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samedi, 16 janvier 2016

"Nos temps modernes"

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je t'aime un peu.jpgAujourd’hui, le couple n’est plus le centre de tout et le mariage n’est plus obligatoire pour fonder une famille, transmettre un nom ou des valeurs. Nous fixons nos critères comme si nous achetions un animal de compagnie. Il y a deux façons d'aimer, celle qui ressemble à un "feu d'artifice", et celle qui ressemble à un "feu de cheminée". Quand on est au début d'une relation, c'est comme un feu d'artifice avec la passion, la fouge, le désir, mais cela ne dure en général pas très longtemps (quelques mois au plus...). Je crois que le "feu d'artifice" doit ensuite faire place au "feu de cheminée" qui est plus "cadré", alors il faut respecter quelques règles pour qu'il dure longtemps (tout bon scout vous le dira...). Un bon feu cela se prépare, et il faut parfois travailler beaucoup pour le maintenir "en vie". Une des raisons du nombre élevé des divorces est qu'on croit qu'il est possible de vivre toute sa vie devant un "feu d'artifice". On croit que l'amour doit toujours nous être offert sans effort de notre part... Et forcément, on est déçu quand ça s'arrête, un peu comme un enfant à la fin d'un conte. De nos jours, un couple marié sur deux divorce, sans compter les séparations au sein des unions libres. ("Ça ne va pas, mais je ne sais pas pourquoi". "Cette relation ne fonctionne pas". "J’ai besoin de quelque chose de plus". C'est clair que si on ne croit pas en Dieu, cela n'a pas de sens de se marier à l'Eglise, mais il y aura toujours des personnes pour aimer le décor d’une église et son rituel, sans en comprendre toujours le sens. J’ai l’impression que les mariages sont très "à l’américaine", tout doit être nickel, sans "faute de goût". Les gens viennent au mariage comme s’ils venaient voir un spectacle. On la connaît la musique "Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas", fredonnée avec l’insouciance de ceux qui partent virevolter à la noce…Le mariage d’amour étendue à la masse est une invention de l’époque moderne. Sans doute promu par ces histoires romantiques défiant toutes conventions sociales comme celle de "La Dame aux Camélias" (1848), ensuite exalté par un cinéma américain qui stimule le passage à l’acte pour des générations d’amoureux en rupture avec les traditions religieuses. Le mariage devient progressivement pour des milliers de petites filles, le rêve de la robe de princesse, dans un sanctuaire rempli de fleurs et de parfums exquis, réunissant des dizaines de témoins heureux, vêtus de leurs plus beaux habits… Mais pour les plus sceptiques, les plus lucides, le mariage est une institution poussiéreuse, débordant d’hypocrisie et de symboles dépassés qui mène, dans presque la moitié des cas, à des divorces. (Et une nouvelle poubelle emplie de photos d’un couple heureux).


alliance.jpg De nos jours, il n'y a plus un seul modèle familiale, mais plusieurs modèles existent. Par exemple, "la famille décomposée, la famille recomposée, la famille monoparentale, l'union libre (ou cohabitation), la famille polygame, la famille homosexuelle, la famille d'adoption, la famille d'accueil. Et les familles "nucléaires" qui sont les familles dites traditionnelles. Maintenant au jour d'aujourd'hui, qu'est ce qui empêche un fils d'épouser sa mère, une fille d'épouser son père, un père d'épouser son fils, un oncle d'épouser son neveu, en limitant les mariages à celle de nos désirs personnels ? Les lois actuelles interdisant les unions incestueuses varient selon les pays, comme elles ont varié au cours des âges. Les pharaons s'unissaient avec leurs sœurs, à l'image de leurs dieux alors que les hébreux de la même époque lapidaient de tels profanateurs des liens sacrés du mariage et que le clergé catholique brûlait au moyen âge les bougres en place publique. Dans certaines régions du monde l'oncle peut épouser sa nièce, la cousine son cousin, le beau père, la belle mère alors que cela est rigoureusement défendu ailleurs et même le parrain ne peut épouser la marraine même s'ils n'ont aucun lien du sang dans les pays fortement catholiques. Il est certain que l'homosexualité a toujours existé. Les grandes civilisations, Perse, Grecque, Romaines, nous dépeignent les penchants amoureux de ces temps anciens. Avec quelques nuances tout de même, l'adulte, généralement pas encore marié, éduquait un "plus jeune que lui", dans tous les domaines, et cette pratique, également sexuelle était parfaitement reconnue, voir louée par les sages philosophes. Plus tard l’aîné prenait épouse et laissait son "initié" remplir le rôle, envers un autre adolescent, qu'il avait lui-même exercé. Il s'agit dans les fait plus de pédérastie que d'homosexualité et cette dernière, entre adulte, était plus rare et bien moins acceptée que certain veulent nous le faire croire. L'armée de Thèbe comptait même un bataillon sacré composé de couples masculins. Les Spartiates, fiers soldats connus pour leur endurance et leurs nombreux exploits militaires, étaient, eux aussi encouragés franchement à une virile homosexualité. Les militaires de cette cité devaient se choisir, dans la troupe, un ami de cœur et de corps (quel homme est plus apte au combat que celui qui défend son bien aimé). Pourtant jamais le mot "mariage" ne fut utilisé pour ces unions là (ils étaient des soldats amants).


la belle et la bête.jpgA vous de  voir. Un roi voulait marier sa fille, mais celle-ci ne trouvait aucun prétendant à son goût. Les hommes les plus beaux, les plus riches, les plus nobles, les plus valeureux faisaient en vain leur cour. En vain, ils déposaient fleurs et cadeaux à ses pieds, qu’elle avait menus et fins, reconnaissons-le, et c’était soudain en les regardant comme si le reste du monde n’était peuplé que de palmipèdes. Elle contemplait dans les yeux des hommes sa beauté hautaine et implacable. Une telle perfection n’est pas de ce monde, pensait-elle. Qui sont-ils tous pour se prétendre dignes de moi ? Par orgueil, elle se mura dans le silence et ne prononça bientôt plus un mot. Était-elle devenue muette ? Le roi au désespoir promit d’accorder sa main à celui qui saurait dissiper ce funeste sortilège et lui rendre la parole. Mais les multiples tentatives de ses courtisans échouèrent les unes après les autres. Ni les sacrifices ni les prières ne lui firent desserrer les lèvres. Un jour, un lépreux se présenta devant la princesse. Il était vêtu de haillons comme si son habit aussi avait contracté le mal hideux qui le dépouillait. Tout le monde alentour se mit à rire et se moquer. - Comment ! Les hommes les plus beaux du pays, les plus riches, les plus nobles, les plus valeureux n’ont su réjouir son cœur et lui rendre la parole, et toi, chien galeux, lépreux immonde, "guenillard", tu prétends y parvenir ! La fille du roi elle-même sembla se rembrunir davantage, mais le lépreux ne dit rien. Il accorda à peine un regard à la princesse. Il s’assit sur ses talons et commença à dresser un petit feu pour faire bouillir l’eau de son thé. Il ne mit que deux pierres dans le foyer si bien que la théière mal assurée se renversa sur le sable. Il l’emplit d’eau à nouveau, à nouveau il la posa sur les deux pierres, à nouveau elle se renversa. Patiemment, il recommença, deux fois -  trois fois, encore la théière se renversa. A la cinquième tentative, la princesse excédée s’écria "Mets donc une troisième pierre dans ton feu pour assurer l’équilibre". Et c’est ainsi qu’une très orgueilleuse princesse épousa un lépreux.

 


honore tes parents.jpgSur cette terre, honorer son père et sa mère semble être tombé en désuétude. Si nous parlons correctement de nos parents, même s’ils ne sont pas parfaits, nous mettons en valeur ce qu’il y a de meilleur en eux. Si nous les respectons en paroles, sans mots grossiers, sans avoir un ton élevé, nous les valorisons. Nous dévalorisons nos parents lorsque nous leur parlons très mal, nous dévalorisons nos parents lorsque nous les ignorons. Le fait d’être respectueux ne veut pas dire que nous disons "oui" à tout ce qu’ils disent et demande, mais la soumission est un signe de respect envers nos parents et envers Dieu. En principe, en réalité, lorsque nous avons un objet qui a de la valeur comme par exemple un bijou, et que, nous voulons en prendre soin dans sa longévité, ce bijou sera mis précieusement dans une boite à bijoux, de temps en temps nous l’enverrons au bijoutier pour lui redonner de la valeur, comme une sorte de soin esthétique. Ce bijou sera porté lors d’une sortie de soirée ou un mariage. Il sera mis à notre cou, notre poignet ou notre main qui le mettra en valeur. Bien sûr, notre mère ou père ne sont pas des bijoux, mais bien plus que des bijoux.

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général, Religions | Lien permanent | Commentaires (0) |

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