de la célèbre compagnie de transport Wells, Fargo & Company. Ces coffres contenaient des sacs d’or, des Lingots d'or, de petites boîtes de poussière d’or, des papiers de transactions pour de l’or, ou de l’argent liquide. Tout à l’arrière du véhicule on retrouvait un compartiment recouvert d’une housse de cuir. C’est là qu’on installait les bagages des passagers et quelques accessoires de la diligence. La diligence de l’Ouest américain ne pouvait pas se permettre d’être munie de vitres à ses fenêtres en raison du terrain accidenté. On retrouvait donc de simples rideaux aux fenêtres, ce qui offrait une certaine protection pour les passagers contre la pluie, la boue, la poussière et le froid. Ces rideaux étaient fabriqués en cuir ou tout autre matériau rigide. Le voyage coûtait 25 $ par mile sur un aller simple et il fallait compter trois jours avec de bonnes conditions atmosphériques. Donc, cela représentait un moyen de transport encore réservé aux gens de "première classe". Cependant, ces dandys de la haute société devaient parfois parcourir un bout du chemin à pied et même pousser la diligence lorsque celle-ci s’enlisait dans la boue, ce qui était habituel sur la plupart des routes du Texas. Un ticket plus courant coûtait 10 $ par mile si la température était bonne, alors que le prix pouvait aller de 20 à 35 $ du mile lorsque de la pluie était attendue. En moyenne, une diligence parcourait 50 miles par jour si la route était sèche, et beaucoup moins en terrain boueux. Voilà pourquoi les contrats postaux du gouvernement exigeaient seulement un minimum de 15 miles par jour. Au début, on retrouvait évidemment des stations (stagecoach inn) pour les diligences à tous les 50 miles ou plus, où les voyageurs pouvaient s’arrêter pour la nuit. Les diligences ne voyageaient généralement pas la nuit. Ces relais offraient des repas et de bons services en général. Environ tous les 10 ou 12 miles on retrouvait aussi des stations de relais (relay stations) où les équipes d’attelage, constituées de mules ou de chevaux, pouvaient être changées. Cela permettait d’avoir toujours des bêtes "fraîches". Les chevaux des attelages de diligence étaient spécialement sélectionnés pour leur gabarit et leur force, mais pas nécessairement pour leur rapidité. Les plus gros, et souvent les plus lents, étaient nommés les wheelers (limoniers) et on les installait à l’arrière de l'attelage, juste devant le véhicule. En fait, les wheelers tiraient la diligence et ralentissaient les autres chevaux au besoin. Généralement, ils étaient aussi les chevaux les mieux entraînés de l’attelage. L’équipe du centre était surnommée la swing team et elle était habituellement composée de chevaux légèrement plus petits que les wheelers. L’équipe de tête, quant à elle, était composée des plus petits et, bien souvent, ils n’étaient là que pour donner le rythme. Ceux-ci pouvaient courir vite mais ne pouvaient quand même pas se sauver avec la diligence en raison du poids et des wheelers qui savaient ralentir le pas. Chaque cheval était contrôlé par une simple bride. Les rênes des chevaux de la rangée de gauche se retrouvaient dans la main gauche du conducteur et les rênes de droite dans sa main droite. Par exemple, lorsque l’attelage était composé de six chevaux, le conducteur tenait trois rênes dans chaque main. Bien sûr, il fallait une bonne dextérité et de l’expérience pour conduire correctement un tel attelage, bien qu’on ait vu des attelages plus nombreux. En général, les diligences étaient tirées par des attelages allant de quatre à huit chevaux.  Après la Guerre Civile, le réseau ferroviaire s'étend dans l’Ouest, enlevant ainsi du pouvoir aux diligences. Plusieurs diligences "Concord originales" mises au rancard furent achetées par des studios de cinéma et démolies durant des scènes d’action des premiers films western. La diligence restera toujours un symbole unique étroitement relié au Far-West, au même titre que les saloons, les hors-la-loi et autres phénomènes du genre.

L'histoire du Pony-Express.jpg

L'histoire du Pony-Express, fait partie de l'épopée de l'Amérique du nord au temps des pionniers. Le moyen de transport du courrier était un problème à résoudre. Le Pony-Express allait transporter le courrier du Missouri au Pacifique en 8 jours. Le trajet allait de St. Joseph à Missouri, Julesburg, Colorado, Fort Laramie, Wyoming, Salt Lake City, Utah, Carson City, Nevada pour finir à Sacramento (Californie). Ce parcours de 3 200 km était effectué en moins de 8 jours, avant il fallait 25 jours. La navette était assurée par 80 cavaliers (40 pour chaque direction) qui parcouraient en moyenne 16 km en une heure entre les différents postes. Il s'agissait d'avoir une vitesse moyenne élevée, plutôt que de l'endurance. Les cavaliers et les chevaux se relayaient alors régulièrement. Chacun des 80 cavaliers parcourait la distance totale en 40 jours en faisant cinq relais par jour. Chacun des 420 chevaux mettait 7 mois pour parcourir ce trajet. Le courrier, quant à lui, ne mettait que huit jours. Chaque cavalier gagnait 100 dollars par mois. Le prix du courrier, aux débuts du Pony express, était d'environ 5 dollars pour une lettre de 15 grammes. Le service postal a transporté toutes sortes de courrier allant des certificats d'or aux nouvelles relatant les premiers coups de feu de la guerre civile. A cette date, la première ligne télégraphique a été mise en service entre les deux côtes américaines, d'où une communication plus rapide, plus sûre et meilleur marché. Le 24 octobre 1861, les lignes télégraphiques de l’Est et de l’Ouest se développent en suivant la route empruntée par le Pony Express et en 1869, lorsque le tracé du chemin de fer transcontinental a été achevé, le sort des postiers montés a été définitivement scellé sonnant le glas du système après seulement dix-huit mois d’exploitation.


blackbart2.jpgEn 1854, dans l'Illinois, Bowles (qui, pour une raison quelconque, avait changé l'orthographe de son nom de famille de Bolles à "Bowles") a épousé Mary Elizabeth Johnson. Ils ont eu quatre enfants. Après les longues années de guerre (sécession) et une vie tranquille de fermier, un petit appel vers l'aventure s'empara de Bolles. Vers 1867, il repartit prospecter dans l'Idaho et le Montana. On en connaît peu sur sa vie pendant cette période. La dernière lettre que Mary Boles reçu de Charley était de Siver Bow (Montana), en date du 25 août 1871, où il mentionne un incident désagréable avec des employés de la Wells Fargo, qui ont tenté d'acheter sa concession minière. Mais il a refusé qu'il était mieux de garder la mine. Alors ils ont coupé l'approvisionnement de l'eau et il a été forcé d'abandonner la mine. Dans cette lettre, il dit "Je vais prendre des mesures", mais n'a jamais dit quelles mesures. Après cela, elle n'a plus eu de nouvelles de son mari. Marie pensait qu'il était mort. Charley Bolles, comme beaucoup de ses contemporains, lisait des romans à dix cents, des histoires qui paraissaient souvent sous la forme de feuilleton dans les journaux locaux. Dans le début des années 1870, le "Sacramento Union", publiait une nouvelle série appelée "Le cas de Summerfield". Dans l'histoire, le méchant, habillé en noir, avait de longs cheveux noirs désordonnés, une grande barbe et des yeux gris. Il volait les diligences de la "Wells Fargo" en terrorisant les malchanceux qui croisaient sa route. Le nom du personnage était "Black Bart", et Bolles décida d'adopter ce surnom en tant que "Black Bart" pour dévalisé de nombreuses diligences de la société "Wells Fargo" (il a commis 28 vols de Wells Fargo diligences, il n'a jamais tiré un coup de feu ).

CharlesBolles.jpgDans le nord de la Californie entre1875 et 1883, dont un grand nombre sur la route historique de la piste de Siskiyou entre la Californie et l'Oregon. Puis il se mit à laisser des poèmes sur les sites de ses crimes, comme signature. "Black Bart" réussissait très bien ses coups et empochait des milliers de dollars par an. Durant sa dernière attaque en 1883 ,il fut blessé par une balle et fut obligé de s'enfuir. Il laissa derrière lui plusieurs affaires personnelles, dont une paire de lunettes, de la nourriture et un mouchoir avec une marque de blanchisserie. Le dernier braquage eut lieu, ironiquement, sur le site de son premier braquage (Funk Hill), juste dans le sud-est de la ville actuelle de Copperopolis. La diligence traversait le Reynolds Ferry sur l'ancien trajet de Sonora vers Milton. Le conducteur de la diligence s'appelait Reason McConnel. À l'intersection du ferry, il fit monter le fils aîné du propriétaire du ferry, Jimmy Rolleri, âgé de 19 ans. La diligence devait parcourir une route escarpée sur le flanc est de la colline de Funk Hill. Jimmy Rolleri portait un fusil, quand le véhicule atteignit le bas de la colline, Jimmy descendit (il avait l'intention de chasser le long de la crête sud de la colline et de rattraper la diligence côté ouest). Cependant, en arrivant à l'ouest, il constata que la diligence n'y était pas. Il commença alors à remonter la pente sur le chemin qu'aurait dû prendre la diligence. Arrivé près du sommet, il vit le conducteur et l'attelage des chevaux, seuls. Rolleri aperçu à l'approche du sommet, "Black Bart" qui était derrière un rocher avec son fusil de chasse. Il avait fait dételer les chevaux par McConnel, lequel était reparti avec eux sur la crête, côté ouest de la colline, là où Rolleri l'avait rencontré. Black Bart essayait de retirer le coffre de la diligence. La Wells Fargo l'avait vissé sur le plancher à l'intérieur de la diligence (qui n'avait pas de passagers ce jour-là) et "Black Bar"t mit quelque temps à l'enlever. McConnel informa Rolleri qu'un braquage était en cours. Rolleri monta à l'endroit où McConnel et les chevaux se trouvaient. Il vit Black Bart sortant de la diligence avec le coffre. McConnel prit le fusil de Rolleri, tira sur "Black Bart", mais le rata. Le jeune Rolleri reprit alors son fusil et tira une ou deux fois. Charles Bolles vacilla, lâcha les objets qu'il avait pris du coffre et s'enfuit. Il était probablement blessé, mais pas gravement. Le détective de la Wells Fargo, James B. Hume (qui, à ce qu'on dit, ressemblait comme deux gouttes d'eau à Charles Bolles, moustache y compris), trouva plusieurs affaires personnelles sur le lieu de l'attaque, dont un des mouchoirs de "Bart" qui portait une marque de blanchisserie. Les détectives de la Wells Fargo, James Humes et Henry Nicholson Morse, contactèrent toutes les blanchisseries de San Francisco, pour trouver celle qui utilisait cette marque. Après avoir visité presque 90 magasins, ils établirent que la marque provenait de Ferguson & Bigg's California Laundry sur Bush Street. Ils purent ainsi identifier le propriétaire du mouchoir, Charles Bolles, qui vivait dans une modeste pension de famille ((en)boarding house) il se décrivait lui-même comme un "ingénieur des mines" qui avait des "voyages fréquents" qui coïncidaient justement avec les attaques de la Wells Fargo. Après avoir d'abord nié formellement qu'il était "Black Bar", Bolles finit par avouer qu'il était bien l'auteur de quelques attaques de diligences de la Wells Fargo, mais ne reconnut que les braquages commis avant1879. Il est généralement admis que Bolles croyait, à tort, qu'il y aurait prescription, du fait de l'ancienneté des délits. En outre, il prétendait s'appeler T. Z. (Spalding). Cependant, quand la police examina ses affaires, ils trouvèrent une Bible, cadeau de sa femme, où son vrai nom était indiqué. Dans le rapport de police qui suivit son arrestation, il était noté que Charles Bolles était une personne de grande endurance, montrant une vive intelligence dans la plupart des circonstances, et ayant un comportement extrêmement correct et poli (évite les jurons). La Wells Fargo ne porta son accusation que sur le dernier vol. Charles Bolles fut déclaré coupable et condamné à six ans de prison à San Quentin (depuis cent cinquante ans, la prison de San Quentin héberge les condamnés les plus dangereux de Californie), mais son séjour fut raccourci à quatre ans pour bonne conduite. Quand il fut libéré en janvier 1888, sa santé s'était fortement détériorée dû à ces années d'emprisonnement. Il était visiblement âgé, sa vision déclinait et il était devenu sourd d'une oreille. À sa sortie, un essaim de journalistes grouillait autour de lui. Ils lui demandèrent s'il allait continuer à attaquer les diligences. "Non, messieurs", répondit-il en souriant, "j'en ai fini avec le crime." Un autre lui demanda s'il allait écrire d'autres poèmes. Il rit, "Vous ne venez pas de m'entendre dire que j'en avais fini avec le crime?". La fin de "Black Bart" correspond bien avec le romantisme de son époque. Il disparut sans laisser de traces peu après sa libération de prison. La maison où il était en pension à San Francisco fut retrouvée vide en février 1888, et plus personne ne revit le hors-la-loi. Le14 novembre 1888, une diligence de la Wells Fargo fut attaquée par un homme masqué. Le bandit solitaire laissa un couplet qui disait (Je suis venu ici pendant que le vent et la pluie. Faisaient sangloter les arbres. Et j'ai risqué ma vie pour ce fichu coffre. Qui ne valait pas le coup). Le détective Hume fut appelé pour examiner la note. Après comparaison de l'écriture avec celle du vrai "Black Bar"t (Charley Bolles), il déclara que ce braquage était le travail d'un usurpateur. Des rumeurs commencèrent à apparaître, prétendant que la Wells Fargon avait payé le bandit pour l'éloigner et l'empêcher d'attaquer ses diligences, ce que la compagnie nia. Certains croient que Bowles c'est installé à New York City et a vécu tranquillement pendant le reste de sa vie, où il mourut en 1917, mais cela n'a jamais été confirmé.



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samedi, 21 novembre 2015

Le Père Noël c'est "Oncle Sam".

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oncle.5.jpeg"Oncle Sam" est un personnage symbolique, et il évoque pour les Américains le nom de leur pays (United States of America). Uncle Sam reprend les lettres "Un" qui viennent de United, le "S" qui vient de States et "Am" qui viennent de America. Oncle Sam, est l'incarnation de bande dessinée du gouvernement des Etas-Unis d'Amérique, un personnage qui est apparu dans les journaux et les magazines à compter de la première partie du 19ème siècle. La version, c'est qu'il a été modélisé d'après Samuel Wilson 1766-1854, (son corps repose dans le cimetière d'Oakwood à Troy). Durant la guerre de 1812, les affaires de Samuel Wilson prospérait, il avait obtenu un contrat pour fournir du boeuf à l'armée et il expédiait la viande salée dans des barils qui était la propriété du gouvernement, ceux-ci étaient marqués d'un tampon aux initiales "US" (United States America) (plus tard le tampon "US" fut liées à Sam Wilson). L'apparence traditionnelle "d'Uncle Sam" est due à l'invention des artistes et des humoristes politiques comme Thomas  Nast, qui a rendu le symbole célèbre à partir de la fin du 19ème siècle, avec des caricaturistes, qui ont donné une silhouette, une forme, un style à ce drôle d'Oncle Sam. Dans les contes et légendes américains, on l'associe à "Yankee Doodle" dont le surnom que les anglais donnèrent aux colons américains pendant la guerre d'indépendance, et à "Brother Jonathan", ce héros populaire qui l'emportait toujours sur ses ennemis grâce à sa malice et son intelligence. Ce nom, a été repris par les soldats pour désigner familièrement les Etats-Unis. En 1961, le congrès américain reconnut officiellement que Samuel Wilson et l'Oncle Sam ne faisait qu'un et symbolisait la nation américaine. 


D'autres personnifications plus anciennes des Etas-Unis existent, mais elles se sont effacées devant l'Oncle Sam. Le nom de Brother Jonathan (disparu à la guerre civile), continua toutefois à être utilisé pendant la guerre de Sécession sous différentes variantes. En effet, dans les dessins politiques et les affiches patriotiques, "Brother Jonathan" était habituellement représenté comme l'Américain révolutionnaire typique, avec tricorne et longue veste militaire. Brother Jonathan était un nom péjoratif utilisé par les loyalistes pour désigner les patriotes lors de la guerre d'indépendance (1776 -1783), par contre "Johnny Reb" était le surnom péjoratif par lequel les "Yankees" (nordiste), désignaient les soldats sudistes durant la Guerre de Sécession aux Etats-Unis, les Sudistes se sont ensuite appropriés ce surnom pour l'intégrer à leur image "nationale  "When Johnny Comes Marching Home", qui est une chanson populaire de la Guerre de Sécession ou il exprime le désir des personnes à voir leurs amis et leurs familles revenir de la guerre. Cette chanson était chantée aussi bien par les civils attendant le retour de leurs proches partis combattre, que par les soldats des deux camps. Cette chanson met l'accent sur la joie du retour au foyer. Quand à la représentation féminine "Colombia", elle n'est apparue que très rarement depuis les années 1880. Une affiche de l'Oncle Sam, très célèbre a été utilisée pendant la Première Guerre mondiale avec plus de quatre millions de copies pour le recrutement qui met en scène Oncle Sam, pointant son doigt en direction du lecteur avec les mots "I want you US.Amy" (je vous veux pour l'armée américaine). Elle a été réutilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est sans doute l'affiche la plus célèbre au monde. 


Thomas_H_Nast.jpgNikolaus-Thomas-Nast.jpgThomas Nast, qui est un dessinateur de génie, dont les créations ont eu un profond impact dans l'histoire culturelle des Etats-Unis. (C'est Thomas Nast qui, symbolisa le Parti républicain par un éléphant , et le Parti Démocrate par un âne). C'est Thomas Nast qu'on doit la toute première image du Père Noël qui est  inspirée du Saint Nicolas européen (Santa Claus). On représentait Saint Nicolas grand, longiligne, mince, coiffé de la mitre de l'évêque, tandis que le Père Noël,de forte corpulence rondouillarde, la barbe blanche, le bonnet, la tunique (étoilée), la grosse ceinture (le Père Noël était en brun et non en rouge). Dans la chanson on dit, "He was dressed all in fur, from his head to his foot, And his clothes were all tarnished with ashes and soot" (Il était revêtu de fourrure de la tête aux pieds, et ses habits étaient recouverts de cendres et de suie).

st nicolas.jpgOn peut dater du 3 janvier 1863, la première représentation publiée du Père Noël  tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans le célèbre journal Harper's Weekly. Les Etats-Unis sont alors en pleine guerre de Sécession et l'image est très curieuse. On voit le Père Noël rendre visite à un camp nordiste pour distribuer des cadeaux. Derrière lui, un panneau annonce "Bienvenue Santa Claus". A gauche un soldat sort une paire de chaussettes  de son colis de Noël, et au premier plan deux enfants jouent avec une espèce de marionnette. Le Père Noël tient lui-même un pantin articulé qu'il présente aux soldats devant lui. On pouvait deviner qui était représenté, le président sudiste Jefferson Davis des Confédérés, l'ennemi haï du camp nordiste visité par le Père Noël. Voici une scène qui illustre le retour d'un soldat (le pays est toujours en guerre civile) dans sa famille pour fêter Noël (1863), on peu voir sur la vignette de gauche le Père Noël portant un sac de cadeaux sur l'épaule et admirant deux enfants couchés dans leur lit. Sur la vignette de droite les enfants découvrent les cadeaux le lendemain matin.

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En résumé, ce n'est qu'à partir de 1930, que les publicitaires du fabricant de soda auront l'idée pour le Père Noël d'insister sur la couleur rouge, commune à Coca-Cola. L'hégémonie publicitaire de la boisson gazeuse en représentant ce dernier en train de boire la célèbre boisson, fera le reste dans le monde pour imposer l'image d'un "Père Noël" prétendument aux couleurs de Coca-Cola, qui sera bien vite réappropriée par de nombreux publicitaires américains (européens) pour mettre en scène le Père Noël et leurs produits (Colgate, Coleman, Michelin, Texaco, Victor, etc.)père noël.jpgDepuis plusieurs décennies la société occidentale fait place à une société "post-chrétienne", où les élites séculières sont devenues "les nouveaux païens". Au mois de décembre, le monde se divise en deux catégories, ceux qui croient et ceux qui courent. Les premiers adorent notre Créateur en esprit et en vérité, comme Il nous recommande de le faire (Jean 4:24), les seconds font des cauchemars (nourritures, cadeaux, etc.). Depuis des dizaines d’années, beaucoup de gens essaient de "laïciser" Noël en supprimant toute allusion à Jésus-Christ, mais, autant les références à Jésus-Christ ont été minimisées, autant le Père Noël est devenu le sujet incontournable en cette saison. C’est pourquoi, dès le début du mois de novembre, les mélodies traditionnelles de Noël retentissent dans les centres commerciaux. Les commerçants essayent de mettre les gens "dans l’ambiance", pour qu’ils commencent très tôt à faire leurs achats. Cette fête saisonnière par excellence, "n’appartient" à aucune culture ou à aucun culte en particulier. A l’origine les chrétiens fêtent surtout la mort et la résurrection du christ, mais pas sa naissance dont la date précise est inconnue. En conséquence, au lieu de chercher à associer le Christ à Noël, les véritables chrétiens doivent le restituer aux païens. Après tout, "Noël leur appartient". Dans un monde qui a mis Dieu à la porte, l'homme n'a plus de cadre d'éthique précis, il ne sait plus faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. Nous vivons aujourd’hui dans une société qui s'appuie sur la notion de droit et de liberté individuelle. Ainsi, tout est permis parce que "madame tolérance" n'aime pas se faire dire qu'elle exagère. Selon elle, tout est bien car c'est à chacun de fixer ses propres normes. De là vient l'idée selon laquelle personne n'a le droit de juger les autres. Mais le drame c’est que tout le monde juge tout le monde et semble vouloir l’ignorer ("Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume!")(Esaie 5:20). Nous savons que notre environnement change, mais nous ne savons pas dans quelle direction. Et si nous voulons savoir où nous sommes actuellement, nous devons comprendre où nous étions auparavant.

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique, L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |

mardi, 03 novembre 2015

Que Dieu bénisse l’Amérique, ses Bombes et ses Crimes.

 

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Nous, américains, sommes des tueurs incroyablement bons. Tuer est un moyen de réaliser nos objectifs. Les trois-quarts de nos États exécutent leurs criminels. Notre propension à tuer n’est pas simplement historique (massacre des Indiens, des esclaves, guerre civile). Tuer est notre façon de résoudre les problèmes qui nous font peur. C’est l’invasion comme politique étrangère, nous sommes des envahisseurs depuis la "conquête du Far West", et aujourd’hui nous sommes tellement accros que nous ne savons plus quel pays envahir, ni pour quelle raison. Résultat, cette civilisation fondée sur la marche forcée vers la réussite individuelle, a peu à peu détricoté tous les liens entre les individus et jeté par dessus bord toutes les règles d'une morale commune à respecter. Elle a laissé croire que chacun pouvait bricoler sa propre boite à outils personnelle de règles de vie. Dans cette jungle où l'expertise et la ruse du tricheur et le mensonge de l'imposteur semblent des "qualités" plus adéquates pour sombrer définitivement dans la barbarie. 

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Les Etats-Unis ont été en guerre 91% du temps de leur existence, puisque en 239 ans d'existence, les USA n'ont été en paix que durant 21 ans. De ce fait, tous les présidents qui se sont succédé peuvent être tous considérés comme des présidents "en guerre". Les opérations secrètes de la CIA, dont la liste est très longue et visant à renverser des régimes. Toutes ces opérations militaires ont été lancées depuis la fin de la seconde guerre mondiale par les Etats-Unis, pour la paix, pour l’amour et la justice en tuant des millions de personnes (Chine, Corée, Guatemala, Indonésie, Cuba, Congo, Pérou, Laos, Vietnam, Cambodge, Grenade, Libye, El Salvador, Nicaragua, Panama, Irak, Soudan, Afghanistan,Somalie, Haïti, Philippine, Yougoslavie, Kosovo, Macédoine, guerre du Golf). Les gens croiront un gros mensonge plus facilement qu’un petit. Et si vous leur répétez assez souvent, ils finiront par le croire, tôt ou tard. Entre 1961 et 1971, les avions américains ont pulvérisé 80 millions de litres d’agent orange sur le Vietnam, qui est excessivement toxique (plus de 400.000 hectares de terres agricoles ont été contaminées). Environ trois millions de Vietnamiens, ont été exposés à l’agent orange (les Etats-Unis n’ont jamais voulu reconnaître leur responsabilité). Il y a deux Histoires, l'Histoire officielle, mensongère, qui nous est enseignée et l'Histoire secrète qui est faite par le gagnant. Historiquement parlant. Les États-Unis ont toujours attendu que l’Europe s’entre-tue pour intervenir (jamais au début), ni en 1914, ni en 1940. Ils ont débuté avec la première guerre mondiale, en arrivant la dernière année avec des soldats frais et donner une fausse impression de la puissance américaine de l'époque. Il en est de même pour la seconde guerre mondiale où les Etats-Unis aiment penser qu'ils ont sauvé l'Europe tout seul, alors que la Russie a supporté pendant trois ans l'essentiel du poids de la guerre, et contribué largement à la victoire de 1945, avec près de 20 millions de morts. Les pertes Américaines en Europe ont été de 182.070 tués pour l’ensemble des campagnes de 1941 à 1945. En vérité, le débarquement allié a eu pour seul et principal effet d’éviter que l’Europe entière devienne soviétique. Les Américains sont morts pour les Etats-Unis d’Amérique et pour personne d’autre et non pas pour défendre la liberté des Européens (pourquoi ont devraient remercier les Etats-Unis). Après tout, les "Américains" n'ont pas pas d'éducation, de moral, ("une terre sans peuple pour un peuple sans terre").avec Dieu.jpg Une légende populaire déclare que Dieu a officiellement choisi les États-Unis d'Amérique pour sauver le monde et chaque militaire serait en réalité un prophète. Voilà le vrai visage de nos bons amis américains, autoproclamés démocrates, agissant pour la liberté. On constate que les interventions militaires dans le monde entier ont une longue tradition pour les USA qui n'ont pas seulement utilisé leurs forces dans le cadre de missions internationales, mais très souvent (trop souvent), ont mobilisé leurs troupes sans aucun mandat, dans le seul but d'imposer leurs intérêts dans d'autres pays, notamment en Amérique Latine qu'ils considèrent comme leur "arrière-cour" et où ils sont intervenus à tout bout de champ. La doctrine de "sécurité nationale" a amené Washington à soutenir les dictatures les plus dures et à combattre, par l'intervention directe ou indirecte. La lutte contre le communisme a interdit tout espoir de changement, comme à Saint Domingue, au Chili, au Nicaragua, au Salvador, à Haïti. Pour comprendre ce comportement en soi déjà exécrable, il faut voir que l'histoire des Etats-Unis est fondée depuis ses origines sur une série de mythes justificateurs d'une politique totalitaire, car elle repose sur la prétention des Américains WASP (White Anglo-Saxon Protestant) d'être "le peuple de Dieu", qui avait trouvé la "Terre promise", comme le dit leur devise US God's Own Country, dont le "destin" est d'apporter sa "civilisation" au reste du monde. John Winthrop (1588-1649), fondateurs de la colonie de la baie du Massachusetts, a même été comparé à Moïse. Cette façon de voir a eu comme premier résultat, l'extermination des Indiens, d'après l'exemple de Josué dans l'Ancien Testament qui a anéanti Amalécites et Cananéens. Il serait temps qu'on reconnaisse le génocide du peuple indien (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Amérique du Sud), ils ont été tués, violés, brûlés, torturés, exploités, massacrés par "les plus grandes civilisations" occidentales (espagnols, portugais, hollandais, anglais, français, américains et estimé à 90 millions, dont 10 millions pour l’Amérique du Nord). Il n’est pas possible de faire revenir les morts, de ressusciter les troupeaux de bisons, mais le seul problème étant que son bourreau (Etats-Unis) est encore aujourd’hui le puissant maître de sa terre spoliée. Cette Amérique qui ne veut se trouver aucun défaut et qui cultive un certain sentiment de supériorité. Le "Bien", justifient la violence par la lutte contre le "Mal". Leur expression verbale se résume au strict minimum, privilégiant l’action à la discussion, sauf quand il s’agit des grands discours sur la liberté et la "démocratie", qui est leur plus grand slogan. En lieu et place du triomphe de la démocratie et du progrès règnent la violence, la misère et les catastrophes sociales, tandis que les droits de l'homme, y compris le droit à la vie, ne sont appliqués nulle part (...).


 

yankée.jpgDe nos jours, c’est l’intérêt de la seule Amérique que de présenter certains pays comme une "menace" pour le monde. Le schéma est simple, il se résume en deux camps, diamétralement opposés. D’un côté "les bons" aux visages angéliques brandissant l’étendard bleu de la liberté et de l’autre côté "les méchants" aux gueules maléfiques agitant la bannière noire du totalitarisme. Nous ne voyons jamais le feu et la fumée, nous ne sentons jamais l’odeur du sang, nous ne croisons jamais les regards terrorisés des enfants dont les cauchemars seront désormais hantés par des missiles hurlants tirés par les terroristes invisibles, connus sous le nom d’Américains, et pourtant nous copions et prenons cette diversité qu'est l'Amérique. Une chose essentielle à retenir. "Tous les humains sur cette terre appartiennent à une seule et même espèce qui est l’Homme". Nous savons tous qu’il existe des races distinctes de chien et que ces races ont été fabriquées par l’homme sans utiliser un outil génétique. C’est juste un outil de sélection artificielle. La race est produite et maintenue lorsqu’on place deux spécimens d’une même race, mâle et femelle, dans un milieu artificiel, fermé, faisant en sorte que ces deux individus puissent s’accoupler et produire une descendance. On parle alors d’un chien racé. Qui pour être vendu sur le marché et qui est accompagné d’un document (pédigrée). Deux chiens de race différente peuvent avoir une descendance qu’il est d’usage courant de désigner comme bâtard. Mais chez les humains, l’extra fécondité n’altère pas la dignité du genre humain, que ce soit dans le domaine des "ethnies" ou des classes sociales. Un métis vaut autant que n’importe quel homme, mais il y a une race que je ne supporte pas, c’est la race des cons.

 

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dimanche, 25 octobre 2015

J'aime la "Country Music"

 

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folk-music.jpgMusique populaire, musique du peuple, la musique folk est celle des gens qui ne sont pas divisés entre spectateurs et musiciens, désignant au point de départ la musique du peuple, celle qui se transmet oralement, apportées de génération en génération par les chanteurs-musiciens qui y ajoutent leur feeling personnel et leurs préoccupations du moment. L’Amérique du Nord avait des voix capables de s’élever et de dénoncer les mensonges, les tromperies, les abus et de revendiquer des conditions de vie décentes pour l’écrasante majorité des petites gens venus grossir les populations urbaines laborieuses. On découvre alors que cette musique dite folk est capable de véhiculer un vécu, elle peut être l’expression d’une différence et de l’identité de communautés oubliées parce que tout en bas de l’échelle sociale, elle est donc bel et bien la chanson du peuple. Et l’on se rend compte qu’elle a ses racines au fond des Appalaches autant que dans les plantations du Sud. Les chanteurs américains ont fait revivre leurs musiques, celles des habitants de leurs campagnes et de leurs montagnes, mais cette fois c’est dans une autre optique, plus politique, plus sociale. Le folk américain, exactement comme le blues, va exercer une véritable fascination sur les musiciens anglo-saxons de la vieille Europe qui vont commencer par imiter, c’est-à-dire se mettre au blues, au skiffle et à une certaine musique folk américaine. Mais une appellation comme neo country, si elle semble large, peut aussi s’avérer intéressante parce qu’elle désigne peut-être ces musiciens qui retournent à un esprit, celui de la Carter Family.



Quand on aime la "Country Music" (When we like(love), on apprécie les chanteurs, la musique, les chansons, les Westerns, les rodéos et les grands espaces. L'esprit Country est une philosophie, c'est se sentir en harmonie avec la nature, c'est connaître l'histoire des States, la culture amérindienne, pratiquer la danse country et vivre cette passions en dansant exclusivement sur de la musique country (rythmique, traînante, sentimentale, émouvante). Bien sûr la tenue est de rigueur (santiag, jeans, stetson) en est le minimum. Le plus difficile à accepter pour les amateurs de la musique Country, malgré que la line dance soit censée de par son utilisation aider au développement de cette musique, est l'ignorance totale des danseurs du répertoire country et de ceux qui la composent. Il y a des thématiques (rapport au thème) dans les chansons de musique country, comme le fait de perdre quelque chose, que ce soit sa copine ou son chien. Il y a d’ailleurs une blague assez drôle là dessus "What happens when you play a country song backward" ? (Qu’est-ce qu’il se passe quand on joue une chanson country à l’envers ?).  "Well you get your dog back, your horse back, truck back, girl back… and life is good" ("Eh bah tu récupères ton chien, ton cheval, ton pick-up, ta copine…et la vie est belle"). Des morceaux comme "Somethin’ Bout a Truck" et "Bait a Hook" il y en a des tas. Allez sur YouTube et jetez un coup d’oeil à ce que font Jason Aldean, Brantley Gilbert, Rodney Atkins, Chris Young, Josh Turner, etc.

"Somethin’ Bout a Truck". Une chanson profonde sur l’amour qu’un homme porte à son pick-up et sa nana. Il parle aussi d’une bonne bière bien fraîche.

 

"Bait a Hook". Un titre dans lequel on t’explique que si tu ne sais pas appâter de poisson, t’as raté ta vie


jambalaya.jpgVoici une Jambalaya aux crevettes et au poulet, pour quatre personnes (600gr de filet de poulet - 300gr de crevettes roses type bouquet ou 12 Gambas - un gros oignon - trois gousses d'ail - un poivron rouge et un vert - six grosses tomates - deux feuilles de laurier - 1/2 l de bouillon de légumes (ou préparer 1/2 l d'eau et ajoutez 1 bouillon "Kub or") - 250 gr de riz long grain - quatre cuillers à soupe d'huile d'olive, sel, poivre de Cayenne, tabasco).

Préparez les légumes, hachez l'oignon et les gousses d'ail. Enlevez les graines et les côtés blancs des poivrons coupés en petits dés.

Pelez les tomates, hachez-le grossièrement puis préparez le bouillon avec le cube.

Coupez le poulet en gros morceaux, faites-le dorer à l'huile dans une cocotte et réservez

Faites revenir l'oignon, l'ail et les poivrons dans la même cocotte pendant quelques minutes. Ajoutez le riz et mélanger.

Lorsque le riz est transparent, versez le bouillon chaud. Ajoutez un peu de sel, de poivre, tabasco, du piment de cayenne ainsi que la feuille de laurier, les crevettes et les tomates. Faites cuire à feu doux 30 min en remuant régulièrement. Servez lorsque le riz est cuit et a absorbé le liquide. Servir la Jambalaya bien chaude.   

 

 

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samedi, 17 octobre 2015

Il était une fois

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 Le "grand Ole Opry" (Nashville dans le Tennessee), était un programme radio sur lequel tous les samedi soirs on organisait un "live show" en direct. Il était écouté par nombre de familles de travailleurs de la ville et de la campagne. Le cœur de la musique country se situe dans le sud des États-Unis, de la côte Atlantique jusqu'au Texas, en passant par le Sud-Est. Le Kentucky et le Tennessee qui sont les bastions du bluegrass, de ses dérivés, de la musique country western. (C'est le royaume du banjo, de la mandoline, du violon, de la guitare, de l'accordéon et de l'harmonica, qui suturent l'ensemble en profondeur mystique). La musique country est souvent associée aux gros durs et aux bandits de grand chemin. Depuis le début du XXe siècle, la musique country est passée par de nombreux stades et s'est aujourd'hui ouverte à de nouvelles idées qui ne cesse d'évoluer, c'est pourquoi le vocable Country & Western est remplacé par la dénomination de "New Country" et même, par le terme plus générique encore de "Country Music", qui englobe aujourd'hui tous les styles et toutes les tendances ... mais gardant toujours l'accent sur les origines historiques des pionniers du Sud des États-Unis. Aujourd'hui, il existe plus de 2500 chorégraphies. Les danses sont constituées de plusieurs murs appelés suivant le mur de départ, qui est le mur de 12 heures. Les danses sont majoritairement de 2 ou 4 murs, mais certaines n'en ont qu'un seul, et d'autre se dansent en cercle, en couple (danse partner). Une danse country est souvent chorégraphiée sur un morceau de musique donné. Elle hérite donc souvent du nom du morceau en question. L'ensemble des pas qui compose la danse suit donc la structure musicale de la chanson correspondante. Les chorégraphies sont composés de section de 8 temps (6 dans le cas des valses), la grande majorité des danses font 32 temps - 48 temps - 64 temps, et quelques fois les 100 temps.

dance country.jpgVoici quelques pas les plus pratiqués en country.

Shuffle: Un et Deux (Cha-cha-cha)

Triple Step: Trois pas, ressemble au Pas chassé.

Kick: Coup de pied avec la pointe du pied tendue.

Coaster Step: Changement de poids en 3 pas, en arrière: un pied recule, l'autre assemble, le pied qui a reculé avance. En avant: un pied avance, l'autre assemble, le pied qui a avancé recule.

Grapevine: Poser PD à droite, croiser PG derrière, poser PD à droite avec PDC (se fait aussi vers la gauche) et également avec 1/4 ou 1/2 tour.

Rock Step: Deux Transferts de poids.

Step: Mettre le pied vers l'avant, vers le côté ou vers l'arrière.

Touch: Poser la pointe du pied vers l'avant.

Heel: Poser le talon en avant ou en diagonale.

Scuff: Poser la jambe droite va aller en avant avec le talon qui frotte le sol.

Stomp: Frapper le pied au sol à côté de l'autre.

Hitch: Elévation du genou.

Kick: Petit coup de pied vers l'avant.

Hook: Elévation du talon au niveau du tibia.

la country line dance.jpgDans les danses country, il y a des plus populaires que d' autres. (Chattahoochee, Acky Breaky Heart, Rose Garden, Cotton Eyed Joe, Black Coffee, Whole Again, Blue California, Down on the Corner, Tush Push, Neon Moon, Stray Cat Strut, God Blessed Texas, Pizziricco, Rok Around The Clock, Steamline, The Trail, Million Dollar Cowboy, Fait Dodo, Desperado, California Coast, Copperhead Road, Closer, Bare Essentials, Cotton Fields, La Mucara, Burning Love, Black Coffee, Country road, Jambalaya, etc.).

 

 

 


Autrefois, tous les samedis soir, il y avait le petit bal et tout le monde venait danser (Madison) et regarder ce que les autres faisaient et essayaient de refaire la même chose. (Les cours de danse n'existaient pas). Aujourd'hui, les écoles de danse ont fleuri aux quatre coins des villes. Les cours de danse qu'elle qu'ils soient regroupent des personnes de différents milieux et de tous âges, c'est ainsi que les personnes d'un certain âge se retrouvent à danser avec des plus jeunes. Il était une fois, une école de danse qui s'appelait "Appalaches danceurs de Melreux"

les appalaches.jpg Les cours de danse country chez les "Appalaches" est l'endroit où l'égalité reprend le dessus. Une fois sur la piste, les danseurs oublient qui ils sont et d'où ils viennent pour laisser place à la musique et aux pas de danse de la culture américaine. Le cours de danse est un moyen simple pour se faire un cercle d'amis (une histoire qui n'est jamais finie), grâce à l'ambiance conviviale du cours, vous serez heureux de danser et de partager ce moment avec des inconnu(es) tout aussi passionnés que vous et vous permettant ainsi de partager avec eux votre passion. C'est la joie d'être ensemble chaque vendredi soir avec vos amis "Appalaches". Certaines personnes, viennent aux cours pour les danses et l'amitié, mais aussi pour sortir dans des organisations country. D'autres personnes viennent aux cours pour y trouver une camaraderie, une amitié et en même temps une détente. "Les Appalaches de Melreux" est avant tout un club qui procure à ses adhérant l'occasion de pratiquer la country dans une ambiance, fraternelle et divertissante. (la danse, c'est avant tout un amusement). Nous avons eu l'occasion d'organiser plusieurs fêtes chez les Appalaches (Choucroute carnaval, Spaghetti révision, Barbecues anniversaire, Fête des rois, Halloween, Chandeleur, Réveillon Nouvel-An, Anniversaire des Appalaches, etc.). Nous avons toujours apprécié les danseurs et les participants avec cette ambiance particulière qui se dégageait de ces fêtes. Nous savons l'importance que revêtent ces fêtes conviviales, pour notre amitié et notre club. C'est pourquoi nous essayons que ces festivités ne soient un profit, car l'amitié est une valeur qui ne s'achète jamais.

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anniversaire francismarie 023.jpgComme vous le savez, nous mettons un point final à la danse Country, nous n'arrêtons pas par gaîté de cœur, clairement à vrai dire, nous sommes même réellement triste de prendre cette décision, c'est une vraie peine qui nous habitent en ce moment-même, nous pensons, en tout cas sincèrement, avoir été à la hauteur des activités et des animations du club des Appalaches ainsi que de la danse country. Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Je ne ferai pas non plus les détails de ce que vous avez pu nous apporter comme plaisir et satisfaction alors, le seul mot à dire pour nous, c'est merci pour ses cinq belles années passée avec vous. Cette expérience nous a permis de découvrir des personnes vraiment formidables. Quoiqu'il arrive,nous avons le ferme espoir que cet "au-revoir" ne sera pas le dernier. Nous ne vous oublierons pas, que Dieu vous protègent.

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mercredi, 30 septembre 2015

Le "Mythe" Américain à travers Holywood.

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L'empire nie les frontières, écrivait Pierre Perrault dans "La grande allure". Ainsi se nourrit l'Empire américain de la décomposition de "l'Autre". Force est d'admettre que le cinéma américain d'aujourd'hui, ayant depuis plus d'une vingtaine d'années passé sous l'emprise des conglomérats industriels (groupes d'entreprises) est loin de perdre sa vitesse de croisière...

cox-boy.jpgLe cow-boy est un personnage qui vit dans le Nouveau Monde. Aucun mythe n’est plus répandu que celui du western. Au XXIème siècle, il est fascinant qu’un contexte historique par les comportements et les aspirations, la mode vestimentaire et même le type d’alimentation qu’il diffuse. Le western est devenu une référence mondiale (un rêve omniprésent). Voilà plus d’un siècle que cette contrée mythique nourrit les rêves de millions d’Américains et d'Européens. La légende de l’Ouest est d’abord apparue dans la littérature bon marché, le roman de quatre sous (le dîme novel). Le cow-boy Hollywoodien va être intégré aux trappeurs, aux chasseurs d’Indiens, pour en faire un héros. Le western au cinéma ne fera d’ailleurs que réutiliser ce mythe, les scénarios copiant les romans de la littérature populaire. Quand le western arrive au début du siècle, le personnage est déjà en place (il est blond aux yeux bleus, un "Wasp" alors que la plupart sont métis ou noirs). Aujourd’hui, dans l’Ouest américain on continue à faire de l’élevage, rationalisé, semi-extensif. Les troupeaux sont surveillés à cheval et en hélicoptère. On a creusé de vastes puits dont on pompe l’eau par éolienne dans les nappes phréatiques. Le rodéo est devenu un spectacle machiste, censé démontrer la virilité, la force, le courage des hommes. Il n’a plus beaucoup de liens avec le métier d’éleveur. marboro-man.pngEnfin l’image publicitaire comme par exemple de la marque de cigarettes Marlboro qui s’est servie de cette image à des fins publicitaires où le vide laissé derrière le cow-boy suggère l’étendue sans limite et qui est là pour nous rappeler qu’une puissance hégémonique comme les Etats-Unis impose tout naturellement ses valeurs, ne serait-ce que par une figure aussi emblématiquement connue que celle du cow-boy placée au centre de l’image comme le pays est le centre du monde moderne. A titre d'information, Eric Lawson n'est pas l'unique "Marlboro Man" a avoir succombé à une maladie liée au tabac. Trois autres acteurs en ont également fait les frais, Wayne McLaren, décédé à l'âge de 51 ans, David McLean décédé à l'âge 73 ans et Dick Hammer, décédé à l'âge de 69 ans. Tous les trois ont incarné le "Marlboro Man" et tous les trois ont été emportés par un cancer du poumon.

james dean.jpgLe vêtement le plus populaire de la planète est le jeans (image de marque du cow-boy). La popularité du jeans des cow-boys se comptent par centaines de millions, vêtement de travail, de loisirs et enfin de mode. L’histoire du jeans est intimement liée à celle du film de Western qui a amplement contribué à développer le jeans comme vêtement de mode et comme la tenue officielle du cow-boy, alors qu’auparavant on ne lui trouvait qu’un usage de vêtement de travail. C'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que le jeans est largement adopté. Les acteurs Marlon Brando et James Dean deviennent alors les figures qui superpose à l'imagerie de l'Ouest et du cow-boy. Cependant, le port du jeans reste encore cantonné aux loisirs (il est interdit à l'école). Dans les années 1960-1970, le jeans, en particulier le "501" de Levi Strauss, s'affirme. Dix ans plus tard, le jeans est adopté par toutes les couches de la société américaine et porté dans presque toutes les circonstances. En réalité, l'histoire du jean et du denim( Au Moyen Âge, le coton est mélangé à du lin ou à de la laine dans des étoffes appelées futaines)  fait partie de la grande aventure du coton en Europe. Aujourd'hui, le cow-boy semble être en perte de vitesse, il s'est cependant réincarné dans de nouvelles figures culturelles qui portent son héritage dans tous les éléments qui constituent le cocktail du "New cow-boy on the rocks". Les cow-boys ont changé de monture (aujourd’hui, on vit difficilement sans voiture). On peut d’ailleurs sans descendre de sa Mustang manger un hamburger, voir un film ou régler ses problèmes bancaires grâce au système du drive-in. Etats-Unis-moise.jpgConquis par la Bible et le fusil, les Etats-Unis ont inscrit dans le second amendement leur constitution "Le droit de chacun de posséder et de porter une arme ne doit pas être enfreint, pour ce qu'une milice bien organisée est nécessaire à la sécurité d'un Etat libre". La violence a toujours fait partie de la société américaine (cinéma, télévision, jeux vidéo), et indique à quel point l'Amérique reste un pays obsédé par les armes. Les sondages réalisés après chaque tuerie montrent que les Américains ne réclament pas plus de contrôle sur les armes, en disant, "Les criminels préfèrent des victimes désarmées". On dit souvent en dérision que lorsque les secondes comptent, la police sera là dans quelques minutes. Si vous faites face à une agression armée, ça veut dire que les policiers arriverons à temps pour tracer le contour de votre cadavre à la craie. Aussi, peut-on alors blâmer un citoyen qui cherche à se protéger lui-même, sa famille et sa propriété. Bien sur, nous ne pouvons faire justice, mais nous avons un droit de nous défendre. Ce droit est d’ailleurs un corollaire (déjà été démontré) au droit à la vie et à celui à la propriété. C’est notre droit légitime, dans une situation où on est agressé, d’utiliser autant de force qui soit nécessaire pour repousser une agression contre notre personne, notre famille et notre propriété. Nous avons glorifié la violence au point d'y être devenus insensibles à la mort. Si la plupart d’entre nous savent faire la différence entre la réalité et la fiction, certains en sont incapables (c’est juste pour rire, paraît-il). Et pour ces personnes le meurtre n’est qu’un moyen d’obtenir un bon score dans un jeu vidéo. Dans les poursuites automobiles virtuelles, il vous suffit d’une simple pression sur un bouton ou d’un mouvement de joystick (manette de jeu) pour renverser autant de victimes que vous voulez. Personne n’y trouvera rien à redire et vous obtiendrez même, au contraire, des vies supplémentaires. L'Europe s'est largement construite sous influence américaine dans tous les domaines, du rap au cinéma, de la publicité à la politique, de la machine à laver aux fast-foods, de l'exportation des étudiants européens outre-Atlantique jusqu'à la libération des moeurs (le concept de "destinée manifeste"). A la différence que le fédéralisme US est né autour d’un modèle dominant (le modèle "WASP", d’une langue et d’une foi unique), contrairement à son voisin américain, l’Europe ne jouit pas d’une Histoire unifiée, elle est constituée de veilles nations aux histoires millénaires. Seul son héritage chrétien est le ciment qui lie les mémoires.

la liberté, la démocratie.jpgSous le fard de la transparence et du divertissement, l'Amérique trouve en Hollywood le refuge et le moyen de diffusion idéal pour son idéologie, qui s'exprime sous forme de vision d'avenir, de projet utopique et de mythe, tout en conservant en permanence le désir de se rapprocher au plus près d'une Amérique idéale, de rêve et d'espoir. Le mythe devient donc le moteur du rêve américain et de son idéologie (Hollywood est le fil conducteur idéal). C'est ainsi que pour devenir un véritable Américain, les Européens doit rejeter progressivement leurs représentations du monde pour adhérer au modèle indispensable d'allégeance à l'américanisme. Ce bonheur devient alors un "droit" de l'élévation du "American Way of Life"(mode de vie américain) comme modèle suprême de la liberté et de la démocratie en invitant les Européens à adopter de nouvelles valeurs et à rejeter les siennes. Ce mode de vie "à l’américaine" exhale un idéal selon lequel ses produits de la consommation est un gage de bonheur.les-symboles-de-l-american-way-of-life.jpg Les soldats américains qui libéraient l'Europe distribuaient sans compter les friandises venues d’outre-Atlantique (du savon Lux, des corn-flakes Kellogg’s, des kits de rasoirs Gillette, du ketchup Heinz, des tubes de dentifrice Colgate, des briquets Zippo, des Kleenex, des chewing-gum, des cigarettes Camel et Pall Mall , du chocolat, du Coca-Cola). Le mythe de la "Destinée manifeste", selon laquelle la nation américaine serait un peuple élu de Dieu ayant le devoir de soumettre les autres Nations à son modèle civilisateur (culture économique). Ce sentiment de supériorité se nourrit de la décomposition de "l'Autre" et s'appuie sur ce que l'on appelle l'exceptionnalisme américain, parce qu'il échappe aux normes communes du fait qu'ils n'ont connu ni les déchirements du féodalisme, ni les révolutions sociales, notamment comme en Europe. Plus que jamais leader du divertissement avec Hollywood et des nouvelles technologies avec une kyrielle de nouvelles marques (Black Berry, Facebook, MySpace, YouTube, Twitter…), l’Amérique continue à fasciner le monde. violence.jpgLe cinéma contribue à développer la culture, l'amour, l’identité et la langue des pays qui en produisent. Mais elle parcourt aussi la vengeance, la violence (la mort est devenue une distraction), particulièrement le cinéma américain. La violence n'est pas seulement visuelle, elle réside aussi dans la morale. Les héros dans les "blockbusters" (qui fait exploser le quartier) américains résolvent leurs problèmes par la violence, la plupart du temps. Un tout à chacun considère le meurtre et autres formes de brutalité comme immorales et à bannir. Pourtant, le spectateur se réjouit de voir son héros tuer un terroriste de sang froid. Le spectateur, même s'il s'oppose farouchement à la peine de mort, approuve le geste du dit “héros”. Défendre le cinéma européen n’est pas seulement défendre l’Europe, mais défendre la diversité culturelle nationale, qui doit exister partout où les noms "de César, de Gaius, de Trajan et de Virgile, de Moïse et de Saint Paul, d’Aristote, de Platon et d’Euclide" ont eu une signification et une autorité simultanées, là est l’Europe, dans "le passé avec un héritage de gloire et de regrets à partager", dans "l’avenir un même programme à réaliser". Depuis plusieurs décennies la fréquentation en Europe marque une certaine désaffection pour les films européens non nationaux. Tout comme pour la musique, le cinéma national et américain occupe 80 à 95 % de l’espace dans les pays européens (aux Etats-Unis, les films européens parviennent encore moins à s’imposer). Hollywood est l'outil de l'impérialisme idéal pour un empire américain qui, contrairement à l'empire romain, s'étend non plus territorialement mais économiquement, diffusant la propagande de son modèle par les communications, et principalement le cinéma.


 

 

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mardi, 15 septembre 2015

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

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la violence humaine.jpgNous savons aujourd’hui que nous sommes barbares, et l’on peut affirmer que les grands révolutionnaires, les grands penseurs, les grands intellectuels ont été animés par cette flamme. La violence règne en permanence dans la vie quotidienne et elle devient relativement banalisée par les crimes, les guerres, les discours, les images… Cette violence ne date pas d’hier, le premier acte de violence physique commis par un humain, et consigné dans la Bible. "Caïn, fils premier-né d’Adam et Ève, est devenu jaloux de son frère Abel et l’a assassiné de sang-froid" (Genèse 4:2-15). Le XXIe siècle connaît encore la violence au nom de Dieu, au nom de la Démocratie, au nom de la Liberté. La violence ne se cantonne plus à la guerre, elle touche l’univers de la drogue, dans la rue, dans le sport, dans l’école, dans le couple, dans le travail, dans les institutions, dans la famille, dans les divertissements. C'est un fait, nous sommes des êtres violents depuis notre enfance, nous sommes éduqués à être violents, en compétition, méchants avec les autres. Une chose que nous pouvons faire est donc de reconnaître notre égoïsme et de notre cupidité, comportements tellement "normaux" dans un monde aussi profondément violent et désordonné.

wanted.JPGA l'époque de l'Ouest américain, une fonction similaire était celle de Marshal (Town Marshal). Ces derniers étaient nommés ou élus selon les cas pour assurer les fonctions de police dans les petites villes, avec un rôle comparable à celui du shérif. Les Marshals fédéraux quant à eux intervenaient sur des secteurs plus étendus dans les territoires pionniers (terme qui est toujours d'usage principalement dans les États du Sud). En 1872, la Cour suprême a statué que les chasseurs de primes (bounty hunter) sont une partie du système américain en vue de l'application de la loi. A l'époque de la conquête de l'Ouest, certains criminels recherchés étaient réclamés mort ou vif. En conséquence, les chasseurs de primes (agent d'exécution sous caution) avaient peu de scrupules à les tuer. De nos jours, ils préfèrent se faire appeler "bail bond agent" ou "bondsman" ou "fugitive recovery agents", mais le métier n'a guère changé depuis le temps de l'Ouest Sauvage.County-bondsman.jpg Le "bondsman" est une sorte de prêteur sur gage mais qui prête les cautions décidées par le tribunal aux gens qui sont inculpés et qui se voient proposer de payer une caution en échange de leur liberté en attendant leur procès. C'est donc la pratique de la liberté sous caution, très répandue aux USA, qui engraisse le "bail bond agent". Lorsque le client se présente à son procès le "bondsman" récupère la caution. C'est évidement une profession où l'on a constamment affaire à la pègre ou à divers niveaux de malfaisants, mais c'est une profession parfaitement légale, tout comme les "bounty hunters" (plus efficaces que la police).

bourreau1.jpgAujourd'hui, il est actuellement démontré que depuis l'abolition de la peine de mort, la criminalité a explosé. De nos jours, les erreurs judiciaires qui mène à une exécution effective se compte sur les doigts de la main, alors que les victimes de récidivistes sont bien plus nombreuses.La criminalistique est la branche de la science sur laquelle sont fondées les techniques d'identifications des individus et de recherche de preuves matérielles. Aujourd'hui, avec la police scientifique dans une affaire criminelle, les experts de la police ont recours à plusieurs types d'analyses comme la balistique, l'entomologie (étude des insectes) ou les tests d'ADN (les empreintes digitales et l'ADN sont propres à chaque individu). Avec un équipement de haute technologie, les experts sont en mesure de donner à la justice les éléments nécessaires et de lui permettre de condamnés (à mort !) les dangereux criminels en liberté. Il est clair que la protection efficace de la société pour les meurtriers passe par la peine de mort, elle ne règle sans doute rien quant aux criminels qui surgiront dans le futur, mais elle soulage certainement ceux qui ont survécu aux atrocités commises par d'abjects assassins. Rien que pour cela, un homme qui a comme moi la conscience tranquille, regrette que ce châtiment suprême n'existe plus, on a le droit d’exiger la peine de mort, les pauvres victimes elles l'ont eu, sans procès, sans défense. Il est facile et gratuit de se donner bonne conscience, donner des leçons d'humanisme et de prêcher la mansuétude pour les criminels, d'autant plus facile que soi-même ou ses proches ne sont pas touchés par de tels crimes. Si nous accordons de la valeur à un objet, nous sommes disposés à le payer très cher. Par contre, si nous n'y attachons aucune importance, nous n'en donnerons pas grand-chose (c'est la logique même). Quand il s'agit d'un meurtre, les humains ne raisonnent plus suivant ce principe, il accorde plus de valeur à la vie de l'assassin qu'à celle de la victime, sans se soucier que d'autres innocents pourraient être les futures victimes de ce meurtrier. Si l'on condamne un assassin à une simple peine de prison, on réduit la valeur de la victime à celle d'un objet sans grande valeur. Est-ce logique, par exemple, de protester contre l'exécution de malfaiteurs coupables d'assassinats, tout en justifiant, voire en rendant légal le meurtre, chaque année, de plus de 50 millions d'innocents par l'avortement, qui est un meurtre qu'on le veille ou non. Si l'on ne peut tuer un être humain quels que soient ses actes, comment peut-on tuer un  bébé (la vie commence à la fécondation) qui n'a commis aucun crime. Comment peut-on être à la fois contre la peine de mort pour les criminels et en même temps pour la peine de mort des bébés par l'avortement. Il est incohérent, par principe, de s'opposer à la peine de mort (qui sanctionne un coupable) sans s'opposer à l'avortement (qui par définition, sanctionnent un innocent).

 

Media-mensonge.jpgEn vérité, les premiers responsables du drames des migrants sont les États Occidentaux qui, non seulement, continuent de piller les richesses du continent Africains et du Moyen-Orient mais en plus, déclenchent des guerres et des conflits en Libye, en Syrie, en Irak, au Yémen….. en instrumentalisant, via leurs Services Secrets, des milliers de terrorismes. Que dire de ces politiciens, de ces chaînes de télévision, de ces médias, qui ne se sont pas insurgé devant le fait des centaines de milliers de morts civiles en Irak, sur le recours au phosphore blanc et aux munitions à l’uranium appauvri contre des populations civiles, ainsi que les dizaines de milliers de victimes innocentes des frappes de drones à travers le monde. A-t-on entendu des cris d’indignation de la part de ces médias, lorsque les Etats-Unis, justifiait la mort de cinq cent mille enfants irakiens. Il n’est donc nul besoin d’effectuer de minutieuses recherches pour découvrir que la réalité de la "barbarie" est fort différente de ce que cette presse veut nous faire accroire. Qui se souvient des missiles français "Milan" (engin à système de guidage semi-automatique filoguidé), des armes Allemandes, anglaises, américaines généreusement fournies aux "moudjahidin" afghans, aux talibans extrémistes, aux terrorismes, etc. Face à de telles tragédies, prions pour avoir le courage d'agir, de stopper le carnage actuel en Ukraine, en Syrie et dans tant d'autres pays dans le monde. Prions  pour avoir la force de rejeter la violence, l'agression et la haine, de prêcher la réconciliation, de chercher la justice et la vérité, de pardonner et de guérir. Ce qui est oublié c'est. "Celui qui refuse de comprendre les erreurs de l’Histoire est condamné à les revivre" 

 

Politique américaine.jpgL'Europe croule sous le flot de réfugiés venant des pays qu'elle-même a bombardé. A votre avis, comment se fait-il que soudainement des milliers de migrants aient débarqués en Europe de l’est, il est clair que l’exode irakien, libyen et syrien est l’oeuvre de l’Otan (d’un côté, des prédateurs américains, de l’autre, des laquais européens corrompus). Bien sûr, il y aura toujours des hommes politiques qui feront des promesses sur la façon dont ils pourront renvoyer ces réfugier chez eux, mais il s’agit de mensonges flagrants et éhontés. La vaste majorité de ces réfugiés ont fui la guerre, la famine, et une pauvreté abjecte. Dans chaque peuple, chaque culture est tenté en exclure tous ceux qui ne leur ressemblent pas. C’est ainsi que pour les Grecs, l’humanité ne regroupait que…les Grecs. Les autres peuples n’étaient pas considérés comme appartenant à l’espèce humaine, mais comme des Barbares. Plus récemment, on sait que les Européens qui pratiquaient le commerce des esclaves déniaient aux Africains le statut d’êtres humains à part entière. Quant aux Indiens d’Amérique du Sud, ils se demandaient même s’ils avaient une âme… Or, respecter quelqu’un, c’est se tenir à bonne distance de lui, ni trop près ni trop loin. C’est éviter trop de familiarité comme trop d’indifférence. On s’aperçoit alors que le constat de nos différences peut favoriser, au lieu d’empêcher, l’éclosion de relations humaines fondées sur le respect et l’intérêt réciproque.

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vendredi, 11 septembre 2015

Le mythe dans l'Ouest américain.

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l'Ouest américain.jpg

Mayflower.jpg

 Le Mayflower (Fleur de mai) embarque à Plymouth pour l'Amérique une centaine de passagers. Ce bateau transportait les immigrants anglo-hollandais qui devaient fonder la colonie de Plymouth en Nouvelle-Angleterre. Ces nouveaux arrivants étaient pour la plupart des puritains anglais qui s’étaient expatriés en Hollande dix années plus tôt en raison de l’intolérance du roi d'Angleterre. Il s’agissait pour la plupart d’artisans et petits paysans. La traversée fut mouvementée. Ils affrontèrent de violentes et nombreuses tempêtes et le capitaine perdit si bien son chemin qu’ils abordèrent une côte américaine inconnue d’eux, celle du Massachusetts, sur laquelle ils ne possédaient ni droits ni concessions. Avant de débarquer tous les hommes tinrent conseil. Ils étaient 41, ce sont eux que l’on nommera plus tard les "Pères Pèlerins" (Pilgrim Fathers). Ils signèrent un pacte, le fameux "Mayflower Compact" dans lequel ils juraient de ne jamais se séparer et d’obéir à certaines règles qui seraient instituées d’un commun accord. Les pèlerins du "Mayflower" sont considérés comme les premiers colons fondateurs des futurs Etats-Unis d'Amérique. Une dizaine de présidents américains sont des descendants des passagers du Mayflower, dont des ancêtres sont partis de Leyde (Hollande). Un peuple sans racines lointaines a besoin se se forger une légende, de raconter l'histoire de son installation dans des terres nouvelles. A partir de la côte Atlantique, le western met en scène la marche des pionniers qui ont, peu à peu, occupé le territoire nord-américain. De ce combat contre la nature et contre ses premiers occupants (Amérindiens) va naître une interprétation idéalisée de la réalité (sous l'objectif des caméras). Les conquérants d'un nouveau monde deviennent les acteurs et en l'espace d'une génération, la matière historique s'est transformée en matière épique avec les souvenirs (déjà déformé) par la littérature populaire de la fin du 19è siècle, que va conférer l'écran à l'aventure des cow-boys, des bâtisseurs de villes, des traceurs de routes, des poseurs de rails...Ainsi, le western raconte indéfiniment la mise en place de la civilisation américaine et affirme la grandeur de l'américanisation.La mythologie de l'Ouest.jpg La mythologie de l'Ouest a commencé à apparaître avec les spectacles de chanteurs et la musique populaire des années 1840, cependant, l'intérêt du public décolle surtout quand les romans à quatre sous apparaissent en 1859, en simplifiant ou en exagérant la réalité, les romans captivent l'attention du public avec des histoires sensationnelles mettant en scène la violence et l'héroïsme et fixe ainsi dans les esprits des stéréotypes (le cow-boy courageux, l'Indien sauvage, l'homme de loi vertueux, le hors-la-loi impitoyable, le brave colon, et l'éleveur prédateur). Des milliers de titres sont édités et des millions d'exemplaires vendus, popularisant des figures comme Buffalo Bill ou Calamity Jane. En 1932, Laura Ingalls, publie un récit autobiographique (la petite maison dans la prairie), dans lequel elle raconte le mode de vie, le quotidien et les difficultés d'une famille de pionniers dans la deuxième moitié du 19è siècle. Le western a été inventé presque en même temps que le cinéma, le premier film (Le vol du grand rapide) de vingt minutes et considéré comme tel, montre l'attaque d'un train par des bandits à cheval (1903).

western.jpgLe western (film de l'Ouest), retrace un épisode symbolique de la naissance de la nation. La rude conquête de l'Ouest, la sanglante guerre de sécession et les guerres indiennes qui se sont déroulées témoignent de la douleur à la construction du pays. Très vite, le western prendra ses libertés vis-à-vis de la réalité, avec le cinéma qui a largement mythifié des éléments comme le cow-boy, qui était au départ un simple vacher, ce personnage fut transformé en héros vertueux aux qualités irréprochables, il a aussi construit une légende autour de figures telles que Billy the Kid, Jesse James et s'est inspiré de faits comme la "fusillade d'Ok Corral" qui fut mise en scène dans de nombreux films. Outre les romans de quatre sous, plusieurs écrivains américains de renom situent leurs récits d'aventures dans le "Wild West", avant même la fin de la conquête de l'Ouest, avec l'invention de la presse rotative à vapeur en 1840, on augmente massivement le tirage et la diffusion des livres et magazines, qui connaissent un grand succès parallèle à celui des westerns qui commencent à fleurir au cinéma, ainsi que le développement de la littérature populaire à partir des années 1860, qui sont déterminant dans la diffusion de la mythologie de  l'Ouest. C'est en 1932, que Laura Ingalls, publie un récit autobiographique  avec "La petite maison dans les grands bois" dans lequel elle raconte le mode de vie, ainsi que le quotidien, les difficultés d'une famille de pionniers. Cette histoire sera diffusée avec la télévision en 1974, sous le nom de "la petite maison dans la prairie" (205 épisodes créé par Michael Landon). Ce genre atteint une immense popularité, et bien au-delà des Etats-Unis grâce à des situations et des personnages universels.




pale rider 1985.jpgIl y a trois genres majeurs de western qui sont distingués (le western classique - le western spaghetti - le western crépusculaire). Le western classique (année 1930 à 1950), qui met en scène des héros vertueux, joués par exemple par des acteurs comme Gary Cooper et John Wayme, des personnages stéréotypés où les Indiens sont dans le rôle des méchants. Le western spaghetti, qui renouvelle le genre en Italie avec une audace visuelle, des situations plus violentes et des personnages plus cyniques mais aussi plus réalistes. Les western spaghetti s'illustrent aussi par un genre particulier de musiques, qui détonent beaucoup au regard de celles du western classique. Le western crépusculaire (année 1960), dans lequel les personnages principaux sont des antihéros, la violence et le réalisme davantage exacerbés, et le sort tragique des Amérindiens réhabilité où les Indiens sont représentés comme des victimes de la colonisation et comme un peuple dont la culture et le lien à la nature méritent le respect (les Cheyennes, 1964 - Little Big Man, 1970 - Jeremiah Johnson, 1972). Le western s'essouffle puis disparaît des écrans aux Etats-Unis après Silverado et Dances With Wolves (Danse avec les loups). Le secret de "Brokeback Moutain", montrent que si le western a perdu tout sens comme mythe d'origine, sa forme continue de séduire.

 

montana mine..jpgL’histoire de l’or est intimement liée à celle de l’humanité. Vénéré et convoité par tous, il déclencha les passions les plus folles. L’or se distingua d’abord par son éclat vif et sa couleur naturelle. Ces deux particularités l’assimilaient au soleil, "Astre-Dieu" par excellence (Râ). L’épopée de l’or a véritablement débuté avec les premières expéditions de Christophe Colomb. C’était évidemment la promesse des richesses qui motivaient ces conquérants. Toutefois, il faudra attendre l’arrivée des Conquistadors pour obtenir les résultats escomptés. Ils seront les tristes acteurs de massacres et de vols pour dérober l’or le plus facilement accessible (parures, bijoux, offrandes…). L’augmentation de la production de l’or et l’évolution de la pensée humaine le démythifia peu à peu, passant de l’état de "Dieu" au symbole plus modeste de la divinité. L’or devint alors une matière d’échange et de commerce très prisée, devenant le signe de pouvoir et de puissance, n’ayant plus rien à voir avec le divin. L’utilisation de l’or en tant que monnaie a modifié la vision des hommes en une redoutable cupidité. Motivée par le désir de Washington d'étendre sa souveraineté sur toute l'Amérique du nord au nom de la "Destinée manifeste" des États-Unis, la guerre avec le Mexique permet à ceux-ci d'annexer (le 2 février 1848) d'immenses territoires presque vides et très prometteurs, de la Californie au Nouveau-Mexique (Texas, Californie, territoires de l’Utah, du Nevada, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, soit le tiers de sa superficie). Le 15 mars 1848, la découverte d’or dans la rivière Sacramento se dévoila en un gisement exceptionnel (la fièvre se répandit dans le monde entier). Plus de quatre millions de pionniers arrivèrent d’Europe (quarante neuvards "Fourty Niners"). Plus de 700 tonnes d’or furent extraites en une dizaine d’années seulement, au prix de nombreuses vies humaines. La découverte de ces mines en entraîna d’autres, jusqu’au nord du Canada et en Alaska. Les premières mines d’or sont ouvertes à Sutter’s Mill (une scierie au bord de l’American River en Californie). Au fur et à mesure de la découverte des filons, les villes poussent comme des champignons (commerces, Eglises, hôtels, saloons, bureau de poste, épiceries, prison ), avant de disparaître aussi vite. Dans l'Ouest américain, les villes fantômes sont partout, surtout en Californie,au Colorado et au Nouveau-Mexique. Aujourd'hui, ces villes fantômes, habitées tout au plus une centaine d'années, sont les vestiges désertés, souvent sinistres, du passé du Far West, tumultueux et plein d'espoir, qui attire encore quelques aventuriers fasciné par le théâtre légendaire de la grande ruée vers l'or. Tables de jeu couvertes de poussière, magasins délabrés ou carcasses de voitures rouillées, une enseigne à demi bringuebalante qui résiste sur la façade d'une maison en ruine. Ainsi imagine t-on une ville fantôme dont certaines avaient parfois mauvaise réputation. C'était la période dorée des villes du Far West de légende, avec leur lot de personnages patibulaires, de meurtres, de bagarres, et de fortunes vite faite. La raison du déclin de ces villes fantômes fut la même pour toutes, l'épuisement des ressources minières et la fermeture progressive des exploitations. Certaines ne fonctionnèrent qu'un à deux ans, d'autres plus longtemps, mais la fin fut la même, et la fermeture des exploitations (raison de ces villes), signifiait la fin de la seule source de travail. Les habitants délaissèrent petit à petit ces entités pour trouver du travail ailleurs, et c'est ainsi que ces entités devinrent des villes-fantômes. Hollywood a souvent magnifié la conquête de l'Ouest, confondant légende et réalité avec ses cow boys, ses chercheurs d'or, ses hors-la-loi (Jessie James, la bande Youger, Butch Cassidy, Billy the Kidd, Sam Bass, les frères Dalton, John Wesley Hardin).

 

 

 


 

 

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lundi, 31 août 2015

Les Afros-Américain dans la musique.

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Le blues est enraciné profondément dans l’histoire américaine, particulièrement des racines qui remontent à l’histoire afro-américaine. Le terme blues vient de l'abréviation de l'expression anglaise "blue devils" (diables bleus), qui signifie "idées noires". Ses inventeurs étaient des esclaves, anciens esclaves et les descendants d’esclaves (métayers afro-américains qui chantaient en trimant dans les champs de coton et de légumes). Le blues a évolué d’une forme spirituelle, des chants africains (purement de travail), des hurlement sur le terrain, vers le fifre et le tambour de musique rurale. Qui dit blues, dit forcement chagrin, trahison, regret (vous avez perdu votre emploi, votre compagnon vous a laissé tomber, votre chien meurt. Vous avez le blues). Bien que le blues traite souvent d’un combat personnel, la musique elle-même vous emmène bien au-delà du simple apitoiement de soi. Le blues est aussi la force de surmonter la malchance, exprimez ce que vous ressentez, vous débarrasser de la frustration, et de s’amuser tout simplement. La musique blues est aussi viscérale, émotionnelle, qu’aucune forme de musique ne permet de communiquer l’émotion d’une manière aussi authentique. Aucune personne n’ a inventé le blues, quoique certains artistes veulent se l’attribuer. Au milieu des années 1800, le Grand Sud a accueilli des centaines d’artistes de blues qui ont contribué à façonner la musique. Malheureusement, beaucoup de cette musique originale a suivi ces métayers à leurs tombes. Mais l’héritage de ces premiers pionniers du blues peut encore être entendu dans les années 1920 et 1930. Cette musique n’est pas très loin des hurlement sur le terrain et les chants de travail des esclaves. Beaucoup de ses premiers musiciens de blues ont incorporé le blues dans un répertoire plus large qui comprenait des chansons folkloriques, de la musique de vaudeville, et des airs de troubadour.

esclavagistes.jpgEn 1619, les premiers Noirs foulent le sol américain, débarqués d’un navire hollandais, pour travailler dans les plantations de Virginie aux côtés de serviteurs blancs venus d’Europe. Pendant plusieurs décennies, et alors qu’ils commencent à affluer vers toutes les colonies américaines, leur statut n’est pas déterminé. Mais dès 1640, dans les constitutions du Maryland et de la Caroline, l’esclavage est attesté. Progressivement, des esclaves d’Afrique sont installés dans les colonies centrales et du nord, certains venant aussi des Antilles, du Brésil. En 1700, l’esclavage est devenu une réalité pour les colonies du Sud qui possèdent des "codes noirs", privant les Noirs de leurs droits, et en faisant des esclaves à vie et héréditairement. Pendant le XVIIIème siècle, les arrivées d’esclaves sont massives, le besoin de main d’œuvre étant grandissant dans les champs de coton du Sud, fournisseurs des industries européennes (https://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk)


jim-crow.jpgSi les Afro-Américains connaissent très bien la signification de "Blackface" puisqu’elle est liée à leur Histoire (le Blackface remonte à plusieurs siècles).A l’origine, le Blackface était une forme théâtrale très populaire au XIXème siècle et qui avait pour but de stigmatiser et tourner au ridicule les personnes Noires afin d’amuser les Blancs. Il était surtout pratiqué dans des Minstrel Show, des spectacles mêlant chants, danse, musique et scènes comiques. Le Blackface fût ensuite transposé aux vaudevilles (spectacles de music-hall), où des acteurs Blancs se couvraient de maquillage pour imiter des Noirs. Parfois des personnes de couleurs étaient exhibés, mais le plus souvent les comédiens pratiquant le Blackface étaient Blancs et se déguisaient en Noirs pour les tourner en ridicule. On retrouve trace de cette pratique en Europe dès le XVIe siècle, avec l’Othello de Shakespeare qui était systématiquement interprété par un comédien blanc maquillé en noir. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle que le blackface devient un genre à part entière dans des spectacles américains appelés minstrel shows où des acteurs blanc grimés dansent et chantent en se moquant des Noirs. Premier d’une longue série, Thomas Rice, un émigrant anglais, se produit dès 1828, dans le sud des Etats-Unis en interprétant la tristement célèbre chanson Jump Jim Crow , le visage et les mains noircis. Ce personnage de Jim Crow servira par la suite à nommer les lois ségrégationnistes en vigueur dans les Etats du sud du pays.


guerre-de-secession.jpgEn novembre 1860, Abraham Lincoln est élu président. Les Etats du Sud quittent l’Union, et la guerre civile éclate le 12 avril 1861 (guerre de Sécession) . Si Lincoln est personnellement opposé à l’esclavage, il ne souhaite pas véritablement l’abolir. A la veille de la guerre dont l’issue conduira à l’abolition de l’esclavage (1865), environ 4,5 millions de Noirs vivent aux Etats-unis (la quasi-totalité de la population noire vit en zone rurale). L’espoir noir commence à naître dans les Eglises noires. L’Eglise est la seule institution leur appartenant totalement (les lieux de culte sont ségrégués) et où les individus peuvent s’exprimer librement. En raison du manque de moyens et de formation, les hommes d’Eglise noirs sont plus des prêcheurs que des pasteurs (toute la vie sociale est organisée autour et par l’Eglise), qui s’affirment comme leurs leaders, élabore une véritable société africaine-américaine, croyances, morale, culture. Et, bien sûr, la création d’une musique religieuse qui s’appuyant sur la Bible et les enseignements des Méthodistes, devient "Negro Spirituals" avant d’être "Gospel" (parole de Dieu ou l’Evangile). A partir de 1880, des prédicateurs itinérants, souvent des handicapés inaptes aux durs travaux des champs, chantent l’Evangile en s’accompagnant d’un instrument en échange du gîte et du couvert. Le blues puise une partie importante de ses origines dans ces courants musicaux religieux et sera presque toujours un texte avec une morale finale, une sorte de “sermon profane”. Des talent scouts passent alors le Sud au peigne fin, s’adressant aux bazars-stations services qui diffusent aussi des programmes radiophoniques à destination du monde rural. On enregistre ainsi en masse un peu tous les musiciens rencontrés qui chantent et jouent le blues. Ces disques sortent dans des séries spéciales destinées au public africain américain baptisées par euphémisme “Race Records” (disques phonographiques). Grâce à ces disques, on a une idée de ce qu’ont été ces premiers blues, leurs terroirs, leurs styles fort différents les uns des autres, leurs interprètes. En effet, cette forme de chanson noire a essaimé un peu partout dans le Sud des Etats Unis en prenant ici et là des caractéristiques régionales très particulières. Le travail y est rythmé par les "work-songs" (chant de  travail) et "field-hollers" chants a-capella basés sur des appels et réponses entre un soliste et un collectif, la vie sociale y est ponctuée par des rituels d’origine africaine à l’occasion de cérémonies religieuses (https://www.youtube.com/watch?v=ZXlCB31i_5U). Il est probable que le "Holler" est le précurseur du blues, bien qu'il puisse à son tour avoir été influencé par les enregistrements de blues. Les "ring-shout" qui ont survécu jusque dans la culture hip-hop étaient des rituels extatiques réalisés en cercle, accompagnés de claquements de main et de frottements de pieds sur le sol durant lesquels celui qui se sentait inspiré, se mettait au centre pour effectuer une figure particulière de son invention (https://www.youtube.com/watch?v=HALS2fQ86E0). Dans la société sudiste post-esclavagiste, apparaissent aussi différentes formes de spectacles musicaux, le plus souvent itinérants, qui présentent toujours des parties musicales jouées et chantées (le théâtre de Vaudeville - Music hall américain)," les medicine shows" (spectacles destinés à faire vendre un élixir miracle), fêtes populaires et kermesses avec toujours des concours de folk songs et de virtuosité instrumentale. Les Noirs y sont abondamment représentés. Enfin, des chansonniers (Songsters) parcourent aussi le Sud en duo ou en solo, dansant, chantant, jouant des folk songs qui, interprétés par des songsters noirs, relatent les exploits de héros noirs qui valorisent l’auditoire. C’est très vraisemblablement parmi ces songsters, professionnels itinérants, que se crée une nouvelle forme de folk song africain américain, le blues, qui, contrairement aux autres folk songs qui content presque toujours l’histoire d’un autre, prend la parole à la première personne et dit "je" pour relater la vie des Noirs dans une société ségrégationniste où les Africains Américains n’ont pas la parole. Bientôt, certains songsters ne chantent plus que ces nouveaux blues. On les appelle alors des bluesmen.

delta blues sounds.jpgLe Delta blues, souvent considéré comme le style le plus ancien de blues. Le morceau est très souvent joué de façon très rythmique sur un seul accord (Charlie Patton, Tommy Johnson, Son House, Skip James, Bukka White, Big Joe Williams, Robert Johnson…)

 

piedmont.jpgLe blues du Piédmont, des Appalaches (région du Piedmont, sur la côte Est), est très différent. Il raconte une histoire, le jeu de guitare reprend les accords du ragtime (venu des Caraïbes et joué d’abord au piano) et la virtuosité instrumentale est constante (Blind Blake, Blind Boy Fuller, Josh White, Gary Davis).

 

Les bluesmen.jpegLes bluesmen. Ce sont souvent des semi professionnels qui laissent une grande part à l’improvisation. Ils sont seuls dans leurs déplacements et sont rejoints par des petits orchestre lorsqu’ils donnent une représentation dans une gare, un camp, un bar ou un bordel, c’est d’ailleurs là l’origine de l’introduction du piano dans le blues du delta (de nombreux camps avaient leur propre pianiste chargé d’animer le bar d’où l’origine du style barrelhouse). Ils suivront les migrations de population d’abord de la campagne vers les villes comme Memphis, Saint Louis, Atlanta ou la Nouvelle Orleans en raison de l’accroissement de la production d’acier et de coton puis vers le nord par la suite. (Big Joe Williams, Bukka White, John Hurt, Robert Johnson, Elmore James, John Lee Hooker...)

texas_blues_guitar.jpgLe blues du Texas (beaucoup plus tardif), il incorpore beaucoup de styles de guitare et de chant mexicain des vaqueros (ouvriers agricoles montés sur des chevaux), les histoires sont poignantes mais aussi pleines d’humour, le jeu de guitare est parcimonieux, note par note, joué bientôt non plus avec les doigts mais avec un plectre ou médiator (Blind Lemon Jefferson, Texas Alexander).

 

 

Le style blues de Chicago..jpgLe style blues de Chicago. La grande particularité du blues de Chicago est d’avoir unifié les différents styles blues de l’époque (principalement le blues rural traditionnel et le blues urbain naissant) tout en y apportant son aspect électrique. C’est un blues électrique et joué en groupe. Le calibrage des chansons prévu pour l’enregistrement rend sa composition plus soignée et la présence de plusieurs instruments fait évoluer l’aspect rythmique de la musique vers une partie soliste avec des improvisations pour chaque instrument sur scène (y compris pour la basse et la batterie). Ce blues s’avère être beaucoup plus musical et dansant que ses prédécesseurs grâce à l’adjonction de nouveaux instruments (parfois même des cuivres empruntés au jazz) et le fait de jouer en groupe ce qui lui assurera un succès immédiat. (Willie Dixon, Elmore James, Muddy Waters, Howlin’ Wolf....)

spirituals.JPGLe gospel, est une musique religieuse des Noirs américains. Dans certaines églises chrétiennes, il fait partie du service religieux. Le mot gospel signifie "évangile". Les chants louent Dieu et Jésus. Souvent, ils décrivent aussi les moments difficiles vécus par les hommes. Le gospel est interprété par des solistes (des chanteurs seuls) et des chœurs (des groupes de chanteurs). Les chants sont entraînants et émouvants. Ils sont accompagnés par plusieurs instruments, comme des orgues, des guitares, des banjos ou des cuivres. De nombreux chants reposent sur le principe de l’appel-réponse. Le soliste dirige en chantant une phrase, à laquelle le chœur répond par une réplique répétée. Les racines du gospel remontent aux esclaves africains qui vivaient en Amérique du Nord. Sans oublier leur culture, ils découvrent puis se passionnent pour la religion chrétienne. Ils se comparent aux Hébreux captifs en Egypte, pensent au peuple d'Israël et rêvent du Canada où l'esclavage est interdit. Ils se mettent à chanter des prières et à improviser des sermons. Ce mélange de fragments mélodiques connus, de versets libres (parlés ou chantés), d'interjections de l'assemblée est appelé "Negro Spiritual". 1960, la musique noire.jpgA partir de 1960, la musique noire a été reconnue aux Etats-Unis puis dans le monde entier, le blues a obtenu ses lettres de noblesse, mais a du même coup perdu ce qui faisait sa principale spécificité et son aspect communautaire, il a perdu cet aspect ethnique qui lui a donné naissance, si important aux yeux des Noirs-américains. Leur musique ne leur appartenait plus, ils s’en sont donc éloignés pour créer de nouvelles formes musicales plus identitaires, reconnue par l’Etat américain au cours de ces mêmes années au plan politique après une longue lutte menée par le peuple noir tantôt de manière pacifique (Martin Luther King), tantôt de manière violente (Malcom X et les Black Panthers). Cette reconnaissance politique ne suffisait pas à un peuple pour lequel la musique avait toujours été un moyen d’expression fondamental. Il fallait exprimer cette nouvelle place dans la société américaine par une nouvelle musique. Ce fut fait avec la Soul music, la musique de l’âme (soul) noire-américaine, qui fait dire à James Brown, "Say it loud" (dites-le très fort) et le public, enflammé, de répondre "I’m black and I’m proud" (Je suis noir et j’en suis fier). Cette nouvelle musique noire, de Ray Charles, Otis Redding… inspirée du Rhythm’n Blues et des gospels a dès sa naissance été exploitée commercialement et a connu un succès international tout comme, par la suite, toutes les nouvelles formes musicales inventées par les noirs-américains (le Disco, le Funk, le Break, le Smurf, le Rap, etc.). Les noirs-américains sont à l’origine de toutes les créations musicales populaires aux Etats-Unis depuis l’après-guerre, le blues détaché de ses racines ne sera plus jamais ce qu’il a été, mais il est et restera une musique de l’âme humaine, universelle, avec pour trame fondamentale "le sang, la sueur, les larmes, les désirs et les frustrations". Le calvaire des esclaves noirs en Amérique est aujourd’hui entendu et compris par beaucoup de blancs grâce à cette musique populaire capable d’atteindre une puissance émotionnelle et une profondeur de sentiments exceptionnelles. Au final, une vie entière de douleurs pour satisfaire les appétits de l'homme, un destin tragique d'où ont d'ailleurs jailli les admirables negro spirituals, chants de détresse de tout un peuple meurtri, témoignages vivants de l'atrocité subie, endurée pendant si longtemps sans qu'aucune conscience ne soit heurtée.

guitare.jpgLa guitare, est presque l’instrument emblème du blues. Rare dans les Etats du Sud avant la fin du XIXème siècle et longtemps considéré comme un instrument de pauvres, pratique, transportable et de possibilités bien plus larges que le banjo ou le violon (fiddle) qui étaient jusqu’alors les instruments favoris des musiciens ruraux, est devenue la compagne obligée des musiciens itinérants au moment où s’est développé le genre blues. La guitare est jouée très différemment selon les musiciens et selon les régions: en simple battement sur des accords (strumming) dans le Delta, avec tous les doigts de la main gauche qui décomposent les accords note par note dans un tourbillon de notes (fingerpicking) dans le Piémont appalachien.

pianos.jpgLe piano, l’instrument noble par excellence, a aussi été très utilisé dans le blues par des musiciens qui se voulaient plus urbains et qui avaient des engagements dans des lieux fixes (cabarets, bars, cinémas muets). C’est parmi eux que se sont développés plusieurs styles originaux, le ragtime d’abord (venu des Caraïbes) et le boogie woogie, blues en huit mesures et exécuté à vive allure, qui sera l’ancêtre direct du Rock’n’roll. (Roosevelt Sykes, Memphis Slim, Otis Spann)

musique à bouche.jpgL’harmonica, d’abord un simple jouet pour enfants, a été amené aux Etats Unis par les migrants allemands. Facile pour une première approche, très transportable, peu onéreux, son succès a été très vite considérable. Les premiers enregistrements d’artistes noirs les montrent imitant des trains ou des animaux. Mais à partir du début des années 1930, l’harmonica s’insère dans des orchestres à Memphis (jug bands) puis à Chicago. Grâce à ces virtuoses, l’harmonica prend progressivement une grande place dans l’orchestre de blues (Hammie Nixon, John Lee "Sonny Boy" Williamson, Little Walter, Big Walter Horton…)

La Washboard.jpgLa Washboard (planche à lessiver), utilisée comme instrument de percussion, frappée par les doigts coiffés de dés à coudre. Utilisée telle que ou agrémentée d'une cymbale, d'un wood-block, d'une cloche, etc. ; parfois remplacée par une tôle finement ondulée portée en plastron.

 

 

 

Saxophones, batterie, contrebasse,.jpg

Saxophones, batterie, contrebasse, etc… proviennent essentiellement du jazz, une musique née à La Nouvelle Orléans qui a essaimé, connu un énorme succès populaire et fortement marqué les orchestres de blues.

 

 

 
 

la liberté.jpgPendant les trois ou quatre siècles qu'a duré la traite atlantique, on estime à 4,65 millions le nombre d'esclaves transportés par le Portugal (la colonie portugaise du Brésil faisant office de plaque tournante vers le reste des Amériques). On parle peu des Arabes qui ont fait un commerce des esclaves plus important, plus longtemps et qui dure peut-être encore. La traite orientale, organisée par les musulmans vers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à travers le Sahara et l'océan Indien du VIIIe au XIXe siècle, a concerné quant à elle 17 millions d'Africains. La traite atlantique, du XVe au XIXe siècles, a concerné un total d'environ 11 millions d'Africains, en majorité des esclaves de naissance vendus par les chefs africains ou les marchands arabes (2,60 millions d'esclaves transportés par la Grande-Bretagne, 1,60 million d'esclaves transportés par l'Espagne, 1,25 million d'esclaves transportés par la France, 0,5 million d'esclaves transportés par les Pays-Bas, 0,1 million d'esclaves transportés par les États-Unis).

_La Migration.jpgLa migration est un phénomène aussi ancien que l’humanité. C’est par la migration qu’à partir des premières souches émergées de l’animalité, quelque part en Afrique orientale ou ailleurs, l’homo sapiens a peu à peu peuplé la terre. Dès les débuts de l’ère historique, les premières traces écrites, nous assistons à des mouvements de population, massifs ou progressifs, violents ou pacifiques, souvent attirés par les civilisations les plus avancées, elles-mêmes écloses dans les terres les plus fertiles. La Bible nous fournit un bon reflet de ce phénomène universel. Les pérégrinations d’Abraham et de ses descendants nous fournissent un condensé des migrations (répulsion, attraction, motifs qui poussent à partir). La famine qui force les fils d’Abraham à chercher des vivres en Égypte, l’accueil dans ce pays qui les y installe et profite de cette main d’œuvre immigrée; plus tard les discriminations et les persécutions dont ils sont victimes (leur nombre, leur prospérité). Beaucoup plus tard, après la destruction des Royaumes d’Israël et de Juda, ils connaîtront la déportation forcée (autre cas de figure).

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

samedi, 13 juin 2015

L'Ouest américains (2)

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ouest.jpgAu nord du Rio Grande, dont personne ne savait si on était en terre mexicaine ou aux Etats-Unis, les Américains annexèrent le Nouveau Mexique qui, ajouté à la Californie de l’époque, recouvrait une bonne partie des Etats actuels (Arizona, Nevada, Utah, Californie, Nouveau Mexique, Wyoming et Colorado). Puis, l’Oregon est cédé par les Anglais, ajoutant un morceau de côte Ouest. La découverte de filons d’or et d’argent attira 80.000 migrants venus chercher ces métaux précieux. Ces pionniers franchissaient 3.000 kilomètres en chariots, pour s’installer sur ces terres inhospitalières et les bourgades rencontrées avait une population se comptant en dizaines d’habitants. L’arrivée d’un convoi de chariots doublait ou triplait le nombre d’habitants, provoquant des problèmes d’habitat. Selon les rumeurs relatives aux mines d’argent et autres filons d’or, les migrants s’y précipitaient. Il y eut pour le seul Colorado, 100.000 candidats en 1859, venus pour la plupart en célibataires. Ils logeaient à la belle étoile ou dans des auberges et autres boarding houses, faites de tentes ou de cabanes. En dehors de ces bourgades et de leurs agrégats de demeures, des vastes territoires s’étendaient à perte de vue. Tout cela signifiait un territoire de 7 millions de km² s’étendant d'un océan à l'autre, soit le triplement de la surface du pays, entre 1803 et le milieu du siècle. Beaucoup de ces territoires ajoutés, avaient un climat semi-aride et attiraient tout de même beaucoup de monde. Les repas tournaient autour des sempiternels haricots au lard, avec la même crêpe de maïs et le même liquide sale et tiède, affublé du nom de café. Il y avait à côté, des estaminets où l’on pouvait boire, jouer aux cartes ou s’asseoir, mais le propriétaire n’était pas un philanthrope et il fallait consommer. Donc, les saloons (on ne les appelait pas encore ainsi) étaient présents. A Taos, à Santa Fe ou au Nouveau-Mexique, il y avait de rares "cantinas" mexicaines, jusqu'à ce que les nombreux saloons poussent partout où les pionniers établissaient un campement. Le premier endroit appelé "saloon" à vu le jour à Brown’s Hole près de la frontière entre Wyoming, Colorado et Utah. Créé en 1822, le "Brown’s Saloon" servait les trappeurs durant la grande période de la traite des fourrures. Ces bars ou saloons, construits avec des matériaux trouvés sur place. On avait même, installé un saloon dans la coque d’un navire échoué et un autre simplement dans un trou creusé sur le flanc d'une colline. Dans ces tentes, ces trous ou ces cabanes, on servait du whisky fait maison, à partir d'alcool brut, du sucre brûlé et du tabac à chiquer. Le breuvage était qualifié par des humoristes, de "Tarantula Juice", (jus d’araignée vénéneuse) ou "Coffin vernis" (vernis de cercueil). On servait aussi de la bière faite maison et comme il faisait très chaud, elle perdait sa mousse. On pouvait aussi avoir du vin de cactus mélangé de tequila et d’une variété de thé. Il arrivait au tenancier d’ajouter à telle boisson forte, de la térébenthine, de l’ammoniac, de la poudre à fusil ou de poivre de Cayenne pour la rendre plus mâle et en faire un véritable tord boyau. On qualifiait ces endroits de cantina, d’abreuvoir, de moulin à gin. La qualité de ce qui était servi était loin d’être égalé, jusqu’au jour où des hôtels plus luxueux ouvrirent (avec leur saloon).



 

Meeker Co Saloon,1899.JPG

 

saloon.jpgDes bourgs qui grossissaient très vite, cherchaient à attirer un bel hôtel ou un restaurant (si possible français) pour se rendre plus attrayant. Après un premier hôtel (avec saloon) érigé dans l’agglomération, des saloons autonomes s’égrenaient comme une trainée de poudre. En 1848, Santa Barbara (Californie), n'avait qu'une cantina, mais dès la découverte de l'or, la ville a eu ses trente saloons. Livingston (Montana), avec ses 3000 habitants comptaient trente trois saloons qui étaient très rapidement, rentables. …Et quand la ville se développait, les saloons étaient mieux décorés (cornes, éperons, têtes de cerfs et selles ornaient les murs). De même les assiettes en étain et les écuelles en bois, étaient remplacées par de la porcelaine et des verres à pied de Bohême faisaient leur apparition. Souvent, il y avait une peinture de femme dénudée suspendue derrière le bar. A l’Ouest, les extérieurs de saloons finirent par se ressembler avec leur façade en bois, portes battantes, poteaux pour attacher son cheval et parfois, une source d'eau à proximité pour le faire boire. Le comptoir était relativement long pour accueillir un nombre élevé de clients debout. Il y avait des crachoirs tout le long du bar. Le whisky venait alors de l’Est des États-Unis et même d’Europe, plus de bière brassée servie chaude, mais de la "Budweiser". La bière était moins servie que le whisky (jusqu’à la pasteurisation et le froid artificiel, introduits en 1880 par Adolphus Busch). Avant, le client devait boire rapidement sa bière, elle se réchauffait encore plus et devenait imbuvable. C’est ainsi que la marque de bière "Budweiser" fut lancée dans l’Ouest du pays. Pour les buveurs de bière, le patron prévoyait quelquefois le long de la corniche, des serviettes pour que les clients puissent essuyer la mousse de la bière de leurs moustaches. On servait aussi des boissons fantaisie, comme le "Pisco Punch" qui a été le cocktail le plus célèbre de San Francisco durant plus de 50 ans. Avant le creusement du Canal de Panama, les voiliers à destination de San Francisco devaient faire le tour de l’Amérique du Sud et s'arrêtait en cours de route, au Pérou. Ils rapportèrent de l'eau de vie locale que l’on appelait "Pisco" avec laquelle on faisait le "Pisco Punch". A défaut de préparer des choses aussi compliquées, le barman versait parfois du whisky sur le feu pour montrer aux Indiens les propriétés éminemment inflammables de la "Firewater". L’idée d’inclure un free lunch s’installait dans l’esprit des tenanciers de saloons. Il pouvait être tout à fait rudimentaire ou par la suite, devenir très élaboré. La valeur du repas était généralement plus élevée que le prix d'un verre unique, mais les tenanciers espéraient voir les clients, recommander ou du moins, en parler autour d’eux, amorçant le bouche à oreille qui amènerait d’autres clients. En 1875, un article du New York Times précisait que le free lunch était une particularité typique de la Nouvelle-Orléans, et ajoutait que "Dans chacun des saloons de la ville, un sorte de repas est servi gratuitement tous les jours...". Des milliers d'individus de cette ville vivent entièrement sur les repas pris de cette façon. Le processus de réaction en chaîne (boire-grignoter, grignoter-boire) se poursuivait pendant des heures, au cours desquelles les clients finissaient par consommer beaucoup d'alcool. Le menu du Free lunch variait d’un endroit à l’autre. Si le barman était allemand, il y avait des tranches de blutwurst, zervelatwurst, et landjaegers pour tenter les clients. Si le propriétaire était italien, on trouvait des calzones et du pepperoni (pas du poivron qui est la traduction exacte du mot, mais un saucisson piquant). A Chicago, on offrait aux clients réguliers, d’épaisses tartes à la crème. Dans le Sud-Ouest les clients pouvaient se servir à partir d'un bol de chili con carné, ou grignoter de nachos faits petits carrés de tortillas croquantes avec des frijoles et du fromage fondu. D’autres fois, les tenanciers faisaient un plat du jour qui variait tous les jours… Certains saloons se voulaient éclectiques (tendances diverses) et offraient "une huitre frite, une palourde, ou un œuf dur avec chaque verre" en plus de la partie libre-service. Le mot lunch ne devait pas être pris à la lettre car c’était quelquefois un free breakfast ou un free dinner et les mêmes produits bien salés attendaient patiemment (matin, midi et soir). Après l’instauration de la prohibition et la fin des saloons, les vieux de la vieille décrivant les free lunches des grands palaces, parlaient de dîners gastronomiques où étaient servies de minuscules boulettes de viande savoureuse, du gruyère français, du jambon cru, et autres mets… Les comptoirs de ces endroits étaient recouverts d’impeccables nappes blanches et d’assiettes contenant des choses délicieuses pour satisfaire les goûts les plus exigeants... Il fallait toujours des aliments (très) salés (bretzels, pain de seigle, hareng fumé, cacahuètes, saucisses poivrées, choucroute, harengs, rollmops, cornichons à l'aneth…) La théorie sous-jacente étant que les choses bien salées poussaient à boire des chopes de bière et autres boissons. Dans bien des cas, le verre que l’on buvait coûtait quinze cent et ce que l’on mangeait, commandées dans un restaurant, revenaient à plus d’un dollar. Un article de 1872, du New York Times évoque ce que le journaliste appelle les flâneurs et les  "hommes free lunches" qui ne travaillent pas et qui s’installent dans les saloons en se faisant offrir un verre par des inconnus et dévorent tout ce qu’ils peuvent, cherchant à passer inaperçu du barman. saloon ouest.GIFFinalement, il y avait tous les types de saloons imaginables (des salles de jeu, des restaurants, des salles de billard, des saloons avec salle de danse, des bowling saloons, etc.) Dans de nombreux endroits très fréquentés, le saloon ne fermait jamais et recevait des clients, 24 heures par jour, sept jours par semaine et certains n’avaient même pas une porte d'entrée qui se ferme. En parallèle, le free lunch devint une expression reprise dans la littérature des États-Unis des années 1870 à 1920. Même le guide Baedeker paru en Français en 1905, disait que l'eau glacée (déjà) est la boisson naturelle des Américains, que les bars sont une spécialité américaine. On y boit de la bière, rarement du vin et surtout ces combinaisons de boissons, dites "American Drinks". Une petite collation froide (allusion aux free lunches) n'est pas portée en compte (toutes les consommations se prennent debout). On ne peut parler l'Ouest, sans parler des centaines, voir des milliers de saloons dans l'Ouest américain. Le terme lui-même de "saloon" évoque une image Hollywoodienne dans nos esprits d'un Far West avec des façades en bois, une grande rue poussiéreuse, des portes battantes toujours présentes dans les saloons, le cow-boy à la longue barre polie du comptoir à la recherche d'un whisky pour sa gorge desséchée. Dans presque tous les saloons, il y a une longue barre, généralement en chêne ou en acajou et polie d'un éclat magnifique. La base de la barre serait un rail de pied en laiton brillant avec une rangée de crachoirs espacés le long du plancher à côté de la barre, et des serviettes suspendues pour essuyer la mousse restée sur les moustaches. La richesse des saloons est proportionnelle au développement et à la réussite des villes dans lesquelles ils se sont implantés, les décorations traduisant le plus souvent les idéaux de la clientèle. On peut ainsi relever que dans les prairies, on trouvera des cornes, des éperons ou des selles ornant les murs, tandis que, dans les montagnes, un client sera satisfait de regarder des têtes de cerfs ou d'élans empaillées. Sans parler des nombreuses peintures de femmes nues accrochées derrière le bar. Une question que beaucoup se pose est de savoir si les saloons avaient vraiment des portes battantes de style cow-boy. Ces types de portes effectivement appelées parfois "chauve-souris", étaient en fait, dans de nombreux saloons, mais, loin d'être aussi souvent comme dépeints dans les films western (c'est tout simplement que le héros pouvait faire irruption dans la porte battante, et jeter le méchant à travers). Elle possède des battants libres qui permettent une ouverture dans les deux sens, ceci grâce à un mécanisme d'entraînement qui remplit à la fois la fonction de poussée et de traction. Ils sont pratiques car ils ont un accès facile, il réduise la poussière de l'extérieur, fourni une ventilation et permet aux gens de voir qui entre. La plupart des berlines (saloon), ont des portes pleines à l'extérieur (même ceux qui ont des portes battantes), pour protéger l'intérieur contre les intempéries, ou la fermeture du saloon, certaines berlines n'avaient pas de portes, car ils étaient ouverts 24 heures par jour. Dans les saloons de l'Ouest, les autres ethnies ne sont pas tolérées. Les Indiens y sont interdits par la loi. Un homme noir peut occasionnellement y être accepté, à contre-coeur, si c'est un joueur ou un hors-la-loi. Un Chinois risque sa vie s'il pénètre dans un saloon. Cependant, il existe un type "d'homme blanc" qui n'est pas le bienvenu dans un saloon, le soldat, qui représente le symbole de l'autorité pour la majorité des hommes de l'Ouest, pour la plupart aventuriers, bannis, déserteurs ou ne correspondant tout simplement pas aux critères du "bon" Américain. En règle générale, les hommes de l'Ouest ne boivent pas seuls et jamais à la maison. Il est de coutume qu'on offre à boire à l'homme qui se trouve à côté de soi. Si un étranger arrive et qu'il manque à cet usage, on lui demandera des comptes. Pire encore, ce sera une terrible insulte s'il refuse un verre, indépendamment de la boisson proposée. Toutefois, si un homme arrive et avoue être assoiffé, peu d'hommes lui refuseront un verre. Par contre, on lui règlera son compte (ou pire) s'il a commandé un verre, tout en sachant qu'il ne pourra pas le payer. Pour les raisons culturelles de l'époque, les femmes respectables sont également exclues. A part les "girls", les femmes ne pénètrent pas dans un saloon (tradition qui va perdurer jusqu'à la Première Guerre mondiale). En représailles, les dames seront en tête du mouvement pour la prohibition. Apparue d'abord dans les villes minières, particulièrement lors de la ruée vers l'or en Californie, la prostitution se développe rapidement dans les villes-champignons de l'Ouest, attirant de nombreuses travailleuses de l'Est et du Middle West. Dans de nombreuses villes, le taux de femmes "honnêtes" par rapport à la population masculine est de 1%, encourageant ainsi le commerce sexuel. Jusque dans les années 1890, les mères maquerelles ont en général dirigé ce commerce, après quoi les souteneurs ont pris le dessus, et les conditions de vie des femmes prostituées ont globalement décliné. L'aspect des bordels des villes de l'Ouest dépeint dans les films est peu réaliste, car l'apparence de la plupart des prostituées était beaucoup moins attrayante que celle des starlettes d'Hollywood. La place de la prostitution et du jeu était centrale dans ces villes de l'Ouest, et ce n'est que plus tard, quand la population féminine a augmenté, et que l'influence des institutions judiciaires ou religieuses sont apparues, que la prostitution est devenue moins flagrante, plus réprimée et moins commune.


 

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L'expression mort ou vif apparaît le plus souvent dans les avis de recherche lancés contre les criminels, et plus particulièrement les meurtriers. Elle signifie que la récompense est remise au chasseur, que la personne recherchée soit abattue ou capturée vivante. Toutes les cultures partagent le même engouement pour la justice établie par le mythe du héros. Toutefois, ce héros ne peut vaincre que par la violence. Tous ceux qui ont vu des films de cowboys dans l’ouest américain se souviennent des affiches "Wanted Dead or Alive" (recherché mort ou vif), montrant la photo d’un criminel et la somme d’argent offerte pour sa capture ou son cadavre. Le crime commis par la personne recherchée pouvait aller du vol au meurtre. L’affiche laissait entendre que le criminel représentait une telle menace pour la bienséance et la sécurité de la société que son élimination était garantie. La violence, que tous prétendent détester, est néanmoins toujours la seule solution réaliste. Nous disons que nous n’approuvons pas la violence, mais nous la choisissons tout de même parce qu’elle nous semble la seule option capable de mater le méchant.

John_Wesley_Hardin.gifhardin_in_death.jpgJohn Wesley Hardin (alias "Wes Hardin", alias "Little Arkansas") est né en1853, à Bonham au Texas (Hardin a figuré dans plusieurs romans sur le Far West comme Streets Larry McMurtry de Laredo, JT Edson "Floating Outfit", James Carlos Blake, The Pistoleer (1995), et les «Quatre Sixes To Beat: The Tale of a Killer par Bruce N. Croft (2004). Il était le second fils d'un pasteur méthodiste itinérant, faisant également parfois office d'instituteur et de juge. Quand éclata la guerre de sécession, sa famille embrassa d'emblée la cause Confédérée. Quatre ans plus tard, à l'issue de cette guerre civile, il avait appris ce qu'était la haine et les exactions commises par l'administration nordiste envers les habitants du Sud qui ne firent qu'entretenir cette rage. A 15 ans, il tua son premier homme, un ouvrier noir avec lequel il avait eu maille peu de temps avant. Selon certaines sources, l'homme armé d'un gourdin reçu trois balles dans l'abdomen avec un colt 1860 Army. John Wesley pris la fuite, pour éviter d'être face à un tribunal nordiste. Il en profita au passage pour abattre trois soldats qui le pourchassaient. Réfugié chez un cousin, Simp Dixon, il fut rattrapé par l'armée et s'ensuivit un nouvel échange de coups de feu au cours duquel les deux cousins tuèrent deux homme avant de s'enfuir chacun de leur côté. On le retrouve un peu plus tard employé dans un ranch de Navarro (Texas), mais il reprit bientôt la route après le meurtre d'un joueur, Amos Bradley, qui l'avait accusé de tricherie. A Horn Hill, toujours au Texas, il tua un employé du cirque des frères Robinson qui tentait de l'expulser car il refusait de payer son entrée et parvint à se sauver une fois de plus. Plus loin, dans la ville de Kosse, il tua d'une balle dans la tête un proxénète du nom d'Alan Comstock, pour un différent de 100 $ et les beaux yeux d'une prostituée dont il s'était accaparé les faveurs (à cette époque, Wesley avait 18 ans avec 8 morts à son actif). Il fit bientôt une nouvelle victime à Waco lors d'une querelle de jeu et fut capturé près de Longview mais sorti un revolver dissimulé et abattit un métis chargé de le garder. Il fut à nouveau fait prisonnier par trois policiers d'état alors qu'il filait vers le Mexique et réussi à les tuer tout les trois on ne sait trop comment, puis renonçant à traverser la frontière, il se rendit à Gonzales. Là il travailla dans le ranch de ses cousins Clement (Manning, Jim, Gyp et Joe) mais tua un mexicain qui distribuait les cartes dans une maison de jeux de Gonzales. Il se joignit alors à ses cousins pour convoyer un troupeau à Abilène et se soustraire une fois de plus à la justice... Il est généralement admis qu'il aurait tué deux indiens et un chef de convoi mexicain en cours de route. A cette époque, Wild Bill Hickok était Marshall d'Abilène, mais il semble que durant le séjour de Hardin, l'un et l'autre se soient soigneusement évités, même après que Wesley ai une fois de plus laissé un mort derrière lui lors d'une partie de poker. Hardin se joignit à un détachement armé parti à la recherche de Pablo Guttierrez, un bandit mexicain. Il retrouva et abattit Guttierrez à Bluff (Kansas) puis revins à Abilène où il bénéficia d'une certaine popularité suite à son exploit. Mais une nuit, il fut réveillé par un rôdeur qui s'était introduit dans sa chambre, pas de chance pour l’intrus qui mourut sur le champs. Ayant aperçu Hickock, Hardin s’échappa en volant un cheval et retourna à Gonzales. En chemin il tua Green Paramoor, un policier (noir) fédéral lancé à sa poursuite et ensuite trois citoyens armés (probablement avec l'aide de ses cousins Clément). A Gonzales, il épousa Jane Bowen et tenta de vivre paisiblement pendant un moment comme vendeur de chevaux, mais durant l'été 1872, il tua un mexicain qui avait peut être essayé de le voler et fut ensuite blessé pour la première fois au cours d'un échange de coups de feu avec un joueur. A seulement 19 ans et fort de 25 meurtres sur la conscience, John Wesley Hardin était à l'origine de trop d'effusions de sang, même pour les habitants indisciplinés du centre du Texas. Après l'arrivée d'un autre détachement de citoyens armés, il fut de nouveau blessé et se rendit au Shérif Dick Reagan du comté de Cherokee. Après quelques mois de prison, il scia les barreaux de sa cellule et s'enfuit vers le comté de Witt pour rendre visite à des parents éloignés, les Taylor... Durant son séjour, il fit deux nouvelles victimes (le Shérif Jack Helm et son adjoint, Pat Morgan). Au printemps 1874, le Shérif Adjoint Charley Webb du comté de Brown arriva à Commanche et trouva Hardin dans une taverne en compagnie de Jim Taylor et Bud Dixon. Après une brève discussion, Webb s'effondra mortellement touché par Hardin et fut achevé par ses complices. Hardin fut également blessé dans l'affrontement. Une prime de 4000 $ fut offerte pour sa capture et Hardin reprit sa cavale se cachant durant 3 ans sous divers noms d'emprunts (John Adams, J.H Swain...), exerçant les emplois les plus variés (fermier, débardeur de bois, acheteur de chevaux, tenancier de bar...) parcourant plusieurs états (Louisiane, Géorgie, Alabama, Floride). La tenacité des forces de l'ordre fini par payer et retrouvèrent sa trace. Le Lieutenant John B. Armstrong des Rangers ainsi que deux adjoints, le suivire jusqu'à Pensacola Junction. Ils montèrent dans le wagon du train où se trouvait Hardin en compagnie de trois comparses. L'un des bandits fut tué et les deux autres arrêtés. Armstrong assomma Hardin avec le canon de son revolver. Le Hors-la-loi fut jugé à Gonzales pour le meurtre de Webb et condamné à 25 ans dans la prison de Huntsville où il étudia le droit. Après 16 ans, le gouverneur Jim Hogg le gracia. Il retourna à Gonzales un moment puis parti à El Paso où il ouvrit un cabinet juridique. Là il se lia avec une prostituée du nom de Bella (ou Beulah) et fréquenta assidûment les saloons et cercles de jeu de la ville. Bien que plus calme que dans sa prime jeunesse, il portait toujours ses revolvers. Le souteneur de Bella, un certain Morose (ou McRose) voleur de bétail de son état, était à Juarez au Mexique, une prime ayant été offerte pour sa capture. Hardin négocia une entrevue entre le hors-la-loi et les forces de l'ordre... Celle-ci eu lieu de nuit et lorsque cette rencontre fut terminée, Morose avait été tué par les hommes de loi avec pas moins de 8 balles dans le corps. Parmi les policiers d'El Paso, se trouvaient des gens peu recommandables du nom de Selman, Old John Selman et son fils, John Selman Junior. Il semblerait qu'ils aient trempé dans l'affaire Morose. Quoi qu'il en soit, le 19 Août 1895, aux alentours de 23h00, Old John Selman pénétrait dans "l'Acme Saloon" d'El Paso où se trouvait Hardin. La veille, Hardin avait avertit le père Selman que son fils ferait mieux de se tenir à l'écart de Bella qu'il avait arrêtée et soumise à une amende de 50 $, pour ivresse sur la voie publique et vagabondage... Selman entra dans le saloon en s'approchant de Wesley Hardin qui lui tournait le dos, dégaina son Colt SAA (cal.45, canon de 5,5") et lui tira une balle dans la nuque. Tué sur le coup, Hardin s'effondra le long du comptoir et Selman lui tira encore deux balles, l'une le touchant au bras, l'autre au flanc. John Selman était lui-même, abattu un an plus tard. Hardin est enterré au cimetière de Concordia à El Paso (Texas). Ironie du sort, le tueur de Hardin, John Selman, est enterré à quelques mètres de là. Ainsi disparaissait l'un des pires tueurs de l'Ouest Américain, à l'âge de 42 ans.john_wesley_hardin_memorabilia.jpg Durant sa carrière de gunfighter, Hardin a successivement utilisé un Colt 1860 Army, un Colt 1851 Navy (qu'il considérait comme l'une des meilleures armes jamais construite), de nombreux Colt DA Lightning cal.38 et Colt DA Thunderer cal.41 (qu'il affectionnait particulièrement), tout comme les Merwin Hulbert & Co Pocket Army DA cal.38. Le jour de sa mort, il portait un Colt SAA cal.45 (sans extracteur) et un S&W DA 44-40. Il fut également l'un des premiers à porter régulièrement des holsters d'épaule. En 2002, à San Francisco (Californie) une vente aux enchères d'effets personnels de John Wesley Hardin. Un lot vendu pour $ 15250, contenant un paquet de ses cartes à jouer, une de ses cartes d'affaires, et un article de journal contemporain de sa mort. La balle qui a tué Hardin vendu pour $ 80,000.

William Tilgman.jpgWilliam Tilghman est né le 4 juillet 1854, à Fort Dodge (Iowa) Deux ans plus tard, la famille déménage à Atchison dans une ferme du Kansas. Dès l'âge de seize ans, il chassent le bison, en raison du marché lucratif pour les peaux de bisons (il déclara avoir tué environ 12.000 buffles sur une période d'un peu plus de cinq ans). Ceci l'a conduit a rentré en conflit avec les Amérindiens locaux et au cours d'une escarmouche en septembre 1872, Tilghman tua sept  Cheyennes. Deux ans plus tard il échappa de justesse à un lynchage après avoir été faussement accusé d'avoir assassiné un homme à Granada (Colorado). En 1875, Tilghman ouvrit un saloon (bar) à Dodge City ((il a exploité deux salons à Dodge). En 1877, il épousa une veuve, Flora Kendall et a commencé l'exploitation d'un petit ranch près de Dodge City, il accepta l'offre de son ami, Bat Masterson, de devenir son shérif adjoint de Ford County. Tilghman eut rapidement la réputation d'un homme de loi courageux et honnête ce qui le conduisit, plus tard à devenir Marshall de Dodge City. En 1889, il s'est rendu en Oklahoma, à Guthrie où il a été nommé Marshall adjoint des Etats-Unis. À la différence d'autres hommes de loi, Tilghman a rarement recouru à employer la violence et pendant sa carrière n'a tué que deux criminels au cours de combats. Tilghman, Heck Thomas et Chris Madsen sont devenus notoirement connus sont l’appellation Three Guardsmen (les Trois Guardsmen) et furent en grande partie responsables de l'élimination du crime organisé en Oklahoma. Ceci incluant la traque de Bill Doolin et son gang. On raconte que Tilghman a été payé en récompense financière plus que n'importe quel autre officier de loi. Un autre Homme de loi célèbre, Bat Masterson, décrit Tilghman comme "the greatest of us all" (plus grand de nous tous). En 1893, il a travaillé comme shérif dans la ville champignon de Perry, où il a tué un fauteur de trouble appelé Croissant Sam le 17 Septembre 1893. Pendant cette période Tilghman, sa femme et ses quatre enfants ont été à haras près de Chandler. Flora Tilghman ayant contracté la tuberculose en 1897 elle retourne à Dodge près de sa mère .En 1900, elle demande le divorce (Flora est morte en 1903, à l'âge de 48 ans). Tilghman épouse une institutrice de vingt-deux ans, Zoe Agnes Stratton, qui plus tard a écrit la biographie de son mari (ils ont eu trois enfants). Après sa retraite en tant que Marshall en 1910, Tilghman fut élu au Sénat d'État. Cependant, il regrettait sa vie d'homme de loi, et en 1911, il fut nommé chef de la police de la ville d'Oklahoma City. En 1915, il a également travaillé en tant que conseiller sur le film "The Passing of Oklahoma City Outlaws" (Le passage des bandits à Oklahoma City- film muet). Dans ce rôle Tilghman essaya de persuader le directeur de ne pas représenter les hors-la-loi comme des héros car ceci pourrait susciter l'admiration de jeunes garçons. En 1924, Tilghman âgé de 70 ans, fut nommé Marshall de Cromwell. Le 1er novembre, 1924, Bill Tilghman fut tué en essayant d'arrêter Wiley Lynn, un officier corrompu par la prohibition.

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jeudi, 11 juin 2015

L'Ouest américain (1)

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Au xixe siècle, des vagues considérables de populations arrivèrent, venues de divers pays, vers celui où elles espéraient trouver de meilleures chances de vie pour eux et pour leurs enfants. La grande famine de la pomme de terre en Irlande, au milieu du xixe siècle, provoqua ainsi de nombreux départs vers l’Amérique. Ce furent des centaines de milliers d’Européens qui débarquèrent alors, et ce jusqu’au xxe siècle. La plupart passaient par Ellis Island dans le port de New York, avant de traverser tout le pays jusqu’à leur destination, en principe définitive. Dans de nombreux cas, les migrants se rassemblent en fonction d'une origine ethnique ou d'une croyance religieuse commune, et fondent des communautés homogènes. Par exemple, les Finlandais s'installent dans le Minnesota, les Suédois dans le Dakota du Sud, les Norvégiens dans le Dakota du Nord et du Sud, les Irlandais dans le Montana, les Chinois à San Francisco, les Allemands mennonites dans le Kansas, les Juifs allemands à Portland en Oregon, et les Allemands de toutes origines dans le centre du Texas. L'Ouest américain a attiré au 19eme siècle les chercheurs d'or, les aventuriers, les bandits de grand chemin. Si la plupart sont restés anonymes, la réputation de quelques uns d'entre eux est parvenue jusqu'à nous (les Dalton, Billy The Kid,Jesse James, Butch Cassidy,Joaquim Murietta, Pearl Hart...). Le manque de hiérarchie conduit à la corruption qui n'est remise en question que par la présence d'une police fédérale du département de la justice des Etats-Unis, ils sont communément appelés Marshall (Le United States Marshals Service (USMS). Cette agence créée le 24 Septembre 1789 est l'une des plus anciennes agences fédérales des États-Unis et constitue le bras armé des cours de justice fédérale. Seuls représentants du gouvernement, souvent présentés comme rares et attendus pendant des jours. Les marshals étaient nommés ou élus selon les cas pour assurer les fonctions de police dans les petites villes, avec un rôle comparable à celui du shérif. Les "marshals" fédéraux, quant à eux, intervenaient sur des secteurs plus étendus dans les territoires pionniers. Ses missions sont la protection des tribunaux fédéraux, le transport des prisonniers fédéraux, la protection des témoins menacés lors d'une procédure fédérale, la gestion des actifs saisis provenant d'activités illégales avec la recherche et l'arrestation des fugitifs fédéraux. Chacun nécessitant des techniques particulières pour le braquage (diligence, train, banque).

 

Emmett_Dalton_-_Feb_1919.jpgEmmett Dalton, le plus jeune des frères Dalton (Robert (Bob), Grattan (Grat), William (Bill), fut l'unique survivant de l'attaque des banques de Coffeyville, le 5 octobre 1892. Condamné à la prison à perpétuité, il sera néanmoins libéré en 1907, au terme de quatorze ans d'emprisonnement. En 1918, il publie "Beyond the law", récit autobiographique qui retrace l'histoire du gang. Il est également l'auteur de "When the Daltons rode" (1931). S'emparant du mythe des Dalton, le cinéma de Hollywood fera tenir à Emmett son propre rôle dans une adaptation de son récit. C'est d'ailleurs à Hollywood qu'Emmett Dalton décédera le 13 juillet 1937 à l'âge de soixante-six ans.

billy-the-kid-.jpgLe jeune Billy The Kid part très jeune vers l'Ouest, fréquente les bars, lutte contre les Indiens, puis se réfugie au Mexique. Lorsque sa mère quitte New York, il part avec elle vers le Far West. Il perd sa mère à l'âge de 15 ans, la légende dit qu'il commença sa carrière à douze ans en tuant à coups de couteau un forgeron qui avait insulté sa mère. Il entre dans le grand banditisme, notamment au Nouveau-Mexique. Il s'impose alors très vite comme chef de bande et se lie d'amitié avec Pat Garrett.Ce dernier est bientôt nommé shérif et obtient pour mission de capturer le Kid. Au milieu de la nuit du 14 juillet 1881, à Fort Sumner dans le Territoire du Nouveau-Mexique, William H. Bonney, alias Billy the Kid, était révolvérisé par le shérif du comté de Lincoln, son ami Pat Garrett, dans des circonstances troubles. On soupçonna aussitôt le shérif de ne pas avoir été très fair play dans cette affaire. Au jour de sa mort, le Kid était âgé de 21 ans. En tout, dans sa vie, il a tué 21 personnes. Son surnom lui vient de son visage d'enfant. Il est enterré dans le vieux cimetière de Fort Sumner dans le Nouveau-Mexique.

Jesse Woodson James.pngJesse Woodson James, était un célèbre hors-la-loi officiant dans les États-Unis de la seconde moitié du XIXe siècle. Second fils d’un pasteur, Jesse naît près de Kansas City dans le Missouri. Il a un frère, Frank James, plus vieux de 4 ans et une sœur de 2 ans sa cadette. En 1848, son père quitte la famille pour l’or californien, mais comme beaucoup, il meurt une fois arrivé sur place. Sa mère se remarie en 1852 avec un fermier dont elle se sépare 3 ans plus tard, puis une nouvelle fois avec un médecin, le Docteur Samuel. Les enfants connaissent donc un milieu familial plutôt instable. Jesse James et ses frères grandissent dans une famille pro-esclavagiste qui va s’intéresser de près aux premiers combats sanglants sur ce thème qui ont lieu entre le Kansas et le Missouri en 1850. Quand commence la guerre de Sécession, Frank s’engage aux côté des Sudistes, et rentre chez lui une fois quelques combats remportés. Il se fait alors arrêter par les Nordistes, mais sa mère obtient sa libération. En 1863, leur ferme est saccagée et le beau-père à moitié pendu. Jesse est sauvagement battu par les Nordistes, ce qui le conduit à rejoindre Frank dans l’armée Sudiste, mais il est jugé trop jeune (il n' alors que 16 ans). Il s’engage alors dans une bande, mais cette vie s’arrête avec la capitulation du Sud à Appomattox en avril 1865. La situation est très troublée. Alors qu'il se rend dans un camp Nordiste pour déposer les armes, il est attaqué et blessé en chemin. Ceci amène la famille à quitter le Missouri pour le Nebraska où elle vit en petits fermiers et s’endette auprès des banques. La rancœur vis-à-vis de ces dernières amène les frères à attaquer la banque locale le 13 février 1866 : c'est la première attaque de banque en temps de paix, et les voleurs empochent 62 000 $. Le 30 octobre de la même année, Jesse et Frank attaquent une nouvelle banque à Lexington. Ils profitent de la surprise (ce sont les premières attaques de banques) et de la mauvaise organisation de la police. Pendant 15 ans, il vont vivre d’attaques multiples de banques et de trains. Il attaquent leur premier train le 21 juillet 1873, leur première diligence le 15 janvier 1874. Leur régularité les fait très vite connaître car leurs vols et leurs meurtres sont abondamment relatés dans la presse. Les hommes politiques sont partagés : une majorité pense que ces bandits donnent mauvaise réputation et freinent l’immigration, mais d’autres tentent une explication sociologique (ce sont des "victimes de la guerre"). A partir de mars 1874, le gouverneur du Missouri veut lever une troupe pour arrêter ces forfaits, mais il n’obtient pas l’accord du Congrès du Missouri. Il fait alors appel à l’agence privée Pinkerton qui lance la chasse aux frères James. Le 26 janvier 1875, dix hommes cernent la maison familiale et y lancent un engin explosif (le père, la mère et le demi-frère de 8 ans sont blessés). Cette action sans efficacité provoque l’indignation d’une partie de l’opinion publique. Certains des élus démocrates se mettent à demander une amnistie, mais ces débats touchent peu les bandits qui continuent leurs larcins. En 1876, leur vie est à un tournant, le 7 septembre, ils sont avertis qu’une banque du Minnesota à Northfield a d’importantes réserves et ils préparent une grande attaque, associés aux frères Younger. L'expédition est un fiasco total qui signe l’arrêt de leurs activités. Les frères James vont alors s’installer dans le Tennessee sous des noms d’emprunt, pensant vivre de leurs rentes et finir leurs vies comme fermiers. Mais très vite, Jesse remonte une bande qui écume la région jusqu’en 1881 et ils perdent rapidement leur anonymat. En 1881 Jesse fuit à Saint-Joseph au bord du Missouri où il loue une maison avec sa famille. Il est trahi par des membres de sa bande, Bob et Charles Ford, avides de renommée et des 10.000 $ de récompense offerts, ils assassinent Jesse dans sa maison le 3 avril 1882, à 34 ans. Apprenant la mort de son frère, Frank hésite quelques temps puis se rend aux autorités. Il est jugé et acquitté en août 1883.


Butch Cassidy.jpgButch Cassidy (Robert LeRoy Parker), est un célèbre pilleur de banques et de trains sévissant aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Membre d’une bande de malfrats appelée "le Wild Bunch", il réussit à échapper aux poursuites menées contre lui jusqu’en 1908, année supposée de sa mort en Bolivie. Encore adolescent, Parker quitte le nid familial et, alors qu’il travaille dans une exploitation laitière, il se lie d’amitié avec Mike Cassidy, un voleur de chevaux et de bétail. Il travaille par la suite dans plusieurs ranchs et brièvement dans une boucherie à Rock Springs dans le Wyoming. C’est de cette expérience que lui vient son surnom "Butch" (de butcher, boucher) auquel il ajoute bientôt le nom de Cassidy en hommage à son ami et mentor. Parker a pour la première fois affaire à la loi à cause d'un petit larcin. Vers 1880, il fait un long trajet pour s’acheter un pantalon mais, en arrivant devant la boutique, il trouve portes closes. Il entre tout de même, s’empare d’une paire de jeans et laisse un mot expliquant qu’il paierait la prochaine fois qu’il viendrait en ville. Le propriétaire du magasin relève les renseignements que Parker a inclus sur sa note et signale le vol aux autorités. Un procès a lieu mais il est acquitté et aucune charge n'est retenue contre lui. Il continue à travailler dans des ranchs jusqu’en 1884, année où il se rend à Telluride (Colorado) pour une courte durée, apparemment dans le but de trouver du travail mais possiblement pour y livrer des chevaux volés. Il repart ensuite effectuer des travaux de ferme dans le Wyoming et le Montana avant de retourner une nouvelle fois à Telluride en 1887. Il y rencontre Matthew Warner, le propriétaire d’un cheval de courses. Ils engagent le cheval dans plusieurs courses et se partagent ensuite les bénéfices. C’est ainsi qu’il rencontre, toujours à Telluride, William et Thomas McCarthy qui ont peut-être joué un rôle dans la carrière de Parker en l’initiant aux méthodes de pillage de banques et de trains. Parker, Warner et Thomas McCarthy ont probablement participé, le 3 novembre 1887, au pillage d’un train près de Grand Junction, Colorado. Le gardien du coffre leur ayant certifié que personne à bord du train ne connaissait la combinaison, ils se contentent donc d’un maigre butin de 150 dollars. Ce trio, accompagné d’un quatrième homme dont on ignore l’identité, cambriole la banque de San Miguel Valley à Telluride le 24 juin 1889, dérobant 21 000 dollars, avant de s’enfuir à Robbers Roost, une planque isolée dans le sud est de l’Utah. En 1890, Parker achète un ranch près de Dubois dans le Wyoming. Cet endroit étant proche de Hole-in-the-Wall, une formation géologique naturelle qui permettait aux hors-la-loi de se protéger en cas de poursuite ou d'attaque, on a donc toujours soupçonné que cette ferme, qui n’a jamais été rentable, était en fait une façade pour dissimuler des activités clandestines, peut-être liées aux hors-la-loi de Hole-in-the-Wall. Début 1894, Parker a une liaison avec Ann Bassett, une femme hors-la-loi. Son père, le propriétaire de ranch Herb Bassett, fait des affaires avec Parker en le pourvoyant en chevaux frais et en bœuf. Cette même année, Parker est arrêté à Lander pour vol de chevaux et probablement aussi pour racket auprès des propriétaires de ranchs de la région. Détenu à la prison d’État de Laramie, il effectue une peine de 18 mois sur les deux ans de condamnation prévus et est relâché en janvier 1896 en échange de la promesse faite au gouverneur William Alford Richards de ne plus commettre de crimes dans cet État. Après sa relaxe, il a une brève aventure avec la sœur d’Ann Bassett, Josie, avant de reprendre sa liaison avec Ann. Après avoir été libéré, il s’associe avec une bande de criminels, notamment ses amis intimes Elzy Lay, Harvey 'Kid Curry' Logan, Ben Kilpatrick, Harry Tracy, Will 'News' Carver, Laura Bullion, et George Curry, avec qui il forme un gang appelé Wild Bunch (souvent traduit par «Horde sauvage») et accroît ainsi considérablement ses activités criminelles. Bien qu’on ait souvent décrit ce gang comme habituellement non-violent, le Wild Bunch a, en réalité, souvent été à l’origine de nombreuses tueries durant ses années d’activité. Le 13 août 1896, Parker, Lay, Kid Curry et un quatrième homme attaquent une banque à Montpelier dans l’Idaho et s’emparent d'environ 7 000 dollars. Peu après, ils enrôlent dans le Wild Bunch un natif de Pennsylvanie, Harry Alonzo Longabaugh, plus connu sous le nom de Sundance Kid alias le Kid. Début 1897, Parker est rejoint à Robbers Roost par Ann Bassett, Elzy Lay et son amie Maude Davis. Les quatre s’y cachent jusqu’au début du mois d’avril lorsque les femmes rentrent chez elles et que Parker et Lay mettent au point leur prochain vol à main armée. Celui-ci a lieu le 21 avril 1897, dans la ville minière de Castle Gate (Utah). Les deux hors-la-loi tendent une embuscade à un petit groupe d’hommes transportant la paye de la Pleasant Valley Coal Company de la gare aux bureaux de la société et dérobent un sac d’or d’une valeur de 7 000 dollars, puis partent se cacher à Robbers Roost. Le 2 juin 1899, le Wild Bunch pille les passagers de l’Union Pacific près de Wilcox (Wyoming), un vol qui devient notoire et qui a pour conséquence une chasse à l’homme massive. Bien qu'un nombre important de shérifs ou de marshals célèbres à l’époque prennent part à cette chasse à l’homme, les pilleurs ne sont pas retrouvés. Durant la poursuite, Kid et George Curry tuent le shérif Joe Hazen lors d’une fusillade. Tom Horn, un tueur professionnel et travaillant avec l’agence Pinkerton (une agence privée de protection et de détectives) en est informé par l’expert en explosifs Bill Speck. Le gang se réfugie dans Hole-in-the-Wall et s’échappe. Charlie Siringo, à qui Horn avait parlé des informations obtenues de Speck, est chargé de retrouver les hors-la-loi. Il se lie d’amitié avec Elfie Landusky qui à l’époque utilisait le patronyme «Curry» car, disait-elle, Lonny Curry, le frère de Kid Curry, l’avait mise enceinte. Siringo essaye grâce à elle de localiser le Wild Bunch. Le 11 juillet 1899, Lay et d’autres se trouvent impliqués dans le pillage d’un train près de Folsom (Nouveau-Mexique), pillage que Parker a peut-être planifié et auquel il a probablement participé et qui se termine par une fusillade avec les hommes de loi de la région. Durant cette fusillade, Lay, possiblement le meilleur ami de Parker et son confident, tue le shérif Edward Farr et son adjoint Henry Love, ce qui entraîne son arrestation et une condamnation d’emprisonnement à vie à la prison d’État du Nouveau-Mexique. Généralement, après un pillage, les membres du Wild Bunch se séparaient et partaient dans différentes directions puis se réunissaient plus tard dans un lieu prédéfini à l’avance tel que le Hole-in-the-Wall, le Robbers Roost ou le lupanar de "Madame" Fannie Porter à San Antonio. Suite à la perte de Lay, Parker semble avoir pris contact avec le gouverneur de l'Utah, Heber Wells, dans le but de négocier une amnistie mais Wells paraît plutôt lui avoir conseillé de s’adresser à l'Union Pacific afin de les convaincre de retirer leur plainte. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. L’Union Pacific tente cependant par la suite de rencontrer Parker, via un de ses comparses Matthew Warner, lequel avait été libéré de prison. Le 29 août 1900, près de Tipton (Wyoming), Parker et certains de ses acolytes dont Harry Longabaugh pillent une nouvelle fois un train appartenant à l’Union Pacific, brisant ainsi la promesse faite au gouverneur du Wyoming de ne plus commettre de crimes dans cet État et mettant fin par la même occasion à toute perspective d’amnistie. Cette même année, le 28 février 1900, des hommes de loi tentent d’arrêter le frère de Kid Curry, Lonny, réfugié chez sa tante. Il est tué durant la fusillade et son cousin Bob Lee est arrêté et emprisonné pour vol de bétail. Le 28 mars, Kid Curry et Bill Carver sont poursuivis par un détachement près de St. Johns (Arizona) après que des billets de banque, provenant sans doute du vol ayant eu lieu près de Wilcox, ont été identifiés. Les shérifs adjoints Andrew Gibbons et Frank LeSueur trouvent la mort durant le règlement de comptes qui s’ensuit tandis que Carver et Curry réussissent à s’échapper. Le 17 avril, George Curry est tué par le shérif John Tyler et son adjoint Sam Jenkins lors d’un règlement de compte à Grand County (Utah). Kid Curry venge la mort de ses frères George et Lonny en abattant Tyler et Jenkins le 26 mai 1900 à Moab (Utah). Parker, Longabaugh et Bill Carver partent à Winnemucca dans le Nevada et le 19 septembre 1900, ils dérobent 32 640 dollars à la First National Bank. En décembre, Parker se fait photographier à Fort Worth au Texas en compagnie Longabaugh, Harvey Logan (alias Kid Curry), Ben Kilpatrick et William Carver. L’agence de détectives Pinkerton obtient une copie de la photographie et l’utilise pour ses affiches d’avis de recherche. Kid Curry rejoint Parker et Longabaugh, et ils dévalisent un train de l’Union Pacific près de Wagner dans le Montana, emportant avec eux 60 000 dollars en liquide. Ils se séparent à nouveau et Will Carver est tué lors d’une poursuite dirigée par le shérif Elijah Briant. Ben Kilpatrick et Laura Bullion sont capturés le 12 décembre 1901 à Knoxville (Tennessee). Le lendemain, Kid Curry abat les hommes de loi Willian Dinwiddle et Robert Saylor, puis s’enfuit. Poursuivi par des hommes de l’agence Pinkerton et par les forces de police, il parvient tout de même à revenir au Montana et assassine le propriétaire de ranch James Winters, lequel avait tué son frère Johnny quelques années plus tôt. Les circonstances réelles de la mort de Parker sont incertaines. Le 3 novembre 1908, près de San Vincente en Bolivie, un convoyeur de fonds chargé de protéger la paye de la mine d’argent de Aramayo Franke y Cia est attaqué et pillé par deux bandits américains. Les deux hommes partent ensuite à San Vincente où ils résident. Trois jours plus tard, dans la nuit du 6 novembre, leur maison est cernée par un petit groupe d’hommes incluant le maire de la ville, quelques administrés ainsi que deux soldats. Une fusillade s’ensuit. Durant une accalmie, le bruit d’un coup de feu, suivi d’un cri d’homme et d’un autre coup de feu, se fait entendre. L’endroit est maintenu sous surveillance jusqu’au lendemain quand, pénétrant dans les lieux, deux corps criblés de balles sont découverts (l’un avec un impact de balle au milieu du front et l’autre sur la tempe). Les deux corps (apparemment morts suite à un suicide) sont enterrés au cimetière de San Vincente. Bien que des tentatives aient été faites pour identifier leurs tombes, notamment par l’anthropologue médico-légal Clyde Snow en 1991, l'analyse de l'ADN des traces trouvées ne donne aucune correspondance avec celui des membres de leur famille encore en vie. La sœur de Parker, Lula Parker Betenson, affirme qu’il était revenu aux États-Unis et qu’il y avait vécu anonymement pendant des années. Dans sa biographie, Butch Cassidy, My Brother, elle cite plusieurs cas de personnes ayant connu Parker et déclarant l’avoir croisé bien après 1908. De plus, elle décrit une «réunion de famille» impromptue entre Parker, leur père, leur frère Mark et elle-même en 1925. De même, il existe des témoignages indiquant que Longabaugh serait lui aussi revenu aux États-Unis et qu’il serait mort en 1937.

bonnie_clyde.jpgclyde.jpgBonnie Parker(1910-1934) et Clyde Barrow(1909-1934), sont des criminels américains de la période de la Grande Dépression (1930). Tous les deux sont nés au Texas. Clyde commença par commettre des larcins sans importance à Houston dès l'âge de 15 ans. Bonnie travaillait comme serveuse; elle était une poétesse amateurs, connue pour son goût pour les cigares. Bonnie et Clyde se sont rencontrés en 1930 et furent associés pour commettre un crime en voiture, en décembre 1932. Pendant deux ans Bonnie and Clyde passèrent leur temps au Sud-Ouest des Etats-Unis, à commettre des attaques à main armée de stations d'essence, de restaurants et de banques. Ils tuèrent 12 personnes, la plupart parmi les représentants de la loi. En raison de son comportement impitoyable, Clyde fut surnommé “public enemy number one of the Southwest”. Frank Hamer, un ancien Ranger texan, suivit leur piste à travers neuf États avant de pouvoir leur tendre une embuscade fatale vers Arcadia (Louisiane). Le 23 mai 1934, Hamer et cinq autres représentants de la loi, tirèrent et tuèrent Bonnie and Clyde. Ils furent enterrés dans deux cimetières distincts à Dallas au Texas.


 

cowboys1.jpgLe western exalte la construction d’un pays neuf tourné vers l’avenir où tout est possible, par opposition à l’Europe prisonnière de son histoire, de sa société figée et de ses préjugés. L’homme de l’ouest est un homme libre, un individualiste, rebelle à toute espèce de joug et décidé à rejeter les contraintes de la civilisation. L’action des westerns se déroule entre la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis (1776) et l’industrialisation. Presque tous les westerns classiques se situent entre 1865 et 1890, phase décisive de la construction de l’Amérique. Le cinéma hollywoodien est considéré comme le premier vecteur de diffusion de la culture américaine à l'étranger (conjointement avec les séries télévisées). C’est la conquête de l’Ouest qui peut expliquer l’Amérique de la manière la plus convaincante, et il se trouve que c’est justement le western qui bâtit en temps réel le mythe américain de l’Ouest, de la frontière historique; et c’est le cinéma qui, à grands renforts de westerns, édifie un monument à la gloire des pionniers. Avec des noms comme......

1.jpg2.jpg3.jpgLe Cheval de fer (1924) - L'ennemi silencieux (1930) - Duel au soleil (1946) - Le Massacre de Fort Apache (1948) - La fille du désert» (1949) -Winchester 73 (1950) - La cible humaine (1950) - Le train sifflera trois fois (1952) - L’ange des maudits (1952) - La rivière sans retour (1954) - L’homme de la plaine (1955) - L’homme qui n’a pas d’étoile (1955) - La prisonnière du désert (1956) Le Justicier masqué (1958) - Rio Bravo (1959) - L’Homme qui tua Liberty Valance (1961) – La Conquête de l'Ouest (1962) - Coups de feu dans la Sierra (1962) – Les Cheyennes (1964) – Navajo (1966) - Les fusils du Far West (1966) - La Horde sauvage (1969) - EI Dorado (1967) - Rio Lobo (1970) – Little Big Man (1970) - Jeremiah Johnson (1971) - Buffalo Bill et les Indiens (1976) - Eagle's Wing (1979) - Le Justicier solitaire (1981) - Le Dernier Western (1988) - Danse avec les loups (1990) – Le Dernier des Mohicans (1992) – Impitoyable (1992) – Géronimo (1993) - L'Indien (1999) - Les Disparues (2002) – Le Nouveau Monde (2005) - Appaloosa (2008) – La Dernière Piste (2010) – Blackthorn (2010) - True Grit (2010) - Cavale aux portes de l'enfer (2011) - La Première Chevauchée de Wyatt Earp (2012) – The Homesman (2014) – Slow West (2015). Né quasiment avec le cinéma, le western appartient aujourd’hui au passé. Depuis les années 1970, son déclin a été continu et irréversible.

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |