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lundi, 08 août 2016

"fourmi ou araignée"

 

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Danser chez l’humain, c’est inné, il suffit qu’une note de musique retentisse pour que nos corps se mettent à bouger en cadence, enchaînant différents mouvements en rythme. La danse peut être un art, un rituel ou un divertissement. Sa fonction diffère totalement du rôle utilitaire qui est celui des gestes exécutés dans le cadre d'une activité professionnelle ou sportive, elle exprime des idées et des émotions ou raconte une histoire. Il y a fort à penser que la danse fut le premier de tous les arts. Les figures tracées dans les grottes datant de la pré-histoire témoignent déjà de l'existence de cette pratique depuis que l'Homme est apparu sur Terre. Au cours de la longue relation qu'elle entretient ainsi avec la société, la danse a rempli bien des rôles (prière, rituel, cérémonial, divertissement social, spectacle, création artistique). Au XXe siècle, la valse est le seul rythme "classique" à survivre dans les bals aux côtés des danses issues du folklore hispano-américain (tango, samba, séguedille, paso-doble) ou négro-américain (bues, ragtime, charleston, fox-trot). Les danses à deux sont pratiquées dans les bals, les ginguettes. On y retrouve notamment la valse, la polka, la java, la musette, le tango, le foxtrot, la rumba, le charleston, le rock’n'roll, le jive etc.danse en couple.jpg A notre époque il semble que les danses de couple (danses sociales) ont toujours existé, nos parents dansaient, nos grands parents dansaient. Cette danse, sociale se veut tout simplement... apaisante, conviviale, ludique. Enfin la danse sociale apaise parce que tout simplement la musique elle-même nous apaise. C'est, où l'on croise souvent des sourires et des regards pétillants. Aujourd’hui on danse en robe, en jean, en jogging, en pantalon large, à pieds nus, en baskets, en talons, dans la rue, dans des stades ou des salles de fitness. Dans notre société, frappée par une vague d'individualisme, la tendance est plutôt à la danse en solo qui la dénaturent en "Moi Je". Ces danses ne nécessitent pas de venir avec son (sa) cavalier(ère) et peut se pratiquer dans les nombreuses soirées sur des musiques, qui entraînent les foules à la danse individuelle plutôt qu’en couple. Ainsi reléguée à une activité de grabataires (malade qui ne peut pas quitter le lit), la rupture est encore davantage consommée avec toutes les autres formes de danses, jusqu'au point d'aboutir au mouvement de la "non-danse". En réalité, dans une société qui conserve intacte la culture de la danse, personne n’a besoin d’attendre un partenaire. Par exemple, en Argentine où la culture du tango est toujours vivante, on danse le tango partout. Bien entendu ça ne veut pas dire que tout le monde danse bien, mais même les moins bons danseurs se risqueront à faire quelques pas de danse dans n’importe quel bar. Le terme "individualisme" est largement utilisé de nos jours, pour signifier parfois des choses bien différentes. Parler d'individualisation ne doit pas être confondu avec l'individualisme qui lui est un culte du "chacun pour soi". On reconnaît la force de cet idéal à une multitude d’exemples. Les jeunes filles n’apprécieraient probablement pas qu’on choisisse pour elles un mari et qu’on leur impose une obéissance aveugle à ce mari durant toute leur vie; elles n’apprécieraient pas non plus qu’on leur interdise de poursuivre des études ou de travailler; de même, les garçons n’apprécieraient pas qu’on leur impose un métier et qu’on leur interdise de chercher à améliorer leur statut social. Du point de vue individuel, on risque alors de ne plus rien respecter, de se comporter comme un simple consommateur au supermarché des valeurs. Dès lors que tout se rapporte à l’individu, chacun est tenté de se renfermer sur soi et de devenir indifférent au sort des autres (on fait ce que l’on veut mais on ne sait plus quoi faire). Le paradoxe, c’est que cet individualisme qui se prétend autonome est en quête perpétuelle de reconnaissance; il vit sous le regard des autres, et ne s’estime lui-même qu’à proportion de l’estime que les autres lui témoignent, il affecte d’être indifférent, mais il est tourmenté par l’envie; il consacre beaucoup d’énergie à se distinguer de ses semblables, mais ne fait souvent qu’imiter des modèles (une société d’individus qui se préoccupent avant tout de leur petite existence personnelle). Malheureusement, la tendance que nous constatons aujourd’hui, est la déchristianisation de notre civilisation (démocratie et christianisme sont incompatibles) par le développement de l’individualisme, plus besoin de chercher une vie meilleure dans l’au-delà, puisque la vie terrestre est déjà très bonne. On en arrive alors à un Christ sans Eglise, c’est-à-dire une Eglise sans Christ, qui se voit uniquement comme une ONG ou une organisation sociale. L’humanitaire prend le dessus sur le message évangélique.

 

Que pensez-vous être "Une fourmi ou une araignée". La fourmi et l’araignée sont deux insectes dont le mode de vie est totalement en opposition. Même les livres saints évoquent leurs caractères, la Bible notamment, qui nous ramène à celles-ci pour apprendre ce que c’est que l’abnégation et la sagesse. A travers eux, nous pouvons clairement découvrir qui nous sommes et aisément identifier les chemins du succès et de l’échec.

La fourmi2.jpgLa fourmi, ne fait pas partie d’une société, elle est la société. Tout d’abord son altruisme. En effet, son dévouement sans bornes pour la colonie. Elles sont capables de sacrifier leur vie pour la reine et pour la société tout entière sans se demander une seule seconde si cela est légitime ou non (elles le font, c’est tout). C’est tout le contraire de l’Homme qui passe tout son temps à faire des calculs avant de s’engager pour autrui et qui ne cesse de se questionner sur ses rapports d’infériorité ou de supériorité avec les autres. Elle ne vit que pour le service de la communauté et ignore carrément la notion d’intérêt personnel. Un exemple, lorsqu’un danger menace la fourmilière, les fourmis se suicident pour la protéger. En effet, elles possèdent deux glandes remplies de sécrétions toxiques, qui traversent leur corps de part en part, des mandibules jusqu’à la fin de l’abdomen. Lorsqu’elles sont en difficulté au cours d’un combat, elles tendent violemment leurs muscles abdominaux, faisant exploser leur exosquelette et aspergeant tous les adversaires se trouvant alentour du venin mortel. (ce fait est démonstratif de la mentalité de la fourmi). Autre aspect, les fourmis n’ont pas de répit, elles bravent les prédateurs pour rapporter de la nourriture à la fourmilière. Il n’est pas du tout rare de voir une fourmi transporter l’équivalant de 15 à 20 fois son poids en nourriture. Et ce qui est le plus édifiant, c’est la discipline avec laquelle elles œuvrent. Alignées, elles se suivent sans bousculade et ne se laissent distraire par aucun obstacle.

toile_araignee.jpgL’araignée, contrairement à la fourmi, n’a pas le sens du partage. Cet insecte véloce déclenche des phobies (longues pattes (huit), crochets à venin, poils partout). Pour ceux qui ont l’habitude d’observer l’araignée, c’est un animal extrêmement sauvage. Prédatrice solitaire, elle est loin de connaitre les notions de partage et de communauté. Seule, elle tisse sa toile et n’attends que sa victime, qu’elle dévorera naturellement seul. On serait même tenté d’assimiler son caractère au libéralisme pur et dur. En effet, elle est individualiste, égoïste et carnivore, comme le sont la plupart des personnes vivantes dans ce monde. Outre son égoïsme, l’araignée est l’un des animaux les plus méfiants qui soient. Même ses rapports avec ses semblables sont à haut risque. Il est très courant qu’une rencontre amoureuse se termine par la mort. Ne sommes-nous pas identiques à ce caractère de l’araignée? Nous sommes d’une paranoïa maladive quant au regard que les autres portent sur nous. Toujours sur nos gardes, nous affectons nos relations avec les autres et les rendons moins intéressantes. L’araignée, silencieusement, est toujours à l’affût, en embuscade pour piéger sa victime. Celle-ci ne se doute de rien jusqu’à recevoir l’estocade.

https://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=mamyo7eWZvs

 

 

 

 

 







 

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mardi, 02 août 2016

La peine de mort est-elle juste ou injuste !!

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vivre.jpgL'homme qui tue sous l'emprise de la colère ou de la haine est considéré comme criminel et on l'exécute. Et pourtant l'homme qui décide de faire lâcher des tonnes de bombes sur un pays et son habitant fait figure de héros et croule sous les décorations. Pour la sécurité ou l'expansion d'une nation, on en détruit une autre (le soldat n'existe que pour tuer). On fait des progrès extraordinaires dans la technologie permettant d'exterminer un nombre incalculable d'individus en quelques secondes et à très grande distance. Chacun de nous est responsable de la guerre car chacun a provoqué la condition actuelle, consciemment ou inconsciemment, par son attitude envers la vie, par les fausses valeurs auxquelles il a donné naissance. Pourquoi les sociétés cherchent-elles des solutions à leurs problèmes dans la guerre, plutôt que par une coexistence pacifique. Alors le problème dont nous parlons n'est plus simplement de savoir s'il il faut ou s'il ne faut pas tuer nos semblables, mais concerne plutôt la cruauté et la haine qui ne cesse de croître dans le monde et en chacun de nous. La culture de la guerre demande à l’homme d’être prêt à mourir pour les siens , la culture de la paix demande à l’homme de vivre pour les autres.

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yes ou no.pngLe vrai visage du mal consiste aujourd’hui à confondre le mal avec le bien pour prendre le parti du mal, pour faire croire que le mal est le bien en insinuant la confusion dans l’ordre des valeurs. C’est ce qui en toutes choses caractérise notre époque perverse. De manière générale, l’arrogance, le cynisme de la majorité des médias qui se comportent comme une caste d’intouchables et "incritiquables", ainsi que l’arrogance et le cynisme de certains hommes politiques. Car pour beaucoup de gens, tout ce qui est écrit dans la presse, tout ce qui est dit à la radio et tout ce qui est montré à la télévision, revêt une valeur de quasi-vérité que l’on ne peut remettre en cause facilement. La peine de mort est un sujet qui, depuis l'Antiquité, partage les opinions sur son abolition ou son maintien. Bien que le débat soit ancien, les arguments ont peu changé avec le temps. Alors que les uns invoquent l'irréversibilité de la peine, la similitude entre le crime et la sanction, l'importance du pardon et l'alternative de l'emprisonnement à perpétuité. La peine de perpétuité est tout aussi inhumaine, le condamné perd le peu d’humanité qui lui reste, et devient un animal. D'autres appellent la protection de la société, au contentement des victimes et à la nécessité de l'exemple pour dissuader les crimes. Nous ne savons pas si la peine de mort fait baisser le taux de criminalité, mais ce dont on est sûr, c’est qu’elle ne le fait pas monter (choisissons donc la solution dont nous sommes sûrs). 

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Les relations que nous développons et entretenons ne sont pas le fruit du hasard. Qu’il s’agisse de nos conjoints, nos proches, nos connaissances, nos collègues, nous sommes responsables de nos relations, qu’elles soient malsaine, désastreuses où pourries, on récolte ce qu’on a semé. Bonnes ou mauvaises, nos relations nous renvoient une image qui correspond à ce dont nous avons besoin pour entretenir nos croyances (vous semez pour récolter ce que vous avez semez). A travers l’histoire humaine, nous avons toujours détesté les règles, et nous nous sommes souvent mentis à nous-mêmes, non pas en disant qu’une règle était mauvaise, mais en nous persuadant que nous étions une exception à la règle. Les choses devraient se dérouler à notre manière, peu importe les obstacles à affronter. Nous ne pouvons nier qu'il existe en nous-mêmes une terrible contradiction. A cause de cette contradiction en nous, nous détruisons notre propre bonheur. La vérité est tout simplement qu'à cause de la nature autodestructrice en chacun de nous, l'humanité est au bord de la destruction (étrange société, qui se dit libre). Qui pourra croire que la liberté religieuse dont nous jouissons actuellement sera bientôt menacée et que la révolution occasionnée par "le veau d’or" (le dieu des hommes) fera place à un mouvement de réaction contre Jésus (comme les anciens Samaritains), les Samaritains modernes ne savent pas ce qu’ils adorent. De ce fait, nombreux sont ceux qui pratiquent aujourd’hui le faux christianisme, et qui sont semblables à des Samaritains modernes. Si vous appreniez aujourd’hui que la fin du monde aura lieu prochainement "comment réagiriez-vous".babylone moderne.jpg Deux guerres mondiales, une apostasie générale, le monde vautré dans le matérialisme et la négation divine…, la Babylone moderne est aujourd’hui universelle et constitue le pire des châtiments qui puisse arriver. Pour les occidentaux qui croient que les "persécutions physiques" sont encore à venir, ils oublient la pire des persécutions, celle de "l’âme", et en définitive à préférer la Babylone matérialiste et athée, ou pire de les croire compatibles. C’est pourquoi ceux qui nous gouvernent en osant prétendre construire l’avenir, comme s’ils étaient les maîtres du cours de la vie, feraient mieux de réfléchir devant l’inévitable fin du monde qu’ils ont apportée. En voulant seulement adapter la nature à leurs pensées, ils se croient supérieur au Créateur de toutes choses comme si la Terre n’était formée que pour eux aujourd’hui, et à cause de leurs ignorances, de leurs lois dévastatrices, le monde progresse chaque jour vers sa fin. "Fin du monde, signifie fin des malheurs sur terre et fin de ceux qui les apportent, elle ne signifie pas la fin du monde entier, car l'apocalypse sauve".Appocalypse.jpg Il fut un temps, il y a longtemps, la méchanceté de l’homme était grande, si grande que chaque jour son cœur ne concevait que des pensées mauvaises. Le Seigneur affligé par cette méchanceté, dit, "J’effacerai l’homme que j’ai créé de la surface de la terre car la terre est pleine de violence" (Genèse 6 :7). Tout comme Noé, nous vivons en un temps de méchanceté, de cruauté, de perversion, une époque où les pensées et les actes de beaucoup d’hommes sont continuellement tournées vers le mal. Le roi de Babylone (1793-1750 av. J.C.), pour limiter les excès de vengeance instaure une loi (la loi du talion), qui permit de punir un acte similaire de même nature. Ainsi, si quelqu’un te crève un œil, tu te limite à lui en crever un seul, au lieu de l’égorger lui et toute sa famille (on ne se venge pas au centuple). En y réfléchissant, on constate que la plupart des justices prennent racine dans la soif de vengeance, dans une sorte d’instinct du talion "je veux faire subir à mon ennemi la même chose que ce qu’il me fait subir, afin de jouir de sa souffrance". Si nous comparons les citoyens entre eux, "l’homme est un dieu pour l’homme", si nous comparons les États entre eux "l’homme est un loup pour l’homme". La violence est omniprésente dans notre société, au cinéma, à la télévision (par des images de crimes, de guerre, de coups), dans la littérature, dans les bandes dessinées, dans la rue, au travail, au sein de la famille, les médias de toutes sortes sont remplis de violence (quand elle ne vient pas de nous). Avec le débordement de la violence et de la recrudescence du terrorisme qui caractérise notre époque, le châtiment capital apparaît de plus en plus comme la seule mesure juridique propre à conjurer le crime. Comment pouvoir accepter qu'un homme tue quelqu'un et qu'il a toujours des droits après (la personne qui est décédée n'en a plus). Les intellectuels, les humanistes, les philosophes, ceux qui se croient plus éclairés que les autres, se laissent griser par le plaisir d'argumenter l'abolition de la peine de mort, tandis que la famille vivra avec leur meurtrier qu'ils auront épargné et qui paieront pour le garder en prison. On fait de l’assassin la victime, en s’occupant de lui et en lui trouvant des excuses (passé, éducation, etc.). Aurions-nous la même attitude envers le meurtrier de nos enfants, de notre propre femme, de notre propre mari, de nos père, de nos mère, de nos frère et sœur, en graciant un meurtrier (qui ne nous a pas touché) ou en tuant par colère le meurtrier de ceux qu'on aime le plus au monde. "Le meurtrier n'avait rien à craindre de la victime, et il l'a tuée". "Nous avons à craindre de lui et il voudrait qu'on l'épargne". La pitié, l'indulgence, le pardon valent pour les amis, non pour nos assassins (le meurtrier criminel a tué le premier, la société l'élimine bien après). En clair, le meurtrier est cause des deux morts, sa victime et la sienne. Tout au long de ta vie, certaines personnes te mettront en colère, te manqueront de respect et te traiteront mal. Laisse Dieu s'occuper d'eux, autrement la haine te consumera. (La haine c’est l’hiver du coeur comme disait Victor Hugo).

 

 

 





 

 




 




 

 

 

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samedi, 28 mai 2016

Cruauté animale et violence humaine

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le plaisir.jpgHistoriquement, l'utilisation du cheval comme animal dans le cadre de la guerre, tant comme animal de transport urbain et routier, que dans l'industrie minières, que dans celui des rituels et de divertissements. Des blessures volontaires, des mutilations et des mises à mort de chevaux en témoignent dans de nombreuses régions du monde (cruauté, torture, supplice...). Le cheval peut subir diverses interventions physiques, notamment la castration, la caudectomie (ablation de la queue), le marquage au fer, éperonnés, la coupe des vibrisses, les combats d'étalons organisés, l'hippophagie, le horse-baiting, les sacrifices, taillés d'une oreille pour être reconnus plus vite. Honte aux hommes qui imposent tant de choses à des animaux contraints, sous la menace de la cravache, sous les coups, subissant l'impitoyable autoritarisme pour se prouver qu'ils peuvent commander...envers peut être de leur doute sur eux-mêmes. D'où l'usage de la cravache, des éperons, du mors qui blesse etc. Un arsenal de sadiques pour asservir, mater, épuiser, la "plus belle conquête de l'homme".

suicide Race2.jpgLe Rocky Mountain Horse est une race de cheval de selle des Etats-Unis, et quasiment inconnue en dehors de son pays d'origine. La race a été à l'origine développée pour être utilisée dans les fermes des contreforts des Appalaches que ce soit pour tirer des charrues et des buggies, mener le bétail ou comme monture. Il est reconnu pour sa vigueur et sa capacité à résister aux hivers dans les montagnes. Son utilisation moderne se porte toujours vers l'équitation de travail ou l'endurance. Les organisateurs du Moutain Race (Suicide Race) citent la tradition et le patrimoine en tant que justification de la course.  Les petits rodéos locaux, qui n'attirent pas de spectateurs étrangers et dont la télévision nationale ignore n'en sont pas moins au coeur de la vie de rodéo de nombreuses communautés. Attirant des participations, des fournisseurs de bestiaux et des annonceurs locaux, ces rodéos familiaux et communautaires ont lieu à certains endroits depuis plus de 100 ans. Des ouvriers de ranch à la retraite mettent à l'épreuve leurs vieilles aptitudes, et des écoliers apprennent à faire face à la pression de la compétition entourés de parents et amis. Les rodéos communautaires sont aussi des occasions de se souvenir et de célébrer la vie des cow-boys qui sont morts trop jeunes, ou d'honorer les anciens pour leur longue contribution à la vie de rodéo.

Suicide Race.jpgChaque année, une petite ville dans l'Est de l'état de Washington accueille la course meurtrière dans le cadre du "Stampede Rodéo" (Omak, suicide). Au cours des 25 dernières années, au moins 21 chevaux sont morts. Entre 2001 et 2004, le nombre de cheval mort à la course de "suicide" était de cinq fois plus élevé que celui des courses de chevaux professionnel, sans tenir compte du nombre de décès non déclaré qui peuvent survenir pendant les essais pratiqués. Autres blessures les plus courantes entraînant la mort sont les genoux cassés, les jambes, le cou et les os du bassin. Le suicide de la race Omak est un exemple extrême de la cruauté envers les animaux pour le divertissement, sans aucun égard pour la vie ou le bien-être des chevaux. Les organisateurs de la course "suicide Race" revendiquent une tradition amérindienne des 12 tribus confédérées de la réserve de Colville (Colville Indian Reservation), à l'est de l'État de Washington. Les tribus se nomment (Colville, Nespelem, Sanpoil, Lake (Sinixt), Palus, Wenatchi, Entiat, Methow, Okanagan du sud, Moses Columbia, et Nez-Percés de la bande du Chef Joseph). Le nom de la réserve est adapté de celui de Fort Colville, qui a été nommé d'après un gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson nommé Andrew Colville, et qui avait été fondé avant que la région ne soit intégrée aux États-Unis. Le "suicide Race" peut avoir été basé sur une idée d'une vieille tradition, mais dans sa forme actuelle il n'est rien de plus que la violence et l'exploitation. En réalité le "Suicide Race" était l'idée d'un vendeur de meubles à la recherche de publicité et de dollars. La course commence au sommet de Suicide Hill, où les cavaliers courent sur une distance de 15 mètres pour monter sur leurs chevaux avant la descente de la colline (62 degrés, longue de 69 mètres), qui tombe dans la rivière Okanagan (affluent du fleuve Columbia), qu'ils traversent en nageant de l'autre côté, puis le dernier 460 mètres qui mènera à l'arène de rodéo où la foule attend. 

Ces vidéos vous donne une très bonne idée de l'ampleur de la colline, la vitesse de la course et à quelle vitesse les chevaux doivent courir et le traumatisme que la rivière peut causer. Certains se noient, certains sont euthanasiés à la ligne d'arrivée.



 

 

Les combats d'étalons,.jpgLes combats d'étalons, organisés dont la tradition serait vieille de plus de 500 ans et qui perdurent encore de nos jours (Sud de la Chine, Indonésie, Corée du Sud, Philippines). Bien que les chevaux ne se combattent pas normalement l'un l'autre, ces étalons sont emmenés dans une frénésie de combat due à la présence d'une jeune jument qui est "en chaleur" et attachée au milieu de l'arène boueuse. Les juments seraient stimulées par des injections d'hormones afin d'exciter les mâles, qui, ensuite, sont envoyés dans l'arène, parfois jusqu'à la mort. Ils entraînent de nombreuses blessures. Certains coups échangés font jaillir les yeux des chevaux de leurs orbites. Les étalons peuvent même arracher les oreilles de leurs rivaux. Les tournois sont favorisés comme "tradition culturelle", mais en fait ils perdurent sous le couvert de syndicats criminels qui les promeuvent comme des "traditions culturelles".

http://www.dailymotion.com/video/x68rzo_combats-de-chevau...

Le marquage au fer.jpgLe marquage au fer. Dans l'Antiquité Romaine, les condamnés étaient marqués sur le front avec un fer rougi pour qu'ils gardent la trace de leur crime à vie et que celle-ci soit visible de tous. Ensuite, ils furent marqués sur les jambes ou les mains. Sous l'Ancien Régime, la trace représentait une fleur de lys, qui fut ensuite remplacée par des lettres. Ainsi, on utilisait le V pour "voleurs", GAL pour "galérien", TP pour "travaux forcés à vie", T pour les condamnés dans un temps limité et le F pour les faussaires. Sous l'Empire, le marquage était effectué en public, offrant un véritable "spectacle" à la foule. Ce type de peine fut aboli en 1791, pour être rétabli sous l'Empire en 1806 et enfin être aboli définitivement en 1832. Les animaux eux aussi connaissaient le fer rouge qui provoque une vive douleur et peut-être vu comme un acte de cruauté, une «souffrance au nom de la tradition et du marketing». Le fer rouge entraîne une exposition de la peau à une chaleur de 700 degrés. Dans de nombreux pays, le marquage au fer a été remplacé par des étiquettes (boucles) fixées aux oreilles ou encore l'implantation de puces électroniques individualisées.

https://www.youtube.com/watch?v=bdSkefr3Ttc

Des chocs électriques..jpgDes chocs électriques. L'usage des dispositifs tels que l'électrochoc est très commun dans le reste du monde (utilisés notamment par certains maquignons pour faire entrer les chevaux dans les camions). Pour inciter les chevaux à devenir "sauvages" et à faire des bonds dans l'arène, on attache une sangle, fortement serrée, autour du bas-ventre qui fait pression sur l'urètre, partie très sensible du corps de l'animal. Le cheval cherche désespérément à s'en défaire, et commence donc à ruer. Du point de vue du spectateur, on dirait que le cheval cherche à se défaire de son cavalier. La réalité est autre. Le rodéo est accusé de diverses interventions visant à augmenter l'agressivité du cheval avant son entrée en piste. Des chocs électrices seraient couramment employés, pouvant causer à la mort d'un animal. La courroie attachée à leur flanc les fait ruer. C'est une courroie tendue qui entoure le bas-ventre au moment où le cheval ou le taureau s'élancent du box, il s'agit là d'une partie très sensible du corps. Un petit générateur placé dans l'appareil envoie des charges de 5000 à 6000 volts. Un choc électrique violent pour les animaux.

https://www.youtube.com/watch?v=fHQwgRs7nh0

cruauté.jpgL'épreuve au lasso, est très éprouvante pour la bête stressée, affolée, terrorisée qui court jusqu'à 40 km/heure et est subitement freinée dans sa course par une corde raide qui lui sert le cou, puis est renversée sans ménagement et finalement ligotée par les pattes et cette pratique cruelle peut causer des blessures au cou et la mort par étranglement. Le trébuchement du cheval: capturer au lasso par les 2 jambes de devant d'un cheval au galop et le faire tomber par terre.

Couper les vibrisses.jpgCouper les vibrisses, une pratique très répandue en toilettage (chevaux de show, chevaux présentés à la vente...). Situés autour de la bouche et des naseaux, ces longs poils raides aident le cheval à se repérer et à apprécier les distances. Au niveau de l'alimentation, elles ont le même rôle puisque le cheval ne verra pas ce sur quoi il pose la bouche. Bref les vibrisses jouent le rôle du toucher pour un aveugle, en association avec l'odorat et l’ouïe, et ce uniquement dans la vue frontale et à faible distance. Les vibrisses sont au cheval ce que sont les moustaches sont au chat.

La caudectomie.jpgLa caudectomie ou cardiotomie. Derrière ce nom barbare se cache une pratique qui ne l'est pas moins : celle qu'utilisait les éleveurs de chevaux de trait pour amputer leurs animaux de leur queue (ablation des dernières vertèbres du coccyx). Cette opération est réalisée le plus souvent à vif, de manière "artisanale", au sécateur ou à la cisaille, par un maréchal ferrant ou un hongreur. Il n'est alors pas difficile d'imaginer les souffrances endurées par le cheval lors d'une telle opération, surtout que celui qui la pratiquait devait souvent s'y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à sectionner entièrement peau, muscles, nerfs et moelle épinière... Un cheval à la queue coupée est une proie sans défense pour les insectes. La queue d'un cheval lui sert à chasser les mouches et les taons qui viennent l'importuner, notamment en pâture. Si on lui enlève, il n'a plus qu'à subir. Outre la douleur d'être ainsi piqué sans pouvoir réagir, le cheval devient nerveux et ses réactions imprévisibles. Il n'aura de cesse de se déplacer dans sa pâture pour tenter d'échapper à ses agresseurs et prendra d'autant moins le temps de se reposer ou de s'alimenter ce qui peut perturber leur équilibre.

La corrida,.jpgLe picador, implique la participation d'un cavalier, dont la monture est protégée par un caparaçon et a les yeux bandés pour éviter qu'il ait peur du taureau. Avant l'obligation de porter le caparaçon (1928), nombreux étaient les chevaux de picadors tués ou blessés sous la charge des taureaux. C’est la mort du taureau qui donne à la corrida sa dimension tragique et rituelle de notre civilisation dite évoluée. Les chevaux utilisés dans les corridas sont de vieux chevaux, leurs cordes vocales sont mutilées, pour ne pas hennir de peur et se cabrer quand les taureaux les approchent, ou de souffrance quand ils sont encornés. Le public ne se rend compte de rien et ignore ce qu’ils endurent.

https://www.youtube.com/watch?v=B0g3owhK_jw

mine.jpgLes chevaux (et poneys) dans les mines, sont essentiellement utilisés dans les pays qui exploitent le charbon (Belgique, France, Allemagne, Russie, Grande-Bretagne, Etats-Unis). Les chevaux destinés au travail dans les galeries devaient être descendus dans les puits. Pour cela, ils étaient entravés des quatre membres, sanglés à un harnais en position verticale ou suspendus dans un filet, et descendus dans les galeries grâce à un câble d’acier. Un bandeau est placé sur leurs yeux pour éviter qu'ils n'aient peur, et leurs quatre jambes solidement entravées pour éviter qu'ils ne se blessent. La paille qui était placée entre les jambes semble avoir eu pour fonction de les protéger. La descente s'effectue toujours en position verticale pour éviter que le cheval ne s'asphyxie. A l'instar de nombreux animaux domestiques, le cheval ne supporte pas de ne plus sentir le sol sous ses pieds, ce qui rendait l'opération plus facile car il s'immobilise et n'ose plus bouger dès qu'il quitte le sol. Certains chevaux restaient traumatisés par le stress provoqué par ce type de descente, très inconfortable. L'opération étant délicate et difficile, lorsqu'un cheval était descendu par câbles, c'était quasiment pour toute sa vie, qui pouvait durer de 10 à 20 ans dans les galeries. Les conditions de travail dans les mines sont très éloignées de l'habitat naturel des chevaux, qui ne sont pas conçus pour travailler jusqu'à 1.200 mètres de profondeur, loin de la lumière et de la végétation. Certains mouraient au bout de quelques jours et le taux de mortalité général des animaux de fond est estimé à environ 30%. Certains de ces chevaux sont devenus aveugles à la suite d'accidents ou d'un trop grand manque de lumière naturelle. En 1960, la mécanisation sonne la fin des chevaux de mine, et en 1970, les locomotives diesel remplaceront à tout jamais les fidèles compagnons.

https://www.youtube.com/watch?v=np0u-T3DuXU

Premain.png

L'industrie pharmaceutique, utilise différents produits tirés du sang et de l'urine du cheval. La production des œstrogènes conjugués vendus sous le nom de "Premain" (l'urine de jument gestante). Environ 100 000 juments gestantes sont maintenues immobilisées dans des stalles au Canada, aux Etats-Unis et en Chine, les poulains sont tués peu après la naissance pour que la jument soit de nouveau mise en gestation. Ces juments sont maintenues dans un état de soif permanent et vivent avec une sonde qui provoque des démangeaisons. Les juments les plus "productives" vivent ainsi un calvaire de 10 à 15 ans, celles qui ont des problèmes de santé trop importants ou qui ne sont pas pleines sont envoyées à la boucherie, de même que les étalons, utilisés pour la reproduction, quand ils ne sont plus assez performants. D'après certains témoignages, elles sont fréquemment battues et avortent. Bien entendu, tout cela est très civilisé, que de se battre contre des animaux que l’on terrorise au préalable. Il est évident que le rodéo, la tauromachie, les combats d'animaux, n’incarne pas le meilleur aspect de notre civilisation dite évoluée.

http://www.soncheval.com/scandalepremarin.html

L'animal et l'homme.jpgLorsqu'on observe les hommes, ce qu'on voit, ce n'est pas ce qu'ils ont de commun (l'identité), mais des différences, une diversité qui semble ruiner l'idée même d'une nature humaine. Mahatma Gandhi disait "la grandeur d’une nation et les progrès de sa conscience morale se mesurent à l’aune du traitement qu’elle réserve à ses animaux". La plupart des consommateurs de viande (n’est pas une nécessité pour être en bonne santé) sont mal informés sur la réalité de la chaîne industrielle qui conduit l’animal jusqu’à leur assiette. Ils pensent que les animaux qu’ils consomment (boeuf, porc, cheval, moutons, etc..) sont abattus d’une manière propre qui ne cause qu’une souffrance minimale à l’animal (style abattage par balle dans la tête, ou électrocution qui tue d’un coup l’animal). Cette pensée leur permet de consommer de la viande la conscience tranquille. Comment vivre dans la paix et la sérénité quand on absorbe la souffrance des animaux d’élevage qui sont traités de manière totalement inhumaine. En réalité, les animaux perdent la vie dans d'atroces souffrances et s’apparentent à de la torture, sont carrément barbares. Nous nous cachons les yeux pour éviter de regarder l’horreur en face. Nous sommes tous coupables, que nous le voulions ou non. L'humain, qui est capable de violence envers un animal, peut certainement l'être envers un être humain et c'est prouvé. Les actes de violence sur les animaux ont été largement reconnus comme des indicateurs d'une dangereuse psychopathie qui ne s'arrête pas sur les animaux eux-mêmes. Au sommet de la chaîne alimentaire, on ne se contente pas de manger les animaux. On utilise aussi le monde animal pour satisfaire les exigences de l’industrie pharmaceutique, de nos divertissements (rodéo, combat, course, Zoo, cirque, chasse....), de l’industrie cosmétique, au moyen des expérimentations atroces sur diverses espèces animales (Chiens, chats, rongeurs, primates, oiseaux, etc; les animaux de cirques ne sont pas en reste...), et font de leurs clients des criminels. Quand à la vie que mènent les animaux d’élevage avant leur mort (précoce), elle est encore pire que l’épreuve de la mort elle-même, qui elle, a le mérite d’être courte....Il est facile de juger mais nous sommes tous responsables de cela. Celui qui achète de la viande, accepte la souffrance et la mort d'un animal. Peut-être est-ce nous qui ne sommes pas assez courageux pour le tuer nous-mêmes ou tout simplement pour renoncer à la viande. L’homme a malheureusement oublié qu’il est un être vivant parmi d’autres êtres vivants. Par ailleurs, plus personne ne conteste aujourd'hui non plus que, comme les êtres humains, les animaux non-humains ressentent eux aussi la souffrance et la douleur... La souffrance du Peuple Animal sur notre terre est immense... Et pourtant, cette souffrance n'est absolument pas nécessaire. D'ailleurs, tous ceux qui vivent avec un animal (chat, chien, lapin, perroquet....) le savent, les animaux sont des êtres sensibles, qui ressentent et expriment de multiples émotions comme la joie, la peur ou l'affection... et chacun a une personnalité unique.

https://www.youtube.com/watch?v=xpKbDs6L9pg

la genèse.jpgComme les millions de végétariens et végétaliens de part le monde le prouvent à chaque instant, on peut très bien vivre sans manger les animaux, comme s'habiller sans utiliser de fourrure, de laine ou de cuir. On trouve aussi facilement des produits cosmétiques et produits d'entretien non-testés sur les animaux. Quant à nos loisirs, il existe une quantité de façons de s'amuser et de se divertir sans faire de mal à personne.Imaginez un monde où les hommes vivraient en harmonie avec la terre, et respecteraient la Vie sous toutes ses formes… Un monde où il n’y aurait plus ni élevages industriels concentrationnaires, ni abattoirs, ni laboratoires de vivisection, ni chasse, ni pêche, ni corridas, ni marinelands (parc aquatique), ni manteaux de fourrure… Un monde où les animaux seraient enfin vus dans leur véritable nature sacrée… où leurs droits seraient enfin reconnus… où ils seraient libérés de leurs cages et de leurs esclavages… Un monde où leurs immenses souffrances, tortures et massacres de masse feraient partie du passé… Un monde nouveau, où les animaux seraient enfin traités avec respect, compassion et justice… Enfin un monde où règnerait la paix entre les habitants humains et non-humains de la planète...

https://www.youtube.com/watch?v=xpKbDs6L9pg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mardi, 26 avril 2016

«La meilleure façon d’aider les pauvres c’est de ne pas en être un»

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le veau d'or.jpg

Le troc existe depuis que l'homme est apparu sur la Terre.jpgLe troc existe depuis que l'homme est apparu sur la Terre. Autrefois, les échanges de marchandises entre les individus se réalisaient grâce au troc. C'est-à-dire que l’on échangeait un bien contre un autre bien que l’on jugeait de valeur à peu près égale au bien échangé. S'il a longtemps été le seul moyen d'échanges entre les gens et entre les peuples, le troc s'est progressivement affiné en prenant objets, comme les récoltes, les outils, les denrées et même des esclaves ou des animaux comme pièces d'échanges. Dans l'Antiquité, le troc fut surtout de la nourriture conservable (riz, thé, céréales) ou des moyens de travail (bétail, outils). Aux premiers temps du monde antique grec ou romain, on échangeait des boeufs à la fois comme nourriture et comme force de travail. C'est ainsi qu'à Rome, les premiers lingots de bronze (aes rude) furent coulés dans un moule où figuraient la forme d'un boeuf ou d'un cochon. Les premières pièces de monnaies furent inventées par les Lydiens (pays d'Asie Mineure, situé sur la mer Égée) au VIème siècle avant JC, et étaient faites d’électrum (alliage d’or et d’argent). Cette puissance économique de l'époque semble être à l'origine de la monnaie. Crésus n’est pas un personnage mythologique, il a vraiment existé. On lui doit deux célèbres expressions modernes, "riche comme Crésus" (désignant son immense richesse) et "toucher le pactole" (fleuve riche en or d’où les souverains de Lydie puisaient leur richesse). Les origines aurifères du fleuve viendrait d'une histoire qui raconte l'aventure arrivée au vieil ivrogne Silène. Celui-ci, suivant une procession en l'honneur du dieu de la fête et de l'ivresse Dionysos, se perdit près du palais royal. Midas et ses gardes le retrouvèrent assoupi et le roi lui offrit de rester quelques jours au palais avant de le rendre à Dionysos. Le dieu récompensa le roi en lui accordant un souhait. Midas demanda que tout ce qu'il toucherait à l'avenir se transforme en or. Incapable de manger et de boire, il supplie le dieu de reprendre son présent. Dionysos lui ordonne alors de se laver les mains dans les eaux du Pactole, dont le sable se change en or. Cette légende explique le caractère aurifère du Pactole, auquel la Phrygie doit une bonne partie de son empire. Au début de l’utilisation des pièces, leur valeur correspondait au type de métal utilisé mais aussi à leur poids, et le nom de chaque pièce était emprunté à l’unité de mesure qu’elle représentait. Ainsi, la Drachme grecque correspondait à environ 6,25 grammes de métal (or, cuivre, argent). Dès la fin de la conquête romaine ( Alesia, 52 avant J.-C. http://www.sacra-moneta.com/Numismatique-romaine/Les-monn...), les différents empereurs imposeront leur monnaie, symbole de leur puissance, en Gaule comme dans tout l'Empire romain. Les Aureus (monnaie en or), deniers d'argent et sesterces seront les monnaies de référence dans toute l'Europe, et le resteront bien après la chute de l'Empire romain. En 781, Charlemagne décide d'unifier le système monétaire, afin de permettre la facilitation et le développement des échanges commerciaux en Europe. Les monnaies sont remplacées par un nouveau Denier en argent et un système monétaire qui durera jusqu'à la révolution (1 livre vaut 20 sous et 240 deniers). Au Moyen-âge, très peu de pièces d’or sont émises, les seules pièces sont souvent d’origine royales. Sous la Renaissance, les pièces deviennent de plus en plus travaillées et soignées avec l’arrivée de grandes quantités d’or et d’argent des Amériques qui permet de fabriquer des pièces plus nettes, rondes et aux contours précis. Les qualités de ce métal brillant, ductile, malléable et inaltérable jointes à sa rareté lui ont rapidement donné une importante valeur d'échange. Le XIXème et le XXème siècle sont placés sous le signe de l'Etalon-Or (c'est l'or qui sert de valeur de référence dans les échanges internationaux).MTThaler2.png En 1750, la première monnaie internationale des temps modernes a été frappée en Autriche (le mot taler est employé en Allemagne jusqu'à la fin des années 1920). L'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg fait frapper un thaler en or à son effigie. Le Maria Theresien Thaler (MTT) circule en Europe pendant près de quatre cents ans et va très vite devenir une monnaie internationale très prisée dans les colonies espagnoles et anglaises d'Amérique, et jusqu'en Afrique orientale. Le mot dollar est lui-même une déformation du mot "thaler", cette monnaie ayant été la première utilisée par les planteurs d'Amérique du Nord. La monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’État (pour battre monnaie, l’État doit avoir de l’or et de l’argent). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’État. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation). En 1971, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or, ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or, ce qui a obligé aussi les marchés des matières premières qu’elle contrôle à ne vendre leurs produits qu’en dollars. S'ouvre alors l'ère de la monnaie purement fiduciaire (monnaie virtuelle), c'est-à-dire basée exclusivement sur l'essor du papier monnaie, autrement dit "des billets de banque qui n'a aucune valeur en soi", n'étant que du papier. Aujourd’hui une banque centrale d'un pays peut émettre des billets sans en avoir la contrepartie en or (la mauvaise monnaie chasse la bonne). La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes (soyons certain que l’or finira par rebondir). Derrière chaque mal de notre société il y a l’argent (commerce de la drogue, exploitation de la prostitution, esclavagiste, différentes mafias, corruption politique, commerce des armes, vente d’organes humains). Il y a aussi, ceux qui croient que l’argent est le remède à tous les maux, que l’argent a le pouvoir de tout acheter incluant les sentiments tels que l’amour, ou le bonheur. Il est vrai que l’argent achète bien des choses. Ce n'est pas le «mal» qui est devenu plus fort, c'est l'homme qui est devenu plus «faible» en s'alimentant de moins en moins intellectuellement et spirituellement. "Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon" lit-on dans l'évangile selon Matthieu. L'usurier qui prête de l'argent à intérêt est condamné à l'enfer. Car l'usurier obtient de l'argent contre rien, il fait de l'argent en dormant. Plus grave, il fait payer le prix du temps, il vend donc un bien divin. Enfin, les juifs à qui l'on interdisait les activités productrices se spécialisèrent dans le prêt à intérêt, ce qui n'était pas contre leur religion s'ils ne prêtaient pas à leurs frères. Pour la morale chrétienne du moyen-âge, il fallait donc choisir entre la bourse et la vie éternelle. "L’auri sacra fames".... (la passion du gain), qui est aussi vieille que l’histoire de l’homme. A toutes les époques de l’histoire, cette fièvre d’acquisition sans merci, sans rapport avec aucune norme morale, le manque absolu de scrupules, l’égoïsme intéressé, la cupidité et l’âpreté au gain s’est donné libre cours chaque fois qu’elle l’a pu. La trahison de Judas Iscariote est l’un des drames les plus sombres de la liberté humaine, selon les Evangiles, Judas trahit pour de l’argent (Trente pièces d’argent). Et cela ne doit pas nous surprendre, car l’argent c’est l’idole par excellence, la racine de tous les maux. On trahit pour obtenir quelque pouvoir ou quelque bénéfice temporel "Tout est possible pour celui qui croit", disent les Ecritures (Mc 9, 23). Or le monde d'aujourd'hui dit, "Tout est possible pour celui qui a de l’argent", tous les faits semblent lui donner raison (on ne peut pas la dénigrer, car elle est nécessaire à la survie). On ne rencontre que des personnes qui parlent d'argent, leur seule motivation, leur seule valeur est totalement tournée vers le "Veau d'or", c'est le seul prisme de leur existence qui finira entre 4 planches. Aujourd’hui, le veau d’or désigne souvent l’argent comme idole (idolâtrie dont le centre de celle-ci est l’argent). L’excès des sociétés modernes à placer leurs confiance dans le consumérisme et les biens matériels peut être rapproché de l’épisode du Veau d’or. La même histoire se répète, les gens se font d'autres dieux (comme il les imagine). Nous sommes parvenus à la génération post-moderne, où la pensée de l'homme doit d'être à la pointe de la technologie. Ce Veau d'or des temps modernes que les Aaron (média, télévision, radio, internet) de ce monde nous présentent comme le nouveau Dieu (société matérialiste) qui pourra mener les hommes vers le bonheur éternel, selon lequel en consommant plus, je serai plus heureux. Ce processus de laïcisation de certaines marchandises deviennent de véritables objets de culte (les marques des vêtements, les marques automobiles, les marques de parfums, etc.). L'homme moderne subit l'influence de toute une mythologie qui lui propose nombre de modèles à imiter (chanteurs, acteurs, joueurs, top models, etc.). Il convient d’affirmer que la richesse n’est pas quelque chose de mauvais en soi. Plusieurs personnages célèbres de la Bible sont riches sans que cela leur soit reproché (Job, Abraham, Salomon). Ce qui pose problème ce n’est pas d’avoir des richesses, c’est l’usage qu’on en fait ou l’attitude qu’on adopte face à elles. Ce qui importe pour l’Evangile, ce n’est pas la quantité des richesses que nous possédons ("combien avons-nous" ? ) mais la relation que nous entretenons avec elles ("comment gérons-nous" ?). L’argent met ainsi en lumière cette prétention du cœur humain à prendre toute la place jusqu’à celle de Dieu si c’était possible. Voici une "allégorie" (métaphore) de la caverne de Platon, qui est une situation imaginaire racontée au cours d’un dialogue ("La République") également imaginaire, entre deux personnages.

Mythe-de-la-caverne-Platon.jpgSocrate imagine des êtres enchaînés dans une caverne de manière à ne pouvoir voir que le fond de celle-ci. Ils ont toujours vécu ainsi et n’ont jamais perçu de ce qui se passe plus haut, près de l’entrée, que des ombres projetées et des bruits renvoyé par le mur situé au fond. Et pour eux la "réalité", ou plus exactement leur conscience de la réalité, se réduit à ces ombres bougeant sur le mur et des bruits qui les accompagnent. Le personnage de Socrate imagine ensuite que l’un des prisonniers est arraché à sa captivité pour être amené à la surface. Celui-ci commence par se sentir «agressé» par ce nouveau milieu dont il ne peut immédiatement percevoir les éléments du fait d‘une trop forte clarté. Il s’y accoutume ensuite, et prend conscience du soleil des saisons et des choses. Et s’étant habitué à cette nouvelle perception «plus juste», il comprend mieux ce qu’il voyait en captivité. Il n’envie plus son univers souterrain et le système de distinction de ses anciens compagnons, honorant le plus habile ou le plus vif à saisir ou à prévoir le passage des ombres. Il préférera un petit rôle dans ce nouveau milieu, plutôt que de retourner "à ses anciennes illusions". Et s’il y revenait, d’abord déshabitué de l’obscurité, ses compagnons penseraient que sa vue s’est dégradé, et qu’il ne faut surtout pas sortir…

En conclusion, les médias modernes développent en manipulations, en mensonges l’art de rapporter ce qui se fait, se vit, se raconte, ce qui est manipulé ce sont les mots, lesimages, les signes et les symboles (la réalité est malheureusement hors de cause). Ici, l’impunité est quasi-totale et même revendiquée par la profession journalistique au nom d’une «liberté» qu’elle se garde bien de définir avec précision. Ce qui est triste, c'est qu'on se borne souvent à adopter des croyances toutes faites par ces médias (TV, radio, Web, journaux), qui se contentent des informations sans présenter la moindre analyse sur la réalité de la situation… parce qu'on accepte ni l'inconfort du doute, ni les exigences requises pour accéder à la connaissance . Au lieu de cela, on a d'un côté des moutons qui se réfugient dans l'ombre de leurs bergers, et de l'autre une armée de brebis égarées qui suivent naïvement le premier berger qui passe par là (le chien de Pavlov ou les moutons de Panurge).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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samedi, 09 avril 2016

Le loup cousin du chien.

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louve_romaine.jpgL’humanité a été profondément influencée par l’animal. Les animaux sont à la base de nombreux échafaudages culturels et idéologiques. Selon chaque religion, l’animal est déifié ou diabolisé, et sont également au cœur des mythes. Par exemple, la ville de Rome est née grâce à une louve qui a allaité les jumeaux, "Remus et Romulus". Ces croyances ont bien sûr influencé la manière dont l’homme a traité les animaux. Le chien (Canis lupus familiaris) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des canidés, tout comme le loup, le renard, le coyote, le chacal, etc. Le chien est la seule espèce domestiquée de cette famille. Les chiens domestiques auraient évolué à partir d'un groupe de loups qui sont entrés en contact avec les chasseurs-cueilleurs européen il y a 100.000 ans. Les sous-espèces de loups, qui peuplaient tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, sont certainement à l'origine de groupes de races de chiens, présentant des caractéristiques communes. Le fait que le chien et le loup puissent se reproduire ensemble et que leur descendance soit elle aussi fertile irait également dans ce sens. Le passage de l’état sauvage à la domestication a produit des races très différentes. Il est probable que les hommes possédaient déjà des chiens vers 15.000 avant Jésus Christ, mais sans que cela soit étayé par des découvertes archéologiques. En effet, le mode de vie des hommes de cette époque du Paléolithique supérieur était souvent celui de chasseurs nomades. Leurs techniques de traque en groupe ressemblaient à celles du loup et les gibiers qu'ils chassaient étaient souvent les mêmes, ils se trouvaient ainsi fréquemment en concurrence. En outre, le loup est tout comme l'homme un animal social qui vit en meute hiérarchisée, ce qui a probablement rendu plus facile son intégration dans un groupe où l'homme prenait la place du mâle dominant. Les humains ont probablement rapidement perçu les bénéfices qu'il pouvait retirer des aptitudes du loup (odorat, ouie, vitesse et endurance bien supérieure), et il est probable que les premières associations ont eu pour but d'utiliser le loup dans les activités de chasse.

http://www.larecherche.fr/savoirs/evolution/chien-enigme-...

-loups-en-Europe-et-dans-la-partie-europeenne-de-la-Russie.jpg

Les loups ont toujours fasciné les humains au cours de l'histoire, alimentant tous les domaines mais aussi les peurs et les fantasmes collectifs. Dans une région où l'on a plus vu de loup depuis plus d'une centaine d'années, pratiquement tous, pensent que le loup est un animal méchant, qui mange l'homme et plus particulièrement les petits enfants, alors que même affamé, le loup préférera manger des poissons, des petits rongeurs et même des fruits. Si on les laisse en paix, ils sont capables de s'accommoder dans un milieux anthropisés (modifié par la présence humaine).

loup-garou-1.jpgInspirant crainte et respect, le loup incarne le bien et le mal selon les pays, les époques et les croyances. Autrefois, les civilisations de chasseurs s'identifiaient au loup en s'inspirant de sa structure sociale et de ses techniques de chasse. C'est le christianisme qui à associé le loup au diable, bras vengeur de Dieu punissant les populations locales pour leur manque de foi. Les attaques de loups étaient même parfois interprétées comme étant une punition divine. Selon certaines croyances populaires (les sorciers, les dieux, le diable), pouvaient aisément changer un homme en loup ou en bête sauvage, cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction ou un rituel volontaire, et plus récemment la morsure d’un loup ou d’un autre lycanthrope. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope (loup-garou) à errer sous forme de loup jusqu’au matin. Si c’est au Moyen Age que le loup est à ce point pris en grippe, c’est assurément en raison des difficultés propres à l’époque, portées à l’extrême au XIVe siècle dans la Guerre de cent ans. Froid, guerres, disettes, épidémies et misère laissent des cadavres sans sépulture qui attirent des loups accusés ensuite, dans les chroniques, d’attaques qu’ils n’ont jamais commises. Un exemple. Au XVIIIème siècle, la peur du loup sera très fortement relancée par la fameuse "Bête du Gévaudan" qui terrorisa la région pendant plus de trois mois et tua une centaine de personnes, "négligeant" la chair des agneaux pour celle des bergers (le loup anthropophage était né dans les esprits). Ce choix de victimes démontre qu’on ne se trouvait pas en présence d’un animal sauvage, selon les éthologues, il est par contre fort probable qu’il s’agissait d’un chien, ("la Bête était bien un animal, voire plusieurs, mais dressé(s) par l’homme pour tuer"). L’hypothèse se porte sur les frères Chastel, personnages très influents auprès du Comte de Morangiès et du Marquis d’Apcher. En effet, ceux-ci étant accusés de tentatives de meurtre dans un autre dossier, les crimes attribués à la "Bête" cessaient aussitôt qu’ils étaient mis en prison. Partout en Europe, la principale cause de l’extermination du loup ne fut certainement pas les légendes populaires, mais plutôt les conflits avec l’élevage. A la fin du moyen-âge et au début de la Renaissance, la population paysanne étaient souvent pauvres et ne possédaient que quelques têtes de bétail. La météorologie jouait un rôle important dans leur vie, car elle pouvait mettre en péril leur récolte. De plus, ils devaient souvent travailler pour un propriétaire terrien et payer un impôt à l’Eglise (10 % des récoltes). Dans ce contexte, la perte d’une ou plusieurs têtes de bétail pouvait être une véritable catastrophe pour le propriétaire. loup-3.jpgLe régime alimentaire du loup va surtout dépendre des proies qu’il a à disposition (cerf, chevreuil, chamois, mouflon, sanglier, marcassin, lièvre, lapin, marmotte, renard et petits rongeurs). Les loups s’attaquèrent alors de plus en plus aux troupeaux (moutons, chèvres) pour se nourrir. Après la révolution, la chasse incontrôlée et une déforestation massive incontrôlée et l’augmentation des primes qui équivalaient à un mois de travail pour un paysan et pouvaient représenter une fortune à cette époque, l’homme a déployé l’impressionnant arsenal de son génie meurtrier (arcs, flèches, arbalètes, fusils, poison) de plus en plus performants, battues, trappes, poisons et une foule d’autres moyens rivalisant d’inventivité, d’originalité et surtout de cruauté, ce qui a accéléré la destruction des loups. Rien qu’en France, en une dizaine d’années, de 1818 à 1829, plus de dix-huit mille loups ont été tués. A la fin du XIXe siècle, l’espèce avait pratiquement disparu du pays. Certains loups parvinrent jusqu’au XXe siècle mais l’apparition de la strychnine, poison inodore, marqua leur fin dans la plupart de nos pays d’Europe. En Belgique, il disparaît définitivement en 1897 et en France, il disparaît définitivement en 1927. Avec la réinsertion du loup gris (30 à 40 kg), de l'ours brun (60 à 250 kg), du lynx eurasien (20 à 25 kg), et du glouton (9 à 25 kg), tous les pays d'Europe abritent de façon permanente ces prédateurs, à l'exception de la Belgique, du Danemark, du Luxembourg et des Pays-Bas. principal prédateur des régions d’Europe.pngEn Amérique, la réinsertion du loup a commencé en 1995 (14 loups formant 3 meutes distinctes), elle est partie en chasse sur cet immense territoire encore inconnu (le loup peut courir jusqu'à 45 km/h et peut parcourir jusqu'à 95 km pour attraper sa proie). Elle ne s'attaquait qu'aux individus malades ou âgés. Ainsi, les individus sains peuvent continuer à se reproduire tout en assurant une bonne qualité génétique. Après l'installation des trois meutes, la population d'élans a diminué d'environ 20 %. Cette population, sans prédateur avait atteint les 40.000 têtes. Cette régulation a renforcé la bonne santé des troupeaux et a diminué la pression sur l'environnement. De nombreuses espèces ont bénéficié de la réintroduction du loup. On a pu observer une augmentation de la population de renards roux et de pygargues à tête blanche. Ces animaux, comme la pie, le corbeau ou le  coyote, ont pu se nourrir des carcasses laissées par les loups. Le parc de Yellowstone (9.200 km²) ressemble aujourd'hui beaucoup plus à ce qu'il était il y a 200 ans avant l'arrivée de l'homme. L'homme a enfin compris que les prédateurs, comme le loup, jouent un rôle irremplaçable dans l'équilibre naturel de l'écosystème. 

http://www.loup.org/spip/La-meute,115.html (Cliquer)

-Canis_lupus_portrait.jpgLe chien tient une place importante dans la mythologie car il est considéré comme un animal psychopompe (guide les âmes jusqu’au royaume des morts). Chez les Celtes le chien était considéré comme un animal au courage exceptionnel. Qualifier quelqu’un de "chien" dans cette civilisation, était rendre hommage à la bravoure de l’intéressé. Malgré les aspects négatifs, on peut noter de nombreuses apparitions du mot chien dans la Bible et dans la littérature occidentale. Dans le Coran, le chien est loué pour sa vigilance, sa patience et bien sûr, sa fidélité et détesté "pour sa gloutonnerie et son avidité". Les canidés sont considérés comme impurs, à l'exception du lévrier, qui est pur et protège d'un mauvais œil. Dans la Bible, les animaux de la création ne sont pas tous considérés d’un même regard. Voici un résumé. L’Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit. "Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la Terre» (animal qui a la corne fendue, le pied fourchu et qui rumine). "Mais, vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement, vous les regarderez comme impurs" (le chameau, le daman, le lièvre, le porc …….). Une récente étude sur l'ADN mitochondrial de plusieurs espèces de loups de différents endroits, de différentes races et croisements de chiens de chacals et de coyotes a démontré que le loup est le seul et unique ancêtres du chien. Le loup et le chien ont 99,8% d'ADN en commun, alors que le chien et le coyote n'en ont que 96%. Parmi les espèces sexuées, ce qui différencie une espèce d’une autre est la barrière de la reproduction. Pour être de la même espèce, deux individus qui s’accouplent doivent produire une descendance fertile. L’âne et le cheval peuvent se reproduire, mais le mulet sera stérile. Le même phénomène existe dans la nature lorsqu’un tigre et un lion s’accouplent, donnant naissance au tigre ou au lion, stériles l’un comme l’autre. Soumis à des contraintes climatiques et alimentaires différentes, les animaux n’évoluent pas de la même façon. Mais, outre le facteur temps, déterminant, les nouvelles espèces peuvent naître de croisements inattendus. Par exemple, on sait que le loup, le coyote et le chien peuvent "s’hybrider" et générer des rejetons fertiles (ils forment de fait une seule et même espèce par définition). Toutefois, les descendants des uns et, ou des autres pourraient engendrer une nouvelle espèce dans plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’années.

La Fontaine, le loup et le chien.jpgDans la fable de La Fontaine, le loup et le chien présentent deux modes de vies opposées, celui du loup, qui est libre et vit à l’état sauvage, et celui du chien, qui vit à l’état captif et domestique. (Résumé de la fable). Le loup, affamé, en vient à demander à un chien (fort bien nourri), ce qu'il devrait faire pour être lui-même aussi bien nourri. Le chien lui conseille de se mettre au service d'un humain. Le loup réalise alors que le chien a une blessure. Quand il découvre que c'est une blessure qui vient d'un collier, il décide de ne pas suivre le conseil. Le loup part et retourne dans les bois . Cette fable, se résume en "mieux vaut être pauvre et libre que riche et esclave". Quant les premiers doivent assurer leur subsistance en chassant le gibier et en protégeant les leurs au péril de leur vie, les seconds dorment sur les canapés et sont devenus "croquettivores" (croquettes). Quand les uns profitent du grand air et évoluent librement dans des hectares de forêt, les autres sont privés de liberté et limités, pour certains, à trois promenades de 10 minutes par jour. Etant captifs et dépendants comment pourraient ils tenir une autre place que celle de subordonné ?


nos toutous.jpg


bouffe.jpg Les croquettes, c'est l'alimentation préférée des propriétaires de chien. Alors que nous nous rendons au supermarché en pensant acheter de bons aliments pour nos animaux de compagnie, «il n’en est rien». Notre mode de vie nous amène, pour des raisons pratiques, à donner aux bêtes un régime alimentaire fabriqué industriellement, une commodité qui facilite la satisfaction des besoins alimentaires d’un animal en captivité (peu de gens ont le temps et le désir de faire autrement). Tous les animaux impropres à la consommation humaine sont utilisés dans la fabrication des aliments pour bêtes. La partie carnée, généralement sous la forme de farine de viandes, dont la provenance est occultée, ainsi que les graisses animales entrant dans la composition des croquettes et des boîtes, sont achetées auprès de sociétés d’équarrissage comme par exemple des animaux de fermes malades ayant été traités par des médicaments divers dont des antibiotiques, ou en putréfaction, ou des chiens et des chats euthanasiés qui prennent le chemin de l’équarrissage pour être transformés en farine de viande et en graisse animale. Non seulement les abats, les pattes, les articulations, le contenu intestinal, le poil, les plumes, les têtes, les glandes mammaires, les foetus riches en oestrogènes, les nageoires, les arêtes et les viscères de poissons sont recyclés, mais aussi les viandes et les poissons avariés et pourris et toutes les autres denrées comestibles dont la date de péremption est dépassée (y compris leur emballage en plastique), les graisses rances et détériorées des restaurants, les parties cancéreuses, les abcès découpés et les quartiers de viande rejetés par les inspecteurs des abattoirs, les animaux morts pendant le transport et les autres trop faibles pour atteindre l’abattoir, les cadavres d’animaux de ferme morts à la suite d’une maladie, d’un empoisonnement, d’un accident, les animaux sauvages et domestiques écrasés par les voitures, et même les corps en putréfaction. N’oublions pas non plus la dose de colorants chimiques intégrés pour leurrer les propriétaires d’animaux sur la qualité de la nourriture. Il est évident que la nourriture industrielle pour animaux de compagnie n’est rien d’autre que du poison, il faut donc éviter à tout prix ce type d’alimentation au profit d’une alimentation saine et équilibrée adaptée à l’animal, c'est-à-dire donner à votre animal une alimentation "naturelle" qui respecte ses besoins nutritionnels et lui permettra de vivre longtemps en bonne santé.   http://www.chien-education-elevage.com/documents/nourrir-...

 

hachi2.jpghachi1.jpgSortez les mouchoirs. Impossible de rester de marbre face à cette superbe histoire d'amitié. Ce film est consacré à l'attachement, la confiance et l'affection d'un chien, dont la statue de bronze se dresse toujours au-dessus de la station Shibuya (Tokyo). Professeur à l'université impériale de Tokyo, M. Ueno reçoit de la part d'un ami un jeune chiot. Malgré sa réticence à élever un chien, ce dernier tombe sous le charme de ce nouveau compagnon à quatre pattes. Chaque jour, Hachi accompagne son maître à la station de train et chaque soir, il se rend seul à la gare et attend son retour. Jusqu'au jour où le professeur ne revient pas. Mais qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, Hachi continue de se rendre à la gare, prêt à accueillir son maître..Et même lorsqu’il a été adopté, il s’échappait pour retourner attendre son maître à la gare. Le fidèle compagnon finit par mourir d’une maladie en 1935. Son corps a été empaillé et ses restes sont toujours exposés au musée d’histoire naturelle de Tokyo. Pour ses qualités, Hachikô reçut le surnom de Chûken (chien fidèle). Il fut fréquemment présenté par les parents et les enseignants comme un exemple de loyauté. En mai 1989, à la suite de travaux de rénovation et d'agrandissement de la gare, la statue, qui faisait auparavant face au nord, est tournée vers l'est de façon à coïncider avec la direction de la sortie de la gare. C’est aujourd’hui un lieu de rendez-vous où les amoureux viennent se prêter serment de fidélité. Une cérémonie en hommage à Hachikō y est organisée tous les ans au mois d’avril.

 

 

 

 


 


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jeudi, 17 mars 2016

La vie s’est allongée, mais la société ne s’est pas élargie.

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qui ravagèrent à plusieurs reprises l’Europe.jpgLouis_Duveau_La_peste_d'Elliant.jpgAu Moyen Age, la Mort est imaginée comme un corps humain momifié ou en décomposition. La mort fut personnifiée au Moyen-Age sous la forme d'un squelette drapé de noir portant une faux. Cette faux, elle l'aurait emprunté à l'ancien dieu romain Saturne. Dieu de l'agriculture et du temps, il prend d'un côté (temps, mort, épidémies, ...) et rend de l'autre (moisson, été, abondance) sans distinction. Comme Saturne, la mort et sa faux fauche les âmes sans distinction de couleur, origine, religion ou richesse. La Mort est alors connue sous le nom de "la Grande Faucheuse" ou tout simplement "la Faucheuse". A une époque où de nombreuses épidémies notamment le choléra, faisait des ravages, qui ravagèrent à plusieurs reprises l’Europe. La faucheuse représentait un être terrifiant venu happer les vivants d'un coup de lame. Mais celle qui fit le plus grand nombre de victime fut sans nul doute la peste noire ou peste bubonique qui toucha l’Europe entre 1347 et 1352 (25 millions), la peste noire a donc tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans seulement. Les hommes, marqués par ces terribles événements (guerres, épidémies, famines, etc…), sont de plus en plus obsédés par cette mort qui rôde. La mort est omniprésente, elle les accompagne au quotidien. Tous, sans exception, y sont confrontés. Certains s’enferment plus encore dans la foi, voyant dans tous ces malheurs un signe de la punition de Dieu. De manière générale on observe que la mort devient une véritable obsession. Le mourant a la conviction intérieure qu'il va mourir et accepte sa mort de courte durée, sans dramatisation excessive, et cela se poursuit à la Renaissance et au XVIIIe. A cette époque, l'espérance de vie à la naissance était de l'ordre de 25 ans, probablement un peu plus pour les privilégiés (sauf les hommes nobles à cause des décès prématurés au combat) et un peu moins pour les paysans et les pauvres. De même, dans les périodes prospères, elle a dû atteindre 26 ou 27 ans, mais, dans les époques de grandes crises, spécialement aux IXe et Xe siècles et du milieu du XIVe siècle au milieu du XVe siècle, elle n'a peut-être même pas atteint 22 ou 23 ans, et la population a régresse. Pourtant on ne doit pas oublier qu'il s'agit d'une moyenne et que, si le quart ou le tiers des enfants mouraient avant leur premier anniversaire, il y avait aussi des vieillards et même quelques rares centenaires.


mort.jpgQuoi qu’on en dise, le tabou de la mort existe, il est là et même bien là dans nos sociétés occidentales. Donc, si on regarde d’un peu plus près comment la mort nous devient étrangère, on se rend compte qu’il y a quelques années encore, nous nous occupions de nos proches en fin de vie à la maison, en famille. Cette mort accompagnait notre quotidien, nous la vivions intimement jour après jour et même au-delà du décès en portant des signes distinctifs de deuil… A contrario, aujourd’hui la mort est mise de côté, occultée et niée "cachez cette mort que je saurais voir". Les occasions de contact avec des mourants et des morts se raréfient, et pourtant, nous vivons un étrange paradoxe avec la mort qui n'a jamais été aussi lointaine, aussi proche, ni aussi violente... Elle n'a pas disparu, elle est devenue virtuelle (au cinéma, à la télévision, dans les jeux vidéos ...). L’augmentation de l’espérance de vie change notre mentalité en rapport à la mort, les chiffres sont connus, on meurt de plus en plus à l’hôpital et de plus en plus seul, loin de la vie de nos congénères, loin des yeux du monde (60 % meurent à l’ hôpital, 30 % en maison de retraite et les autres à domicile). Le cadavre tombe entre les mains de professionnels spécialisés (la thanatopraxie), dans sa conservation, sa présentation, son embellie. La mort devient de plus en plus invisible. Le deuil lui-même devient aussi affaire de spécialistes (psychologues) qui offrent leur service dans les attentat, les accidents, les "marches blanches" en sont un symptôme où les obsèques sans cadavre s’acquitte de son devoir d’humanité et de soutien des vivants en deuil en l’absence du cercueil. Nous sommes très entourés au départ mais ça ne dure pas. Très vite, passés les premiers appels, les premiers "comment ça va", la personne va se retrouver seule alors qu'à d'autres époques cette dernière était beaucoup plus entourée. La présence durait plus longtemps, et puis il y avait l'aspect un peu ostentatoire du noir qui faisait que la personne était identifiable dans le village. On organise, au contraire, de plus en plus des obsèques personnalisées avec des textes d'adieux individuels, la musique favorite du défunt, etc; ce qui diminue le caractère formel de l’enterrement, ou même simplement des signes du deuil. Dans notre culture occidentale, la tradition voudrait que nous affichons une certaine tristesse, que l'on pleure toutes les larmes de notre corps lors des funérailles. (chaque cas est singulier, chacun traverse le deuil à son rythme et à sa façon).

lit-de-mort.jpgAutrefois, du jour de la naissance jusqu’au dernier jour de l’existence, la vie sociale était rythmée par les rituels collectifs. Après la mort d’un proche, le processus de deuil n’échappait pas à cette ritualisation (veillées funéraires ou encore processions ponctuaient le chemin de deuil). Sur son lit de mort le défunt est entouré d'une assistance parfois nombreuses et qui comprend des enfants. La mort est acceptée paisiblement, sans drame excessif, "c'est la mort apprivoisée". Une fois que la mort a fait son oeuvre, les parents proches lavent le défunt, puis le revêtent de ses vêtements du dimanche. Plus tard, le mort sera déposé dans un cercueil peint en noir, placé sur deux chevalets dans le salon du domicile du défunt. Les pompes funèbres ne s’occupaient alors que de la fourniture du cercueil et du transport du défunt à l’église et au cimetière (début de la marchandisation de la mort). Parents et amis "veillent au corps" jusqu’à trois jours et deux nuits. Accroché à la principale porte de la maison, un crêpe noir, pour les hommes, gris pour les femmes, et blanc pour les enfants, sert à signaler au passant la présence d’un mort. Dans le cadre du deuil d’un conjoint, durant la période que l’on appelait de "grand deuil", la veuve se devait alors de porter des vêtements d’une couleur noire, puis progressivement au fil du temps celle-ci pouvait revêtir des couleurs moins sombres comme du violet, du mauve ou encore du gris durant cette seconde phase dite "période de demi-deuil". Pendant tout le temps que durent le deuil on évite de danser et même d’écouter la radio (il y a à peine 60 ans).

https://www.youtube.com/watch?v=TMyB9nmjnnk

individualisme.jpgToutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil (sauf la nôtre). Au moment où les rites s’effacent, peut-on raisonnablement espérer d’une société qui se revendique pluraliste et individualiste aient la capacité de produire une symbolisation collective, qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Entre les excès des siècles précédents et celui du siècle actuel qui s'échine à nier la mort dans un combat perdu d'avance, il y a un équilibre à trouver. Bien sûr on pourrait envisager, une société technocratique dans laquelle on pourrais euthanasier les vieillards, les anormaux et les handicapés. Cette société serait peut-être économiquement efficace, mais serait inhumaine. Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et aussi abominable que tous les autres, "le racisme des bien-portants contre les malades".

 http://www.dailymotion.com/video/xfklfh_les-coulisses-du-...

cremation-.jpgAujourd'hui. On pense que ce sera moins triste et dérangeant s'il n'y a que de courtes funérailles ou s'il n'y en a pas du tout. C'est pourtant le contraire qui se produit... Mais dans cette société moderne, tout presse et tout se règle rapidement. On commence à s'interroger sur la nécessité de révéler à un malade la gravité de son état, d'abord pour l'épargner (lui), puis pour épargner l'entourage en lui évitant des émotions trop fortes. On ne meurt plus chez soi mais à l'hôpital et souvent seul. L'initiative de la mort n'appartient plus ni au mourant, ni même à sa famille, mais aux professionnels, les rites post-mortem changent eux aussi. Les condoléances sont limitées, on répugne à représenter la mort, mais on ne cesse d'évoquer la beauté des morts (dans les condoléances…). Toute manifestation excessive est jugée comme une anormalité morbide, on cherche à épargner les enfants en ne pleurant pas devant eux. Ce n'est pas l'absence des chers disparus qui fait pleurer, c'est la crainte de la mort, considérée comme le plus effroyable des maux. Le développement de l'incinération est la solution la plus radicale de faire disparaître les morts. Les urnes ne sont pas visitées, les cendres sont parfois dispersées. Ces phénomènes sont la résultante de l'instauration d'un tabou, c'est une conséquence de l'obligation du bonheur qui apparaît au même moment. 

rites funéraires.jpgChez les catholiques et protestants, il n’y a guère de différences pour les rites funéraires. Les protestants ne prévoient pas de veillée, pour ce qui est du reste les traditions restent très similaires. Chez les chrétiens, le défunt est remis à Dieu lors d’un culte qui est destiné à rassembler les vivants. Ainsi, le culte n’est pas rendu au défunt, mais permet aux vivants d’écouter la parle de Dieu, celle de l’amour dépassant la mort. Chez les protestants, l’Eglise est présente pour accompagner et entourer de son affection les endeuillés.


Chez les chrétiens orthodoxes,.jpgChez les chrétiens orthodoxes, lors d'un décès, la familiarité avec la mort se manifeste par l'accompagnement du défunt, par le cercueil ouvert pendant toute la durée des funérailles, par les fleurs ou le baiser que chacun est invité à déposer dans le cercueil. Le service funèbre, suivi en principe d'un ensevelissement, est généralement célébré le 3ème jour après le décès. Normalement, le corps est placé en direction de l’orient qui symbolise la venue du Christ. Il n'y a pas de purgatoire dans les convictions de l'Eglise orthodoxe. Il y a certes un jugement dans la mort, par rapport à ce que le croyant est, et l'enfer est compris comme un enfermement sur soi, où l'humain n'a jamais voulu voir le mystère de l'autre.

Chez l'animisme.jpgChez l'animisme, qui est une croyance attribuant une âme, une conscience à chaque objet du monde matériel (animal, végétal, géologique). A la mort, l'âme (ou double) se sépare du corps, elle garde sa personnalité pour une nouvelle existence (ce sont les "mânes" ou des "ancêtres"). Elles mènent une existence diminuée, effraient les vivants en leur apparaissant (fantômes), elles parlent par des rêves, annoncent l'avenir (présages), elles envoient bénédictions ou malédictions, selon la manière dont on les traite.

bouddhisme,.jpgChez le bouddhisme, la mort ne s'oppose pas à la vie mais se définit comme un processus inverse de celui de la naissance. La mort n’est qu’un passage d’une vie à l’autre qui ne reconnaît ni les concepts de dieu, ni d'âme. Le moment de la mort est crucial, en lui se récapitule la totalité de la vie qui vient d'être vécue. D'où l'importance de régler litiges, dettes, rancœurs et conflits avant le dernier instant et d'aborder en paix et sans regret le grand passage.

Dans l'islam,.jpegDans l'islam, la conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l'âme (c'est l'ange de la mort, nommé Malak Al Mawt, qui est chargé de cette tâche). Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'âme à la fin des temps lors du Jugement Dernier.

 

Dans la religion juive,.jpgDans la religion juive, on considère que la mort n’est que la séparation du corps (gouf) et de l’âme (néfesh). Si les actions ont été bonnes et si le juif a respecté les commandements de la Torah son âme montera au ciel dans des degrés plus ou moins élevés et ce grâce à la légèreté de son âme. Au contraire une vie remplie de pêchés alourdira cette âme qui sera condamnée à errer sur terre, au niveau 0, et désirer perpétuellement sans pouvoir satisfaire ses besoins faute de corps matériel. Un état infernal d’errance et de souffrance. L’usage et la tradition juive ont conservé certains rites tels que celui de la lumière placée près de la tête du défunt, lumière symbolisant l’âme immortelle. Le disparu sera veillé sans interruption jusqu’à son ensevelissement.

Témoins de Jéhovah,.jpgChez les Témoins de Jéhovah, lors de la mort le corps retourne à la poussière et «l’âme», la conscience, est préservée par Dieu (Jéhovah) et mise de côté dans un état de "sommeil" jusqu’à ce qu'advienne Armageddon (la "lutte finale") à la fin des temps. Après l’Armageddon, tous seront ressuscités, "autant les justes que les injustes" afin d'être jugés par Dieu (Jéhovah). Quant aux injustes, ils seront tout simplement détruits.

mormons.jpgPour les saints des derniers jours (mormonisme), la préexistence, vie avant la naissance en présence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise à l’épreuve et d’expériences, et la vie après la mort font partie du plan salut. Après la mort, le monde des esprits est l’endroit où attend l’esprit de l’homme entre la mort et la résurrection. Chaque être humain ressuscitera (réunion du corps et de l’esprit) avant d’être amené devant Dieu pour le jugement dernier où sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance). Ceux qui héritent d'un de ces trois degrés de gloire se répartissent comme suit. Gloire céleste (perfection par l'intermédiaire de Jésus) lui sera attribué. Gloire terrestre (qui sont morts sans loi ou n'ont pas accepté le témoignage de Jésus dans la chair mais l'ont accepté par la suite). Gloire téleste (les menteurs, les sorciers, les adultères, les fornicateurs).

une société qui se revendique pluraliste et individualiste.jpgChez les athées, croit en l’homme, seulement en l’homme, uniquement en l’homme. En résumé, "On ne vit qu'une fois" .

 

 

 

mort-imminente-1.jpgLa métamorphose de la chenille en papillon a souvent été comparée à la métamorphose de l’homme qui passe de la mort à la résurrection. Dans un sens, la chenille meurt pour donner naissance au papillon. La mort n’est donc une perte, un "néant", mais une métamorphose. Nous voyons ici un processus naturel, un processus qui est entièrement indépendant de la volonté de la chenille et du papillon. Si la chenille arrivait à retarder l’ouverture de la chrysalide, le papillon serait mort. Si le papillon arrivait à ouvrir la chrysalide avant le temps, le papillon serait mort aussi. Donc nous vivons un processus naturel, complètement indépendant de notre volonté. La résurrection de Jésus est la garantie de notre résurrection. Elle est également la garantie de notre Salut. Par sa résurrection, Jésus a vaincu la mort, le dernier ennemi. Ce que Dieu désire accomplir en nous est en quelque sorte la même transformation qu’il opère dans une chenille pour qu’elle devienne un papillon. 

 

C'est une banalité de dire que "l'on ne vit qu'une fois". Le monde dont je vous parle est peuplé de créatures insouciantes et sans cervelle, un monde où la bêtise, la crétinerie est excusée par la seule chose importante qui est la liberté, l'individualité, et surtout, celle de s'amuser sans se soucier des conséquences. Elle a conquis la jeunesse (et d'autres) et est devenue l’excuse ultime à toutes les dérives qui ont poussé bon nombre à aller toujours plus loin, à être plus fou, jusqu'à commettre l'ultime absurdité. L'expression célèbre, "On ne vit qu'une fois" se trouve dans un poème d'Horace (65. av. J.C. - 8. av. J.C.), et n'est qu’une reprise de "carpe diem", rendu célèbre auprès du grand public depuis l'Antiquité fait l'objet d'une mauvaise interprétation, traduit par "Profite du jour présent" (alors que les deux mots signifient "cueille le jour") qui est une invitation à saisir le jour et à le déguster comme un fruit savoureux. Cette invitation était dédiée initialement à une jeune fille au prénom révélateur Leuconoë, c’est-à-dire "esprit brillant". Une jeune fille qui, d’après les recommandations que lui adresse Horace souhaitait vivre longtemps. Avec une tendresse toute paternelle et une profonde sagesse, Horace appelle cette jeune fille à réaliser que la vie se passe au présent et qu’il lui faut mordre à belles dents le moment qui passe, même si elle savait qu’elle allait effectivement vivre encore bien des hivers sans s’inquiéter de l’heure de sa mort. C'est donc une discipline volontaire du corps et de l'esprit cherchant à tendre vers une perfection, par une forme de renoncement ou d'abnégation. Une recherche de plaisir ordonnée, raisonnée, qui doit éviter tout déplaisir et toute suprématie du plaisir. Ce qui était pourtant du bon sens, celle-ci a été directement détournée et est devenue une raison pour faire n'importe quoi ("On leur pardonne, après tout, on ne vit qu'une fois"). Le temps en philosophie est une entité psychologique. "Le temps n'est que dans la mesure où il est présent. Le présent du passé, c'est la mémoire, le présent de l'avenir, c'est l'attente, le présent du présent, c'est la perception".

 

 

 

 

 


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vendredi, 11 mars 2016

L'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque

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Pourtant indispensable aux sociétés qui connaissent la peine de mort (bras armé de la répression légale), le personnage du bourreau inspire l’effroi, sinon le dégoût. C’est sans doute ce qui explique le vide institutionnel qui entoure sa fonction, qu’aucun texte légal ou administratif n’a véritablement définie. https://www.youtube.com/watch?v=KDlgQWXGLBc

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bourreau2.jpgLes moyens d'exécutions sous l'Ancien Régime étaient plus sommaires avec la pendaison et la décapitation, voir le bûcher pour les crimes "religieux" comme la sorcellerie. Un certain nombre de supplices sont associés à la condamnation elle-même (la peine de la roue ou l'écartèlement destiné aux régicides). Le détail de la sentence fait froid dans le dos :amende honorable, poing tranché, tenaillement aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes sur lesquels le bourreau répand un mélange de plomb fondu, huile bouillante et soufre, puis écartèlement par quatre chevaux pour arracher les membres ensuite jetés au feu, sans compter l’abattis de la maison et le bannissement de la famille du coupable. L’origine de la terrible fonction d’exécuteur demeure mystérieuse. L’origine étymologique du bourreau viendrait du terme "bourrer", qui signifie tourmenter, ou bien dans certaines régions, il était aussi appelé harnacheur, de la profession de bourrelier qui était présent dans tous les villages et travaillait aussi bien le cuir, la laine et les grosses toiles. Il pourrait également venir du latin "bourrea", poignée de verges de saule, premier instrument de répression des licteurs romains (escorte des magistrats). En ce qui concerne la civilisation grecque, la justice est rendue dans l'intimité, les proches de la victime se charge elle-même d'obtenir réparation pour le préjudice subi. Du temps des Egyptiens, le bourreau était le médecin, le supplicié lui était livré et disséqué vivant pour l’apprentissage de l’anatomie. Chez les Hébreux, les bourreaux sont multiples comme dans une lapidation où plusieurs s'emparent de pierres par le châtiment de lapidation (le bourreau devient assemblée collective). Les animaux sont aussi des bourreaux, tels les lions, le taureau, chez les Romains lors des jeux du cirque. Du temps de Charlemagne, les bourreaux sont des soldats désignés d’office. Au Moyen Age, les premiers bûchers sont dressés et allumés par les villageois qui endossent donc cette charge. On connaît la passion de Jésus et la succession des actes posés par les soldats romains pour l'emmener jusqu'à la crucifixion. Cette méthode d'exécution, empruntée notamment aux Perses, a été très utilisée dans l'Empire Romain. Lorsque les Romains occupaient le bassin méditerranéen les exécutions par crucifixion étaient courantes et pratiquées sur les esclaves et les criminels, mais aussi lors de répressions contre les révoltes locales. Des documents rapportent de terribles exécutions romaines, notamment lors de la révolte de Spartacus entre 73 et 71 av. J.-C., lorsque 6.000 esclaves furent crucifiés le long de la Via Appia. En 70 ap. J.-C., l'historien juif Flavius Josèphe décrit la révolte des Juifs contre les Romains, entre 66 et 70, et indique que 500 crucifixions par jour étaient effectuées par les bourreaux romains. Ils avaient donc un "savoir-faire" dans cette manière d'exécuter les condamnés. Mais il n'y avait pas un mode d’emploi défini, les exécutions dépendant du nombre de condamnés ou de la cruauté des bourreaux. Le métier de bourreau (officier de justice) est le fruit de nombreux siècles d'évolution en matière d'exécution des peines. A partir du 13ème siècle, on commence à charger un habitant de la ville, pour les exécutions, il achète donc son office et est nommé par des lettres de provisions, scellées par la chancellerie ou le seigneur. Ces lettres étaient jetées sous une table, le bourreau devait s’abaisser devant la Justice pour les ramasser et éviter ainsi tout contact physique avec lui. Le bourreau ("Maître des hautes et basses œuvres", "exécuteur de la haute et basse-justice"), a donc la charge de faire appliquer la sentence prononcée par la justice. Pour cela, il tient à la disposition du supplicié tout un arsenal de méthodes plus douloureuses les unes que les autres. De l’empalement, en passant par l’écartèlement, la pendaison ou le supplice de la roue, la mort reste cruelle, violente et extrêmement douloureuse. Par la suite, le bourreau commence à étrangler discrètement ses victimes avant de lui asséner les coups les plus douloureux et mortels. Des surnoms multiples leur ont été attribués (le carnassier, le brise-glace, Jean-cadavre, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=wNRDz8t0cBI

bourreau_potence.jpgSi la peine de mort se traduit le plus souvent par la pendaison (pour le commun des mortels), ou par la décapitation (privilège de la noblesse), elle est suivie pour les premiers de l’exposition des cadavres au gibet, plusieurs dizaines de cadavres en permanence à un kilomètre hors les murs, "en terreur des méchants" pour reprendre l’expression des arrêts ordonnant cette exposition. Dans le même sens, on peut évoquer les raffinements de l’exécution pour certains crimes particuliers. Pour le viol d’une femme mariée, par exemple, le condamné était traîné sur une claie posée à même le sol et tirée par un cheval, de la maison de justice à la potence. La peine de la roue, introduite en 1534, pour les voleurs de grand chemin est infligée aux homicides les plus graves, notamment au parricide. Le condamné est attaché à une croix de Saint-André posée sur l’échafaud, et le bourreau lui brise les membres à coups de barre de fer (bras, jambes, cuisses, reins, thorax). Le patient, délié, était ensuite placé sur une roue, le visage tourné vers le ciel. On pensait que le bourreau qui brisait souvent des os, avait des connaissances en anatomie (donc rebouteux). Jusqu’au 18e siècle, le bourreau et sa famille eurent l’obligation de loger hors les murs de la ville. Ces personnages étaient rejetés de la cité, de la société et jamais personne ne s’étaient soucié de savoir qui ils étaient. Lui et ses enfants ne pouvaient se marier qu'avec des personnes de même profession. Ils étaient soumis à un code d'honneur des plus sévères. En cas d'exécution ratée, il était menacé d'une sanction de l'autorité quand il n'était pas immédiatement lynché par la foule des curieux. Par contre, on a de véritables lignées d’exécuteurs, très fermées, se recrutant uniquement au sein des mêmes familles, la charge de l’office se transmettant de père en fils, avec apprentissage des fils, ou gendres comme aides ou valets. Véritables parias, ils se marient au sein d’un milieu très restreint, d’où nombre de mariages consanguins, la dispense est alors de règle et ne pouvant vivre comme tout le monde, ils ont obtenu de percevoir le droit de havage, c'est-à-dire, le droit de prendre ce que la main peut contenir, sur les grains et tous les produits amenés aux marchés et sur chaque exécution à des ressources variées (cadavres aux médecins, vacations de rebouteux, vente de graisse de supplicié, de corde de pendu, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=sM-169xrYpQ

chatiment-.jpegEn 1789, la guillotine, est déjà bien connues plusieurs siècles auparavant, comme l'attestent des gravures italiennes ou allemandes de la Renaissance. Joseph Guillotin reprendra une machine d'origine écossaise, surnommée "the Maidden" (la Vierge), avec un tranchoir qui tombe entre deux montants en bois, sur le cou du condamné. le député docteur Joseph Guillotin (franc-maçon), suggère à la tribune que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge. Sa proposition va déboucher sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété. Elle est d'abord appelée dans l'argot des rues "louisette" ou "louison", la machine sera aussi surnommée (rasoir national, sainte guillotine, le raccourcissement patriotique, autel de la patrie ou la Veuve, puis elle portera le nom de "la guillotine"). Par ailleurs, étant mécanique, la peine de mort devient impersonnelle, éloignant le bourreau du supplicié. Le bourreau devient un machiniste, une sorte d'ouvrier des temps modernes. La machine, par ailleurs, réduit le nombre de bourreau à sa plus simple expression. En 1793 sous la Terreur de la révolution elle devient non plus uniquement un outil de justice, mais celui de massacre et d'assassinats en série. Cela correspond à un total, pour la seule période révolutionnaire de 38.000 à 43.000 guillotinés qui auront à la connaître.

https://www.youtube.com/watch?v=LNHGuVBR11I

chaise-electrique.jpgEn 1890, la chaise électrique, fût un instrument d'application de la peine de mort par électrocution inventé et utilisé aux Etats-Unis qui cherchaient une alternative moins cruelle et plus efficace que la pendaison. Pour convaincre les autorités new-yorkaises et tester leur prototype (1886), Edison et Brown n'hésitèrent pas à exécuter des animaux devant la presse. Dans les années qui suivirent, plusieurs Etats américains adoptèrent ce moyen d'exécution (également été utilisée aux Philippines). Affublée de surnoms, "Old Smokey" (barbecue-grill) , "Yellow Mama" (peinture routière en jaune)," Gruesome Gertie" (la maison horrible). Les condamnés à mort sont sanglés à la chaise, liés par une électrode sur la tête et une deuxième sur la jambe. Le courant électrique est actionné au moins à deux reprises, en fonction de la corpulence et de la résistance physique de la personne. Une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes anéantit les résistances de la peau et plonge le prisonnier dans un état d'inconscience (dans la pratique, cela arrive rarement). Pour éviter que le corps, qui peut atteindre une température de 59°C, ne prenne feu, une pause d'une seconde, une deuxième électrocution de 480 volts durant 22 secondes, puis une nouvelle pause de 20 secondes. La procédure se répétait trois fois. Lorsque la procédure est terminée et que le détenu est officiellement déclaré mort, le gardien doit alors tenter de retirer le corps calciné collé aux sangles de sécurité. Le sol est souillé par l'urine et les excréments que le condamné libère après la paralysie de ses muscles. Un nouveau protocole d'exécution réglemente plus sévèrement l'administration du courant électrique. La première électrocution de 2450 volts dure 15 secondes (avant le détenu était soumis à une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes) . Une pause de 15 minutes est ensuite observée à l'issue de laquelle les fonctions vitales du détenu sont contrôlées. La chaise électrique fut rapidement considérée dans presque tout le pays comme un châtiment cruel et inhumain.

https://www.youtube.com/watch?v=rz1YsRsn8SA

chambre  à gaz1.jpgEn 1920, la chambres à gaz, consistant une pièce hermétiquement close dans laquelle est introduit le cyanure d'hydrogène. Le condamné est installé et sanglé sur une chaise en acier, placée au milieu d’un caisson étanche et vitré (l'exécution est individuelle et publique). Elle se déroule à l'intérieur d'une pièce fermée, derrière des vitres. Le condamné peût voir le poison se disperser. Il lui est recommandé d'inspirer profondément avant que tout le gaz ne soit libéré, afin de s'éviter une lente agonie. Lorsque le détenu inhalent le poison, il se met à haleter, suffoquer jusqu'à l'asphyxie, qui entraîne sa mort. L’action chimique inhalée par le condamné provoque sa mort en cinq minutes maximum environ.

https://www.youtube.com/watch?v=jDFDpzWJj2s

Injection.jpgEn 1977, l'injection létale, est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui ôter la vie. Elle est considérée par ses partisans comme une méthode moderne et humaine. Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Deux cathéters sont placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). En général, un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Première injection (du thiopental sodique, qui ralentit les mouvements respiratoires ). Deuxième injection (du bromure de pancuronium, qui est destinée à paralyser les muscles). Troisième et dernière injection (du chlorure de potassium, qui provoque un arrêt cardiaque). Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges. Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre. De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début. La mort du condamné survient généralement aux alentours de 7 minutes. Pour les personnes pratiquant les injections, chacun pourra se dire que c'est son coéquipier qui est responsable de la mort du condamné, cela fait aussi référence au concept de la balle blanche chez les américains Le délai moyen entre la première injection et le décès est de environ huit minutes.

https://www.youtube.com/watch?v=_UdCdYsSSAU

 

Cristo_Muerto_en_la_cruz.pngCrucifixión_de_Jesús.jpgMadero_de_Tormento_-Stauros-.jpgAvec la recrudescence du terrorisme qui caractérise notre époque, le châtiment capital apparaît de plus en plus comme la seule mesure juridique propre à conjurer le crime. Alors que certains Etats prennent des dispositions pour écarter de leur législation ce que certains appellent "un barbarisme hérité du Moyen-Age", d'autres révisent leur constitution pour y réintroduire la peine capitale qu'ils avaient prématurément abandonnée. Les prisons de nos nations soit-disant civilisées sont pleines à craquer, les tribunaux sont engorgés face au laxisme de la justice humaine. Dans l'Ancien Testament, la sagesse de la déclaration de Salomon montre une fois de plus combien la Bible est à la hauteur des problèmes modernes. La Bible nous révèle que le châtiment capital (la mort) est une institution divine accordée aux hommes comme une mesure de grâce à leur égard. De prime abord, cette dichotomie (entre la raison et la passion), peut apparaître comme un paradoxe. Cependant, Dieu attache tant d'importance à la vie humaine qu'il a établi un principe fondamental, "le crime doit être puni avec la plus grande sévérité, et l'application de la peine capitale doit avoir un effet dissuasif face au débordement de la violence". Il est donc clair que la peine de mort n'est pas contraire à la volonté divine, pour autant qu'elle s'applique à de graves délits dûment prouvés. D'ailleurs, en quoi la vie d'un assassin vaut-elle plus que celle de sa victime, obligeant la justice à l’épargner systématiquement. Le désir de Dieu, c'est d'empêcher que d'autres victimes innocentes soient exposées aux instincts destructeurs de l'homme. Au lieu de suivre aveuglément le mouvement pendulaire des opinions de notre génération ou d'associer la peine de mort à des considérations politiques, ne devons-nous pas, comme chrétiens, faire confiance à l'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque. Nous sommes aussi agressifs qu’avant, nous haïssons certains peuples ou certaines races, nous méprisons telle personne et prenons parti pour tel autre. Dans cette grande hypocrisie, un grand nombre d'Etats ont signé des traités qui interdisent l'usage de la torture mais en réalité, ils l'a pratiquent abusivement (électrocution, abus sexuels, simulation de noyade, suspension par les poignets, lavement forcé à l'eau et au piment ), sont quelques-unes des techniques les plus fréquemment utilisées. Pas moins de 54 gouvernements ont contribué d'une façon ou d'une autre au programme d'enlèvements et de tortures de la CIA (Agence centrale de renseignement des Etats-Unis). Cette règle coutumière interdit la torture aussi bien en temps de paix qu’en temps de conflit armé. Voici les pays qui ont contribué et collaborés avec la CIA. (Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Croatie, Chypre, Danemark, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Ethiopie, Finlande, Gambie, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Islande, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Jordanie, Kenya, Libye, Lituanie, Macédoine, Malawi, Malaisie, Mauritanie, Maroc, Ouzbékistan, Pakistan, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Somalie, Sri Lanka, Suède, Syrie, Thaïlande, Turquie, Yémen, Zimbabwe). Seuls deux pays de l'Union européenne, qui comptait alors 15 membres ont refusé leur concours (Luxembourg, Pays-Bas).

https://www.youtube.com/watch?v=m98VNVMOp0k

inegalite.jpgJe trouve que la violence, l'impatience et l'intolérance augmentent de plus en plus dans la société. Avant on retrouvait plus ces comportements la majeure partie du temps dans les quartiers pauvres. Aujourd'hui on les retrouvent au sein de toutes les classes de la société et autant chez les femmes que chez les hommes. On est conscient de la discorde partout dans le monde, de l’agressivité de l’homme, de sa brutalité, de son total égoïsme, que nulle religion, nulle loi, nulle morale sociale n’ont pu endiguer. Nous ne pourrons changer le monde extérieur que si nous changeons notre monde intérieur. Ceux qui ne savent pas changer d'avis sont incapables de changer quoi que ce soit.

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mercredi, 09 mars 2016

L'Esclavage dans les "Temps modernes"

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Boulanger-gustave-clarence-rudolphe-french-1824-1888-the-slave-market.jpg


esclaves.jpgLes Egyptiens, les Grecs et les Romains préféraient garder vivants leurs prisonniers de guerre et en faire leurs esclaves, qui effectuent tout le nécessaire pour assurer la vie quotidienne aux citoyens, plutôt que les tuer. A cette époque, les esclaves étaient de race blanche. Ceux qui ne pouvaient pas payer leurs dettes devenaient esclaves, ainsi que les peuples barbares qui ne parlaient pas "leur" langue. D'ailleurs, chez les Romains, c'est le même mot qui désignait à la fois l'esclave et l'étranger. Il travaillait la terre dans les immenses propriétés nécessitant beaucoup de main-d'oeuvre. Au deuxième siècle, à Rome, il y avait 20.000 citoyens libres pour 400.000 esclaves. A Rome, on établira même une interdiction de travailler, car le négoce est considéré comme une activité dégradante, non conforme avec la qualité humaine. L’esclave ne peut dès lors pas être considéré comme humain, puisqu’il est voué aux tâches non humaines. En effet, le négoce est appelé "negotium" (la négation) de ce qu’on désignait comme "otium" (le loisir). Cette nécessité d’assurer le quotidien, la survie, l’alimentation, l’approvisionnement en eau était considérée comme un ensemble de tâches bassement terrestres. On laisse donc aux esclaves ces tâches, et les citoyens peuvent se consacrer à des activités plus plaisantes, gratuites, dégagées de toute nécessité, et par conséquent libres. Au Moyen âge, l'esclavage la traite orientale continue et fera 17 millions de victimes. Mais c'est au 16e siècle, avec la découverte de l'Amérique et la conquête du Nouveau Monde que l'esclavage s'intensifie. A cette époque, plusieurs grands pays européens (Hollandais, Français, Portugais, Espagnols,Anglais), désireux de s’approprier davantage de territoires et de richesses (or, argent, café, sucre, coton), chargent les pays européens de leur fournir les esclaves nécessaires (commerce triangulaire), grâce à des navires appartenant à des compagnies d'armateurs, financées par de riches familles européennes de la noblesse ou de la bourgeoisie. ESCLAVAGE.jpgEntre 9,5 et 10 millions d'Africains noirs ont été transportés de force (de Gambie, du Sénégal, du Libéria, de la Sierra Leone, de la Guinée, de la Côte-d'Ivoire, du Ghana, du Togo, du Dahomey et du Nigéria). Il serait inexact d’affirmer que le Blanc capturait tout seul le Noir pour le réduire en esclavage. Pendant ce trafic les esclaves noirs étaient rassemblés puis conduits vers les côtes par d’autres Noirs ou par des Arabes. C'est au VIIe siècle que s'organise la traite orientale des esclaves, qui a été "la traite négrière" dans le monde musulman. Elle durera en tout 13 siècles (elle se termine donc au XXe siècle). Le capitalisme tente de transformer tout le temps de loisirs en temps de consommation, qu'il s'agisse de tourisme, de voyages, de parcs d'attraction, de cinéma ou de gastronomie, tout est prétexte à exalter la valeur financière du loisir par-delà ses valeurs esthétiques ou morales, jusqu’à ne laisser qu’un vague sentiment de liberté, le temps d’une soirée, dont l’aspect reste vaguement ludique. Avec leur célèbre "siffler en travaillant", les sept nains de Blanche-Neige l’avaient déjà compris, la musique stimule, accréditant l'idée que l'on travaille mieux quand on est heureux. Cette utopie de plus, selon laquelle un infini appétit de l’homme pour le bien, le bon, le beau, le gratuit n’attendrait que la disparition des contraintes (travail) pour se révéler et se répandre. Adam_et_Eve.jpgDans la Genèse, la punition donnée à Adam et Eve, pour avoir commis le premier péché. "Tu travailleras à la sueur de ton front" (Genèse 3:9), et "tu accouchera dans la douleur" (Genèse 3:16). Dans cet extrait de la Genèse, le travail prend la forme d'une ultime punition de Dieu faite à l'homme qui ne pourra plus récolter les fruits de la nature sans effort. On ne peut pas présenter le travail comme une punition, mais la conséquence du péché originel, ce n'est pas que l'homme ait à travailler, mais que le travail devienne pénible, et l'enfantement douloureux. Le péché originel est le péché fondamental, l'erreur existentielle de base, qui est à l'origine des maux de toute existence, et que nous répétons tous, jour après jour, le seul péché qui compte, c'est de dire. "je n'ai pas besoin de Dieu, je fais ce que je veux". C'est ce qu'a fait Eve, quand elle prit le fruit, le trouva bon au goût, agréable à regarder, et elle déclara qu'il était bon. C'est comme si nous disions «Cette chose est bonne parce qu'elle me plaît, et donc je ne me soucie pas de savoir si elle est bonne pour le monde, si elle est créative, constructive. Je ne me place pas dans un rapport à Dieu en tant que créateur du monde, mais je me place moi-même au centre du monde". Le message de la Genèse est de nous faire comprendre que chaque fois que nous retombons dans ce péché originel, notre travail devient pénible et nos enfantements douloureux. L’ère industrielle, sans pour autant prôner l’esclavage, reprendra en fait cette répartition, en admettant cependant que ce sont bien des hommes qui sont mis au travail sur les chaînes de production ou les mines d’extraction, en considérant tout de même que la classe dirigeante ne doit pas se compromettre en effectuant de telles tâches.


Les-temps-modernes-.jpgEn 1936, le film "Les Temps modernes" (Modern Times), est souvent vu comme l'une des plus grandes réussites ouvertement politique. La vie d'un ouvrier d'usine, employé sur une chaîne de production. Après avoir été soumis à divers mauvais traitements, gavé par une machine ou contraint à visser des écrous à un rythme effréné sur une chaîne de montage accélérée, Charlot est atteint d'une dépression nerveuse, il est alors envoyé à l'hôpital. Après son rétablissement (devenu chômeur.... ), finalement, arpentant une route, on le voit se diriger vers un futur incertain, mais plein d'espérance. Les thèmes musicaux inclus sur la bande originale du film ont été composés par Chaplin lui-même, cette chanson devint alors le standard de pop "Smile" enregistré pour la première fois par Nat King Cole, puis d'autres (Dalida, Michael Jackson, Barbara Streisand, Pétula Clarck, etc.)  

https://www.youtube.com/watch?v=UN8oLGBNXpE.

l-esclavage-et-la-periode-coloniale.jpgAu 21ème siècle, l'esclavage est officiellement aboli dans tous les pays mais il existerait encore environ 100 millions d'esclaves dans le monde, ce qui représente probablement le plus haut chiffre jamais atteint. On le trouve en Afrique (Bénin, Togo, Ghana, Mauritanie...), en Amérique Centrale (Haïti, République Dominicaine...), en Amérique du Sud (Brésil, Pérou), en Asie (Thaïlande, Inde, Pakistan, Philippines, Chine....). Le travail forcé est toujours une triste réalité. Les produits que nous consommons et les services que nous utilisons sont ternis par l’esclavage moderne qui est partout. (Travail forcé, traite d’êtres humains, jeunes femmes mariées de force, servitude pour dette, enfants soldats...). Tous les jours nous consommons des produits issus de cet esclavage moderne et qui sont passés entre les mains des enfants qui nous laisse indifférent pendant leur conception (vêtements, aliments, gadgets, etc.). Nous haussons les épaules et nous devenons merveilleusement aveugles en disant que nous sommes très désolés que les choses soient comme cela, et nous continuons avec les consciences tranquilles d’acheter ces produits que nous utilisons selon notre convenance et notre bon plaisir. 

Anaconda.jpgLe livre de la Genèse contient l’entrée où Adam a mangé de l’Arbre de la Connaissance "du Bien et du Mal" ,du Mauvais et du Bon. Lorsqu’un enfant entend "des méchants" (le mal) ont tué des "gentils" (le bien). Il commence à voir le monde sous une attitude simplificatrice consistant à tout ramener à un combat du bien et du mal. Il cherche à comprendre qui sont les méchants et qui sont les gentils. Il commence à classer et à catégoriser ceux qui l’entourent c'est-a-dire les gentils et les méchants, les sots et les sages, les intelligents et les bêtes, les beaux et les moches, les populaires et les sans amis. En résument la situation à "des méchants ont tué des gentils", on donne une image bien simpliste du monde divisé entre le bien et le mal, parce que évidemment les gentils doivent éliminer les méchants qui cherchent à détruire le monde des gentil. Mais qu’est-ce qui fait la différence et où commence la dictature entre "un gentil qui tue un méchant et un méchant qui tue un gentil". On ne peut donc partager les humains entre les gentils et les méchants, les altruistes qui aiment leur prochain et les égoïstes qui n’aiment qu’eux-mêmes. Il y avait eu une alliance ou un accord entre Dieu et Adam spécifiant que ce dernier ne mangerait pas de cet arbre-là, tous les autres étaient à sa disposition (la tentation, était qu’ils pourraient être comme Dieu). Il y a des réactions fortes par des personnes contre cet enseignement biblique. "Je ne crois pas à ces histoires, parce que je n’aime pas ce qu'ont raconte". Moi non plus je n’aime pas les impôts, les guerres, le Sida, les meurtres et les tremblements de terre, mais cela ne les fait pas disparaitre pour autant, et je ne peux pas non plus les ignorer pour autant.


O' Brothers4.jpgDans le film "O' Brothers", les premières images montrent un camp de travaux forcés où des prisonniers noirs enchaînés cassent des pierres. Ils chantent la chanson "Po Lazarus" (https://www.youtube.com/watch?v=1Lz-whY0vWo) avec enthousiasme et frappent les pierres avec des merlins (masses) de manière synchronisée (un coup par mesure musicale). Cette scène imite les chants de travail (Worksong) des anciens esclaves afro-américains. Si dans le film les personnages principaux rencontrent Tommy Johnson à un carrefour au coin du feu en jouant "Hard Time Killing Floor Blues" (ce n'est pas un hasard, il a réellement existé).Tommy Johnson a été le premier bluesman à parler du "Pacte avec le Diable". Il a raconté qu'il avait rencontré le diable à un carrefour. Celui-ci lui a appris à jouer le blues en échange de son âme. Voici le film dans son résumé. "Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Dépression. Trois prisonniers (des quasi-demeurés) enchaînés s'évadent du bagne. Ulysse Everett McGill, tête pensante du projet, a convaincu ses deux compères d'infortune, le gentil et simple Delmar et l'éternel râleur Pete, de le suivre en leur faisant miroiter un trésor enterré dans son jardin, à la suite d'un braquage de banque. Et il faut faire vite, car dans trois jours, sa maison sera engloutie sous les eaux d'un barrage. Une aventure qui ne sera pas sans embûches, d'autant qu'ils sont poursuivis par le redoutable et mystérieux shérif Cooley…
O Brothers2.jpgDans le film, la chanson "Man of Constant Sorrow". (L'homme au chagrin constant), doit bien avoir deux ou trois-cents ans. https://www.youtube.com/watch?v=meCZ5hWNRFU

 

o_brother_pardoned.jpgDans le film, avec la chanson du concert en salle, où il y a une salle bondée, qui est un métissage entre la musique country et le yodel apporté jadis aux États-Unis par les colons suisses et du Tyrol autrichiens, et adaptée par les chanteurs traditionnels américains, à leur façon. "In the jailhouse now". (Dans la prison maintenant) montre au refrain Pete qui chante en Yodel. Le groupe des quatre musiciens est baptisé "The Soggy Bottom Boys". (Les Culs Trempés). https://www.youtube.com/watch?v=_W9uwNlmg2c 


batèmes.jpgDans le film, ont l'on voit la scène des fidèles blancs chrétiens, qui se font laver de leurs péchés dans une rivière par un pasteur. On y voit les fidèles chanter la chanson de gospel "Down in the river to pray", (Descendons dans la rivière pour prier) a cappella (sans instruments). Ce sont quelques paroles de cette chanson qui donnent son titre au film. "Oh brother, let's go down … in the river to pray" (Ô frère, descendons … dans la rivière pour prier).  https://www.youtube.com/watch?v=2qw6Hon013E

libertés.jpgAux Etats-Unis, il existe des prisons dans laquelle les règlements sont encore identiques aux bagnes des temps anciens. Les prisonniers portent des uniformes à rayures et sont enchaînés aux pieds. Ils exécutent également des travaux forcés au bord des routes. Les Etats-Unis, qui se considère depuis longtemps comme un exemple de liberté et de démocratie, détient depuis longtemps un record que les autres pays ne sont pas prêts de leur disputer. Le treizième amendement n’a pas aboli l’esclavage, ils l’a limité à ceux qui sont reconnus coupables d’un crime. Le gouvernement a mis en place un cadre pour permettre aux entreprises américaines d’utiliser comme main d’œuvre la population carcérale (s'ils refusent de travailler, ils sont enfermés dans des cellules d'isolement). https://www.youtube.com/watch?v=c1O2X890tig

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lundi, 29 février 2016

Existe-t-il un droit à l’oubli pour les criminels.

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Tous les peuples ont dans leur histoire des pages que l’on voudrait voir disparaître pour l’honneur de l’humanité. Quand on relit les tristes annales de ces temps troublés, on assiste à une suite non interrompue d’exécutions et de massacres. Innocentes ou criminelles, les victimes sont confondues dans l’ignominie du supplice, l’échafaud est toujours dressé et le gibet reste en permanence.  

pendaison aux moyenage.jpg

pendaison1.pngUne pendaison est toujours une "lente agonie", durant laquelle la mort ne survient qu'au bout de longues minutes, parfois plus de dix minutes, et le condamné est secoué de spasmes, ses jambes cherchant désespérément un appui. Appelé "Gigoter au bout de la corde" ou encore "danse des pendus", ce spectacle réjouissait les nombreux spectateurs des pendaisons publiques. La pendaison existe depuis des temps très anciens, les premiers écrits la décrivant se retrouvent dans l’antiquité, ainsi les Egyptiens et les Hébreux utilisaient la pendaison comme un acte judiciaire pour punir les blasphémateurs. Les Romains utilisaient également la pendaison comme acte judiciaire. Dans la religion chrétienne, la première mention de la pendaison est le suicide de Judas Iscariote un disciple de Jésus de Nazareth. La trahison de Judas a toujours été un scandale pour la conscience chrétienne, une énigme que l'on a essayé de déchiffrer, mais qui reste, par bien des côtés, insoluble. Au Moyen- âge, Judas Iscariote apparaît comme la figure du damné. L'acte de pendaison et plus largement le suicide de Judas apparaît le plus souvent comme un juste châtiment qui se poursuit éternellement. Le Moyen-âge fut l’âge d’or et l’apogée de toutes les formes de tortures et de mises à mort. Durant cette période la pendaison était de loin la méthode la plus répandue. Les exécutions publiques attiraient toujours une foule considérable de curieux. exécution.pngLes pendaisons étaient devenues de véritables spectacles populaires ou le bourreau était appelé à mettre en avant son "art" mais également, sa "mise en scène". On pendait surtout les voleurs. Parfois, la mort par bûcher était précédée de la pendaison afin d'éviter trop de douleurs à la victime (pratique dite du retentum). L'échafaud fut surnommé "l’Abbaye de Monte-à-Regret". Cette expression date du XVIIe siècle. Son terme "Regret" qui veut dire probablement de "à regrès" (à reculons), car on faisait monter le condamné à l'envers vers la potence avant de lui passer le noeud de chanvre autour du cou. D'autre part, les condamnés étaient exécutés nus, et l'on voyait le membre viril entrer en érection et éjaculer, pendant que le pubis des femmes gonflait et bleuissait par accumulation de sang. Le signe de la Croix viendrait de cet état des suppliciés. Les muscles se décontractaient et la vessie ainsi que l'intestin pouvaient se vider. Lors de la montée du puritanisme, en certains lieux il fut décidé d'émasculer les condamnés et de faire porter une jupe aux condamnées. Ainsi, au Moyen-âge et bien après, on condamna à la pendaisons des vaches ou des truies, qui se voyait reprocher un délit, un crime ou un dommage comme il l'aurait été à un être humain. Les sentences de plusieurs procès l’attestent, ils ont existé en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Espagne, au Portugal et même en Amérique. La procédure pratiquée contre les animaux (considérés comme des êtres créés par Dieu), ainsi que le châtiment qu’on leur faisait subir étaient sensiblement les mêmes que ceux employés à l’égard de l’homme. L'exécution de ces arrêts se faisait publiquement et avec la même solennité que pour les criminels.

la pendaison de.jpgLors de la "Conquête de l'Ouest" aux États-Unis, on pendait énormément de gens, surtout les voleurs, les tricheurs aux jeux, et autres hors-la-loi. Par exemple, un cheval qu'on lançait au galop (utilisées lors des lynchages des hors-la-loi), une chaise que l'on faisait tomber (utilisées lors des lynchages des hors-la-loi). L'autre méthode, qui était surtout utilisée lors des lynchages aux Etats-Unis, consiste au contraire à hisser le condamné en tirant sur la corde. Il s'agit d'ailleurs plus d'un étranglement que d'une pendaison. Là encore, l'agonie est longue et douloureuse. Enfin, le "long drop" dont la potence était surélevée et comportait une trappe à deux battants. Les bras liés dans le dos, le condamné était placé juste au-dessus de la jonction entre les deux panneaux articulés de la trappe. On lui ligotait ensuite les pieds et on lui mettait une cagoule sur la tête. On lui passait la corde au cou de façon à ce que le noeud se trouve sur le côté gauche de la mâchoire inférieure (afin d'assurer la rupture des cervicales lors de la chute). L'autre extrémité de la corde était enroulée en spirale autour de la potence. Enfin, le bourreau actionnait un levier qui ouvrait la trappe sous les pieds du condamné. Au fur et à mesure de la chute du corps, la corde se déroulait (la longueur de la corde devait être proportionnelle au poids et à la taille). Au moment où la corde se tend, la force de la chute brise les cervicales du malheureux qui meurt instantanément.

Le juge Isaac Parker.jpgamérique.jpgDans les années 1800, la pendaison était la seule méthode d'exécution utilisée par le tribunal fédéral à Fort Smith. Le juge Isaac Parker qui était connu pour être impartiale et qui à son époque à été le record-man des pendaisons durant son règne pour la zone occidentale de l'Arkansas. En raison de sa loyauté au parti républicain pendant ses quatre ans dans le Congrès. En 1875, Isaac Parker, a été nommé comme juge en chef de la Cour suprême du Territoire d'Utah par le président Grant. Sa première tâche était de rétablir la réputation de la cour suite au bail corrompu de son prédécesseur, et est décidé de faire appliquer pleinement la loi dans un territoire de non-droit comprenant des réserves indiennes (le futur Oklahoma). S'ouvre fin août le procès de dix-huit meurtriers, le jury en déclare quinze coupables et condamne huit d'entre eux à être pendus haut et court (l'un des assassins s'évade, et est abattu), un autre est commuée à la prison à vie en raison de son jeune âge. Puis il y a trois Blancs, Evans, James Moore et John Whittington. Deux Cherokees, Smoker Mankiller et Samuel Fooy. Un Noir, Edmond Campbell (le 3 septembre 1875, ils sont pendus à Fort Smith). Pendant ces années, le juge a commencé à jouer un rôle actif dans la communauté de "Forgeron de Fort", en faisant régner la loi dans l'Ouest. Le juge Parker, souvent critiqué pour sa rigidité, sympathisait avec les victimes et leurs familles, mais pas avec les criminels qui sont transférés à Fort Smith pour y être pendu (six pendus à la fois). Le juge Parker surnommé le "Hanging Judge" (pendaison du Juge), pour son bilan durant sa magistrature fédérale a jugé sur 21 ans, 13.490 cas. Dans les 9.454 condamnations, il y a eut 160 condamnés par pendaison (156 hommes et 4 femmes), 79 ont été pendus, les 81 autres condamnations sont mort pendant leurs incarcérations, ou ont été graciés. Le "Hanging Judge" est un homme sévère mais juste, qui s’investit beaucoup dans son travail, il siège six jours sur sept, jusqu'à dix heures d'affilée (il n'expédie pas les dossiers au plus vite, mais s'instruit avec impartialité). Son bilan est impressionnant, Parker n'est pas pour la peine de mort, il la prononce uniquement pour faire reculer le crime dans cette contrée où la loi est pratiquement oubliée. A une journaliste, il déclare. "Ce n'est pas la sévérité de la peine mais plutôt la certitude de la punition qui fait reculer le crime". Et quand on l'accusera d'avoir pendu plus de personnes que quiconque, il répond  "Je n'ai jamais pendu un homme, c'est la loi qui l'a pendu". Moi je ne suis que l'instrument". Sa réputation de juge (il était pour l’abolition de cette peine de mort) ne l'empêche pas de participer pleinement à la vie communautaire de Fort Smith. Il siège au bureau de l'école et de l'hôpital. Après 21 ans, il abandonne son poste de juge. Quelques semaines plus tard il meurt de coliques néphrétiques (obstruction des voies urinaires).

les assassins.JPGLes exécutions était généralement programmée le vendredi après-midi. Présent à chaque exécution les fonctionnaires de la cour, des médecins, et des ministres. Après un court service religieux, les condamnés avaient l'occasion de parler. Puis, les bras et les jambes de chaque homme lié, le noeud ajusté, un capuchon noir placé au-dessus de leur tête,  la trappe était alors ouverte. George Maledon (1830-1911), connu comme "le prince des bourreaux", a servi de bourreau à plus de la moitié des condamnations de Fort Smith. Les exécutions à Fort Smith ont été ouvertes au public de 1873 à 1876, au cours de ces années, des foules allant jusqu'à deux à sept mille personnes étaient présentes pour certaines exécutions. En 1878, une clôture (enceinte) a été construite autour de la potence pour limiter le nombre de spectateurs.

Pays appliquant la peine de mort.jpgPays appliquant la peine de mort (Etat-Unis (Texas, Alabama, Arizona, Caroline du Sud), Afghanistan, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Autorité palestinienne, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Belize, Biélorussie, Botswana, Chine, Comores, Corée du Nord, Cuba, Dominique, Egypte, Émirats arabes unis, Ethiopie, Gambie, Guatemala, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jamaïque, Japon, Jordanie, Koweït, Lesotho, Liban, Libye, Malaisie, Nigeria, Oman, Ouganda, Pakistan, Qatar, République démocratique du Congo, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Singapour, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie, Taïwan, Tchad, Thaïlande, Trinité-et-Tobago, Vietnam, Yémen, Zimbabwe).
Pays respectant un moratoire sur les exécutions (Algérie, Bénin, Birmanie, Brunei, Burkina Faso, Cameroun, Congo (Brazzaville), Corée du Sud, Érythrée, Ghana, Grenade, Kenya, Laos, Liberia, Malawi, Maldives, Mali, Maroc, Mauritanie, Mongolie, Nauru, Niger, Papouasie-Nouvelle-Guinée, République centrafricaine, Russie, Sierra Leone, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tanzanie, Tonga, Tunisie, Zambie).
Pays l’ayant aboli pour les crimes de droit commun (Brésil, Chili, Israël, Kazakhstan, Pérou, Salvador).

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euthanasie.jpgDifficile de trouver des gens ou des organismes qui se revendiquent ouvertement pour la peine de mort. Là où les abolitionnistes clament haut et fort leur point de vue, ceux qui sont favorables à la condamnation à mort se font plus discrets. Cependant, les arguments des défenseurs de la peine de mort sont multiples. (La peine de mort a un effet dissuasif. Elle assure la sécurité de la population. Aucune récidive n'est possible. Pour les familles des victimes, il est plus rassurant).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_tueurs_en_s%C3%A9rie#Canada   .

 

 Euthanize-.jpgIl s’agit de préserver le reste de la société, de faire des économies, et de permettre aux individus d’être soulagés de leur propre fardeau de dégénérescence (perdre les qualités de sa race). Rien de bien nouveau depuis César et la Guerre des Gaules en matière de propagande, mais a-t-il vraiment changé de visage, Baal (dieu phénicien) auquel on offre des sacrifices d’enfants est-il si différent de Mammôn (mot araméen désignant richesse, argent) ou du Veau d’Or (symbole de l’idolatrie), qui impose ses règles de rentabilité ? Le procédé est bien connu de nos politiciens. Faut-il gommer l’euthanasie pratiquée par les Nazis pour ne pas troubler la bonne conscience de ceux de nos contemporains qui veulent soulager les souffrances en légalisant "une mort douce ou miséricordieuse", mis en exergue pour susciter l’émotion, la pitié et finalement l’assentiment de l’opinion publique. Une des caractéristiques du régime nazi est de préparer les esprits à l’eugénisme et à l’élimination des individus par des arguments compassionnels, notamment grâce au cinéma. Entre1935 et 1937, l’Office politique et racial national socialiste produit cinq films muets comportant "des scènes propres à horrifier le public allemand et à le convaincre de la nécessité d’éliminer la lie de la société pour le bien de la population tout entière". Réalisé en 1936, Erbkrank (maladie héréditaire) est tellement apprécié par Hitler qu’il en commande une suite avec une bande son, Opferder Vergangenheit (Victime du passé), diffusée en 1937 dans tous les cinémas allemands. Deux films pro-euthanasie sont symboliques de cette "compassion" mise en avant par le régime nazi. Leben Ohne Hoffnung (Une vie sans espoir), sorti en 1939, s’achève sur ces mots. "N’est-ce pas l’exigence de la charité qui délivre ceux que tu ne peux guérir!". Mais le plus abouti est "Ich klage an" (J’accuse). Réalisé en 1941, il met en scène une mère de famille allemande, Hanna Heyt, atteinte de la sclérose en plaques. Elle affirme clairement qu’elle ne veut pas passer ses derniers jours dans un état végétatif. Thomas, son mari, en accord avec son médecin, lui administre une dose mortelle. Poursuivi en justice, il accuse la loi de ne pas avoir pu secourir sa femme dans ses souffrances. La défense conclut que la loi doit être modifiée afin de permettre le meurtre par compassion lorsque des motifs humanitaires le justifient. Le rapport fait par la Sicherheitsdiens (Sécurité SS ou SD) indiquent que le film a été favorablement reçu par la majorité des nazis, aussi bien que la plupart des médecins, en acceptant ces meurtres volontaires. En 1946, lors des procès de Nuremberg, les médecins qui pratiquaient l’euthanasie des personnes handicapées ont été condamnés. Ces condamnations ont fondé l’éthique médicale contemporaine. En ce sens, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), avait clairement confirmé l’interdit éthique de mettre fin à la vie d’un patient. La politique d’euthanasie à grande échelle menée par les nazis en Allemagne s’appuie sur l’idéologie eugéniste (à améliorer l'espèce humaine), visant à l’assainissement de la population. Elle se distingue néanmoins de ce terreau initial en convoquant des arguments économiques et, surtout, compassionnels. Aujourd'hui, la course à l’élimination des personnes en souffrance se poursuit de la même manière, ce qui nous rapproche sur une légalisation plus moderne de la "mort par compassion". Cet effet moutonnier tente de persuader la société d'adopter une idée en insinuant que "l'aide à mourir" (euthanasié) est déjà appliquée ailleurs pour cette idée "d'assassin". Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité, cette technique permet de préparer l'auditoire en refusant de garantir le droit à la vie et aux soins. 


images.jpgLa vie doit être accueillie comme un don. Nous la recevons de nos parents et, au-delà de nos parents, nous la recevons de Dieu lui-même. De quel droit et selon quels critères pouvons-nous juger à la place du malade (je ne parle pas des assassins). Nous ne disposons d'aucun critère qui nous permette de quantifier la valeur de la vie humaine, ni la mienne, ni celle d'autrui. Ainsi, face à quelqu'un qui me fait part de sa décision de se suicider, je puis adopter deux attitudes très différentes. "Ou bien je me rends chez le marchand de cordes pour lui acheter une corde et l'aider à se pendre, ou bien, de manière plus humaine, je m'approche de lui, je discute avec lui et j'essaie de lui faire comprendre qu'il a encore de la valeur aux yeux de certains, quelles que soient les difficultés dans lesquelles il se trouve et qu'on est disposé à porter avec lui".

 

 

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samedi, 20 février 2016

L'être humains dans le monde animal.

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ferme.jpgDe nos jours, la plupart des grands animaux vivent dans des fermes industrielles. Nous imaginons que notre planète est peuplée de lions, d’éléphants, de baleines, de pingouins, d'ours, etc. C’est peut-être vrai sur la chaîne National Géographic, dans les films Disney et dans les contes pour enfants, mais cela ne l’est plus dans le monde réel. Le monde est habité par environ un milliard de cochons domestiqués, 1,5 milliard de vaches domestiquées et 20 milliards de poulets. Nous adorons nos chiens et nos chats domestiques, raffolons des dessins animés ou des films animaliers, et cependant notre comportement à l’égard des animaux en général prouve notre insensibilité et notre complicité passive devant leur immense souffrance. Ils n’ont pas été faits pour les humains, pas plus que les noirs ont été faits pour les blancs ou les femmes pour les hommes. Enfin, lorsque l’on sait qu’un hectare de terre arable permet de produire vingt tonnes de pommes de terre contre seulement cinquante kilos de viande, on comprend dès lors le sentiment d’orgueil qui doit nous envahir. Malgré la mal bouffe qui envahit le tiers de l'Humanité, laissant les deux autres crever de faim et de soif. Bref, l'être humain se vante de son intelligence, où il est de bon ton de tout critiquer et surtout de se déclarer incroyant, mais en fin de compte nous sommes une bonne partie soit destructeurs, soit égoïstes, soit ignorants. cannibal.jpg

on mange quoi.jpgLes êtres humains ont toujours eu besoin de ressources naturelles pour se nourrir, se couvrir et s’abriter. Mais aujourd'hui l'humanité vit au-dessus de ses moyens. Notre planète montre des signes d'essoufflement, parce que l'Homme continue de saccager les forêts et de polluer les océans, parce que nos sociétés prônent la consommation à outrance en créant de faux besoins. Les ressources naturelles de notre planète s'épuise plus vite qu’elles ne peuvent se renouveler (en d’autres termes, nous vivons à crédit). En 1960, une épicerie proposait 2.000 produits différents, aujourd’hui, un supermarché en propose plus de 15.000 produits différents. Partout, on peut acheter des aliments venant des quatre coins de la planète et, en toute saison. Qui s’étonne aujourd’hui de manger des fraises et des tomates à Noël. Les animaux sont réputés agir d'instinct, un chat qui chasse une souris, ce n'est pas de la cruauté c'est de l'instinct, il n'a pas conscience du mal qu'il cause à celle-ci. ("L'homme est le seul à savoir ce qu'est le "bien et le mal"). Aujourd’hui, l'attitude qu'a l'homme occidental moderne à l'égard des animaux est paradoxale, pratiquement tous les peuples sont plus ou moins barbares envers les animaux, ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense, il y a aussi des génocides d'animaux (le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). Tout s’est compliqué le jour où l’homme est devenu consommateur. En effet, ce n’est pas le progrès qui a détruit notre planète, c’est surtout le règne d’une société de consommation qui, peu à peu, a sombré dans l’excès. L'habitant des grandes villes ne voient plus les animaux que sous leur aspect de chair morte qu'on lui vend chez le boucher. Maintenant, une vache est un laboratoire vivant (...), le cochon est un produit sélectionné qui fournit une quantité de lard conforme au standard. La poule errante et aventureuse est incarcérée. Ainsi, le rôle des animaux varie suivant les cas. On mange du jambon en tranche, on boit du lait contenu dans un carton carré, aseptisé, blanchit, nettoyé, traité. La viande est ronde ou en cube, ficelée, emballée sous cellophane. Elle a de moins en moins d'odeur, de goût ou de saveur. On ne sait plus très bien d'où elle provient et l'on est étonné et attendrit de voir la tête de nos bambins au salon de l'agriculture, qui découvre enfin que le lait ne se fabrique pas dans une usine, mais sort bien du pis de la vache. On ne sait plus qu'une poule a des plumes et deux pattes, que le cochon a un groin. On pense que le beefsteak vient du boeuf, sans savoir comme au temps jadis que la vache y est pour beaucoup. La civilisation perd donc le contrôle de la provenance des aliments qu'elle consomme.Tous les animaux sont utiles à l'homme, parce qu’ils nous aiment, nous gardent et qu’on les bouffe. L’alimentation de votre chat et de votre chien ne pouvant plus servir à la consommation humaine prennent le chemin de l’alimentation de nos animaux de compagnie, les sources d’approvisionnement sont pour ainsi dire inépuisables et généralement sous la forme de farine de viandes, dont la provenance est occultée. (becs, plumes, pattes, excréments de volailles ou sabots, peaux, urines, glandes mammaires, tumeurs, matières fécales, etc.). Les graisses animales entrant dans la composition des croquettes et des boîtes, sont achetées auprès de sociétés d’équarrissage (animaux de fermes malades ayant été traités par des médicaments divers dont des antibiotiques, euthanasiés pour des raisons diverses ou encore en putréfaction, on retrouve également des aliments périmés provenant de différentes grandes surfaces). N’oublions pas non plus la dose de colorants chimiques intégrés pour leurrer les propriétaires d’animaux sur la qualité de la nourriture. http://www.lhommeetsonchien.com/#!coup-de-gueule/c2mt . la gélatine.jpgLe vaccin contre la variole a permis de franchir pour la première fois la barrière d’espèce en introduisant directement dans le corps des gènes provenant d’un animal malade. Dès cet instant, l’homme a bouleversé l’écosystème en facilitant le passage de micro-organismes d’une espèce à une autre. La barrière d’espèce étant franchie, commença alors l’animalisation de l’homme. Cet aspect de la vaccination n’est jamais prise en considération par les scientifiques alors qu’il initie tout un ensemble de phénomènes contre-natures, dont nous ne mesurerons les conséquences que dans plusieurs dizaines voire quelques centaines d’années. Il y a quelque temps, le Washington Post signalait que, dans le Minnesota, des porcs avaient du sang humain dans les veines, dans le Nevada, le foie et le cœur de certains moutons étaient des organes humains et en Californie, des crânes de souris contenaient des cellules humaines. Plus récemment, le très sérieux journal anglais "The Guardian", publiait un article inquiétant sur les premiers embryons issus de l’hybridation homme-animal. Nous ne sommes pas dans un conte imaginaire, mais sommes confrontés à des créations réelles, issues de la "science" (sous l’excuse de la recherche cellulaire), elles résultent de l’expérience selon laquelle on ajoute des cellules humaines, non à l’embryon, mais au fœtus animal en cours de formation. Les scientifiques ont nommé ces créatures "chimères", d’après la créature mythique grecque qui possédait la tête d’un lion, le corps d’une chèvre et la queue d’un serpent. Il est vrai que les personnes qui ont reçu un organe transplanté provenant d’un porc ou d’une vache sont les premiers expérimentateurs de cette méthode, mais le "chimérisme" devient plus inquiétant lorsqu’il implique le développement d’organes humains dans le corps de l’animal. (la planète des singes ne semble pas si farfelues). Il y a de fortes chances que les Européens consomment déjà de la viande issue d’animaux clonés sans le savoir.

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Voici une histoire réelle. "Je suis à l'abattoir et je vais bientôt mourir. Déjà, quelques-uns de mes compagnons de voyage ont été dirigés vers la chaîne d'abattage et je n'ai plus beaucoup de temps pour vous raconter ma triste vie de cochon".

cochon.jpgJe me nomme Léon et ma mère s'appelle Sidonie. Je n'ai pas eu une existence heureuse mais la sienne fut pire. Reproductrice, elle a toujours été considérée "comme une vivante machine à produire des saucisses" ainsi qu'elle entendit une fois le fermier le reconnaître froidement. Elle n'a connu que l'insémination artificielle, privée des contacts si naturels avec les autres individus de son espèce. Puis elle a été envoyée pendant quatre mois, presque toute la durée de sa gestation, dans un box individuel où elle ne pouvait que se lever ou se coucher, mais pas se retourner, s'étirer ou se gratter, car elle y était enchaînée: moins on bouge, moins on dépense d'énergie et moins on a besoin de nourriture, et tout cela dans une obscurité complète, ou presque. Une semaine avant notre naissance, on l'a menée dans une petite niche de mise-bas qui comporte un étroit système métallique destiné à l'empêcher de nous écraser en se couchant, et qui nous laissait tout juste l'accès aux mamelles. Cette cage nous stressait terriblement les uns et les autres. Sidonie nous raconta comment, au moment de l'emprisonnement, elle se jetait sur ces barres d'acier et hurlait de désespoir, elle qui aurait tant voulu nous préparer un nid, comme le font les truies d'habitude; elle qui aurait fait plus de 30 km dans la nature à la veille de son accouchement pour trouver ce nid douillet. A cause de sa frustration, elle mordait le métal et tentait vainement de se libérer, au point de se faire des plaies, et elle bavait parfois avec les pupilles dilatées. Comment résister à la folie de cette impossibilité totale de se mouvoir ou d'assister ses petits à leur venue au monde ? Elle nous dit que ces barreaux perturbaient tellement les truies qu'il y avait assez souvent des porcelets mort-nés dans leurs portées. Lors de l'allaitement, elle ne pouvait même pas s'occuper de nous comme n'importe quelle mère le fait avec ses enfants. Elle ne pouvait même pas nous voir, sauf lorsque nous nous approchions de son groin. Pourtant cette cage n'est pas justifiée car elle ne nous aurait jamais écrasés dans des conditions normales, pas plus que, chez nos proches cousins les sangliers, une laie ne le fait pas avec ses marcassins. Mais il n'y avait pas de place pour des raisons de "productivité", de "rendement", les fermiers ayant préféré entasser un maximum d'entre-nous dans le bâtiment. Le sol était soit de ciment nu, soit, pour nous, un caillebotis métallique où il était plus aisé de faire disparaître nos déjections. Et les fermiers voulaient se faciliter la vie pour le nettoyage, d'où l'absence de paille qui nous aurait pourtant permis d'avoir un tout petit univers à explorer, quelque chose à mâcher et à fouiller du museau. Que c'était morne... Comme on n'avait rien d'autre à faire, on s'est mis à se mordiller les uns les autres, surtout la queue. Mais ça n'a pas duré car quelqu'un est venu, nous a marqué les oreilles et a coupé nos petites queues, sans anesthésie. A l'âge de trois semaines, bien trop tôt, on nous a séparé de notre mère pour toujours. Chez certains, c'était encore bien plus tôt. En fait, le sevrage ne devrait être effectué que vers six à huit semaines, mais, en se dépêchant, on arrive en deux ans à faire cinq portées au lieu de quatre à maman. Le fermier et lui l'ont tiré un peu à l'écart, péniblement vu son poids. Bizarrement, le fermier ne s'en est pas pris au transporteur qui distribuait généreusement les décharges, mais il s'est mis à frapper Gaston à grands coups de bottes et à l'insulter: "Crevure, tu as intérêt à tenir le coup jusqu'à l'abattoir, sinon je te vendrai comme aliment pour chiens... Sale carne". Puis ce fut le départ, sans Gaston dont l'agonie avait pris fin avant le chargement, et une dernière pensée pour Sidonie et tous les compagnons laissés derrière, alors que s'éloignaient les hangars que nous voyions pour la première et la dernière fois. Nous étions entassés et nous avions du mal à respirer. A un moment, nous sommes passés devant une charcuterie dont la devanture était décorée de trois petits cochons propres et roses, manifestement joyeux de se faire charcuter et manger par le grand méchant homme. Nous, ça ne nous a pas fait rire... On s'est enfin arrêté contre un long bâtiment d'usine, et le déchargement a commencé, aussi brutal que la montée dans le camion. Il a fallu nous pousser rudement pour qu'on se décide à descendre. C'est de là que je me hâte de terminer ce récit, car je sais ne plus en avoir pour longtemps. Nous sommes pourtant au moins aussi intelligents et sensibles que vos amis les chiens, les études scientifiques sur notre espèce le prouvent. Nous montrons volontiers notre caractère espiègle et affectueux à ceux d'entre-vous qui acceptent notre compagnie. Et si nous retournions à l'état sauvage, nous aurions un comportement de sanglier actif et curieux, tellement loin de l'apathie forcée à laquelle vous nous contraignez. De même, vous vous imaginez que nous sommes sales parce que certains fermiers nous imposent des conditions de vie d'où l'hygiène est absente; que d'idées reçues... Je ne vous demande qu'une chose, sachez ce que j'ai enduré avant de finir dans votre assiette, en saucisse ou en jambon, et faites-le savoir autour de vous. Dans le pire des cas, pour que nos conditions d'existence s'améliorent. Dans le meilleur, pour que vous arrêtiez de manger de la viande, notre chair, ce qui est la seule façon de mettre fin à notre martyre. L'écoeurante odeur du sang me panique, les cris des copains, entrés avant moi, me remplissent d'effroi: je sais ce qui m'attend, ce qui nous attend tous. Là-bas, je vois un des aide-bouchers avec de grosses pinces électriques. Il paraît qu'on va nous les appliquer de chaque côté de la tête, entre les yeux et les oreilles, et que ça va nous étourdir pour qu'on ne réalise pas ce qui se passe juste après, quand on nous tranche la gorge. Mais ça ne marche pas souvent pour diverses raisons: pas mises au bon endroit parce que les tueurs sont pressés (le rendement, encore), voltage trop faible, trop long délai qui s'écoule et nous permet de sortir de l'étourdissement avant l'égorgement... Et la mort n'arrive pas tout de suite avec la blessure fatale du couteau: pendus par une patte avec une chaîne qui nous arrache la peau, certains d'entre nous gigotent encore en perdant leur sang, jusque dans le bac d'eau bouillante avant le dépeçage. Vais-je avoir de la chance ou vont-ils me "rater" moi aussi ? Je vais le savoir sous peu car ils me poussent en avant... Je crie, je résiste, une dernière fois. En consommant autant de viande on ne fait que détruire son corps (cause de mortalité), et je passe sur l'esclavagisme des animaux (dressage, sport, cirque, tueries sauvage, etc.). 


Nous sommes fascinés par les nations qui ont conservé leurs traditions anciennes. Ce genre de phénomène tend à démontrer que nous cherchons chez les autres quelque chose qui apporterait une solution à nos malaises profonds. Nous voudrions croire qu’il existe quelque part sur la terre un peuple ou un lieu qui n’a pas encore été contaminé par la folie humaine. Les amérindiens du Nord prélevaient sur leur territoire, ce qu'il fallait pour faire vivre la Nation et seulement cela. Les ressources restaient au fil des siècles, abondantes et chaque animal "prélevé" faisait l'objet d'une prière et d'un remerciement pour avoir donné sa vie. Cet attitude est loin d'être purement indienne. De nombreux peuples remercient notre terre nourricière du don de vie. Ces peuplades, souvent qualifiées aujourd'hui de sauvage, comme en retard sur notre siècle, vivent pourtant en harmonie avec la nature. Du côté des humains, officiellement, il n'existe plus de peuples cannibales mais jusqu'à récemment cela était une pratique courante et faisait souvent partie d'un rituel qui consistait à manger le corps de son ennemi tué au combat pour s'approprier ses qualités, sa force, ses valeurs, etc. Si certaines cultures ont eu des pratiques cannibales socialement instituées, l'anthropophagie peut être aussi nécessaire pour la survie en cas de pénurie grave (famine ou de perte des réserves de nourriture) a été une pratique récurrente dans toutes les sociétés. Cette histoire mondialement célèbre, suite à un crash (13 octobre 1972) d'un avion sur un glacier de la Cordillère des Andes. Des personnes (16 rescapés) pour survivre ont été obligées de manger de la chair humaine pour ne pas mourir de faim, où l'on parle du "miracle des Andes". Plus de deux mois après l'accident (deux jours avant Noël), dans une conférence de presse, les survivants ont déclarés. "Le jour est arrivé où nous n’avions plus rien à manger, et nous nous sommes dit que si le Christ, pendant la Cène, avait offert son corps et son sang à ses apôtres, il nous montrait le chemin en nous indiquant que nous devions faire de même "prendre son corps et son sang", incarné dans nos amis morts dans l’accident… Et voilà, ça a été une communion intime pour chacun de nous… C’est ce qui nous a aidé à survivre… "

 

 




 

 

 


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mercredi, 10 février 2016

La chance du hasard!

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chance ou malchance.pngLa chance, par définition est un concours fortuit, de manière imprévue ou de circonstances favorables. Pour beaucoup, elle est du domaine du hasard, provenant d'un destin aveugle. Certains s'estiment particulièrement favorisés par la vie, prétendent même être nés sous une bonne étoile, de la Providence pour éviter de nommer Dieu. La médaille de Saint-Christophe installée dans la voiture, ou en porte-clefs, protège le conducteur des accidents, et le mieux est même d'aller faire bénir la voiture et la médaille. Le trèfle à 4 feuilles porte chance, on peut le conserver séché ou le faire recouvrir d'or et le porter en pendentif. Le muguet porte bonheur tout au long de sa floraison. La patte de lapin porte chance, à l'origine, elle protégeait contre la sorcellerie. La coccinelle, petite bête à bon Dieu, est messagère des vœux, si elle s'envole depuis le bout du doigt, le voeu s'exaucera. Le fer à cheval ne porte bonheur que s'il possède sept trous de clous. L'étoile filante en été réalise le vœu que l'on a fait en la voyant passer, à condition de ne pas le révéler. En réalité il n'y a pas de chance, ni de malchance, ni de hasard, alors inutile de dire "Il aura de la chance s'il s'en tire. Je n'ai pas de chance au jeu. Quelle chance de vous rencontrer. Poursuivez pendant que vous êtes en chance. Pauvres gens, ils n'ont vraiment pas de chance. Il a une chance sur deux de gagner. Au petit bonheur la chance". Ni de vous entourer d'amulettes en tout genre, ni de consulter votre horoscope ou de faire appel à un marabout. Par contre voici une histoire bien populaire de la "Chance" ou de la "Malchance" au sujet d'un fermier qui n'avait qu'un cheval et qui vivait seul avec son fils. Dans un village, un homme très pauvre ne possédait qu’un cheval. Un jour, le cheval disparut. Les gens du village lui dirent. "C’est terrible, quelle malchance, ton seul cheval a été volé". L’homme sage, répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Puis il ne s’en préoccupa plus… Quinze jours plus tard, le cheval qui s’était échappé revint avec une douzaine de chevaux sauvages. Les gens du village lui dirent. Quelle chance tu as". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien" Son fils unique partit avec un cheval, il tomba et se cassa la jambe. Les villageois ne purent s’empêcher de dire. "Quelle malchance, qui va labourer ton champ". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Quelques semaines plus tard le pays entra en guerre, et tous les jeunes furent enrôlé de force sauf celui à la jambe cassée. Les gens du village lui dirent. "Quelle chance tu as". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Cette histoire très connue à le mérite de relativiser en permanence un fait ou un événement en fonction du contexte qui l’entoure, "Est-ce vraiment une malchance? ou est-ce "vraiment une chance?". Si l'homme acceptait ce qui lui arrive comme devant arriver, il accéderait à la sagesse et au bonheur suprême. C’est exactement ce qu’Epicure préconise (l'épicurisme est axé sur la recherche d'un bonheur et d'une sagesse). Nous devons pour être heureux faire rentrer nos désirs, nos satisfactions dans les limites des désirs naturels et nécessaires, c’est-à-dire finalement des besoins. Bien entendu, il y a des évènements graves, il concerne plutôt toutes ces petites choses de la vie qui vous font stresser et perdre courage, alors qu’au final, ce n’était sans doute pas nécessaire. 

http://www.lidd.fr/lidd/15315-entre-chance-et-malchance-r...
 

Un projet qui avorte, au lieu d’être perçu comme une catastrophe, il peut cacher l’opportunité d’un projet encore plus grand et plus stimulant que nous n’aurions pas vu si le premier s’était réalisé.
Un chagrin d’amour, que l’on encaisse presque comme la fin du monde, peut être la manière que la Vie a choisie pour nous montrer que nous n’étions pas avec la bonne personne et qu’un amour qui répond mieux aux vibrations de notre âme nous est réservé.
Une maladie qui nous inquiète et qui chamboule notre vie est peut-être le moyen retenu par l’Univers pour nous rappeler de ralentir, de revenir à l’essentiel et de prendre soin de nous afin de vivre plus en accord avec nos valeurs et notre mission de vie.
La maladie d’un proche, bien qu’épouvantablement pénible, peut devenir pour nous l’occasion d’apprendre à aimer mieux, à aimer inconditionnellement, à développer la patience, le don de soi et la douceur.
Une relation difficile présente peut-être le cadeau qu’il est grandement temps de nous choisir, de nous affirmer, de refuser ce qui ne nous convient plus et de faire des choix différents qui respectent davantage les besoins de notre âme.

-Verre-Moitie-Plein.pngUn autre exemple. Ce verre est-il à moitié plein ou à moitié vide?  Soit vous regardez le verre à moitié vide, c’est-à-dire les difficultés, les mauvaises nouvelles, bref les choses négatives, et il y a de fortes chances pour que les jours qui viennent soient pénibles. (Si j’additionne deux verres à moitié vide, ça me donnera un verre vide).
Soit, vous regardez le verre à moitié plein, c’est-à-dire portez une attention plus soutenue sur le bon, le bien et le beau, et il y a de fortes chances pour que cette période se transforme positivement. (Si j’additionne deux verres à moitié plein, ça me donnera un verre plein).

On est heureux lorsqu’on est moins malheureux qu’un autre, lorsqu’on est moins accablé par la misère. Or cet état n’est pas le bonheur véritable mais une simple consolation. La personne qui n’a pas conscience de tout ce qu’il se passe dans le monde et qui vit sa vie sans se soucier de ce qu’il se passe autour d’elle a une vie "d’apparence plus facile". Nous vivons dans un monde tellement individuel et égoïste, tourné vers le gain et le matérialisme, les gens deviennent tellement superficiels !! C'est tellement triste de voir que même dans les moments difficiles les personnes deviennent encore plus individuelles et tournées vers elles mêmes, alors que nous devrions nous serrer les coudes et nous aider les uns les autres. Hamburger_Mc_Poussin.jpgPar exemple, une personne qui n’a aucune idée de tout ce qu’il se passe dans la chaîne alimentaire, derrière la production de son morceau de steak par exemple ou de toutes les souffrances et de la cruauté dans les élevages et les abattoirs, passera toute sa vie à manger normalement son morceau de viande sans jamais éprouver une quelconque souffrance ou inconfort. Nous adorons nos animaux de compagnie, mais nous massacrons pour notre plaisir des animaux. On parle de plus de 60 milliards d’animaux terrestres tués chaque année pour notre consommation, sans compter, bien évidemment, les animaux marins qui représentent un chiffre plus élevé. Nous vivons à une époque où nous disposons d’une nourriture abondante, à une époque où nous avons les moyens d’être en excellente santé même avec une alimentation strictement végétale. Combien de fois avons nous entendu "moi, j’aime trop la viande pour m’en passer", ou la viande est nécessaire". C’est pourquoi une phrase aussi simple que "tu manges un animal mort ou tu mange du cadavre" dérange. Mais savez-vous que la plupart des végétariens(taliens) aiment la viande, parce que la question n’est pas de savoir si on aime ou non la chair animale. (Pourquoi est-ce que je me prive volontairement de viande moi qui ai toujours aimé la viande (oui oui, parfaitement). Il est plutôt question de savoir si notre plaisir peut justifier une telle cruauté. L'agneau, la vache, le cochon, la biche, le sanglier, le lapin, le cheval, etc; qu’ils mangent, ils ne l’ont pas vu vivre, elle n’a pas d’importance. Mais s’ils l’avaient connue ? S’ils avaient dû la tuer ? Que penseraient-ils de leur steak ? Surtout ne dite pas "chance ou malchance on verra"


 

 

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mardi, 02 février 2016

Sommes-nous au départ des "Singes".

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singe(1).jpg


http://www.dinosoria.com/histoire_impossible.htm

 

no comment.jpgL’homme des Lumières (la plupart d'entre eux sont déistes) vomit le thème biblique en ramenant l’homme à l’animalité qui est "l'homme descend du singe". Ce rationalisme les conduit à développer une pensée laïque, c'est-à-dire qu'ils croient en l'existence d'un dieu en dehors de toute religion et critiquent la superstition et l'intolérance religieuse. Pendant des siècles, on a lu la Genèse comme un compte-rendu de la formation de l'univers, qui s'accordaient facilement à ce récit. Les Pères de l'Église et les Docteurs médiévaux parlaient donc d'Adam et d'Eve comme des deux ancêtres de l'humanité (quel besoin d'aller chercher plus loin). On voit, la maladresse d'employer le mot Adam comme le nom propre d'un individu, comme s'il s'agissait du premier homme. Protestants d'abord, puis catholiques ensuite, ont mis en oeuvre le texte biblique qui détermine son sens premier, c'est-à-dire ce que les auteurs bibliques avaient voulu dire en leur temps que le terme Adam est rendu par un pluriel "les humains" (l'humanité), un mot qui dit à la fois la spécificité de l'Homme et sa dimension collective. Le terme Adam ne désigne plus l'essence de l'être humain mais il est la figure universelle de tout homme. Cette constatation nous invite à voir nous-mêmes l'humanité telle que nous la connaissons aujourd'hui. Dans nos écoles (primaire, secondaire, supérieur, université), on enseigne que l’homme n’est qu’un singe amélioré, qu’il n’y a que deux chromosomes de différence entre le singe et l’homme, que le tout vient d’un accident, d’une série d’accidents, d’une série de hasard et que tout se termine dans le néant. Dans la nature, il n’y a pas de hasard, il existe un programme et des influences non matérielles qui agissent au cours de l’évolution. L'idée que l'ordre et la précision de l'univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d'un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l'explosion d'une imprimerie, tous les caractères retomberaient par terre dans l'ordre d'un dictionnaire (Albert Einstein). Nous ne sommes pas le produit d’un hasard imbécile puisque nous avons été créés par un Dieu.


l'hommedit le singe.jpg

https://www.youtube.com/watch?v=JKsutgVpmPM 

Quand on dit que l'homme est-il le fruit d'une évolution ou d'une création, ce n'est pas la même chose. Par exemple, si des cosmonautes trouvaient un téléphone portable sur la lune, il serait bien difficile d'expliquer la présence de cet objet en se référant à une évolution de la lune au cours de laquelle cette montre aurait été produite. Il faudrait nécessairement supposer qu'un esprit a créé ce téléphone portable (c'est là une évidence). On ne pourra jamais dire que l’homme n’est qu’un sous-produit de l’évolution, ou qu’un singe amélioré. Les plus évolués des singes montrent des aptitudes étonnantes, mais cela ne suffit pas à légitimer une conception simplement biologique de l’origine de l’homme ("Sommes-nous au départ un singe et on tire ensuite à pile ou face" ?). Si les similitudes entre l'ADN humain et celui du cochon sont nombreuses, certaines greffes ont même été réalisées, ce n'est pas pour autant qu'il y a un lien de parenté avec le cochon. Pour le descendant d'un poisson, l'homme qui vit au bord de la mer s'il ne sait pas nager, se noie dans l'eau. Il n'a jamais développé un système même embryonnaire pour respirer dans l'eau. Objectivement on peut affirmer que de nos jours, le phénomène d'évolution n'existe pas. Les singes sont "restés" dans un milieu de vie auquel ils étaient assez bien adaptés, ils n'avaient pas besoin de changer (beaucoup) de forme. Si une espèce est assez bien adaptée à un environnement qui reste stable, il n'y a aucune raison de voir une espèce de la "lignée humaine" émerger à partir d'un singe. Il est ridicule de chercher une créature à moitié singe et à moitié homme, ou à moitié cochon. Alors, si l'homme descend du singe, pourquoi y a-t-il encore des singes. Parler de Dieu créateur nous évoque un commencement, notre expérience d'être des créatures ne se situe pas au niveau de la première poule et du premier œuf. Nous avons conscience d'être créés parce que, dans tout l'univers, aucun être, y compris nous-mêmes ne s'est donné à lui-même d'exister. Il est naturel que le corps d'un être humain comporte quelques ressemblances moléculaires avec d'autres êtres vivants, puisqu'ils ont tous été créés à partir des mêmes molécules. Ils utilisent tous la même eau, la même atmosphère, et ils consomment des aliments constitués des mêmes molécules. Certes leurs métabolismes, et donc leurs patrimoines génétiques se ressemblent. Cependant, ceci n'est pas la preuve qu'ils ont évolué à partir d'un ancêtre commun.

dans-la-peau-d-un-singe.jpgUn jour, une petite fille demande à sa mère "Dis maman, comment ils sont nés les tout-premiers parents ?"  "Eh bien, lui répond sa maman, c'est Dieu qui a créé les premiers parents humains, Adam et Eve, qui ont eu des enfants, qui plus tard sont devenus parents à leur tour et ainsi de suite. C'est ainsi que s'est formée la famille humaine".
Deux jours plus tard, la fillette pose la même question à son père. Celui-ci lui répond. "Tu vois, il y a des millions d'années, les singes ont évolué lentement jusqu'à devenir les êtres humains que nous sommes aujourd'hui".
La petite fille toute perplexe retourne aussitôt voir sa mère. "Maman, comment c'est possible que tu me dises que les premiers parents ont été créés par Dieu et que Papa me dise que c'était des singes qui ont évolué ?" La mère lui répond avec un sourire. "C'est très simple ma chérie, moi je t'ai parlé de ma famille et ton père te parlait de la sienne".

homo-sapiens-futur.jpgSi l'homme est le fruit d'une évolution, il est logique de penser que cette même évolution produira, demain, un homme encore plus méchant, plus égoïsme, plus destructeur que celui que nous connaissons aujourd'hui. Décrire l'homme du futur revient à faire le portrait robot d'une personne que l'on n'a jamais vu ou qui n’existera tout simplement jamais... du moins pas comme nous l'imaginons. On peut bien évidemment penser qu’avec le temps et les progrès technologiques, les capacités des machines s’accroîtront de sorte qu’elles nous dépasseront partout dans toutes les activités et qu’elles exécuteront les tâches que nous leur confierons plus vite et plus efficacement que nous. Selon les pessimistes, cet emballement de la technologie conduira à l’extinction de l’humanité, car les machines agiront pour elle même. Selon les optimistes, l’Homme mettra les technologies qu’il a créées à son profit pour devenir plus puissant, vivre plus longtemps, voire télécharger sa conscience qui, séparée du corps, deviendra immortelle...Bref, les développements de l’intelligence artificielle et la dissémination des ordinateurs partout dans le monde existe indubitablement avec des risques dont on doit se prémunir en les anticipant. Je n'imagine pas l'univers sans Créateur, je n'imagine pas ce monde sans une part de mystère divin.

mort des singes.jpgQuand une espèce s’éteint, ce sont ces millions d’années de mutations génétiques qui s’effacent à tout jamais, sans possibilité de revenir en arrière. Ainsi, quand le dernier tigre de Tasmanie est mort en 1936 sous les balles des chasseurs, son patrimoine génétique unique dans l’univers a disparu à tout jamais. L’homme est le seul à penser qu’il n’est pas un animal, pourtant ce grand singe égoïste, ne veut renoncer à rien, absolument à rien. Il se laisse dominer depuis toujours par trois pulsions primaires qui guident la plupart de ses actes (le sexe, l'argent et la domination). L'espèce humaine est la plus dangereuse d'entre toutes, c'est la seule qui soit capable de s'autodétruire et d'anéantir avec elle le reste de la planète. Connaissez-vous l'histoire de l'île de Pâques. "Au XVe siècle, l'île de Pâques était recouverte d'une forêt foisonnante et abritait une brillante civilisation. Trois siècles plus tard, à force de folie fanatique, les habitants ont rasé la forêt et se sont entretués". Lorsqu'on découvre l'île, en 1722, c'est un endroit désolé. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'homme n'est pas une bonne chose pour la Terre (explosions atomiques, guerre, destruction de la faune, de la flore, modification du climat). Reste qu'un véritablement changement des modes de vie est nécessaire et urgent. 

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dimanche, 31 janvier 2016

L’homme ment comme il respire.

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pinocchio menteur.jpgMentir consiste à déguiser sa pensée dans l'intention de tromper. Combien de pays, combien de vies, combien de familles, combien de couples sont détruits par le mensonge. Que le mensonge soit parfois utile, peu le contesteront, mais je crois que si le mensonge peut servir un moment, il est nuisible à la longue. Dans toutes les civilisations connues, l’acte consistant à mentir est condamné, il n’existe pas de religion, de philosophie, ni de morale qui accepte le mensonge. Dans les Evangiles, le Christ a une phrase prodigieuse. "Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non, tout le reste vient du Malin". (Cela signifie, qu'il ne doit pas avoir de décalage entre la parole et la pensée). Les mobiles sont aussi nombreux que les différentes raisons que la personne peut avoir de mentir, comme par exemple l'intérêt, la cupidité, la haine, la vengeance, la passion, la défense, le sacrifice, le besoin de se valoriser, etc; et quand parfois même il nous arrive d'avoir une idée qui n'est pas la notre, nous nous appliquons alors avec la plus grande hypocrisie, à refouler au fond de nous-mêmes une vérité que nous balayons. Aujourd’hui le mensonge n’est plus considéré comme une faute grave, on préfère le remplacer par contre-vérité, mais malgré cela, le monde est conduit par le mensonge. Plus nous parcourrons les médias (officiels), et les divers sites sur internet, plus nous réalisons que nous vivons dans un monde qui repose davantage sur le mensonge que sur la vérité (mensonge de la politique, mensonge de la science, mensonge de la presse, mensonge de la justice, etc.), c’est devenu un mode de vie pour plusieurs d’entre nous et celui qui se risque à vouloir dire la vérité sur le mensonge, risque aussi de se faire insulter de fanatique, d'extrémisme ou d’intolérant. Notre ennemi le mal est le père du mensonge, et son unique but est de détruire la vérité en nous. "Cette vérité qui nous affranchit et nous rend libres". Le plus grand de ces mensonges avec le mal a commencé avec Adam et Eve. Le mal a réussit à pousser Adam et Eve à désobéir, à douter de Dieu par le mensonge et ensuite finir par accuser Dieu pour ce qui venait de se passer. L’Amérique n’appartient pas aux États-Unis, ce sont leurs ancêtres conquérants qui l’ont spoliée. Il se croit au dessus des peuples, après avoir parqué le peuple indien dans des réserves, puis ils ont parqué le peuple noir dans les quartiers indésirables de leur ville. Les immigrants qui envahissaient ce qui s'appelle aujourd'hui "Etats-Unis d'Amérique" et qui se ruaient vers l'Ouest en exterminant les amérindiens et les bisons au passage. Ces migrants appelaient les Indiens des "sauvages". On se demande qui, des hommes Blancs ou des hommes Rouges, étaient les vrais "sauvages". La Révolution a fait des Américains en dépit de l’esclavage et du génocide des amérindiens jusqu’au milieu du XIXe siècle, le premier peuple du monde moderne à posséder un gouvernement et une société démocratiques. L’oncle SAM qui symbolise le grand rêve américain, mais aussi celui d’un monde de liberté, de paix, de justice, de démocratie aura été pour des décennies cette grande idole tant pour le peuple des États-Unis d'Amérique que pour de nombreux peuples à travers le monde. L’arrogance, la manipulation, le mensonge combinées avec le stock énorme d’armes de destruction massive font de l'Amérique la plus grande menace planétaire qui ait jamais existé sur Terre. Quiconque a observé un chat jouer avec une souris avant de la tuer et de la manger se sont probablement expliqués à eux-mêmes que le chat est simplement incapable de concevoir la terreur et la douleur éprouvées par la souris. Cela nous pousse à revisiter les scénarios du chat et de la souris avec des yeux différents sur cette administration américaine. Alors, franchement, comme dans la chanson de michel Sardou (1967) "Si les Ricains n'étaient pas là, vous seriez tous en Germany", mais historiquement, on devraient dire "Si les Ruskofs (russe) n'étaient pas là, vous seriez tous en Germany". https://youtu.be/0VU52EzblZE?t=5
Dieu.jpgUn peuple élu est un peuple qui se croit choisi par une instance supérieure, généralement Dieu. Dans certaines formes du christianisme, de l'hindouisme, du sikhisme, on considère que les disciples d'une foi n'ont pas l'exclusivité de la voie vers Dieu. Le texte biblique explique que l'élection divine des israélites a été fait en raison du choix du "peuple le plus insignifiant". Par contre les Etats-Unis se croient les élus de Dieu, plus que les autres, et se croient infaillibles en possédant l’immunité totale des justes. Dire que le Quatar, l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, les Emirats arabes unis sont des démocraties. "C'est vraiment un gros mensonge". Décidément, l’enseignement de l’ignorance a de beaux jours devant lui dans ce monde de suiveurs. La vérité quand elle est déformée par de bons menteurs, peut toujours faire qu'une personne innocente apparaisse mauvaise, spécialement si la personne innocente est honnête et admet ses erreurs. Peuple des États-Unis, chassez votre vanité, vous n’êtes pas Dieu. N’allez pas faire votre justice chez les autres peuples, n’allez pas détruire la culture des pays en imposant votre culture de consommation.

politiques.jpgTrès peu d'hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu'ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu'il s'agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d'éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu'ils tentent d'observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu'il est et non pas comme on les conditionne à le voir. Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et au milieu de celui-ci, un escabeau avec des bananes an dessus. Chaque fois qu'un singe tentait de grimper sur l'escabeau pour s'emparer des bananes, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres. Au bout d'un certain temps, chaque fois qu'un singe faisait mine de vouloir grimper, les autres le frappaient par crainte de prendre une douche glacée. Bien entendu, au bout d'un certain temps aucun des singes ne risqua plus de grimper sur l'escabeau malgré la tentation (réflexe de Pavlov). Les scientifiques décidèrent alors de remplacer un des singes. La première des choses que fit le nouveau fut bien évidemment de vouloir grimper sur l'escabeau. Aussitôt, les autres se mirent en devoir de le frapper; quelques raclées plus tard, le nouveau membre appris à ne plus grimper sans même connaitre la raison de cette interdiction. Un deuxième singe fut remplacé et subit le même sort que le premier, celui-ci d'ailleurs se joignait aux autres pour le frapper dès qu'il tentait de grimper jusqu'aux bananes. Un troisième fut échangé et le processus se répéta: le quatrième, le cinquième ... et à des intervalles adéquats; ils subirent le même sort chaque fois. Le groupe de 5 singes resta jusqu'à la fin, bien que n'ayant jamais reçu de douche glacée, il continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l'escabeau. S'il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent de monter sur l'escabeau, je parie que leurs réponses seraient quelque chose comme. "On ne sait pas, mais ici c'est comme ça". Ce comportement ne vous semble pas familier ????  (traditions, habitudes, mimétisme comportemental, la mode...).

 

combat-spirituel.pngIl était une fois un roi juste, sage et puissant. Il n’avait qu’un problème; ses sujets étaient corrompus. Dans tout son royaume, le mensonge, la malhonnêteté et le vol régnaient. Meurtre et viol étaient chose commune. Quoi qu’il tenta, il ne put les changer… Finalement, il quitta son royaume et en bâtit un autre. C’était un endroit merveilleux, avec tous les agréments. Il publia que seuls ceux qui acceptaient de vivre au plus haut niveau d’éthique pouvaient venir. Nombreux vinrent et pendant un certain temps, tout était parfait. Cependant, des histoires de crimes commencèrent à circuler. Le roi désespéra. Son conseiller le plus proche suggéra. Sélectionne quelques individus et offre-leur une formation spéciale sur les plus hauts niveaux de comportement. Donne-leur ensuite pour mission d’être des exemples pour les autres ainsi qu’un uniforme spécial. "Une veste pourpre". Dans un premier temps, ce plan marcha merveilleusement bien. Le comportement de tout le peuple commença à s’améliorer. Lorsqu’un homme commençait à se quereller avec sa femme, il s’arrêtait et demandait. "Qu’est-ce qu’une Personne à la Veste Pourpre aurait fait ?". Lorsqu’une personne avait l’opportunité d’en escroquer une autre financièrement, elle se demandait. "Qu’est-ce qu’une personne à la Veste Pourpre aurait fait". Mais, avec le temps, les choses commencèrent à se détériorer. Le roi apprit que même les personnes à la Veste Pourpre commençaient à mal agir. Il leur dit qu’il n’avait pas le choix, étant donné qu’ils avaient pour mission de maintenir des règles de comportement et de moralité à des niveaux des plus élevés, et qu’ils étaient connus comme étant ses représentants, ils devraient alors être punis afin de montrer à tout le monde qu’un tel comportement était inacceptable. "Vous avez déjà dû deviner de qui nous parlons réellement. Le roi juste, sage et puissant n’est autre que "Dieu". Et les personnes à la Veste Pourpre. "Le peuple juif".

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lundi, 25 janvier 2016

Naissance du peuple juif. Israël, Galilée, Samarie, Judée, Palaestina.

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israel-histoire.jpgLe lieu de naissance du peuple juif, est le Pays d'Israël (Eretz Israel). Ce terme Israël apparaît pour la première fois dans la Bible pour désigner le nouveau nom de Jacob, fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham (Gn 32, 22-29). C'est là que s'est déroulée une partie importante de sa longue histoire, dont le premier millénaire est relaté dans la Bible. C'est là que s'est forgée son identité culturelle, religieuse et nationale, c'est là également qu'il a maintenu une présence physique ininterrompue au cours des siècles, même lorsque la majorité du peuple a été déportée en exil. Pendant les longues années de sa dispersion, le peuple juif n'a jamais oublié ses attaches avec le Pays d'Israël. L'histoire des Juifs en terre d'Israël se développe sur près de 3000 ans et témoigne, malgré la dispersion des Juifs, de l'importance particulière, pour eux, de la terre d'Israël. A toute époque, malgré exils et massacres, il y a eu une vie juive en terre d'Israël. (Domination Romaine. Domination Bysantine. Domination Arabe. Les Croisés. Domination Mameluke. Domination Ottomane. Administration Britannique. Campagne du Sinaï. Guerre des Six jours. Guerre de Kippour). La Judée est désormais appelée Palaestina et Jérusalem Aelia Capitolina, ce nom est inventé par les Romains deux siècles après Jésus et ce nom n’apparaît pas dans la Bible, mais bien dans les termes de Galilée, de Samarie, de Judée, des provinces romaines. Jamais dans l'histoire les Arabes n'ont utilisé le terme latin "Palaestina" ou Palestine. Les Arabes ne peuvent pas prononcer ce nom car le son "P" n'existe pas en arabe. L'archéologie en Israël permet d'appréhender le lien entre le pays et son passé dans près de 3500 sites qui témoignent de millénaires d'histoire. De nombreuses découvertes confirment la continuité des liens entre le peuple juif et la Terre d'Israël.



Les écuries de Salomon à Meggido (ville cananéenne dans la vallée de Jezreel). En réalité, "l’écurie" est en fait un magasin royal, qui servirent sûrement de réserves à l'époque d'Hérode.
Les maisons de l'époque du royaume d'Isral et Eulm, dans la Cité de David (Jérusalem). Les bains rituels en plein désert à Massada (forteresse). Les fragments de quatorze rouleaux en parchemin découverts en plusieurs points sont d'une grande importance pour l'étude des différents textes de la Bible. Les fouilles on mis au jour plus de sept cents ostraka (fragments de poterie), une grande quantité d'objets, de monnaies et de squelettes.
Les manuscrits de la mer Morte (qui est en vérité un lac). Les manuscrits bibliques hébreux de la mer Morte en une écriture hébraïque d'une grande lisibilité sont antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens textes connus jusqu’alors et présentent un intérêt considérable pour la science biblique.
D'autres fouilles, ont également mis à jour des vestiges d'autres civilisations qui ont laissé leur empreinte sur le pays au cours des siècles et avec d'innombrables synagogues.
Il y a eu deux temples de Jérusalem. Salomon a bâti le premier autour de l'an 950 av. J.-C. Après la destruction du Temple de Jérusalem (586 av. J-C) par Nabuchodonosor roi de Babylone (Irak actuel). On changea ensuite de pouvoir et l'empire perse prit la place des Babyloniens. Les autorités perses avaient une politique différente soit envers les peuples conquis soit envers les autres religions. Ils permirent aux exilés de rentrer en Palestine vers l'an 538 av. J.-C. On bâtit un second temple, beaucoup plus modeste que le précédent car les moyens étaient limités. Ce second temple aurait été consacré en 515 avant notre ère. Hérode le Grand, soumis au pouvoir romain, qui n'était pas Juif mais Nabatéen, voulant se concilier les Juifs, le restaura de façon grandiose au tournant du Ier siècle de notre ère (à partir de 20-19 av. J.-C.). C'est ce second temple qui fut détruit par les armées romaines de Titus en 70 de notre ère, lors de la révolte contre l'empire romain à l'exception d'un pan du mur d'enceinte, le futur "Mur des Lamentations" - "Mur occidental". Le nom "Palestine" est devenu le nom de toute la terre de Canaan, y compris de la côte. Lorsque les Arabes s'emparent de Jérusalem, en 638, ils érigent la mosquée du dôme du Rocher, puis la mosquée Al-Aqsa, qu'on peut encore voir aujourd'hui. Le peuple palestinien a laissé alors la langue Cananéenne pour passer à l’Araméen et ensuite à l’Arabe. Le lieu est resté islamique, jusqu'à devenir, dans la terminologie française, "l'Esplanade des Mosquées", tandis que la terminologie anglaise préfère l'original "Mont du Temple". Temple-Israel-2.jpgDepuis que les Romains ont détruit le Second Temple en 70 après Jésus-Christ, les Juifs prient pour qu’il soit rebâti, sur laquelle se dressait autrefois l’antique Temple des Juifs. Les prophéties de la Bible affirment qu’un nouveau Temple occupera à nouveau cette plate-forme, dans le cadre du programme que Dieu tient en réserve pour la nation d’Israël dans la fin des temps. Ces prophéties se trouvent aussi bien dans l’Ancien Testament (Esaïe 2:2-3; Ezéchiel 37:26-28 et 40:48; Daniel 9:27; Michée 4:1-2; Aggée 2:7-9, Zacharie 6:12-15 et 14:20). Selon le verset biblique. "Je les amènerai sur ma montagne sainte, ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples" (Esaïe 56:7). Si l’Eglise Chrétienne semble divisée maintenant, imaginez la grande controverse dans les jours à venir lorsque le Troisième Temple Juif sera reconstruit ? Ce qui pose problème n’est pas le réfugié palestinien, Israëlien ou Arabe. Ce qui pose problème c’est que des hommes et des femmes habitent depuis des millénaires sur la terre d’Israël, qu’ils soient juifs, qu’ils soient chrétiens ou qu’ils soient musulmans, il y a toujours eu des étrangers en terre d’Israël.

Le veau d'or.jpgIdolatrie.jpgAujourd'hui, il existe bien des veaux d'or, certes, ils n'ont aucune ressemblance visuelle avec l'effigie du veau d'or mais ils contiennent la même illusion des hommes à se passer de Dieu en se créant eux-mêmes leurs propres passions et leur propres idoles. De nos jours, on pense que l'idolâtrie a disparu à tout jamais. Qui croit encore qu'une statuette ou une image est un Dieu capable de nous aider et de nous comprendre. Pourtant nous ne pouvons nier qu’encore aujourd’hui, l’homme est continuellement à la recherche d’un sujet comme objet d’adoration. II n’est pas rare de voir des gens s’exclamer en disant à propos de tel ou telle personne "c’est mon idole". Les hommes adorent les stades, les salles de concerts..., qu’ils ont contribué à créer eux-mêmes et à la domination desquelles ils se soumettent ou se laissent influencer. Les stars d’aujourd’hui héritent de cette idolâtrie, les millions d’admirateurs(ces) qui envoient des photos, des messages à leurs stars favorites, les millions de followers sur Twitter, ou de "j’aime" sur facebook, les cris lorsque l’objet de leur convoitise passe en voiture devant eux ou sur le tapis rouge. Et ces petits dieux du sport (joueurs football, basket, rugby, tennis, courses automobiles....), survitaminés, dévorés par la masse des fidèles qui en veut toujours plus, ou ces admirateurs qui s'habillent, qui se coiffe comme lui ou elle (chanteurs, acteurs), qui imitent ses phrasés, ses gestes et pour lesquels on n'hésitera pas à dépenser une somme importante. Le veau d’or est une statuette d’or tiré des bijoux que portaient les hébreux ("l’avoir") considérant que c’est leur or qui les ont sorti d’Egypte…La Bible est clair, les chants au Veau d’Or disaient. "Voici le Dieu qui nous a fait sortir d’Egypte". Ce culte idolâtrique est vain, creux, et pourtant ils ont cru que toutes les richesses qu’ils possédaient, tous leurs biens, les avaient délivrés de la puissance militaire et politique Egyptienne… S'il nous arrive de considérer que l'or, la richesse, les biens matériels, sont au-dessus de tout et constituent le premier but à atteindre dans la vie, nous arriverons forcément à tout leur sacrifier (Parents, amis, etc.). Oui, nous sommes revenus au point d'où nous sommes partis, c'est-à-dire à l'adoration du veau d'or. 

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mercredi, 20 janvier 2016

A chacun sa merde !

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La Préhistoire est définie comme la période qui commença voici environ trois à cinq millions d’années avec l’apparition des premiers humains jusqu’à la genèse de l’écriture. Produisant encore peu de déchets, ils laissent alors à la nature le soin de faire disparaître leurs restes.

Toilettes-antiques.jpg

papier-toilette.jpgPour beaucoup de gens l'excrément (fécès, étrons, selles, grosses commissions, crottes, déjections, bronzes, colombins, cacas, merdes) est tabou. Pourtant, tout le monde en fait et il n'y a pas à avoir honte. D'ailleurs, si on parlait plus librement de nos excréments, on saurait peut-être se soigner plus efficacement, car ils en disent long sur notre santé, selon leur texture, leur odeur, et leur couleur. L’excrément nous donne de précieux indices sur l’histoire de l’homme, de son mode de vie, et de ses habitudes alimentaires. Il permet de déduire quel était le menu de nos ancêtres et quelles maladies les frappaient. L’excrément est une matière première précieuse dans l’agriculture et même l’industrie de certaines sociétés. Transformé, recyclé, on redécouvre ses vertus. Il y a un vieux dicton qui dit que "la mort commence par le côlon". C’est plutôt simpliste, mais quand même vraie. Bien que dans l’intimité ce soulagement du ventre soit généralement source de plaisir. Il n’est dès lors pas étonnant que les expressions tournant autour des matières fécales et de la défécation soient considérées comme vulgaires, à valeur exclamative (Merde alors !), dépréciative (C’est chiant.), insultantes (Va chier !), le "Chacun sa merde" est une réalité au sens propre et figuré. Mais déféquer n’a pas toujours été si mal vu. Il n’y a pas si longtemps encore, les médecins faisaient la tournée des pots de chambre dans les hôpitaux qui consistait à vérifier l’état des selles.


les grands besoins se faisaient aux latrines publiques,.jpgLes premiers vestiges des toilettes (siège d'aisance) datent de 2500 av. J.-C. (Dans l'Empire romain, en Egypte et en Chine). Avec l'arrivée du Moyen Age, les égouts construits par les Romains disparaissent, faute d'être entretenus, c'est l'époque du "tout-à-la rue" ! Excréments et eaux usées s'y mêlent et nagent dans les rigoles se trouvant au centre des rues... A l’aube de la Renaissance, il faudra encore beaucoup d’efforts pour que les villes et plus encore les petites villes, et les quartiers secondaires ou les plus pauvres puissent être salubres. Les matières fécales, ou excréments humains sont utilisés massivement dans l'agriculture. Dans les grandes villes, des paysans organisent des rotations de charrettes, pour aller recueillir les excréments pour les cultures, ce qui soulage les villes (le caca est donc scientifiquement non dangereux pour l’environnement). Durant tout le Moyen Age, les matières fécales humaines sont les engrais courants pour les cultures, avec les matières fécales animales, comme le lisier de porc. Le commerce de matières fécales humaines comme engrais était courant en Europe occidentale. Mais à la Renaissance, on redécouvre des valeurs d'hygiène perdues depuis l'époque romaine,et on recommença à construire des égouts, puis avec la révolution industrielle du XIXe siècle, les constructions d'égouts sont la norme partout, même dans les petits villages. l-argent-n-a-pas-d'odeur.jpgLa célèbre phrase de l’empereur Vespasien "l’argent n’a pas d’odeur" doit être comprise dans ce contexte. Les grands besoins se faisaient aux latrines publiques, dans une ambiance conviviale, propice à la conversation. Dans l’Antiquité romaine, par exemple, déféquer se pratiquait en compagnie d’autres personnes. Les latrines étaient des lieux de sociabilité appréciés des classes moyennes, où il était de bon ton de palabrer de l’actualité et des affaires de manière décontractée. Les Romains avaient même un dieu des latrines publiques (Stercutius), divinité des lieux d’aisances, du fumier et des excréments. C’est dire la valeur que les citoyens accordaient à cet endroit. 

les excréments.jpgPlutôt que de les envoyer à l’égout, pourquoi ne pas collecter les déjections humaines et les convertir en une source d’énergie qui est le biogaz ainsi obtenu. Chauffer de la nourriture, faire pousser des plantes, alimenter des véhicules sont déjà possibles avec les déjections humaines.
Pour faire la cuisine, le bois qui servait à chauffer la nourriture a été remplacé par du biogaz, généré à partir des excréments (plus écolo, moins chère et moins dangereuse pour la santé).
Pour fabriquer une brique 100% naturelle, fabriquée à base de sable, de bactéries, de chlorure de calcium et... d'urine. Le processus de fabrication ne nécessite aucune cuisson, ce qui fait économiser énormément d'énergie. On considère que 400 arbres doivent être brûlés pour fabriquer 25.000 briques classiques.
Pour faire pousser des plantes, comme fertilisants. Elle nécessite de séparer l'urine des excréments, traités différemment. La première doit être mise de côté un mois avant d'être utilisable. Les seconds doivent être recouverts de cendre de bois et de terre pour éliminer les parasites qu'ils contiennent (une solution efficace et bon marché pour les agriculteurs).
Pour alimenter sa voiture, qui roule grâce à des excréments. Les déjections de 70 foyers permettent de parcourir 16.000 kilomètres par an (techniquement, le système est parfaitement fonctionnel).
additifs-alimentaires.jpgOn a tendance à croire que les excréments humains dégagent une odeur fétide. Lorsque les intestins fonctionnent bien et que le côlon fait son travail dans les meilleures conditions, les selles ne dégagent pas de mauvaise odeur. C'est notre style de vie moderne avec l’industrie alimentaire, comme les gras animaux, les gras trans, les charcuteries sous vide, les plats préparés, les sauces grasses, le sel, les viennoiseries, les sodas, les boissons énergisantes, les friandises et produits sucrés, etc; avec un niveau toujours croissant de stress qui contribuent à cette crise de santé gastro-intestinale. Les additifs alimentaires sont ajoutés aux produits industriels pour en améliorer l’aspect, le goût ou le temps de conservation. Ce qui ne peut être éliminé de votre urine doit passer par le côlon. Voici les additifs alimentaires qui sont ajoutés aux produits industriels pour en améliorer l’aspect, le goût ou le temps de conservation.
Le sirop de glucose fructose (sucre extrait du maïs).
Les colorants artificiels (codes E100 à E199).
Les édulcorants artificiels (coca light).
L'hydroxytoluène butylé ((antioxydant synthétique - code E321).
Les huiles partiellement hydrogénées (beurre, viande).
Le glutamate de sodium (exhausteur de goût).
Le benzoate de sodium (agent de conservation).

matière fécale.jpegEt si la "malbouffe" n’avait jamais aussi bien porté son nom. Au moment de l’abattage puis de la transformation, les matières fécales, restées sur la peau des bêtes ou dans leurs intestins ne sont jamais éliminées durant le circuit de production. Généralement présents à la seule surface de la viande, les excréments peuvent alors disparaître sans mal durant la cuisson. Mais avec du bœuf haché, il y a des matières fécales dans pratiquement tous les hamburgers, les bactéries se mélangent dans la viande. Autrement dit, elles contaminent toute la viande, y compris celle qui se trouve au milieu de votre hamburger. En outre, il y a aussi ce problème où la viande et le gras utilisés pour fabriquer des steaks hachés proviennent la plupart du temps de différentes bêtes, donc la quasi-totalité de la viande hachée contient des bactéries impliquant une contamination fécale. On peut tout de même se demander qui serait prêt à manger un steak préparé à partir de déjections, tout du moins en connaissance de cause. Alors, il n’y a pas à se demander pourquoi nous devenons malade et continuons à l’être. Il ne tient qu'à vous d'entretenir ce jardin, de le réensemencer régulièrement, d'éliminer les mauvaises herbes, de lui apporter de l'engrais... ou alors de le laisser à l'abandon.  https://youtu.be/IMhchn7nnJs   . Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire. Bon appétit


 

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mardi, 19 janvier 2016

L’hiver est là, les oiseaux de nos jardins ont besoin de nous.

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abris.jpgLa nature, en temps ordinaire, procure aux oiseaux toute la nourriture dont ils ont besoin et ce n’est pas le froid, ni le gel leur plus grand ennemi, mais plutôt le manque de nourriture. En plus de la nourritures vous pouvez installer un récipient assez plat et peu profond et le remplir d’eau tiède, plusieurs fois par jour. Quand vous commencez à nourrir les oiseaux sauvages vous ne pouvez pas l'interrompre, mais continuer jusqu’au printemps. Une mangeoire vide les obligerait à chercher ailleurs, ce qui pourrait leur être fatal.

 

La nourriture à éviter de donner car elle est dangereuse pour les oiseaux.
Les aliments salés, le pain sec ou les biscottes, les déchets de pâtisserie, de noix de coco desséchée, qui gonflent et provoquent des troubles digestifs, le lait, les larves de mouches (asticots), très résistantes et pouvant perforer l’estomac des oiseaux, les graines de lin ou de ricin qui sont toxiques.
La nourriture à donner aux oiseaux qu’en petites quantités.
Des morceaux d'oranges, de raisins, de poire, de pommes etc.
Les pommes de terre cuites en robe des champs ou en purée (merles et grives, geais....).
Les fromages secs (croûtes, dés, fromage râpé)
Le riz ou les pâtes cuits (tourterelles, moineaux)
Le gras de jambon coupé en petits morceaux conviendra très bien. Pas de gros morceaux qui pourraient étouffer certains petits oiseaux.
Le gras du lard (non salé) ou la graisse de viande. La faire fondre et ajouter des graines de la même manière qu'avec le saindoux.
Le riz blanc ou le riz complet cuit et les pâtes cuites. Jamais donner de riz non cuit.
Le fromage râpé et le fromage sec.
Des morceaux d'oranges, de raisins, de poires, de pommes, etc.
Les miettes de pain ou de gâteau.
Le saindoux, est une excellente source de calories pour aider les oiseaux à mieux survivre aux longues nuits glaciales. En faisant fondre un bloc de saindoux dans une casserole, y ajouter un mélange de graines ou rien que des graines de tournesol (c’est la graine la plus nutritive) pendant qu’il est encore mou, mélanger et ensuite le verser (petit pot de yahourt). Démouler une fois le saindoux refroidi et durci.
Le maïs, est apprécié de presque tous les oiseaux, il peut être présenté en épi, égrené ou concassé et servi à même le sol, ne pas le mettre dans des distributeurs ils s’obstrueraient très vite.

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samedi, 16 janvier 2016

"Nos temps modernes"

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je t'aime un peu.jpgAujourd’hui, le couple n’est plus le centre de tout et le mariage n’est plus obligatoire pour fonder une famille, transmettre un nom ou des valeurs. Nous fixons nos critères comme si nous achetions un animal de compagnie. Il y a deux façons d'aimer, celle qui ressemble à un "feu d'artifice", et celle qui ressemble à un "feu de cheminée". Quand on est au début d'une relation, c'est comme un feu d'artifice avec la passion, la fouge, le désir, mais cela ne dure en général pas très longtemps (quelques mois au plus...). Je crois que le "feu d'artifice" doit ensuite faire place au "feu de cheminée" qui est plus "cadré", alors il faut respecter quelques règles pour qu'il dure longtemps (tout bon scout vous le dira...). Un bon feu cela se prépare, et il faut parfois travailler beaucoup pour le maintenir "en vie". Une des raisons du nombre élevé des divorces est qu'on croit qu'il est possible de vivre toute sa vie devant un "feu d'artifice". On croit que l'amour doit toujours nous être offert sans effort de notre part... Et forcément, on est déçu quand ça s'arrête, un peu comme un enfant à la fin d'un conte. De nos jours, un couple marié sur deux divorce, sans compter les séparations au sein des unions libres. ("Ça ne va pas, mais je ne sais pas pourquoi". "Cette relation ne fonctionne pas". "J’ai besoin de quelque chose de plus". C'est clair que si on ne croit pas en Dieu, cela n'a pas de sens de se marier à l'Eglise, mais il y aura toujours des personnes pour aimer le décor d’une église et son rituel, sans en comprendre toujours le sens. J’ai l’impression que les mariages sont très "à l’américaine", tout doit être nickel, sans "faute de goût". Les gens viennent au mariage comme s’ils venaient voir un spectacle. On la connaît la musique "Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas", fredonnée avec l’insouciance de ceux qui partent virevolter à la noce…Le mariage d’amour étendue à la masse est une invention de l’époque moderne. Sans doute promu par ces histoires romantiques défiant toutes conventions sociales comme celle de "La Dame aux Camélias" (1848), ensuite exalté par un cinéma américain qui stimule le passage à l’acte pour des générations d’amoureux en rupture avec les traditions religieuses. Le mariage devient progressivement pour des milliers de petites filles, le rêve de la robe de princesse, dans un sanctuaire rempli de fleurs et de parfums exquis, réunissant des dizaines de témoins heureux, vêtus de leurs plus beaux habits… Mais pour les plus sceptiques, les plus lucides, le mariage est une institution poussiéreuse, débordant d’hypocrisie et de symboles dépassés qui mène, dans presque la moitié des cas, à des divorces. (Et une nouvelle poubelle emplie de photos d’un couple heureux).


alliance.jpg De nos jours, il n'y a plus un seul modèle familiale, mais plusieurs modèles existent. Par exemple, "la famille décomposée, la famille recomposée, la famille monoparentale, l'union libre (ou cohabitation), la famille polygame, la famille homosexuelle, la famille d'adoption, la famille d'accueil. Et les familles "nucléaires" qui sont les familles dites traditionnelles. Maintenant au jour d'aujourd'hui, qu'est ce qui empêche un fils d'épouser sa mère, une fille d'épouser son père, un père d'épouser son fils, un oncle d'épouser son neveu, en limitant les mariages à celle de nos désirs personnels ? Les lois actuelles interdisant les unions incestueuses varient selon les pays, comme elles ont varié au cours des âges. Les pharaons s'unissaient avec leurs sœurs, à l'image de leurs dieux alors que les hébreux de la même époque lapidaient de tels profanateurs des liens sacrés du mariage et que le clergé catholique brûlait au moyen âge les bougres en place publique. Dans certaines régions du monde l'oncle peut épouser sa nièce, la cousine son cousin, le beau père, la belle mère alors que cela est rigoureusement défendu ailleurs et même le parrain ne peut épouser la marraine même s'ils n'ont aucun lien du sang dans les pays fortement catholiques. Il est certain que l'homosexualité a toujours existé. Les grandes civilisations, Perse, Grecque, Romaines, nous dépeignent les penchants amoureux de ces temps anciens. Avec quelques nuances tout de même, l'adulte, généralement pas encore marié, éduquait un "plus jeune que lui", dans tous les domaines, et cette pratique, également sexuelle était parfaitement reconnue, voir louée par les sages philosophes. Plus tard l’aîné prenait épouse et laissait son "initié" remplir le rôle, envers un autre adolescent, qu'il avait lui-même exercé. Il s'agit dans les fait plus de pédérastie que d'homosexualité et cette dernière, entre adulte, était plus rare et bien moins acceptée que certain veulent nous le faire croire. L'armée de Thèbe comptait même un bataillon sacré composé de couples masculins. Les Spartiates, fiers soldats connus pour leur endurance et leurs nombreux exploits militaires, étaient, eux aussi encouragés franchement à une virile homosexualité. Les militaires de cette cité devaient se choisir, dans la troupe, un ami de cœur et de corps (quel homme est plus apte au combat que celui qui défend son bien aimé). Pourtant jamais le mot "mariage" ne fut utilisé pour ces unions là (ils étaient des soldats amants).


la belle et la bête.jpgA vous de  voir. Un roi voulait marier sa fille, mais celle-ci ne trouvait aucun prétendant à son goût. Les hommes les plus beaux, les plus riches, les plus nobles, les plus valeureux faisaient en vain leur cour. En vain, ils déposaient fleurs et cadeaux à ses pieds, qu’elle avait menus et fins, reconnaissons-le, et c’était soudain en les regardant comme si le reste du monde n’était peuplé que de palmipèdes. Elle contemplait dans les yeux des hommes sa beauté hautaine et implacable. Une telle perfection n’est pas de ce monde, pensait-elle. Qui sont-ils tous pour se prétendre dignes de moi ? Par orgueil, elle se mura dans le silence et ne prononça bientôt plus un mot. Était-elle devenue muette ? Le roi au désespoir promit d’accorder sa main à celui qui saurait dissiper ce funeste sortilège et lui rendre la parole. Mais les multiples tentatives de ses courtisans échouèrent les unes après les autres. Ni les sacrifices ni les prières ne lui firent desserrer les lèvres. Un jour, un lépreux se présenta devant la princesse. Il était vêtu de haillons comme si son habit aussi avait contracté le mal hideux qui le dépouillait. Tout le monde alentour se mit à rire et se moquer. - Comment ! Les hommes les plus beaux du pays, les plus riches, les plus nobles, les plus valeureux n’ont su réjouir son cœur et lui rendre la parole, et toi, chien galeux, lépreux immonde, "guenillard", tu prétends y parvenir ! La fille du roi elle-même sembla se rembrunir davantage, mais le lépreux ne dit rien. Il accorda à peine un regard à la princesse. Il s’assit sur ses talons et commença à dresser un petit feu pour faire bouillir l’eau de son thé. Il ne mit que deux pierres dans le foyer si bien que la théière mal assurée se renversa sur le sable. Il l’emplit d’eau à nouveau, à nouveau il la posa sur les deux pierres, à nouveau elle se renversa. Patiemment, il recommença, deux fois -  trois fois, encore la théière se renversa. A la cinquième tentative, la princesse excédée s’écria "Mets donc une troisième pierre dans ton feu pour assurer l’équilibre". Et c’est ainsi qu’une très orgueilleuse princesse épousa un lépreux.

 


honore tes parents.jpgSur cette terre, honorer son père et sa mère semble être tombé en désuétude. Si nous parlons correctement de nos parents, même s’ils ne sont pas parfaits, nous mettons en valeur ce qu’il y a de meilleur en eux. Si nous les respectons en paroles, sans mots grossiers, sans avoir un ton élevé, nous les valorisons. Nous dévalorisons nos parents lorsque nous leur parlons très mal, nous dévalorisons nos parents lorsque nous les ignorons. Le fait d’être respectueux ne veut pas dire que nous disons "oui" à tout ce qu’ils disent et demande, mais la soumission est un signe de respect envers nos parents et envers Dieu. En principe, en réalité, lorsque nous avons un objet qui a de la valeur comme par exemple un bijou, et que, nous voulons en prendre soin dans sa longévité, ce bijou sera mis précieusement dans une boite à bijoux, de temps en temps nous l’enverrons au bijoutier pour lui redonner de la valeur, comme une sorte de soin esthétique. Ce bijou sera porté lors d’une sortie de soirée ou un mariage. Il sera mis à notre cou, notre poignet ou notre main qui le mettra en valeur. Bien sûr, notre mère ou père ne sont pas des bijoux, mais bien plus que des bijoux.

 

 

 

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vendredi, 15 janvier 2016

Laissez au temps le temps de vivre.

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-nous-vivons-a-toute-vitesse_.jpgL'idée que tout était mieux hier, que le bon temps est derrière nous et que l'avenir ne sera jamais aussi bien est ancrée dans bien des esprits (à tord ou à raison), pourtant nous avons une capacité unique à regretter ce qui souvent n'a pas eu lieu. A l'exception de quelques simples d'esprit, n'allez pas plus vite que les aiguilles de votre montre. Il faut laisser le temps au temps, ce qui veut dire d'arrêter de vouloir bousculer les choses, la vie à besoin de temps pour s'accomplir, le temps qui passe ne revient jamais, avec le temps tout s'évanouit. Le seul animal qui n’a toujours pas compris ce principe de base, c’est l’homme. Nous vivons dans l’ère la plus "confortable" de l’histoire des êtres humains, et pourtant, 35% de personnes en Europe ont besoin d’un "bonheur chimique" (antidépresseur) pour faire face à la vie.
 
vite vite vite.jpg

Le monde est devenu fou, ivre d'accélération, de rentabilisation, chaque minute compte, maintenant, tout de suite et très vite. Pourtant, la nature nous rappellent qu'il faut laisser du temps à la croissance, qu'il faut des mois à la graine mise en terre pour germer et produire la plante, c'est pourquoi les personnes (en générale) qui grandissent à la campagne, ont d'avantage le sens du réel, le sens du temps. Comme dit le proverbe, "tout vient à temps à qui sait attendre". l'Angélus.jpgEn 1858, Millet peignait "l'Angélus" (prière de l'ange) qui montre comment les gens autrefois travaillaient dans les champs et ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, d'arrêter leurs travaux pour prier leurs morts. Ce tableau s'inspire de l'enfance paysanne de Millet, en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, sa grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire "l'angélus" pour ces pauvres morts. Il ne cherche pas à représenter la religiosité du monde rural, mais à fixer son rythme de vie. Depuis "l'Angélus", le temps a connu de brusques accélérations, par les transports et les télécommunications (Internet, téléphone portable, plus de délai entre émission et réception). Aujourd'hui, "Vite, vite, vite, nous n'avons plus de temps à perdre". L’accélération technique, au travail, sur les écrans, dans les transports. La consommation, a mené à l’accélération effrénée de notre rythme de vie. Les métiers changent en quelques années, les machines en quelques mois, les derniers logiciels sont déjà dépassés, les traditions et les savoir-faire disparaissent, les couples ne durent pas, les familles se recomposent, en un mot, le court-terme règne. 

TGV.jpg La construction des autoroutes à voie rapide fait que les automobilistes ne prennent plus le temps de visiter le pays, car, même en vacances, nous devons tout faire très vite, voilà pourquoi on entend dire à la rentrée. "Cet été, j’ai fait la Corée en quatre jours", ou on a acheté une bibliothèque entière d’un clic de souris, ou télécharger des centaines de morceaux de musique en quelques minutes Par contre, il nous faudra toujours beaucoup de temps pour rencontrer les personnes que nous aimons (parents, frères, soeurs, cousin(es), amis) Aujourd’hui cette perte d’une identité stable n’est pas sans conséquence et peux aller vraiment mal, jusqu’au "burn-out" (syndrome de fatigue et d'épuisement) et au suicide, c’est le sentiment général de courir de plus en plus vite sans jamais aller nulle part (a vouloir vivre avec son temps, on meurt avec son époque). Entre les imprévus, l'agenda surbooké, le temps que nous passons à gagner plus d'argent pour nous offrir ce qui nous fera gagner du temps (voiture, électrons, achat en ustensiles), la multiplication de nos loisirs; nous n'avons forcément pas le temps de nous arrêter pour réorganiser tout ça, et moins encore pour nous poser les questions de savoir si tout cela a bien du sens. Si la vie est souvent difficile, une illusion peut nous la rendre encore plus difficile, celle de croire au bonheur tout rose sur un nuage bleu

prend ton temps.jpgC’est l’histoire d’un monsieur pressé de vivre vieux (Désiré) et qui va chez le médecin. "Voilà docteur, je viens vous voir parce que j’ai décidé de vivre vieux en appréciant le temps de vivre, et pour ça j’ai décidé d’arrêter de fumer, est-ce que je vais vivre vieux ?". Le médecin. "Ça devrait vous aider, mais enfin, ce n’est pas tout à fait sûr". Désiré. "Ce n’est pas grave, comme je suis très motivé, j’arrête aussi de boire, est-ce que je vais vivre vieux ?". Le médecin. "Ça ne peut pas faire de mal mais je ne peux pas tout à fait vous le garantir". Désiré. "Ben écoutez, comme je suis vraiment motivé, je vais faire un régime, j’arrête les bons petits plats, est-ce que je vais vivre vieux ?". Le médecin. "Si vous faites tout ça, vous avez beaucoup de chances de vivre vieux, mais je ne peux pas tout à fait vous le garantir". Désiré est ennuyé. "Écoutez, cher docteur, nous sommes entre hommes, je suis vraiment motivé, je suis même prêt à arrêter de faire l’amour, est-ce que je vais vivre vieux ?". Alors le médecin réfléchit. "Écoutez, je pense que j’ai quand même la solution à votre problème. Si effectivement vous arrêtez de fumer, de boire, de bien manger, de faire l’amour, ce n’est pas tout à fait sûr que vous vivrez vieux, mais ce qui est sûr, c’est que le temps va vous paraître long".

Le paradoxe fondamental dans notre vie est qu'un instant présent perçu comme court sera remémoré comme long dans nos souvenirs. Lorsque nous prêtons attention au temps (il se dilate), lorsque nous l'oublions (il s'efface). Les situations dans lesquelles nous prêtons attention au temps sont souvent celles dénuées de contenu intéressant (la salle d'attente, les embouteillages). Les situations dans lesquelles nous ne prêtons pas attention au temps sont celles dans lesquelles nous nous investissons (la rencontre amoureuse, l'expérience d'un bon film, l'écoute d'une musique ou d'une chanson que l'on apprécie). Certaines personnes ont un besoin si urgent qu'elles se lancent très rapidement dans une succession rapide d'aventures qui ont probablement moins de chances de durer. D'abord parce qu'on n'a pas laisser au temps le temps de réfléchir et de se connaître, d'ailleurs, "Twitter et Facebook" en sont des représentations symptomatiques (symptôme d'une  maladie), nous nous rétrécissons, nous étouffons, nous n’avons plus la place de laisser le temps de penser, le temps de créer, le temps d’aimer... "Pas le temps, pas le temps, pas le temps" comme disait le lapin "d’Alice au pays des merveilles".

l-ane-de-buridan-.jpgDans un tel contexte, c'est la compression du temps avec de plus en plus de choses à faire dans un même laps de temps d'où l'indécision entre deux partis à prendre, dont les inconvénients et les avantages semblent exactement les mêmes. L’expression “Etre comme l’âne de Buridan”  fait référence à une fable que l’on attribue au philosophe médiéval Jean Buridan. Voici l'histoire de  l'âne de Buridan. "Revenant d'un long voyage (il avait autant soif que faim). On plaça l'animal à égale distance d'un boisseau d'avoine et d'un seau d'eau. L'animal, ne sachant déterminer si il avait plus faim que soif, ne fut pas capable de décider s'il devait d'abord manger ou boire en premier. Il resta indifférent à l'alimentation proposé et mourut stupidement de faim ou de soif (la fable ne le précise pas). C’est l’illustration parfaite des conséquences de notre incapacité à décider dans la vie quotidienne. On n'est jamais satisfait de la totalité des paramètres qui constituent notre vie. (Vous avez la montre, nous avons le temps).

millions-d-euros-de-subventions.jpgImaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86.400 euros. Mais, il y a deux règles à respecter. Première règle: tout ce que vous n'avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser. Mais chaque matin au réveil, la banque vous ouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86.400 euros pour la journée.
Deuxième règle: la banque peut interrompre ce "jeu" sans préavis. A n'importe quel moment, elle peut vous dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre. Que feriez-vous ? Vous dépenseriez chaque euro à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d'utiliser chaque euro pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.
Cette banque magique, nous l'avons tous, c'est le temps. Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86.400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report. Ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin, cette magie recommence. La banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis. A tout moment la vie peut s'arrêter. La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue...Alors, que faisons nous de nos 86.400 secondes quotidiennes.

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mardi, 12 janvier 2016

Nos amis a quatre pattes.

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loup.gifTous les jours, nous voyons marcher des animaux à quatre pattes. Des chats et des chiens trottinent constamment à nos côtés. Cependant, bien rares sont ceux d'entre nous qui voient la façon dont les animaux à quatre pattes marchent. En fait, les quadrupèdes marchent en avançant d'abord leur patte arrière gauche, puis leur patte avant gauche. Ils poursuivent de même, avec les pattes de droite. Tous les quadrupèdes marchent de cette façon, et leur marche ne diffère que par le rythme des pas. En d'autres termes, lorsqu'il marche lentement, que ce soit un cheval, un chat, un chien, etc; ils reposent en permanence sur trois points, qui forment un triangle. Plus son centre de gravité est proche du centre de ce triangle, plus l'animal est stable. Encore une fois, nos amis à quatre pattes nous montrent ce que c’est qu’aimer, sans rien demander en retour.Akita uni.jpg Voici une belle histoire, vraie d'un chien nommé "Hachi", qui est devenu célèbre pour avoir attendu son maître sur le quai de la gare, chaque soir, près de dix ans après sa mort. Tout commence en janvier 1924, lorsque Hidesaburo Ueno, un professeur du département d’agriculture de l’Université Impériale de Tokyo, adopte un chiot de race akita inu. Il le nomme Hachi. Tous les matins le professeur se rend à l’université en prenant le train à la gare de Shibuya, l’un des arrondissement les plus animés de Tokyo, et tous les soirs en descendant du train, il retrouve Hachiko (le "ko" rattaché au nom étant un suffixe affectueux) qui l’attend patiemment sur le quai. Ce rituel immuable va durer jusqu’au 21 mai 1925. Ce soir là, comme tous les soirs Hachi attend son maître devant la gare de Shibuya. Les heures passent, Hachi attend toujours …Mais le professeur ne descendra plus jamais du train (il vient de mourir d’une crise cardiaque à l’université). Recueilli par des amis habitant un autre arrondissement de la capitale, Hachiko s’échappe régulièrement. Tous les soirs, il se rend à la gare de Shibuya à l’heure précise de l’arrivée du train. Là il s’assoit et, en vain, il attend le retour de son maître. Tous les soirs sans exception pendant près de dix ans. Pour les habitants du quartier et pour les voyageurs, Hachiko fait partie du paysage local. Il est une figure incontournable de la gare, un adorable chien blanc au doux regard, émouvant, qu’on nourrit parce que son maître n’est plus là …..En 1932, un étudiant du professeur Ueno qui a fait des recherches sur la race Akita, alors presque éteinte, publie dans le plus grand journal de Tokyo un article relatant l’incroyable fidélité d’Hachiko envers son maître disparu. Les médias s’emparent du sujet. Les esprits s’émeuvent et Hachiko est surnommé "Chuken" (chien fidèle). Il devient un phénomène national, un modèle à suivre, vivant symbole de la loyauté et de la fidélité à l’esprit de famille (valeurs auxquelles la culture japonaise est très attachée). Les parents et les enseignants font référence à Hachiko pour éduquer les enfants. Il est même cité dans les manuels scolaires au chapitre "N’oubliez jamais votre dette morale". En avril 1934, une première statue de bronze à l’effigie du chien le plus célèbre du Japon est érigée à l’entrée de la gare de Shibuya. Symbolisant l’amour et la fierté des habitants du quartier envers Hachiko, elle est inaugurée en présence du chien lui-même, devenu héros national. Hachiko--chien-fidele.jpgLe 8 mars 1935, il meurt dans une allée aux environs de la rivière de Shibuya des suites d’une filariose (parasites) ou d’un cancer des poumons et du coeur. Une part de ses restes a été enterré dans le cimetière Aoyama à côté de la tombe de son maître. Sa dépouille est transférée au musée national de la Nature et des Sciences de Tokyo pour y être naturalisée. Chaque année, le 8 mars, une fête (Chûken Hachiko matsuri) est organisée devant la statue d'Hachiko en l'honneur du chien fidèle, symbole de loyauté, suscitant l’émotion de milliers de visiteurs.


 

hachiko-01.jpgHachikô est le sujet d’un film de 1987 : Hachikô Monogatari, qui raconte l’histoire de sa vie de sa naissance jusqu’à sa mort et imagine une réunion spirituelle avec son maître, le Professeur. Même si l’histoire du film diffère un peu de l’histoire véritable, il n’en reste pas moins triste pour autant. Dans le film Américain "Hatchi", avec Richard Gère on montre une fausse image de ce chien, car il a un caractère étonnant pour son physique de nounours. (Trois akitas ont été élevés pendant 6 mois par un dresseur pour assurer le rôle d'Hatchi). D'éducation délicate, ce chien ne supporte en aucun cas les autres chiens de même sexe que lui car il est indépendant et dominant de nature. Si vous décidez de l'adopter, il faudra faire attention à son écart de violence face à une personne désarmée et non avertie, il peut être violent à cause de son fort caractère et de sa fermeté résolue. Bien qu'il soit patient, il a ses limites et évitez de le confier aux enfants qui risquent de l'irriter car ils sont souvent taquins et vifs. Pour un chien qui était à la base dressé pour la chasse aux ours, imaginez les dangers d'une morsure chez un enfant. Alors avant de s'engager avec un chien de race "Akita ken" ou "akita inu", renseignez vous, car avec son espérance de vie qui dépasse une dizaine d'année, il faudra être préparé pour faire face aux difficiles réalités de ce chien japonais.   Wikipédia

 

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jeudi, 31 décembre 2015

Bonne année à tous.

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Plus l'on transporte les colères du passé, moins l'on profite des belles choses d'aujourd'hui. Et vous savez quoi ? Quand on y parvient, on se sent beaucoup mieux. On arrive alors à sentir que derrière chaque humain grognon, cynique, fainéant, manipulateur, menteur, etc. se cache souvent un être extraordinaire, qui ne demande qu’à être découvert. C'est à vous de le découvrir.

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