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samedi, 09 avril 2016

Le loup cousin du chien.

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louve_romaine.jpgL’humanité a été profondément influencée par l’animal. Les animaux sont à la base de nombreux échafaudages culturels et idéologiques. Selon chaque religion, l’animal est déifié ou diabolisé, et sont également au cœur des mythes. Par exemple, la ville de Rome est née grâce à une louve qui a allaité les jumeaux, "Remus et Romulus". Ces croyances ont bien sûr influencé la manière dont l’homme a traité les animaux. Le chien (Canis lupus familiaris) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des canidés, tout comme le loup, le renard, le coyote, le chacal, etc. Le chien est la seule espèce domestiquée de cette famille. Les chiens domestiques auraient évolué à partir d'un groupe de loups qui sont entrés en contact avec les chasseurs-cueilleurs européen il y a 100.000 ans. Les sous-espèces de loups, qui peuplaient tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, sont certainement à l'origine de groupes de races de chiens, présentant des caractéristiques communes. Le fait que le chien et le loup puissent se reproduire ensemble et que leur descendance soit elle aussi fertile irait également dans ce sens. Le passage de l’état sauvage à la domestication a produit des races très différentes. Il est probable que les hommes possédaient déjà des chiens vers 15.000 avant Jésus Christ, mais sans que cela soit étayé par des découvertes archéologiques. En effet, le mode de vie des hommes de cette époque du Paléolithique supérieur était souvent celui de chasseurs nomades. Leurs techniques de traque en groupe ressemblaient à celles du loup et les gibiers qu'ils chassaient étaient souvent les mêmes, ils se trouvaient ainsi fréquemment en concurrence. En outre, le loup est tout comme l'homme un animal social qui vit en meute hiérarchisée, ce qui a probablement rendu plus facile son intégration dans un groupe où l'homme prenait la place du mâle dominant. Les humains ont probablement rapidement perçu les bénéfices qu'il pouvait retirer des aptitudes du loup (odorat, ouie, vitesse et endurance bien supérieure), et il est probable que les premières associations ont eu pour but d'utiliser le loup dans les activités de chasse.

http://www.larecherche.fr/savoirs/evolution/chien-enigme-...

-loups-en-Europe-et-dans-la-partie-europeenne-de-la-Russie.jpg

Les loups ont toujours fasciné les humains au cours de l'histoire, alimentant tous les domaines mais aussi les peurs et les fantasmes collectifs. Dans une région où l'on a plus vu de loup depuis plus d'une centaine d'années, pratiquement tous, pensent que le loup est un animal méchant, qui mange l'homme et plus particulièrement les petits enfants, alors que même affamé, le loup préférera manger des poissons, des petits rongeurs et même des fruits. Si on les laisse en paix, ils sont capables de s'accommoder dans un milieux anthropisés (modifié par la présence humaine).

loup-garou-1.jpgInspirant crainte et respect, le loup incarne le bien et le mal selon les pays, les époques et les croyances. Autrefois, les civilisations de chasseurs s'identifiaient au loup en s'inspirant de sa structure sociale et de ses techniques de chasse. C'est le christianisme qui à associé le loup au diable, bras vengeur de Dieu punissant les populations locales pour leur manque de foi. Les attaques de loups étaient même parfois interprétées comme étant une punition divine. Selon certaines croyances populaires (les sorciers, les dieux, le diable), pouvaient aisément changer un homme en loup ou en bête sauvage, cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction ou un rituel volontaire, et plus récemment la morsure d’un loup ou d’un autre lycanthrope. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope (loup-garou) à errer sous forme de loup jusqu’au matin. Si c’est au Moyen Age que le loup est à ce point pris en grippe, c’est assurément en raison des difficultés propres à l’époque, portées à l’extrême au XIVe siècle dans la Guerre de cent ans. Froid, guerres, disettes, épidémies et misère laissent des cadavres sans sépulture qui attirent des loups accusés ensuite, dans les chroniques, d’attaques qu’ils n’ont jamais commises. Un exemple. Au XVIIIème siècle, la peur du loup sera très fortement relancée par la fameuse "Bête du Gévaudan" qui terrorisa la région pendant plus de trois mois et tua une centaine de personnes, "négligeant" la chair des agneaux pour celle des bergers (le loup anthropophage était né dans les esprits). Ce choix de victimes démontre qu’on ne se trouvait pas en présence d’un animal sauvage, selon les éthologues, il est par contre fort probable qu’il s’agissait d’un chien, ("la Bête était bien un animal, voire plusieurs, mais dressé(s) par l’homme pour tuer"). L’hypothèse se porte sur les frères Chastel, personnages très influents auprès du Comte de Morangiès et du Marquis d’Apcher. En effet, ceux-ci étant accusés de tentatives de meurtre dans un autre dossier, les crimes attribués à la "Bête" cessaient aussitôt qu’ils étaient mis en prison. Partout en Europe, la principale cause de l’extermination du loup ne fut certainement pas les légendes populaires, mais plutôt les conflits avec l’élevage. A la fin du moyen-âge et au début de la Renaissance, la population paysanne étaient souvent pauvres et ne possédaient que quelques têtes de bétail. La météorologie jouait un rôle important dans leur vie, car elle pouvait mettre en péril leur récolte. De plus, ils devaient souvent travailler pour un propriétaire terrien et payer un impôt à l’Eglise (10 % des récoltes). Dans ce contexte, la perte d’une ou plusieurs têtes de bétail pouvait être une véritable catastrophe pour le propriétaire. loup-3.jpgLe régime alimentaire du loup va surtout dépendre des proies qu’il a à disposition (cerf, chevreuil, chamois, mouflon, sanglier, marcassin, lièvre, lapin, marmotte, renard et petits rongeurs). Les loups s’attaquèrent alors de plus en plus aux troupeaux (moutons, chèvres) pour se nourrir. Après la révolution, la chasse incontrôlée et une déforestation massive incontrôlée et l’augmentation des primes qui équivalaient à un mois de travail pour un paysan et pouvaient représenter une fortune à cette époque, l’homme a déployé l’impressionnant arsenal de son génie meurtrier (arcs, flèches, arbalètes, fusils, poison) de plus en plus performants, battues, trappes, poisons et une foule d’autres moyens rivalisant d’inventivité, d’originalité et surtout de cruauté, ce qui a accéléré la destruction des loups. Rien qu’en France, en une dizaine d’années, de 1818 à 1829, plus de dix-huit mille loups ont été tués. A la fin du XIXe siècle, l’espèce avait pratiquement disparu du pays. Certains loups parvinrent jusqu’au XXe siècle mais l’apparition de la strychnine, poison inodore, marqua leur fin dans la plupart de nos pays d’Europe. En Belgique, il disparaît définitivement en 1897 et en France, il disparaît définitivement en 1927. Avec la réinsertion du loup gris (30 à 40 kg), de l'ours brun (60 à 250 kg), du lynx eurasien (20 à 25 kg), et du glouton (9 à 25 kg), tous les pays d'Europe abritent de façon permanente ces prédateurs, à l'exception de la Belgique, du Danemark, du Luxembourg et des Pays-Bas. principal prédateur des régions d’Europe.pngEn Amérique, la réinsertion du loup a commencé en 1995 (14 loups formant 3 meutes distinctes), elle est partie en chasse sur cet immense territoire encore inconnu (le loup peut courir jusqu'à 45 km/h et peut parcourir jusqu'à 95 km pour attraper sa proie). Elle ne s'attaquait qu'aux individus malades ou âgés. Ainsi, les individus sains peuvent continuer à se reproduire tout en assurant une bonne qualité génétique. Après l'installation des trois meutes, la population d'élans a diminué d'environ 20 %. Cette population, sans prédateur avait atteint les 40.000 têtes. Cette régulation a renforcé la bonne santé des troupeaux et a diminué la pression sur l'environnement. De nombreuses espèces ont bénéficié de la réintroduction du loup. On a pu observer une augmentation de la population de renards roux et de pygargues à tête blanche. Ces animaux, comme la pie, le corbeau ou le  coyote, ont pu se nourrir des carcasses laissées par les loups. Le parc de Yellowstone (9.200 km²) ressemble aujourd'hui beaucoup plus à ce qu'il était il y a 200 ans avant l'arrivée de l'homme. L'homme a enfin compris que les prédateurs, comme le loup, jouent un rôle irremplaçable dans l'équilibre naturel de l'écosystème. 

http://www.loup.org/spip/La-meute,115.html (Cliquer)

-Canis_lupus_portrait.jpgLe chien tient une place importante dans la mythologie car il est considéré comme un animal psychopompe (guide les âmes jusqu’au royaume des morts). Chez les Celtes le chien était considéré comme un animal au courage exceptionnel. Qualifier quelqu’un de "chien" dans cette civilisation, était rendre hommage à la bravoure de l’intéressé. Malgré les aspects négatifs, on peut noter de nombreuses apparitions du mot chien dans la Bible et dans la littérature occidentale. Dans le Coran, le chien est loué pour sa vigilance, sa patience et bien sûr, sa fidélité et détesté "pour sa gloutonnerie et son avidité". Les canidés sont considérés comme impurs, à l'exception du lévrier, qui est pur et protège d'un mauvais œil. Dans la Bible, les animaux de la création ne sont pas tous considérés d’un même regard. Voici un résumé. L’Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit. "Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la Terre» (animal qui a la corne fendue, le pied fourchu et qui rumine). "Mais, vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement, vous les regarderez comme impurs" (le chameau, le daman, le lièvre, le porc …….). Une récente étude sur l'ADN mitochondrial de plusieurs espèces de loups de différents endroits, de différentes races et croisements de chiens de chacals et de coyotes a démontré que le loup est le seul et unique ancêtres du chien. Le loup et le chien ont 99,8% d'ADN en commun, alors que le chien et le coyote n'en ont que 96%. Parmi les espèces sexuées, ce qui différencie une espèce d’une autre est la barrière de la reproduction. Pour être de la même espèce, deux individus qui s’accouplent doivent produire une descendance fertile. L’âne et le cheval peuvent se reproduire, mais le mulet sera stérile. Le même phénomène existe dans la nature lorsqu’un tigre et un lion s’accouplent, donnant naissance au tigre ou au lion, stériles l’un comme l’autre. Soumis à des contraintes climatiques et alimentaires différentes, les animaux n’évoluent pas de la même façon. Mais, outre le facteur temps, déterminant, les nouvelles espèces peuvent naître de croisements inattendus. Par exemple, on sait que le loup, le coyote et le chien peuvent "s’hybrider" et générer des rejetons fertiles (ils forment de fait une seule et même espèce par définition). Toutefois, les descendants des uns et, ou des autres pourraient engendrer une nouvelle espèce dans plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’années.

La Fontaine, le loup et le chien.jpgDans la fable de La Fontaine, le loup et le chien présentent deux modes de vies opposées, celui du loup, qui est libre et vit à l’état sauvage, et celui du chien, qui vit à l’état captif et domestique. (Résumé de la fable). Le loup, affamé, en vient à demander à un chien (fort bien nourri), ce qu'il devrait faire pour être lui-même aussi bien nourri. Le chien lui conseille de se mettre au service d'un humain. Le loup réalise alors que le chien a une blessure. Quand il découvre que c'est une blessure qui vient d'un collier, il décide de ne pas suivre le conseil. Le loup part et retourne dans les bois . Cette fable, se résume en "mieux vaut être pauvre et libre que riche et esclave". Quant les premiers doivent assurer leur subsistance en chassant le gibier et en protégeant les leurs au péril de leur vie, les seconds dorment sur les canapés et sont devenus "croquettivores" (croquettes). Quand les uns profitent du grand air et évoluent librement dans des hectares de forêt, les autres sont privés de liberté et limités, pour certains, à trois promenades de 10 minutes par jour. Etant captifs et dépendants comment pourraient ils tenir une autre place que celle de subordonné ?


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bouffe.jpg Les croquettes, c'est l'alimentation préférée des propriétaires de chien. Alors que nous nous rendons au supermarché en pensant acheter de bons aliments pour nos animaux de compagnie, «il n’en est rien». Notre mode de vie nous amène, pour des raisons pratiques, à donner aux bêtes un régime alimentaire fabriqué industriellement, une commodité qui facilite la satisfaction des besoins alimentaires d’un animal en captivité (peu de gens ont le temps et le désir de faire autrement). Tous les animaux impropres à la consommation humaine sont utilisés dans la fabrication des aliments pour bêtes. La partie carnée, généralement sous la forme de farine de viandes, dont la provenance est occultée, ainsi que les graisses animales entrant dans la composition des croquettes et des boîtes, sont achetées auprès de sociétés d’équarrissage comme par exemple des animaux de fermes malades ayant été traités par des médicaments divers dont des antibiotiques, ou en putréfaction, ou des chiens et des chats euthanasiés qui prennent le chemin de l’équarrissage pour être transformés en farine de viande et en graisse animale. Non seulement les abats, les pattes, les articulations, le contenu intestinal, le poil, les plumes, les têtes, les glandes mammaires, les foetus riches en oestrogènes, les nageoires, les arêtes et les viscères de poissons sont recyclés, mais aussi les viandes et les poissons avariés et pourris et toutes les autres denrées comestibles dont la date de péremption est dépassée (y compris leur emballage en plastique), les graisses rances et détériorées des restaurants, les parties cancéreuses, les abcès découpés et les quartiers de viande rejetés par les inspecteurs des abattoirs, les animaux morts pendant le transport et les autres trop faibles pour atteindre l’abattoir, les cadavres d’animaux de ferme morts à la suite d’une maladie, d’un empoisonnement, d’un accident, les animaux sauvages et domestiques écrasés par les voitures, et même les corps en putréfaction. N’oublions pas non plus la dose de colorants chimiques intégrés pour leurrer les propriétaires d’animaux sur la qualité de la nourriture. Il est évident que la nourriture industrielle pour animaux de compagnie n’est rien d’autre que du poison, il faut donc éviter à tout prix ce type d’alimentation au profit d’une alimentation saine et équilibrée adaptée à l’animal, c'est-à-dire donner à votre animal une alimentation "naturelle" qui respecte ses besoins nutritionnels et lui permettra de vivre longtemps en bonne santé.   http://www.chien-education-elevage.com/documents/nourrir-...

 

hachi2.jpghachi1.jpgSortez les mouchoirs. Impossible de rester de marbre face à cette superbe histoire d'amitié. Ce film est consacré à l'attachement, la confiance et l'affection d'un chien, dont la statue de bronze se dresse toujours au-dessus de la station Shibuya (Tokyo). Professeur à l'université impériale de Tokyo, M. Ueno reçoit de la part d'un ami un jeune chiot. Malgré sa réticence à élever un chien, ce dernier tombe sous le charme de ce nouveau compagnon à quatre pattes. Chaque jour, Hachi accompagne son maître à la station de train et chaque soir, il se rend seul à la gare et attend son retour. Jusqu'au jour où le professeur ne revient pas. Mais qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, Hachi continue de se rendre à la gare, prêt à accueillir son maître..Et même lorsqu’il a été adopté, il s’échappait pour retourner attendre son maître à la gare. Le fidèle compagnon finit par mourir d’une maladie en 1935. Son corps a été empaillé et ses restes sont toujours exposés au musée d’histoire naturelle de Tokyo. Pour ses qualités, Hachikô reçut le surnom de Chûken (chien fidèle). Il fut fréquemment présenté par les parents et les enseignants comme un exemple de loyauté. En mai 1989, à la suite de travaux de rénovation et d'agrandissement de la gare, la statue, qui faisait auparavant face au nord, est tournée vers l'est de façon à coïncider avec la direction de la sortie de la gare. C’est aujourd’hui un lieu de rendez-vous où les amoureux viennent se prêter serment de fidélité. Une cérémonie en hommage à Hachikō y est organisée tous les ans au mois d’avril.

 

 

 

 


 


Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |