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dimanche, 31 janvier 2016

Rétro Jeunesse 60.

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La musique existe depuis les temps les plus reculés. Il n'est pas de civilisation qui, tôt ou tard, n'ait développé son propre système musical ou n'en ait adopté un en l'adaptant à ses nécessités et à ses goûts. Rire et chanter sont les propres de l'homme. Aux chanteurs à textes et aux chansons riches de sens ont toujours cohabité des compositions étranges et des chansonniers. Dans un monde sans règle tel que le nôtre, il est tentant de se replier sur le passé pour trouver des repères, on cherche ce qui mérite d’être perpétué, ce qui donne leur valeur aux traditions. Les jeunes se révoltent en mai 1968, entraînant une modification profonde de la société. On dénonce la société de consommation, la destruction de l’environnement naturel, on prône la libération sexuelle, la vie communautaire, la liberté, on découvre d’autres civilisations et d’autres religions, même à travers des drogues psychédéliques.hippies.jpg Pour être un "Hippie authentique", il faut , à ce moment-là , porter des pantalons à "pattes d’éléphants", des fleurs dans les cheveux (longs), s’habiller de ponchos andins, de tuniques indiennes ou de manteaux afghans et se chausser de sandales ou de clarks ...Jusqu'au début des années 1960, différents courants musicaux étaient réservés à différentes classes sociales et à différentes ethnies. Ainsi, les noirs n’écoutaient pas le même genre de musique que les blancs. Au fil des années 1960, les mentalités évolueront , l’aboutissement de cette évolution sera le festival de Woodstock (The Woodstock Music and Art Fair). En réalité c'était à Bethel dans l'Etat de New York où 32 groupes  jouaient de la musiques folk, de la musiques rock, de la musiques soul, et de la musiques blues (Janis Joplin, The Jefferson Airplane, Joni Mitchell, Joan Baez et Jimi Hendrix, Creedence CClearwater Revival, Jefferson Airplane, Sly and the Family Stone, Joe Cocker, Sly & the Family Stone, Crosby, Stills & Nash, The Who, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Ten Years After, Santana, etc.), où se réuniront 500.000 hippies aux cheveux longs avec de la drogues en tout genre. Tous ces groupes de musique si adulés et reconnus (encore aujourd'hui), qui ont marqué ces dernières décennies, ne sont pas aussi net que l'on nous fait croire (la libération du sexe, la glorification de Lucifer, les drogues, 99 % des participants prenaient de la marijuana). Aux Etats-Unis, la consommation de stupéfiants s'est largement étendue dans un contexte de guerre du Vietnam et de crise économique. La musique fut indéniablement un des vecteurs principaux de ce mouvement, dont les hippies avaient pour consigne de porter des fleurs dans les cheveux et de les distribuer autour d'eux. Ils devinrent alors les "Flower Childe" (enfant de la fleur) pour les médias. Ces jeunes gens issus des classes moyennes, aux tenues bariolées et fleuries, se qualifient "d'hippies", avec un mot d'ordre plein de naïve fraîcheur, "Make love, not war" (Faites l'amour, pas la guerre). Peut-on en déduire que la plupart des modes et des courants culturels relèvent d’une expérimentation planifiée ? Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne le mouvement de jeunesse des années soixante, on a la preuve avec Woodstock (1969) que tout a été manipulé dans une perspective politique. La jeunesse est volontairement poussée vers le bas pour s’adapter et se soumettre à l’Ordre Mondial. La disparition du 78 tours correspond à l'avènement du format 45 tours (1957) avec quatre titres en général, ce qui facilite la commercialisation de n'importe quelle chanson à un prix bon marché. Plusieurs chansons venue d'outre-atlantique (Billboard, Cashbox) sont francisées et les maisons de disques vont opérer un véritable "copier-coller" en masse sur les chansons. Les hits parades vont faire leur apparition en France avec "Salut les Copains". A partir de cette époque, les "tubes", vont s'enchaîner. La qualité exigée n'est dès lors plus la même (il s'agit de vendre avant tout). Les chansons vont prendre au temps des "yéyés" un essor spectaculaire avec les premières idoles. 


jukebox.jpgEn 1959, l’émission "Salut les copains" était diffusée sur les ondes, un magazine du même nom faisait son apparition dans les kiosques. Symboles de la jeunesse des années 1950-1960, centrés sur la musique pop, ils ont contribué au lancement des artistes "yéyé", qui est, au départ, la transcription française du "yeah", une déformation de "yes", qui ponctue les chansons de rock et de twist américaines. Les paroliers ont préféré "" à une traduction plus littérale en ouais. De là, "yéyé" désigna le courant musical. Elle connaît d'emblée un succès important qui lui permet en mettant régulièrement en avant des artistes comme (Gilbert Becaud, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell,Sheila, Richard Anthony, Françoise Hardy, Sheila, Vic Laurens, Claude François, Jacques Dutronc, Antoine, Michel Polnareff, France Gall, Dick Rivers....). Ses "blousons noirs", la naissance de la société de consommation, le twist, la machine Scopitone (jukebox), le Concert de la Nation (1963), avec comme programme, "les Gam's, Danyel Gérard, Frank Alamo, Richard Anthony, les Chaussettes noires, les Chats sauvages, Sylvie Vartan, Johnny Hallyday". L'arrivée de la musique anglaise. Puis les années pop, la contestation politique, les cheveux longs, l'émancipation. Les années soixante voit naître les groupes et rivaliser d’imagination pour se trouver le nom le plus original (les Chats sauvages, les Chaussettes noires, les Aristocrates, les Fantémes, les Champions, les Pingouins, les Vautours, les Pirates, les Pénitents (affublés de cagoules). En 1963, les Surfs  et les Cousins.

Les artistes s'en vont.jpgVous vivez tranquillement entouré de l’affection de vos proches, avec mille projets, quand tombe un diagnostic plus que "quelques mois à vivre". Toute annonce de mort nous remet en  face de cette réalité. Les artistes s'en vont aussi en nous laissant un "héritage" de chansons, et inconsciemment, ils font partie de notre vie. Demis Roussos (Quand je t'aime) , Guy Béart (L'eau vive), Georges Brassens (Les Copains d'abord), Eddie Cochran (C'mon Everybody), François Deguelt (Le Ciel, Le Soleil et La Mer), Pierre Bachelet (Les corons), Daniel Balavoine (Mon fils ma bataille), Alain Bashung (Gaby oh Gaby), Mike Brant (Laisse moi t'aimer), C.Jérome (Kiss Me), Carlos (Tout nu et tout bronzé), Dalida (Il venait d'avoir 18 ans), Joe Dassin (L'été Indien), François Deguelt (Le Ciel, le soleil et la mer), Sacha Distel (Scoubidou), Jean Ferra (C'est beau la vie), Nino Ferrer (Le telefon), Claude François (Alexandrie Alexandra), Georges Moustaki (Le métèque), Claude Nougaro (Cécile ma fille), Serge Reggiani (Ma liberté), Tino Rossi (Méditerranée), Henri Salvador (Le lion est mort ce soir), Patrick Topaloff (J'ai bien mangé, j'ai bien bu), Charles Trenet(Y'a d'la joie), Joe Dassin (L'été Indien), Richard Anthony (J'entends siffler le Train), Gilbert Bécaud (L'important c'est la rose), Jacques Brel (Quand on n'a que l'amour), Eric Charden (Pense à moi), Michel Delpech (Pour un Flirt), Serge Gainsbourg (Je t'aime... moi non plus), Luis Mariano (Mexico), Yves Montand (C’est si bon), Edith Piaf (Non je ne regrette rien), Jean Vallée (L'amour ça fait chanter la vie), Léon Ferrer (Avec le temps), Michel Berger (Le Paradis Blanc), Joëlle Mogensen (J'ai encore rêvé d'elle), Pierre Vassiliu (Qui c'est Celui-La), Michel  Delpeche (Les divorcés)......

 

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Écrit par Country francismarie dans L'Amérique, L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |

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