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vendredi, 11 mars 2016

L'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque

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Pourtant indispensable aux sociétés qui connaissent la peine de mort (bras armé de la répression légale), le personnage du bourreau inspire l’effroi, sinon le dégoût. C’est sans doute ce qui explique le vide institutionnel qui entoure sa fonction, qu’aucun texte légal ou administratif n’a véritablement définie. https://www.youtube.com/watch?v=KDlgQWXGLBc

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bourreau2.jpgLes moyens d'exécutions sous l'Ancien Régime étaient plus sommaires avec la pendaison et la décapitation, voir le bûcher pour les crimes "religieux" comme la sorcellerie. Un certain nombre de supplices sont associés à la condamnation elle-même (la peine de la roue ou l'écartèlement destiné aux régicides). Le détail de la sentence fait froid dans le dos :amende honorable, poing tranché, tenaillement aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes sur lesquels le bourreau répand un mélange de plomb fondu, huile bouillante et soufre, puis écartèlement par quatre chevaux pour arracher les membres ensuite jetés au feu, sans compter l’abattis de la maison et le bannissement de la famille du coupable. L’origine de la terrible fonction d’exécuteur demeure mystérieuse. L’origine étymologique du bourreau viendrait du terme "bourrer", qui signifie tourmenter, ou bien dans certaines régions, il était aussi appelé harnacheur, de la profession de bourrelier qui était présent dans tous les villages et travaillait aussi bien le cuir, la laine et les grosses toiles. Il pourrait également venir du latin "bourrea", poignée de verges de saule, premier instrument de répression des licteurs romains (escorte des magistrats). En ce qui concerne la civilisation grecque, la justice est rendue dans l'intimité, les proches de la victime se charge elle-même d'obtenir réparation pour le préjudice subi. Du temps des Egyptiens, le bourreau était le médecin, le supplicié lui était livré et disséqué vivant pour l’apprentissage de l’anatomie. Chez les Hébreux, les bourreaux sont multiples comme dans une lapidation où plusieurs s'emparent de pierres par le châtiment de lapidation (le bourreau devient assemblée collective). Les animaux sont aussi des bourreaux, tels les lions, le taureau, chez les Romains lors des jeux du cirque. Du temps de Charlemagne, les bourreaux sont des soldats désignés d’office. Au Moyen Age, les premiers bûchers sont dressés et allumés par les villageois qui endossent donc cette charge. On connaît la passion de Jésus et la succession des actes posés par les soldats romains pour l'emmener jusqu'à la crucifixion. Cette méthode d'exécution, empruntée notamment aux Perses, a été très utilisée dans l'Empire Romain. Lorsque les Romains occupaient le bassin méditerranéen les exécutions par crucifixion étaient courantes et pratiquées sur les esclaves et les criminels, mais aussi lors de répressions contre les révoltes locales. Des documents rapportent de terribles exécutions romaines, notamment lors de la révolte de Spartacus entre 73 et 71 av. J.-C., lorsque 6.000 esclaves furent crucifiés le long de la Via Appia. En 70 ap. J.-C., l'historien juif Flavius Josèphe décrit la révolte des Juifs contre les Romains, entre 66 et 70, et indique que 500 crucifixions par jour étaient effectuées par les bourreaux romains. Ils avaient donc un "savoir-faire" dans cette manière d'exécuter les condamnés. Mais il n'y avait pas un mode d’emploi défini, les exécutions dépendant du nombre de condamnés ou de la cruauté des bourreaux. Le métier de bourreau (officier de justice) est le fruit de nombreux siècles d'évolution en matière d'exécution des peines. A partir du 13ème siècle, on commence à charger un habitant de la ville, pour les exécutions, il achète donc son office et est nommé par des lettres de provisions, scellées par la chancellerie ou le seigneur. Ces lettres étaient jetées sous une table, le bourreau devait s’abaisser devant la Justice pour les ramasser et éviter ainsi tout contact physique avec lui. Le bourreau ("Maître des hautes et basses œuvres", "exécuteur de la haute et basse-justice"), a donc la charge de faire appliquer la sentence prononcée par la justice. Pour cela, il tient à la disposition du supplicié tout un arsenal de méthodes plus douloureuses les unes que les autres. De l’empalement, en passant par l’écartèlement, la pendaison ou le supplice de la roue, la mort reste cruelle, violente et extrêmement douloureuse. Par la suite, le bourreau commence à étrangler discrètement ses victimes avant de lui asséner les coups les plus douloureux et mortels. Des surnoms multiples leur ont été attribués (le carnassier, le brise-glace, Jean-cadavre, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=wNRDz8t0cBI

bourreau_potence.jpgSi la peine de mort se traduit le plus souvent par la pendaison (pour le commun des mortels), ou par la décapitation (privilège de la noblesse), elle est suivie pour les premiers de l’exposition des cadavres au gibet, plusieurs dizaines de cadavres en permanence à un kilomètre hors les murs, "en terreur des méchants" pour reprendre l’expression des arrêts ordonnant cette exposition. Dans le même sens, on peut évoquer les raffinements de l’exécution pour certains crimes particuliers. Pour le viol d’une femme mariée, par exemple, le condamné était traîné sur une claie posée à même le sol et tirée par un cheval, de la maison de justice à la potence. La peine de la roue, introduite en 1534, pour les voleurs de grand chemin est infligée aux homicides les plus graves, notamment au parricide. Le condamné est attaché à une croix de Saint-André posée sur l’échafaud, et le bourreau lui brise les membres à coups de barre de fer (bras, jambes, cuisses, reins, thorax). Le patient, délié, était ensuite placé sur une roue, le visage tourné vers le ciel. On pensait que le bourreau qui brisait souvent des os, avait des connaissances en anatomie (donc rebouteux). Jusqu’au 18e siècle, le bourreau et sa famille eurent l’obligation de loger hors les murs de la ville. Ces personnages étaient rejetés de la cité, de la société et jamais personne ne s’étaient soucié de savoir qui ils étaient. Lui et ses enfants ne pouvaient se marier qu'avec des personnes de même profession. Ils étaient soumis à un code d'honneur des plus sévères. En cas d'exécution ratée, il était menacé d'une sanction de l'autorité quand il n'était pas immédiatement lynché par la foule des curieux. Par contre, on a de véritables lignées d’exécuteurs, très fermées, se recrutant uniquement au sein des mêmes familles, la charge de l’office se transmettant de père en fils, avec apprentissage des fils, ou gendres comme aides ou valets. Véritables parias, ils se marient au sein d’un milieu très restreint, d’où nombre de mariages consanguins, la dispense est alors de règle et ne pouvant vivre comme tout le monde, ils ont obtenu de percevoir le droit de havage, c'est-à-dire, le droit de prendre ce que la main peut contenir, sur les grains et tous les produits amenés aux marchés et sur chaque exécution à des ressources variées (cadavres aux médecins, vacations de rebouteux, vente de graisse de supplicié, de corde de pendu, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=sM-169xrYpQ

chatiment-.jpegEn 1789, la guillotine, est déjà bien connues plusieurs siècles auparavant, comme l'attestent des gravures italiennes ou allemandes de la Renaissance. Joseph Guillotin reprendra une machine d'origine écossaise, surnommée "the Maidden" (la Vierge), avec un tranchoir qui tombe entre deux montants en bois, sur le cou du condamné. le député docteur Joseph Guillotin (franc-maçon), suggère à la tribune que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge. Sa proposition va déboucher sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété. Elle est d'abord appelée dans l'argot des rues "louisette" ou "louison", la machine sera aussi surnommée (rasoir national, sainte guillotine, le raccourcissement patriotique, autel de la patrie ou la Veuve, puis elle portera le nom de "la guillotine"). Par ailleurs, étant mécanique, la peine de mort devient impersonnelle, éloignant le bourreau du supplicié. Le bourreau devient un machiniste, une sorte d'ouvrier des temps modernes. La machine, par ailleurs, réduit le nombre de bourreau à sa plus simple expression. En 1793 sous la Terreur de la révolution elle devient non plus uniquement un outil de justice, mais celui de massacre et d'assassinats en série. Cela correspond à un total, pour la seule période révolutionnaire de 38.000 à 43.000 guillotinés qui auront à la connaître.

https://www.youtube.com/watch?v=LNHGuVBR11I

chaise-electrique.jpgEn 1890, la chaise électrique, fût un instrument d'application de la peine de mort par électrocution inventé et utilisé aux Etats-Unis qui cherchaient une alternative moins cruelle et plus efficace que la pendaison. Pour convaincre les autorités new-yorkaises et tester leur prototype (1886), Edison et Brown n'hésitèrent pas à exécuter des animaux devant la presse. Dans les années qui suivirent, plusieurs Etats américains adoptèrent ce moyen d'exécution (également été utilisée aux Philippines). Affublée de surnoms, "Old Smokey" (barbecue-grill) , "Yellow Mama" (peinture routière en jaune)," Gruesome Gertie" (la maison horrible). Les condamnés à mort sont sanglés à la chaise, liés par une électrode sur la tête et une deuxième sur la jambe. Le courant électrique est actionné au moins à deux reprises, en fonction de la corpulence et de la résistance physique de la personne. Une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes anéantit les résistances de la peau et plonge le prisonnier dans un état d'inconscience (dans la pratique, cela arrive rarement). Pour éviter que le corps, qui peut atteindre une température de 59°C, ne prenne feu, une pause d'une seconde, une deuxième électrocution de 480 volts durant 22 secondes, puis une nouvelle pause de 20 secondes. La procédure se répétait trois fois. Lorsque la procédure est terminée et que le détenu est officiellement déclaré mort, le gardien doit alors tenter de retirer le corps calciné collé aux sangles de sécurité. Le sol est souillé par l'urine et les excréments que le condamné libère après la paralysie de ses muscles. Un nouveau protocole d'exécution réglemente plus sévèrement l'administration du courant électrique. La première électrocution de 2450 volts dure 15 secondes (avant le détenu était soumis à une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes) . Une pause de 15 minutes est ensuite observée à l'issue de laquelle les fonctions vitales du détenu sont contrôlées. La chaise électrique fut rapidement considérée dans presque tout le pays comme un châtiment cruel et inhumain.

https://www.youtube.com/watch?v=rz1YsRsn8SA

chambre  à gaz1.jpgEn 1920, la chambres à gaz, consistant une pièce hermétiquement close dans laquelle est introduit le cyanure d'hydrogène. Le condamné est installé et sanglé sur une chaise en acier, placée au milieu d’un caisson étanche et vitré (l'exécution est individuelle et publique). Elle se déroule à l'intérieur d'une pièce fermée, derrière des vitres. Le condamné peût voir le poison se disperser. Il lui est recommandé d'inspirer profondément avant que tout le gaz ne soit libéré, afin de s'éviter une lente agonie. Lorsque le détenu inhalent le poison, il se met à haleter, suffoquer jusqu'à l'asphyxie, qui entraîne sa mort. L’action chimique inhalée par le condamné provoque sa mort en cinq minutes maximum environ.

https://www.youtube.com/watch?v=jDFDpzWJj2s

Injection.jpgEn 1977, l'injection létale, est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui ôter la vie. Elle est considérée par ses partisans comme une méthode moderne et humaine. Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Deux cathéters sont placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). En général, un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Première injection (du thiopental sodique, qui ralentit les mouvements respiratoires ). Deuxième injection (du bromure de pancuronium, qui est destinée à paralyser les muscles). Troisième et dernière injection (du chlorure de potassium, qui provoque un arrêt cardiaque). Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges. Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre. De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début. La mort du condamné survient généralement aux alentours de 7 minutes. Pour les personnes pratiquant les injections, chacun pourra se dire que c'est son coéquipier qui est responsable de la mort du condamné, cela fait aussi référence au concept de la balle blanche chez les américains Le délai moyen entre la première injection et le décès est de environ huit minutes.

https://www.youtube.com/watch?v=_UdCdYsSSAU

 

Cristo_Muerto_en_la_cruz.pngCrucifixión_de_Jesús.jpgMadero_de_Tormento_-Stauros-.jpgAvec la recrudescence du terrorisme qui caractérise notre époque, le châtiment capital apparaît de plus en plus comme la seule mesure juridique propre à conjurer le crime. Alors que certains Etats prennent des dispositions pour écarter de leur législation ce que certains appellent "un barbarisme hérité du Moyen-Age", d'autres révisent leur constitution pour y réintroduire la peine capitale qu'ils avaient prématurément abandonnée. Les prisons de nos nations soit-disant civilisées sont pleines à craquer, les tribunaux sont engorgés face au laxisme de la justice humaine. Dans l'Ancien Testament, la sagesse de la déclaration de Salomon montre une fois de plus combien la Bible est à la hauteur des problèmes modernes. La Bible nous révèle que le châtiment capital (la mort) est une institution divine accordée aux hommes comme une mesure de grâce à leur égard. De prime abord, cette dichotomie (entre la raison et la passion), peut apparaître comme un paradoxe. Cependant, Dieu attache tant d'importance à la vie humaine qu'il a établi un principe fondamental, "le crime doit être puni avec la plus grande sévérité, et l'application de la peine capitale doit avoir un effet dissuasif face au débordement de la violence". Il est donc clair que la peine de mort n'est pas contraire à la volonté divine, pour autant qu'elle s'applique à de graves délits dûment prouvés. D'ailleurs, en quoi la vie d'un assassin vaut-elle plus que celle de sa victime, obligeant la justice à l’épargner systématiquement. Le désir de Dieu, c'est d'empêcher que d'autres victimes innocentes soient exposées aux instincts destructeurs de l'homme. Au lieu de suivre aveuglément le mouvement pendulaire des opinions de notre génération ou d'associer la peine de mort à des considérations politiques, ne devons-nous pas, comme chrétiens, faire confiance à l'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque. Nous sommes aussi agressifs qu’avant, nous haïssons certains peuples ou certaines races, nous méprisons telle personne et prenons parti pour tel autre. Dans cette grande hypocrisie, un grand nombre d'Etats ont signé des traités qui interdisent l'usage de la torture mais en réalité, ils l'a pratiquent abusivement (électrocution, abus sexuels, simulation de noyade, suspension par les poignets, lavement forcé à l'eau et au piment ), sont quelques-unes des techniques les plus fréquemment utilisées. Pas moins de 54 gouvernements ont contribué d'une façon ou d'une autre au programme d'enlèvements et de tortures de la CIA (Agence centrale de renseignement des Etats-Unis). Cette règle coutumière interdit la torture aussi bien en temps de paix qu’en temps de conflit armé. Voici les pays qui ont contribué et collaborés avec la CIA. (Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Croatie, Chypre, Danemark, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Ethiopie, Finlande, Gambie, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Islande, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Jordanie, Kenya, Libye, Lituanie, Macédoine, Malawi, Malaisie, Mauritanie, Maroc, Ouzbékistan, Pakistan, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Somalie, Sri Lanka, Suède, Syrie, Thaïlande, Turquie, Yémen, Zimbabwe). Seuls deux pays de l'Union européenne, qui comptait alors 15 membres ont refusé leur concours (Luxembourg, Pays-Bas).

https://www.youtube.com/watch?v=m98VNVMOp0k

inegalite.jpgJe trouve que la violence, l'impatience et l'intolérance augmentent de plus en plus dans la société. Avant on retrouvait plus ces comportements la majeure partie du temps dans les quartiers pauvres. Aujourd'hui on les retrouvent au sein de toutes les classes de la société et autant chez les femmes que chez les hommes. On est conscient de la discorde partout dans le monde, de l’agressivité de l’homme, de sa brutalité, de son total égoïsme, que nulle religion, nulle loi, nulle morale sociale n’ont pu endiguer. Nous ne pourrons changer le monde extérieur que si nous changeons notre monde intérieur. Ceux qui ne savent pas changer d'avis sont incapables de changer quoi que ce soit.

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

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