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vendredi, 10 avril 2015

Les Américains ne s'alimentent pas de la même manière que les Européens

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Durant les siècles passés, les hommes ont connu des périodes de famine graves (dans certains pays il y en a toujours). Pour faire face à ce type de situation, le corps possède une technique de stockage des graisses, qui lui permet de constituer des réserves jusqu'à la fin de la famine. C’est la théorie du "gène économe". Cette technique, tous les animaux la possèdent. Mais contrairement aux autres mammifères, l’homme s’est sédentarisé il y a fort longtemps. Il a pu cultiver sa propre nourriture, se développer. Dans certaines parties du monde, les hommes ont réussi a développer leur agriculture au cours du temps grâce aux progrès techniques. Cela a mené à la production en masse, et il y a actuellement abondance de nourriture dans les pays développés.gras-ventre.jpg Et c’est bien parce que l’homme a à sa portée toute la nourriture qu’il désire qu’il va pouvoir prendre du poids. On peut donc penser que la sédentarisation est à l’origine de l’obésité. En effet, les consommateurs du monde entier sont de plus en plus attirés par le mode de vie à l’américaine. On assiste donc a une hausse des fréquentations des fast-food. Or nous savons que l'alimentation qui y est proposée n'est pas la plus saine pour notre corps, et peut avoir des conséquences sur notre santé. Les pays touchés par l’américanisation voient donc leur taux d'obésité augmenter. Nos temps de repas se sont réduits,ce qui incite au grignotage et au recours à la restauration rapide. De plus, les fast food et les sandwicheries sont faciles et pas trop cher ce qui incitent la plupart des personnes à y aller. Ce "gavage" augmente l'obésité et le nombre de personnes en surpoids dépasse désormais 1 milliard de personnes. Si la tendance se poursuit, le taux de mortalité de l'obésité dépassera celui du tabac (près de 900 millions de personnes dans le monde souffrent encore de la faim).

cuiston.JPGDe nos jours la recherche de nourriture n’est plus une préoccupation (sauf dans des situations extrêmes). Manger devient une activité quotidienne, répétitive et banale à laquelle on ne pense pas, mais qui pourtant ne devient jamais automatique et monotone. Il est difficile pour un grand nombre d’entre nous de résister à la nourriture, même si nous n’avons pas faim (je mange quand j’ai faim, je mange quand je n’ai pas faim, je mange quand je suis heureux, je mange quand je suis triste), et c’est bien là que les problèmes de poids commencent. On mange, sans faim, sous la pression sociale, sous le coup des émotions, lorsqu’on s’ennuie, mais manger, c’est surtout un acte agréable par la sensation de bien-être de calmer sa faim et par le plaisir des sens, plaisir des yeux, du nez et de la bouche, qui varie de façon infinie selon la préparation et la présentation des aliments.

le casse-croute.jpgLes Américains ne s'alimentent pas de la même manière que les Européens (c'est vraie, mais qui mange le plus sainement). Voici une conclusion bien surprenante, en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, etc; les gens ont un régime plus riche que les Américains en acides gras saturés et en cholestérol (ce qu'on appelle communément le "mauvais gras" qui favorise le développement de maladies cardiovasculaire). Cette différence peut s'expliquer par la consommation plus élevée de produits tels que fromages (six fois plus), charcuterie (cinq fois plus), viennoiserie (synonyme de boulangerie plus gras et plus sucré (quatre fois plus), viandes (trois fois plus) et œufs dans les régimes alimentaires de chez nous. D'autre part, contrairement à une idée reçue communément répandue, les Américains ne mangent pas plus que nous. L'apport énergétique total estimé est sensiblement le même en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, etc; mais on mange de façon plus diversifiée, on grignotent moins et on consomment beaucoup moins de sucres que les Américains, qui boivent 4 à 5 fois plus de sodas et trois fois plus de jus de fruits. Ces trois éléments permettent d'expliquer en partie pourquoi plus de 35% des adultes sont obèses aux États-Unis. La plus grande sédentarité des Américains, qui passent plusieurs heures devant leur télévision, serait un autre facteur explicatif. Alors dire que l’Américain moyen mange trop, et mange mal est à la fois vrai et simpliste. Aucune hygiène alimentaire n’est apprise à l’école ou à la maison, seule la quantité importe, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de cuisine américaine. Dès qu'on s'intéresse à un État en particulier, on s'aperçoit des différences culinaires, cuisine cosmopolite (asiatique, mexicaine, allemande, italienne, française...). En Californie dans les États du Sud (viandes grillées). Dans le Tennessee et la Georgie (en sauce et avec beaucoup de légumes). En Floride (cubain). En Louisiane (créole). A New York (cosmopolite et débridée), on trouve de tout et à tous les prix, du snack vendu au coin de la rue, au restaurant gastronomique inspiré du modèle français.

restaurent aux etats-unis.jpgLe "breakfast made in America" est l'un des meilleurs rapports qualité-quantité-prix, c'est souvent un vrai repas, copieux et varié qui inclut des plats salés et qu'ils prennent régulièrement dehors. En Amérique, c'est ouvert à toute heure ou presque, un petit creux à 16 heures de l'après midi n'est donc pas un problème, il est fréquent d'avoir une boisson ainsi que des amuse bouche en même temps que le menu, ou juste après avoir choisi son repas (c'est gratuit et relativement copieux), la commande arrive rapidement et impressionne toujours, il faut s'attendre à trois fois la quantité de nourriture que l'on aurait en Europe. Le doggy bag (emballage dans lequel le client peut emporter les restes de son repas), est une tradition dans ce pays que d’emporter chez soi la nourriture que l’on n’a pas terminé de manger, chaque resto a ses propres boites avec leur pub dessus. Les samedis et dimanches matins, les Américains ont l'habitude de bruncher (type de repas qui se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi). Après la grasse matinée, il est un peu tard pour le petit déjeuner, mais on a trop faim pour attendre l'heure du déjeuner. Ainsi, bon nombre de restaurants servent, de 10 h à 16 h en général, le brunch, qui contient des plats à mi-chemin entre le "breakfast" et le lunch, et accompagner d'une boisson chaude, ou parfois d'un cocktail genre "Bloody Mary" (cocktail contenant de la vodka, du jus de tomate, et généralement d'autres épices telles que la sauce tabasco, du sel au céleri, du jus de citron, de la sauce Worcestershire ou autre). On trouve souvent des formules de brunch arrosé au champagne. Le personnel des restaurants, est toujours super sympa, accueillant et prêt à vous aider. Votre verre ne contient plus qu'un tiers de son contenu initial ? Attendez vous à en recevoir un nouveau tout neuf et tout plein, parfois même sans avoir à le demander. Aux Etats-Unis lefree refill (remplissage gratuit) est de coutume avec des verres d'un demi litre. pourboire.jpgLes employés n'hésitent donc pas à être amicaux, pour le" tip" ou gratuity (pourboire) qui est quasiment une règle exigeant de donner au moins 15% du montant du repas pour le service, les salaires des employés de restaurant se font exclusivement sur ces "tips" (il est fréquent de ne pas se voir proposer un café ou un dessert). En résumé, le serveur travaille au moins autant pour vous que pour son employeur et cela se ressent fortement dans l'attention qu'il portera à vos requêtes. L’ambiance au resto présente quelques différences, surtout pour les Européens. On vous y attend plus tôt en soirée, vers 18 heures ou 19 heures. Certains restaurants offrent même des "Early Bird Specials" (prix réduits pour mange-tôt), dès 17 heures ou avant.CaesarSalad3.jpg Les Américains sont les champions des salades composées, toujours fraîches, appétissantes et copieuses, elles constituent un repas sain et équilibré. La star est la Caesar salad ((ou César quand le nom est francisé), à base de romaine, parmesan râpé, croûtons et d’une sauce crémeuse, aux anchois et à l’ail. En version de luxe, elle s’accompagne de poulet grillé ou de grosses crevettes (shrimp), impossible d’évoquer les salades sans le cortège de sauces qui vont avec. Les plus populaires sont la "Ranch" (relevée d’ail et de poivre), la "Blue cheese" (parfumée au bleu), la "Thousand Island" (de couleur rosée et un peu l’équivalent de notre sauce cocktail) avec des cornichons et des œufs durs hachés, et la Caesar parmesan et à l’ail, qui accompagne la Caesar salad. muffins.jpgIl y a aussi, les "muffins", aux myrtilles, à la framboise, à la banane, etc., moelleux et délicieux, qu'on trouve surtout dans les coffee-shops. Beaucoup d'Américains mangent des "donuts" (beignets en forme d'anneau, un peu gras forcément), les "bagels" beaucoup plus digestes (sorte de petit pain à la mie dense, en forme d'anneau), traditionnellement grillés (toasted) puis tartinés de cream cheese (cousin américain du Kiri) ou beurre et confiture.

dessert.jpgLe "sundae" est un dessert à base de crème glacée, d'origine américaine. Il est généralement surmonté d'une sauce ou d'un sirop, ainsi qu'éventuellement d'éclats de noix de pécan, noisette ou noix, de vermicelles ou de pépites de chocolat de crème fouettée ou d'une cerise. Outre la glace classique, il existe aussi le "frozen yogurt" (yaourt glacé), un peu plus léger en matières grasses mais à la texture onctueuse. Les smoothies (cocktails de fruits mélangés à du yaourt, du lait ou de la glace, un autre délice) remportent un gros succès. Les plus connus sont les carrot cakes (gâteaux aux carottes), les cheese-cakes mais aussi les chocolate cakes, apple pies, pecan pies, pumpkin pies à l'automne (tarte au potiron), etc.


 

 

https://www.youtube.com/watch?v=sBz6iJcEiGs

Thanksgiving.jpgThanksgiving2.jpgAux Etats-Unis, le jour de "Thanksgiving" (jour d'action de grâce) est consacré à partager un repas avec sa famille, ses amis et souvent ses collègues de travail, en reconnaissance des bonnes choses de la vie. Les invités peuvent apporter des plats pour la célébration mais surtout pas de cadeaux, il peut aussi être consacré à des services communautaires. Le jour de Thanksgiving retrace ses origines aux anciens festivals de récolte (pour remercier les Indiens et le Ciel d'avoir permis aux premiers pèlerins venus d'Angleterre de s'installer et de vivre sur le sol américain grâce aux bonnes récoltes qu'ils ont pu y faire). En 1941, le président Franklin Roosevelt a signé une loi fixant Thanksgiving au quatrième jeudi du mois de novembre. Ce jour est la période de voyage la plus chargée de l'année parce que les familles font un effort particulier pour être ensemble. Mais beaucoup de gens restent près de chez eux pour préparer des repas de Thanksgivings pour les plus démunis dans des Eglises et d'autres établissements de bienfaisance. Manger de la dinde le jour Thanksgiving est une obligation pour la plupart des Américains. La sauce à la canneberge (airelle rouge d'Amérique du Nord), et la tarte à la citrouille, qui est le légume qui sauva les pèlerins durant ce terrible premier hiver et est devenue presque aussi importante que la dinde (le partage du dîner de Thanksgiving avec la dinde est une coutume typiquement américaine).

 

 

 


 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

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