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vendredi, 08 mai 2015

A chacun sa vérité ?

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PilateJesus.jpgLe gouverneur romain Ponce Pilate demanda à Jésus juste avant de le juger. "Qu'est-ce que la vérité?". Jésus, comparaissant devant lui, lui dit "Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix". https://www.youtube.com/watch?v=ZA29r4aiy04

On admet souvent aujourd’hui que la vérité est "subjective", ce qui signifierait que "ce qui est vrai pour moi est vrai". On appelle "relativisme" la doctrine selon laquelle toutes les opinions se valent, c’est-à-dire sont également vraies, ou également fausses, selon le point de vue. La vérité, même partielle, même relative, même provisoire, est en effet un terrain d’entente entre les hommes. Ce qui est vrai vaut pour tous. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises personnes. Il y a tout simplement ceux qui connaissent la vérité et ceux qui ne la connaissent pas. La vérité est définie dans le dictionnaire comme étant la "conformité aux faits ou à la réalité". De nos jours, on entend souvent des phrases du type. "La vérité finit toujours par se savoir". "Il n'y a que la vérité qui blesse". "A chacun sa vérité". "Je possède la vérité". S’il n’y a pas de normes absolues, aucune vérité absolue, que toutes choses sont relatives, alors les gens seraient libres de faire ce qu’ils veulent (meurtres, viols, vols, mensonges, tricheries, etc.). Malgré le fait que le rejet de toute vérité absolue soit illogique et irrationnel, le point de vue que "tout est relatif" est devenu un des slogans de la génération dans laquelle nous vivons. Dans une majeure partie de l’Europe, une multitude a rejeté la possibilité même qu’une vérité absolue puisse exister. De là est né ce que de nombreuses personnes nomment la société postmoderne, à cause de cela, toutes les positions en faveur de normes absolues du bon et du mauvais sont considérées comme des intolérances et sont régulièrement condamnées, moquées et critiquées. En fait, la tolérance est devenue la vertu cardinale de notre société, le seul absolu, et donc, il ne peut y avoir qu’un seul mal "l’intolérance", et ceux qui défendent cette position essaie parfaitement de l’imposer à d’autres et de fait sont parfaitement hypocrites. Nous vivons tous dans le même monde, alors pourquoi est-ce que les gens le voit différemment, si chacun de nous regardait avec attention la vue d'ensemble de la vie, nous verrions tous la même chose. Ce fait si simple rassemblerait la race humaine, et ce monde deviendrait un paradis. Soyez un fanatique de la vérité, de l'amour, de la paix, de la prospérité et vous accomplirez la volonté de Dieu. Si on recule de cent ans en Occident, les gens faisaient l'acquisition de leurs croyances en participant à des rituels publics ou par un enseignement religieux formel comme, par exemple, la lecture d'un catéchisme. Ce n'est plus le cas, l'homme postmoderne va chercher sa religion par le biais de son environnement social, son éducation et dans sa consommation de la culture populaire en écoutant des CD, en visionnant des téléromans, en lisant des romans "Harlequin à l'eau de rose" (l’émotionnel prime et sert d’argument, ou en fait, règne l’émotivité angoissée). Comme nous nous sommes coupés de toute référence transcendante, le mal n’est plus désigné, ni pensé de la même manière, même s’il est souvent contemplé au cinéma, à la télévision, par les jeux vidéos violents… Les criminels sont des victimes de leur condition sociale et les pervers sexuels des malades. On se refuse de porter un jugement par volonté de respecter la diversité des opinions et des croyances et de ne pas tenir un discours normal. On ne croit plus en rien, toute vérité a perdu sa légitimité, toute vérité est suspectée. Notre temps est envahi par le scepticisme, le relativisme, l’athéisme et, en fin de compte, le pessimisme. On ne croit plus en des valeurs valables pour tous, on encourage les marginalités. Le phénomène qui frappe l’esprit tout d’abord est que le postmodernisme repose en grande partie sur la crise de l’autorité qui a secoué et secoue encore la société (perte des repères, des valeurs précédentes comme le travail, la religion, le patriarcat, la culture etc.), au bénéfice de la culture populaire, le modernisme domine la pensée occidentale et en a dépouillé la moralité basé sur la religion. Son slogan. "Finissons-en avec Dieu !" Pourtant, même en essayant de façonner un monde dénué de toute référence aux contraintes, aux traditions et par-dessus tout à la religion, le modernisme s’est efforcé de préserver certaines valeurs comme le travail, l’épargne et la satisfaction immédiate. De là surgit une nouvelle morale, tournée vers la quête du plaisir, ludique, individualiste, soucieuse du seul instant présent, niant la nécessité d’observer le passé ou d’envisager l’avenir. Cette nouvelle moralité est au cœur même de l’éthique postmoderne (l’hyper-modernité, l’hyper-consommation et l’hyper-individualisme). Cette crise se manifeste de plusieurs manières, avec une société qui adule la jeunesse et flatte ses caprices et fantaisies, une culture où la richesse fournit le modèle du succès et du bonheur, une économie de consommation où "être" c’est acheter, consommer, utiliser et mettre au rebut, une identité déterminée par les comportements sur le marché et non par les idéologies. En d’autres termes, "l’image" domine la réalité. Pour être quelqu’un, il faut être à l’écran ou présent sur un site web (notre culture postmoderne a perdu tout amour de la vérité), les gens ne parlent plus que d'eux-mêmes, ils veulent être écoutés mais ne veulent pas entendre. Ils veulent de la communication sans engagement, et une participation à distance et d'amis invisibles, la vogue des hots lines, des e-mails et des chats sur le net. Cette individualiste sans loi, se manifeste par l'exclusion sociale, l'endettement familial, les familles sans parents et les parents sans famille, les sans-logis, les ghettos, les réfugiés, les marginaux, la drogue, la violence, la délinquance, l’exploitation, la criminalité en col blanc, la corruption politique et économique, la lutte sans scrupule pour le pouvoir, les modifications génétiques artificielles, les expériences sur des cobayes humains, etc. D’un autre côté, la société est nimbée d’un esprit de vigilance hyper-moraliste, prêt à dénoncer toute forme d’atteinte à la liberté individuelle et au droit de chaque personne à l’autonomie(préoccupation éthique pour les droits de l’homme, pardon demandé pour les erreurs du passé, écologie, campagnes de lutte contre la drogue, le tabagisme, la pornographie, l’avortement, le harcèlement sexuel, la corruption et la discrimination, les tribunaux éthiques, les manifestations silencieuses, la lutte contre les sévices sexuels infligés aux enfants, mouvements de secours pour les réfugiés, les pauvres, le tiers-monde, etc.).


En ce contexte, la morale de la vie postmoderne se traduit en exigences contradictoires. D’une part, nous avons des normes, tu dois manger sainement, garder la forme, lutter contre les rides, rester mince, apprécier le spirituel, te détendre, pratiquer le sport, réussir, exceller, contrôler tes pulsions violentes, etc. D’autre part, l’être humain avec son ego et son narcissisme s’est mis au centre de tout et s’est institué lui-même Dieu… mais un Dieu parmi des millions d’autres. Il y a la promotion du plaisir et de la vie facile, l’exonération de toute responsabilité morale, l’exaltation des dépenses de consommation et de l’image, la survalorisation du corps aux dépens de la spiritualité. Le résultat (dépression, vide intérieur, solitude, stress, corruption, violence, négligences, cynisme, etc.). posmoderne.jpgLe but de l'hypermodernité,est de parvenir à l’autonomie de soi, une notion contre laquelle se dresse tout ce que la Bible dit à propos du péché, puisque les morales traditionnelles, y compris l’éthique chrétienne, n’ont pas su nous rendre meilleurs (il est temps d’accepter les gens tels qu’ils sont). Le nom d’un tel système, c’est le nihilisme qui est dénué de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible ou encore la négation totale de toute les valeurs dans la vie quotidienne comme. "Je ne dois pas discriminer parce que je dois rester ouvert à tout et qu’il n’y a pas de vérités absolues" - "je ne dois critiquer aucun style de vie parce que tout est bon et que rien ne marche" -"Tolérer tout style de vie" - "Garantir la liberté sexuelle mais sans favoriser le harcèlement et en prenant garde au sida" - "La prostitution est acceptable, mais seulement dans les quartiers chauds" - "Le divorce est acceptable, mais seulement si c’est pour parvenir à l’accomplissement personnel" - "L’infidélité est acceptable, mais seulement quand l’amour n’est plus" - "L’avortement est acceptable, mais seulement dans le cadre du planning familial" - "Il est bon d’accumuler les réussites, la gloire et l’argent, quelles qu’en soient les conséquences pour autrui" - "Je dois vivre sainement parce que mon corps est l’instrument qui me permettra d’acquérir le succès et d’accumuler le plaisir". Tout cela étant dit, certains estimeront peut-être que l’éthique postmoderne n’est pas si mauvaise que ça.

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

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