http://appalaches.skynetblogs.be/

jeudi, 28 mai 2015

Apocalypse - Déluge.

http://appalaches.skynetblogs.be/ 

283076-Sepik.jpg

La Terre a la particularité d'être vivante, ce qui veut dire que rien n'est figé, ni à sa surface, ni dans son intérieur, ni dans l'atmosphère et la biosphère. Le changement est continuel. Depuis l'Antiquité jusqu'à la fin de la première partie du XXe siècle, on n'a jamais pu identifier et dater avec précision le moindre cataclysme, faute de preuves et de textes. On les connaît depuis toujours juste par leur nom (Apocalypse, Déluge, Atlantide, Ragnarök). Pas une seule génération depuis l'apparition de l'homme n'a pu éviter un cataclysme destructeur, que ce soit un séisme, une éruption volcanique, une inondation catastrophique, une désertification locale, la montée des eaux océaniques, ou autre. Cependant, toutes ces catastrophes ordinaires furent vite oubliées. Seuls les très grands cataclysmes avaient une chance de perdurer dans la conscience collective et de résister à l'usure du temps. Les plus vieux récits de l'humanité conservent le souvenir d'inondations catastrophiques, notamment sous l'appellation de déluges. Certaines furent particulièrement impressionnantes et ont laissé des traces encore visibles et exploitables aujourd'hui. Les inondations ne sont pas seulement celles dues aux précipitations ou à la colère des fleuves, elles sont aussi liées à la montée inexorable du niveau des eaux océaniques, consécutive à la dernière déglaciation générale. Les continents ont été progressivement inondés, obligeant les populations qui vivaient en bordure de l'océan à reculer progressivement au fil des générations. Partout où les survivants s'installèrent, l’inondation devint un mythe fondateur mettant en garde et terrifiant les générations suivantes. deluge.jpgOn retrouve la légende d'une tragédie aussi terrible dans le tissu culturel de tous les peuples avec le déluge universel de la bible qui raconte la catastrophe de la mer Noire.Bien que le déluge soit destiné à la destruction de l’humanité, l’arche était là pour sauver Noé et sa famille et pour assurer l’accomplissement du but divin pour la création et la promesse divine (Genèse 3:15). Si les hommes avaient su que le déluge allait arriver, ils auraient pu obéir Dieu simplement parce qu’ils auraient eu peur de la punition (Noé n’était pas motivée par une telle peur, mais par foi). Sont-elles vraiment des accidents qui surviennent au hasard. "Laissez moi vous dire que beaucoup de ce qui est proposé au nom de la science n’est encore que théories et spéculations".


toba.jpgLe lac Toba est un lac de 100 km de long sur 30 km de large situé au milieu de la partie nord de l’île indonésienne (Sumatra) à 905 mètres d'altitude. C'est le plus grand lac volcanique du monde, sa profondeur maximale est de 505 mètres. L'éruption s’est produite Il y a environ 75.000 ans, elle aurait mené l’humanité au bord de l'extinction en réduisant la planète brutalement à un groupe de quelques milliers d’individus tout au plus (cette fraction de la population serait à l’origine de l’humanité telle qu’on la connaît aujourd’hui)


Herculanum_Vue_Generale.jpgL'éruption du Vésuve (éruption du Vésuve en l'an 79 ap. J.-C.) était si ancienne qu’elle n’avait laissé aucun souvenir dans la mémoire collective, si bien que des cités florissantes (Pompéi, Herculanum et Stabies) se sont développées au pied du volcan. En 79, après quelques jours de tremblements de terre de plus en plus forts, le Vésuve entre en éruption. Pendant trois jours, Pompéi subit une pluie ininterrompue de cendres et de lapilli formant une couche de 6 à 7 mètres d’épaisseur et plongeant la baie de Naples dans l’obscurité. Les victimes sont mortes instantanément au contact de la chaleur et statufiés par les cendres. Les cités restent ensevelies pendant dix-sept siècles. Personne ne se souvient de leur emplacement. Au XVIIIe siècle, la charrue d'un paysan heurte par hasard des restes d'Herculanum qui fut l'objet des toutes premières fouilles (on découvre les temples, les habitations, les peintures…)


atlantide.jpgUn nom, l'Atlantide, résume ce mythe (Les Mythes de Platon: L'Atlantide). Le mot évoque une île mystérieuse, et un peuple, fondateur d'une culture brillante, brusquement submergée par la mer, il y a 11.000 ans. L’Atlantide est oubliée durant tout le Moyen-Age mais elle suscite l’intérêt au siècle des découvertes. Là, des sites aussi variés qu'insolites sont proposés (l'île de Santorin en Grèce, les Açores, etc). Il n'y a rien d'anormal à trouver des Atlantides partout, quand on sait que le niveau moyen des mers a monté de 110 mètres en 15.000 ans et que la terre a subi de nombreux cataclysmes.

liberté.jpgLe culte du "dieu Progrès" a longtemps prospéré, jusqu'à ce que le signal d'alarme commence à retentir un peu partout dans la seconde moitié du XXe siècle. Depuis le début de l'ère industrielle de nouvelles sources possibles de cataclysmes, préoccupants à moyen terme, le cataclysme technologique (centrale nucléaire, satellites nucléaires, chimiques et bactériologiques) et le cataclysme écologique (effet de serre, ozone). J'aurais largement préféré vivre à une époque insouciante, et ne pas avoir à être à la fois témoin et victime ("Grandeur et Décadence"), car la situation est inéluctable. C'est juste une question de temps. Aujourd'hui, nous sommes bien obligés de reconnaître qu'on a empoisonné l'eau de notre puits, nous continuons quand même à faire semblant de pouvoir trouver une nouvelle "source d'eau pure". Lorsque les défenseurs de l'environnement claironnent "sauvez la planète", ce qu'il faut entendre c'est "sauvons notre espèce!". Ce n'est pas la planète qui a besoin d'être sauvée, c'est notre peau. Seul notre indécrottable orgueil, notre hubris (démesuré,excès), nous empêche de voir que la Terre peut se débarrasser de nous pour laisser une autre forme de vie prendre notre place. C'est la venue du nouveau monde l'apocalypse (révélation), de nouveaux cieux et une nouvelle terre, remplaçant les précédents dévastés tandis qu'une nouvelle Jérusalem descend du ciel. L’existence d'un Dieu au monde permet aux hommes de croire en la promesse d’un monde meilleur. Cette espérance leur permet parfois de supporter les souffrances terrestres. Bien souvent, cela revient à justifier des inégalités sociales au nom d'un avenir meilleur ou d'un passé douteux, dans le système des castes, en Inde, on se rachète par la souffrance des excès passés pour atteindre une vie meilleure, quant au catholicisme, le dogme du pêché originel fait que chacun, dès sa naissance, à une dette envers Dieu, dans l'un comme dans l'autre cas, des conditions de vie injustes peuvent être perçues comme une chance de salut par le fidèle.

homme-prehistoire-violent.jpgLa violence est au cœur même de nos sociétés modernes. Le XXe siècle, qui était le siècle de la communication, est celui qui a connu les pires ratés en ce domaine, en conséquence, de multiples massacres ont été perpétrés. Nous prenons généralement pour acquis que la violence est d’abord et avant tout un phénomène physique. Ce que nous savons moins, c’est que la violence n’est rien de plus que de la manipulation et un outil de domination, la violence est la volonté de posséder le pouvoir dans le but précis de détruire ou d’humilier (calomnie, médisance, chantage, bouderie, menaces…). Le cinéma et la télévision exploitent à merveille la violence humaine. Le mythe du héros fort et puissant arrivant toujours dans le dernier acte pour sauver et délivrer les victimes est repris dans presque tous les films d’actions (à chaque fois, la recette fonctionne et on en redemande). La violence, que tous prétendent détester, est néanmoins toujours la seule solution réaliste. Nous disons que nous n’approuvons pas la violence, mais nous la choisissons, car le pouvoir et la puissance sont très convoités. Plus le héros frappe le méchant, plus nous sentons monter en nous la fièvre de la satisfaction parce que la justice est enfin rétablie (au fond, nous aimons la violence). L’église est souvent absorbée par le même dilemme qui sont le fruit de luttes intestines dont le but est le contrôle par le pouvoir. Les actes violents ne manquent pas (médisance, calomnie et accusation de toutes sortes). Pourtant, tous prétendent agir pour des motifs nobles et spirituels. A la différence des hommes, Jésus n’a pas cherché à dominer, en fait, il a emprunté le chemin adverse de l’homme, qui commence en bas et tente de monter le plus haut possible pour s’en rendre compte (lire le texte de Philippiens (2:1-11)."Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres". Dans l’histoire, plusieurs grands philosophes et théologiens se sont questionnés sur l’origine du mal. La réponse est simple, le mal provient de la Chute de l’homme.

 

Écrit par Country francismarie dans Religions | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les commentaires sont fermés.