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lundi, 01 juin 2015

Le miroir de notre société.

 

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Aujourd'hui, certains publicitaires cherchent à choquer et à troubler les personnes en utilisant des thèmes de nature morbide, perverse ou pornographique. L'importance de la publicité (informer et persuader) croît sans cesse dans la société dite post-moderne. La publicité n'est que le reflet des comportements et des valeurs d'une culture donnée, elle agit comme un miroir, vulgaire et moralement dégradante. Souvent elle fait délibérément appel à des motivations telles que l'envie, l'arrivisme ou la convoitise. La femme joue donc principalement un rôle de provocation en exhibant son corps. Ces représentations féminines, conduisent également à créer des complexes chez les femmes qui ne ressemblent pas au X stéréotypes. Pendant des siècles, les femmes ont été tenues dans un rang inférieur aux hommes. Que ce soit dans leur vie privée ou publique. Peu importait leur statut social, aucune n'échappait à la destinée toute tracée que sa famille avait décidée pour elle. Les femmes d'autrefois n'avaient pas à accepter leur condition, elles n'en imaginaient pas d'autre, c'était convenu (tranquille, paisible, rassurant), elles étaient résignées. Maintenant, aujourd'hui, contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes devant une classe totalement asservie en acceptant le renoncement et la résignation, mais qui ne veut pas le savoir et qui sont la source de leur malheur. Notre société voit les femmes se masculiniser et les hommes se féminiser (pourtant nous ne sommes pas égaux). Les magazines féminins, par des exemples d’actrices belles ayant réussi leur vie sentimentale, professionnelle et familiale définissent les critères de la femme moderne, devant être à la fois bonne maîtresse, bonne mère, et bonne collaboratrice au travail. Cependant cette exigence de performance touche aussi bien les hommes, auxquels on demande de savoir cuisiner, de savoir s’habiller, de prendre soin de leur apparence. Un premier phénomène est le développement de la chirurgie esthétique et de produits de beauté pour homme, et de la mode masculine, symbolisé par l’apparition d’un modèle masculin hétérosexuel (urbain) prenant soin de son apparence, un deuxième phénomène est la forte croissance de l’activité de coaching (coach sportif, coach professionnel, coach pour la cuisine, coach de régime, coach pour la séduction, coach pour l’éducation des enfants), tous ces coachings et conseils étant prolongés au travers des médias par une multitude de rubriques de magazines, d’émissions de radio, d'émissions épicuriennes qui envahissent nos chaînes télé. La téléréalité s’est emparée du phénomène avec des émissions comme (top chef, un diner presque parfait, l'addition svp, bienvenue aux camping, les stars, etc.). "Quelle importance d'émettre une note sur 10, à propos d'un coulis de fraises légèrement trop lisse ou trop onctueux" (dans certains pays le peuple en donnera un 20 sur10).

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Femme comme-un-homme.jpgAujourd'hui, pour les gens du monde il est primordial d'être bien dans son corps et "sexuellement épanoui" (tout est permis). Il est clair que Dieu a créé des êtres sexués, non seulement dans le but de la procréation, mais aussi afin d'établir entre l'homme et la femme une union intime, profonde, physique, sentimentale et spirituelle (que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni). Il faut souligner que l'expression en usage aujourd'hui dans le monde, faire l'amour, n'est pas employée dans la Bible, le terme qui convient pour décrire l'acte sexuel serait plutôt "éros" (divinité de l'Amour) qui caractérise l'aspect passionnel du désir et de la convoitise, la satisfaction du plaisir charnel. Donc si Dieu n'existe pas tout est permis. Quand l'individu se constitue comme seule référence, il n'y a plus de vie en société possible. Chacun devient roi et, insensiblement, les rois deviennent des dictateurs. Il serait donc facile d'imaginer qu'une société sans Dieu serait une société anarchique ouverte à tous les vices, à toutes les déviances. Une société sans religion semblerait alors vouée à la désagrégation. Sans spiritualité, pas de cohésion sociale. Régneraient alors l’individualisme, l’hédonisme et le matérialisme dans un monde où tout complexe serait réduit à la simplicité de l'atome (des êtres isolés, des plaisirs sans souci du lendemain). On trouve de nombreuses illustrations de cette dérive dans nos sociétés occidentales, cette fragilité s’est traduite par l’augmentation du stress, de la dépression et de la consommation de substances anti anti-dépresseurs (drogues ou médicaments).

miroir.jpgSous la pression des magazines, de la télévision, du cinéma, des médias, nous vivons de plus en plus dans une société de l'image, où l'apparence physique et la quête de l'éternelle jeunesse prennent des proportions considérables où l’on est de plus en plus exposé aux regards des autres via les nouvelles technologies de l’information (incitant à offrir de soi une image la plus parfaite). Si l'on s'évalue constamment et que l'on est si déçu de notre reflet dans le miroir, c'est parce que nous nous comparons toujours à nos idéaux et comme nous nous jugeons toujours en fonction de ces idéaux, plus l'écart qui nous sépare d'eux est grand, moins nous nous aimons. Ce qui varie d'un individu à un autre, c'est la stratégie que l'on va développer face à ces complexes (frustration, dévalorisation, voire dépression).


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On peut entendre les souhaits les plus divers et les plus surprenants (Je ne supporte plus mon nez -  je ressemble de plus en plus à mon père - Je voudrais ressembler aux poupées mannequins que j'avais étant petite - Je voudrais des prothèses beaucoup plus grosses, car j'ai des difficultés dans mon ménage - Pourriez-vous me faire le même nez que l'actrice...? Je la trouve si belle. Vous allez peut-être dire que la chirurgie esthétique est une avancée de bien-être alors que, l’origine de cette spécialité est malsaine puisqu’il s’agit, au départ, d’aider les gens complexés à mieux s’accepter en gommant certains complexes puisqu’on s’attaque au symptôme et non au problème. De nos jours, la chirurgie esthétique est devenue un phénomène de mode, qui bat tous les records. S’il s’agissait au départ de faire en sorte que les gens se sentent plus "normaux", elle sert maintenant à faire sortir les gens de la norme. Je n’accable pas cette technique que je trouve admirable mais simplement les excès qui en sont le produit. Joli-corps.jpgLa chirurgie esthétique concerne avant tout la beauté du corps. Elle est à distinguer de la chirurgie réparatrice qui a pu réparer des visages et des vies, sauver des brûlés, des accidentés, corriger des malformations congénitales, améliorer considérablement la vie de personnes complexées. Aujourd'hui c'est le culte de la beauté, de la jeunesse et de la minceur qui pousse de plus en plus de personnes à avoir recours à la chirurgie ou à la médecine esthétique. On assiste à une banalisation des actes de chirurgie esthétique par leur utilisation de plus en plus fréquente, notamment, dans les émissions de téléréalité. Chirurgie et médecine esthétique gagnent sans cesse en popularité. Les prix se démocratisent mais cela ne se fait pas sans risque. La chirurgie esthétique, qui est le reflet (miroir) de notre société dans laquelle nous vivons est régie pas un ensemble de codes et notre comportement et notre morphologie en subissent lorsqu’ils ne sont pas conformes à la norme. Voir à longueur de journée des publicités faisant l’apologie de corps amincis aux courbes bien rebondies au niveau de la poitrine et du fessier incite les femmes à se remettre souvent en cause en espérant un corps idéal similaire à ceux imposés par le diktat de la beauté, où le culte de l’apparence et de l’image est roi. La recherche de la perfection physique n’est pas mauvaise en soi, mais lorsque cette dernière vous amène à mettre en danger votre vie, cela souligne un important dérèglement émotionnel. anorexie_mentale-.jpg Quand on est ado, le corps se transforme, on passe plusieurs heures devant la glace, ces doutes identitaires donnent parfois la déprime et on focalise sur telle ou telle partie du corps. Pour les filles, bien souvent les seins, les hanches… (indices d’une féminité naissante). Et si la chirurgie esthétique pouvait aider à dépasser ces complexes, comme une panacée (remède contre tous les maux) à toutes les imperfections en occultant les risques psychologiques pour les patientes. Aujourd'hui, ont est à la recherche d'une belle poitrine, un visage jeune, un ventre plat ou des fesses rondes et belles, les femmes et les hommes se mettent dans le risque de vivre avec les mauvais résultats de ces interventions. Aussi parmi ces complications qui sautent aux yeux on trouve des seins franchement asymétriques, des paupières qui ne ferment plus sans parler du laser qui cause plusieurs risques sur les nerfs et la peau. Chaque matin, le miroir est notre interlocuteur (ces cernes, cette graisse, ces rides, ce nez…). L’image que nous avons de nous n’a souvent aucun lien avec le réel. Alors qu’elle est squelettique, l’anorexique se voit énorme. Et le dysmorphophobique (celui qui a peur d’un défaut physique) se découvre, à chaque instant une nouvelle monstruosité, mais qu’il est seul à voir. Evidemment, le principal traitement de la dysmorphophobie n’est pas la chirurgie esthétique, le problème étant psychique, le fait de changer l’apparence physique ne résoudra rien. (au pire, trouvera le résultat encore plus horrible, au mieux, déplacera le problème sur une autre partie du corps). Plus nous plaçons la barre haute, plus nous risquons de nous dénigrer (la beauté n'est pas nécessaire, un gros nez ne mérite pas une déprime). Pour Madame tout-le-monde, les magasines "people" et autres torchons voyeurismes des "stars" s’évertuent à décrire un triste tableau de la vie pathétique et dégénérée des "stars" (voici donc la vie dont je rêvais, mais finalement je ne rate rien). Alors, souvenez-vous que ce qui charme l’autre ce sont aussi nos imperfections, nos "défauts" qui font aussi notre richesse et notre beauté, elles contribuent aussi à la construction de ce que nous sommes, de notre personnalité. Les gens qui veulent se tourner vers la chirurgie ont leurs raisons, mais je pense qu'il faut apprendre à s'accepter et à être content de soi plutôt que de se fier au regard des autres pour être heureux. La bonne nouvelle, c'est que personne n'est parfait, il est donc tout à fait normal de se sentir imparfait(e) et d'avoir des complexes.

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Donatella Versace,.jpgDonatella Versace, est née le 2 mai 1955 à Reggio di Calabria en Italie. C'est une styliste italienne. Elle est la sœur du créateur de mode Gianni Versace, fondateur de la maison de couture milanaise Versace. Donatella Versace est une adepte de la chirurgie esthétique, jusqu'à l'excès. Elle a une fille aînée, Allegra, et un fils prénommée Daniel, qu'elle a eus de son mariage avec un mannequin américain.

 

 

2-jocelyn-wildenstein.jpgJocelyn Wildenstein, si son nom ne vous dit rien, en revanche son visage reste dans les mémoires. Quand on parle des ravages de la chirurgie esthétique, on pense immédiatement à Michael Jackson, du côté des hommes. Et du côté des femmes ? La médaille d'or revient sans hésiter à Jocelyn Wildenstein, la femme qui voulait ressembler à un chat, et qui, à la longue...semble avoir réussi son pari. Mais à quel prix.

 

 

 

 

ferrari Lolo.jpgLolo Ferrari, décédée en 2008 à l'âge de 37 ans, l'actrice Lolo était surtout connue pour ses prothèses mammaires qui défiaient les lois de la grativité. Courant après la célébrité, elle a subi plus de 25 opérations pour devenir un monstre de cirque qui l'a fait entrer dans le livre des records comme  "la femme à la plus grosse poitrine du monde". Loin aussi l’époque où elle arborait comme des trophées ses prothèses mammaires pesant chacune trois kilos et se perchait sur des talons de douze centimètres pour avancer plus vite vers son destin. Désormais, elle n’avançait plus et tombait même régulièrement, déséquilibrée autant par ses talons que par ses seins.

jackie_stallone001.jpgJackie Stallone, la maman de Rocky n'est jamais montée sur un ring et pourtant elle est drôlement cabossée. Jackie Stallone fait partie de ces femmes qui ne veulent pas vieillir, et surtout du Botox en veux-tu en voilà. Jackie ne fait pas ses 90 ans, mais, même si elle fait plus jeune, l’abus du Botox a fait de son visage une espèce d’œuvre d’art ratée. Mi-femme, mi-poisson, Jackie n’aurait pas dû abuser de la chirurgie esthétique. À bon entendeur…

 

 

 

michael-jackson-chirurgie-esthetique-nez.jpgMichael Jackson, première star mondiale à avoir abusé de la chirurgie esthétique tous les deux mois. Résultat, un visage effrayant avec un nez en "plastique". Aux Etats-Unis, les dernières blagues douteuses affirment que Michael Jackson aura été le seul homme noir à devenir une femme blanche. Mais sans rigoler, son visage émacié fait peur à voir, sa peau est translucide à force de dépigmentation, son menton exagérément carré, ses sourcils ridiculement dessinés et son nez. Trente ans de chirurgie et de traitements à gogo.

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général, sante et danger | Lien permanent | Commentaires (0) |

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