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lundi, 08 août 2016

"fourmi ou araignée"

 

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Danser chez l’humain, c’est inné, il suffit qu’une note de musique retentisse pour que nos corps se mettent à bouger en cadence, enchaînant différents mouvements en rythme. La danse peut être un art, un rituel ou un divertissement. Sa fonction diffère totalement du rôle utilitaire qui est celui des gestes exécutés dans le cadre d'une activité professionnelle ou sportive, elle exprime des idées et des émotions ou raconte une histoire. Il y a fort à penser que la danse fut le premier de tous les arts. Les figures tracées dans les grottes datant de la pré-histoire témoignent déjà de l'existence de cette pratique depuis que l'Homme est apparu sur Terre. Au cours de la longue relation qu'elle entretient ainsi avec la société, la danse a rempli bien des rôles (prière, rituel, cérémonial, divertissement social, spectacle, création artistique). Au XXe siècle, la valse est le seul rythme "classique" à survivre dans les bals aux côtés des danses issues du folklore hispano-américain (tango, samba, séguedille, paso-doble) ou négro-américain (bues, ragtime, charleston, fox-trot). Les danses à deux sont pratiquées dans les bals, les ginguettes. On y retrouve notamment la valse, la polka, la java, la musette, le tango, le foxtrot, la rumba, le charleston, le rock’n'roll, le jive etc.danse en couple.jpg A notre époque il semble que les danses de couple (danses sociales) ont toujours existé, nos parents dansaient, nos grands parents dansaient. Cette danse, sociale se veut tout simplement... apaisante, conviviale, ludique. Enfin la danse sociale apaise parce que tout simplement la musique elle-même nous apaise. C'est, où l'on croise souvent des sourires et des regards pétillants. Aujourd’hui on danse en robe, en jean, en jogging, en pantalon large, à pieds nus, en baskets, en talons, dans la rue, dans des stades ou des salles de fitness. Dans notre société, frappée par une vague d'individualisme, la tendance est plutôt à la danse en solo qui la dénaturent en "Moi Je". Ces danses ne nécessitent pas de venir avec son (sa) cavalier(ère) et peut se pratiquer dans les nombreuses soirées sur des musiques, qui entraînent les foules à la danse individuelle plutôt qu’en couple. Ainsi reléguée à une activité de grabataires (malade qui ne peut pas quitter le lit), la rupture est encore davantage consommée avec toutes les autres formes de danses, jusqu'au point d'aboutir au mouvement de la "non-danse". En réalité, dans une société qui conserve intacte la culture de la danse, personne n’a besoin d’attendre un partenaire. Par exemple, en Argentine où la culture du tango est toujours vivante, on danse le tango partout. Bien entendu ça ne veut pas dire que tout le monde danse bien, mais même les moins bons danseurs se risqueront à faire quelques pas de danse dans n’importe quel bar. Le terme "individualisme" est largement utilisé de nos jours, pour signifier parfois des choses bien différentes. Parler d'individualisation ne doit pas être confondu avec l'individualisme qui lui est un culte du "chacun pour soi". On reconnaît la force de cet idéal à une multitude d’exemples. Les jeunes filles n’apprécieraient probablement pas qu’on choisisse pour elles un mari et qu’on leur impose une obéissance aveugle à ce mari durant toute leur vie; elles n’apprécieraient pas non plus qu’on leur interdise de poursuivre des études ou de travailler; de même, les garçons n’apprécieraient pas qu’on leur impose un métier et qu’on leur interdise de chercher à améliorer leur statut social. Du point de vue individuel, on risque alors de ne plus rien respecter, de se comporter comme un simple consommateur au supermarché des valeurs. Dès lors que tout se rapporte à l’individu, chacun est tenté de se renfermer sur soi et de devenir indifférent au sort des autres (on fait ce que l’on veut mais on ne sait plus quoi faire). Le paradoxe, c’est que cet individualisme qui se prétend autonome est en quête perpétuelle de reconnaissance; il vit sous le regard des autres, et ne s’estime lui-même qu’à proportion de l’estime que les autres lui témoignent, il affecte d’être indifférent, mais il est tourmenté par l’envie; il consacre beaucoup d’énergie à se distinguer de ses semblables, mais ne fait souvent qu’imiter des modèles (une société d’individus qui se préoccupent avant tout de leur petite existence personnelle). Malheureusement, la tendance que nous constatons aujourd’hui, est la déchristianisation de notre civilisation (démocratie et christianisme sont incompatibles) par le développement de l’individualisme, plus besoin de chercher une vie meilleure dans l’au-delà, puisque la vie terrestre est déjà très bonne. On en arrive alors à un Christ sans Eglise, c’est-à-dire une Eglise sans Christ, qui se voit uniquement comme une ONG ou une organisation sociale. L’humanitaire prend le dessus sur le message évangélique.

 

Que pensez-vous être "Une fourmi ou une araignée". La fourmi et l’araignée sont deux insectes dont le mode de vie est totalement en opposition. Même les livres saints évoquent leurs caractères, la Bible notamment, qui nous ramène à celles-ci pour apprendre ce que c’est que l’abnégation et la sagesse. A travers eux, nous pouvons clairement découvrir qui nous sommes et aisément identifier les chemins du succès et de l’échec.

La fourmi2.jpgLa fourmi, ne fait pas partie d’une société, elle est la société. Tout d’abord son altruisme. En effet, son dévouement sans bornes pour la colonie. Elles sont capables de sacrifier leur vie pour la reine et pour la société tout entière sans se demander une seule seconde si cela est légitime ou non (elles le font, c’est tout). C’est tout le contraire de l’Homme qui passe tout son temps à faire des calculs avant de s’engager pour autrui et qui ne cesse de se questionner sur ses rapports d’infériorité ou de supériorité avec les autres. Elle ne vit que pour le service de la communauté et ignore carrément la notion d’intérêt personnel. Un exemple, lorsqu’un danger menace la fourmilière, les fourmis se suicident pour la protéger. En effet, elles possèdent deux glandes remplies de sécrétions toxiques, qui traversent leur corps de part en part, des mandibules jusqu’à la fin de l’abdomen. Lorsqu’elles sont en difficulté au cours d’un combat, elles tendent violemment leurs muscles abdominaux, faisant exploser leur exosquelette et aspergeant tous les adversaires se trouvant alentour du venin mortel. (ce fait est démonstratif de la mentalité de la fourmi). Autre aspect, les fourmis n’ont pas de répit, elles bravent les prédateurs pour rapporter de la nourriture à la fourmilière. Il n’est pas du tout rare de voir une fourmi transporter l’équivalant de 15 à 20 fois son poids en nourriture. Et ce qui est le plus édifiant, c’est la discipline avec laquelle elles œuvrent. Alignées, elles se suivent sans bousculade et ne se laissent distraire par aucun obstacle.

toile_araignee.jpgL’araignée, contrairement à la fourmi, n’a pas le sens du partage. Cet insecte véloce déclenche des phobies (longues pattes (huit), crochets à venin, poils partout). Pour ceux qui ont l’habitude d’observer l’araignée, c’est un animal extrêmement sauvage. Prédatrice solitaire, elle est loin de connaitre les notions de partage et de communauté. Seule, elle tisse sa toile et n’attends que sa victime, qu’elle dévorera naturellement seul. On serait même tenté d’assimiler son caractère au libéralisme pur et dur. En effet, elle est individualiste, égoïste et carnivore, comme le sont la plupart des personnes vivantes dans ce monde. Outre son égoïsme, l’araignée est l’un des animaux les plus méfiants qui soient. Même ses rapports avec ses semblables sont à haut risque. Il est très courant qu’une rencontre amoureuse se termine par la mort. Ne sommes-nous pas identiques à ce caractère de l’araignée? Nous sommes d’une paranoïa maladive quant au regard que les autres portent sur nous. Toujours sur nos gardes, nous affectons nos relations avec les autres et les rendons moins intéressantes. L’araignée, silencieusement, est toujours à l’affût, en embuscade pour piéger sa victime. Celle-ci ne se doute de rien jusqu’à recevoir l’estocade.

https://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=mamyo7eWZvs

 

 

 

 

 







 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

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