juin 10, 2014

Autrefois nous étions différents

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Autrefois la société était différente que celle où nous vivons. Elle n’accordait pas une grande importance à son image, il n’y avait pas toutes ces publicités qui influençaient la population sur l’idéal. Être maigre n’était pas une mode mais était pris comme un signe de maladie ou de pauvreté. Les hommes et les femmes de haute bourgeoisie avaient la peau blanche, car être bronzé étaient pour eux un signe de pauvreté, puisque les paysans qui travaillaient toute la journée à l'extérieur étaient bronzés par le travail. "Prenons pour exemple les peintres, ils peignaient des femmes bien en chaires et pâle plutôt que des femmes minces et bronzé". Aujourd'hui, nous vivons dans un monde où les magazines de mode sont constitués de belles femmes minces et parfaites ainsi que d‘hommes musclés. On a souvent tendance à oublier que ce sont des photographies modifiées par des logiciels et des professionnels pour masquer les imperfections (boutons, plaques rouge, cellulite et autres). Les personnes d’aujourd’hui refusent de suivre le cours normal d’une vie et font tout pour paraître plus jeune (chirurgie esthétique) et ressembler à ces modèles dans les magazines, cela montre bien que nous vivons dans un monde où le physique est plus important que les capacités intellectuelles. Chaque époque s'accomplit dans la nostalgie et le dépassement de celle qui la précède, mais ce qui est sûr, c'est qu'autrefois, la vie était plus dure qu'aujourd'hui. Pour beaucoup, autrefois c'était le "bon vieux temps", qui était plus agréable à vivre que le moment présent. Alors que si on compare notre style de vie a celui des années 1800, il était très différent du nôtre (il n'y avait pas d’avion, ni d'autos, ni d’électricité, ni d'hygiène, ni de prise en charge, etc.). On oublie que peu d’adultes étaient à la fois en bonne santé et séduisants, sans parler de l’odeur ni de la saleté qui étaient tout à fait courantes… Hommes et femmes ont souvent dû avoir des haleines fétides à cause des dents gâtées, de maux d’estomac constants dont on trouve mention dans de nombreuses archives, tandis qu’ulcères purulents, eczéma, croûtes, plaies suppurantes et autres maladies de peau étaient monnaie courante et duraient souvent des années. Par contre, les valeurs étaient respectées, les mariages duraient jusqu’à la mort, les enfants respectaient leurs parents, les élèves craignaient leurs professeurs, les jeunes filles s’habillaient décemment, de plus les gens s’entraidaient, les voisins étaient aussi des amis et on ne méprisait pas les vieillards. Maintenant quand je vois cette jeunesse glandouiller sur les réseaux sociaux, maugréer contre leurs aînés, se plaindre de leur sort, alors qu’ils sont malgré tout de grands privilégiés qui s’ignorent (ont-ils seulement conscience). Bien sur, il n’est pas question de dire qu’aujourd’hui tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, d'aillieurs qui accepterait de troquer un seul aujourd’hui imparfait contre deux bons vieux temps.

Autrefois.jpgCombien d'hommes et de femmes avant nous ont foulé nos rues, nos chemins, nos places, nos bancs d'école, nos Eglises...,ceux-la ont disparu en laissant parfois quelques traces dans nos mémoires ou dans nos mur. Nos ancêtres utilisaient mainte expression aujourd’hui disparue, ou qui survit sous une forme tronquée. "Voici quelques exemples". (A Pâques ou à la Trinité - Mange ta main et garde l'autre pour demain - Pleure tu pisseras moins - Faut pas chercher midi à quatorze heures - Faut pas parler aux cons, ça les instruits - Les bras m'en tombent des mains - Faut pas pousser mémé dans les orties - Se monter le bourrichon - faire le zouave - mener une vie de patachon - être bouché à l'émeri – etc.).


 

hasard.gifLe hasard (fatalité) fait bien les choses, expression trompeuse qui donne l’illusion d’attribuer la toute-puissance au hasard alors qu’elle constitue un déni du hasard, donc le hasard est synonyme "d'imprévisibilité" car il exprime l'incapacité de prévoir avec certitude un fait quelconque. Par exemple, l’âne de Buridan "Placé à égale distance de deux bottes de foin identiques, l’âne doit choisir par laquelle il va commencer pour se nourrir". S’il veut faire un choix conscient et objectif, il n’a aucune raison d’aller vers l’une ou l’autre, et par conséquent il meurt de faim. Sinon, il choisit d’aller vers l’une des deux, sans justification aucune, et il se nourrit. Ceci pour dire que choisir sans raison, "au hasard", est souvent nécessaire, et que même les animaux peuvent choisir, indépendamment du degré de conscience qu’on leur attribue. A la fois le sentiment de la coïncidence se manifeste le plus souvent au détour d’un événement fortuit ou d’une rencontre à laquelle on ne s’attendait pas. Par exemple, nous ratons le premier bus du matin et, au suivant, tombons par hasard sur l’amour de notre vie. Donc, le hasard n'est qu'une apparence, une illusion, il nous sert à expliquer l'inexplicable. Le hasard est une chose de tellement banal qu’il ne se passe pas une journée sans que l’on y pense ou que l’on prononce au moins une fois son nom, on le retrouve, sous les formes les plus diverses (proverbes, dicton, superstition, etc.), de ce qu’on appelle "le destin", "le sort", "la chance" ou "la fatalité", le hasard prend alors sa place au cœur de nos existences (jamais 2 sans 3, jouer sa vie à pile ou face, qui perd gagne, la chance ne frappe jamais deux fois à la même porte, rien n’arrive par hasard, le hasard fait bien les choses, ne jamais rien laisser au hasard, à tout hasard, etc.), autant d’expressions courantes qui désignent, chacune à sa manière, la face cachée de la vie (la théorie c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi).

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tenir la chandelle.jpgTenir la chandelle. Imaginez-vous au début du XIXe siècle, lorsque l'électricité et les lampes de chevet n'existaient pas. Vous êtes de la haute société et avez bien entendu du personnel de maison. La nuit est là, vous êtes pris d'une envie pressante de batifoler dans le lit conjugal, avec votre moitié ou votre illégitime, mais surtout pas dans le noir. C'est très simple, vous appelez à la rescousse un de vos employés pour qu'il vous tienne un chandelier à proximité du lit pendant vos ébats. Ce scénario était bien une réalité d'autrefois, le valet ou la soubrette devant bien sûr se tenir le dos tourné. Et c'est bien là l'origine de cette expression, d'autant plus que, comme il s'agissait de relations amoureuses, il fallait y ajouter les sous-entendus érotiques d'une chandelle bien verticale.

Etre A-LA-BOURRE.jpgEtre à la bourre. Autrefois, "être à la bourre" signifiait que l'on était pauvre, dans la misère. Cette expression serait née d'un jeu de cartes appelé "bourre". Celui-ci pouvait se jouer à deux, trois ou quatre. Tous les joueurs misaient la même somme, et le tout était ensuite partagé entre eux en fonction du nombre de plis que chacun avait levé. Lorsque l'un d'eux n'avait fait aucune levée, on disait alors qu'il était "bourru". Au fil des manches, il était possible de ramasser un bon paquet d'argent, si bien que celui qui "bourrait" était celui qui avait perdu toute sa fortune, qui avait pris du retard dans le nombre de plis amassés. Par extension, "être à la bourre" est entré dans le langage courant pour signifier qu'une personne est en retard.

gros jean devant.jpgGros-Jean devant. Autrefois, un "Gros-Jean" était un rustre ou un niais. Et devant était compris comme avant. Un Gros-Jean qui n'arrivait pas à comprendre quelque chose, même après qu'on lui ait donné des informations susceptibles de l'aider, était donc aussi stupide après qu'avant.

 

 

etre dans de  beau drap.jpgEtre dans de beaux draps. Les "draps" ont longtemps désigné les "habits". Autrefois, on disait "être dans de beaux draps blancs". Cette expression décrivait une situation honteuse. En effet, à cette époque, les gens accusés de luxure devaient assister à la messe habillés de blanc, ce qui devait faire ressortir les aspects "noirs" de leur vie. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, "mettre un homme en beaux draps blancs" signifiait le critiquer. Etre dans de beaux draps blancs" voulait donc dire que l'on était sujet aux moqueries, que l'on était dans une mauvaise situation. Aujourd'hui le qualificatif "blanc" a disparu, mais le sens de l'expression n'a pas changé.

 

 

4epingles.gifEtre tiré à quatre épingles. Autrefois, on disait d'une personne bien habillée qu'elle était "bien tirée". Parallèlement, vers le XVe siècle, les "épingles" étaient l'argent de poche que les femmes pouvaient mettre de côté lorsque leur mari leur donnait une petite somme pour leurs courses, ou qu'elles gagnaient d'elles-mêmes de diverses manières. Ainsi, il s'agit certainement d'un rapprochement entre ces deux expressions, comme si on pouvait s'acheter de beaux vêtements et donc être bien habillé grâce aux "épingles" que l'on avait mis de côté.

 

etre aux aboies.jpgEtre aux abois.  Autrefois, les "abois" qualifiaient le moment où un animal chassé se trouvait encerclé par la meute de chiens, et où il ne pouvait plus échapper à la mort. Etre aux abois signifie donc "être arrivé à la fin de quelque chose, ne plus avoir de choix". On l’emploie également pour symboliser une personne à l’affût, tel qu’un criminel traquant une proie.

 

 

Ecartelement.jpgSe mettre en quatre.Née vers le milieu du XVIIe siècle, elle signifie que l'on se donne beaucoup de mal. Cette locution a dû venir d’une allusion aux efforts qu’il fallait à un bourreau pour écarteler un criminel. On s'imagine assez facilement tenter de plier son corps en quatre morceaux, ce qui évoque rapidement la difficulté et les efforts nécessaires pour y arriver. On utilise surtout cette expression pour signifier un effort fait vis-à-vis d'une personne.

 

 

 

bon an mal an.jpgBon an, mal an.  Depuis le XVIIe siècle, on utilise l'expression lorsque l'on est en présence d'un fait répétitif, sur une durée donnée. En faisant la moyenne sur cette durée, on va tenir compte du bon et du mauvais succès d'un événement ou d'un fait. Comme pour un agriculteur céréalier, il aura des années  avec de bonnes récoltes ("bon"), et d'autres années avec de mauvaise récoltes ("mal"). Il faut donc faire une moyenne, afin d'avoir une vision globale des variations qu'il y a eu pendant ces périodes.

fendre un cheveu en quatre.jpgFendre les cheveux en quatre.Cette expression date du 17e siècle et a été légèrement modifiée, on disait à l’origine "fendre un cheveu en quatre". L’on comprend mieux alors l’expression puisque fendre un cheveu en quatre exige une précision extrême pour… pas grand-chose. Lorsque l’on coupe les cheveux en quatre, c’est que l’on rentre trop dans le détail (personne méticuleuse, voire beaucoup trop précise). Pour résumer, on peut en effet imaginer qu'essayer de couper un cheveu en quatre est perdu d'avance, et surtout inutile.

donner carte blanche.jpgCarte blanche. Apparaît dès 1451 dans le sens de "libre initiative". Plus tard, on dira "donner la carte blanche à quelqu'un" pour signifier qu'on lui laisse dicter ses conditions. Enfin, au XVIIe siècle, donner carte blanche prend le sens de "donner les pleins pouvoirs". Aujourd'hui, l'expression signifie qu'on laisse une personne prendre toutes les initiatives qu'elle souhaite.

 

 

 

calvaire.jpgAvoir bon dos. Autrefois, cette expression signifiait qu'une personne était assez forte pour porter de lourdes charges. D'ailleurs, tel était le sens du mot "dos". Par la suite, on l'a utilisé pour signifier qu'une personne semblait être la responsable idéale d'une faute commise. Ainsi, on dit qu'un individu "a bon dos" lorsqu'il semble être coupable de quelque chose, même s'il est innocent.

 

il y a belle lurette.jpgIl y a belle lurette. Cette expression est apparue en 1877. En fait, le mot lurette n'existe pas, il s'agit d'un mix entre "belle et heurette" signifiant une petite heure. Le mot belle amplifie largement cette durée indiquant ainsi un temps d'attente plus long.

 

 

 

joyeux drilles.jpgDe joyeux drilles.  Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui remonte au XVIIème, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. Le drille dans le vocabulaire argot des militaires serait le commandant d’escadrille, pour devenir ensuite  une sorte de soldat vagabond qui entrait dans les villages pour voler la nourriture et le vin des habitants. Comme ces drilles se déplaçaient généralement en bande et grâce aux vertus de l’alcool, ils avaient un comportement de franche camaraderie qui fit d’eux de joyeux fêtards malgré leur mauvais comportement et c’est d’ailleurs pour cela qu’il ne reste de cette expression que l’idée de fête, celle de voyous et dévergondés personnages aurait disparu (idée bien accentué par l’adjectif joyeux).

une chique molle.jpgEtre comme une chiffe molle. L'origine d'être comme une chiffe molle date du XVIème siècle ou le mot chiffe vient de  "chip" en anglais qui veut dire petit morceau et "chiffre" en français pour désigner un objet sans valeur. On retrouve alors dans le patois du nord le mot "chipe" qui signifie chiffon. Donc la chiffe est un chiffon mou. Ainsi, au début du XVIIIème siècle être comme une chiffe molle prend toute son ampleur par comparaison avec ce bout de tissu.

 

 

 

 

Il n'est pas à prendre avec des pincettes. Cette expression date du XIXe siècle. On utilisait des pincettes pour déplacer des choses sans les toucher. Cette allocution s'est étendue aux personnes pas très propres puis a pris un autre sens en faisant référence aux personnes en colère à qui l'on s'adresse avec précaution.

Tourner de l'œil. A tout d'abord eu le sens de "mourir". Déjà vers 1800 on disait "tortiller de l'œil", qui avait la même signification. Depuis, l'expression signifie simplement "s'évanouir".

Voir 36 chandelles. En 1464, on ne disait pas Voir 36 chandelles mais "voir les chandelles". Au fil du temps, on est passé "des chandelles", à mille, voir cent mille, puis à 36. Cette expression signifie que l'on est tout étourdi, soit à la suite d'un choc physique, soit à l'annonce d'une nouvelle bouleversante.

Prendre son pied. Cette expression date du XIXe siècle. Le pied désignait une ration à l'époque des corsaires : il s'agissait de l'unité de mesure pour partager les biens d'un butin de façon équitable. Plus généralement, on l'emploie lorsque quelqu'un est satisfait, qu'il a eu son compte !

Poser un lapin. Signifie de nos jours ne pas aller à un rendez-vous, sans prévenir la personne qui nous attend. Cependant, le sens était autrefois différent. En 1880 par exemple, cela voulait dire "ne pas rétribuer les faveurs d'une jeune fille". En effet à cette époque, le "lapin" désignait un refus de paiement. Par la suite, il a également désigné un voyageur clandestin. L'expression, sous sa forme actuelle, serait apparue vers 1890 chez les étudiants, et pourrait provenir de "laisser poser", qui signifie "faire attendre quelqu'un".

Se mettre sur son 31. On ne connaît pas l’origine exacte de cette expression. Toutefois, plusieurs hypothèses ont été émises. La première concernerait la Prusse. Il s’agirait du 31 du mois, qui n’arrive que 7 fois par an, date à laquelle les troupiers recevraient un supplément pour terminer le mois. On aurait alors organisé à cette occasion tous les 31 du mois une visite des casernes, où les soldats devaient nettoyer de fond en comble leur paquetage pour avoir l’air les plus beaux possibles. La seconde explication se base sur l’ancienne forme "se mettre sur" pour "mettre sur soi", "s’habiller". Le chiffre 31 serait tout simplement une déformation de "trentain" qui désignait un drap très luxueux. Selon une autre explication, l'expression nous proviendrait d'une fête jésuite qui a lieu le 31 juillet (fête de Saint-Ignace de Loyola). Durant la célébration, les novices recevaient de nouvelles soutanes.

Vivre à la colle. L'origine de cette expression est peu claire, le fait qu'elle s'adresse aux personnes non mariées n'est pas expliqué. Au XVIII ème siècle, l'expression était utilisée sous la forme "coller à la peau" pour désigner la vie sous le même toit, en couple, sans être marié.

Jamais deux sans trois. Cette expression trouverait probablement ses origines au XIIIe siècle. A l'époque, on employait "tierce fois, c'est droit" pour indiquer qu'un acte devait être entrepris trois fois pour être réussi. Il s'agit bien évidemment d'une légende sans réelle preuve, à laquelle on croit ou pas.

Jeter sa gourme. Gourme était un mot employé au XIVe siècle pour désigner une maladie du poulain, passage obligé avant de devenir un cheval. Elle a ainsi été transposée pour les humains et précisément pour les jeunes garçons qui commettent leurs premières frasques (réaliser ses premières folies).

Jeter son bonnet par-dessus les moulins. Cette expression date du XVIIe siècle. A cette époque, le port d'un chapeau, fichu ou bonnet, était une habitude. Tout le monde a déjà observé quelqu'un jeter quelque-chose par colère, c'est donc bien l'image de cette expression renforcée par la grande hauteur d'un moulin (abandonner quelque chose, se sentir incapable).

Je vous donne mon billet. Cette expression date du XIVe siècle, à l'époque le mot « billet » désignait un message court. De nos jours, on emploie essentiellement ce terme en journalisme. Cette locution est donc l'image d'une personne prête à mettre sur papier quelque chose pour en attester (affirmer, assurer quelque chose).

Je vous le donne en mille. Cette expression date du XVIIe siècle. On pourrait dire qu'il s'agit de la contraction d'une phrase beaucoup plus longue «Je vous le donne à deviner, mais vous n'avez qu'une chance sur mille de trouver la réponse » qui signifie qu'on a peu de chance de trouver (il semble très difficle de trouver la réponse).

 La paille et la poutre. Cette expression du XVIIe siècle est issue de l'évangile. Tout comme la poutre qui devrait être plus visible que la paille qui se trouve derrière, cette expression fait allusion aux personnes qui perçoivent des défauts minimes chez les autres mais ne voient pas les leurs (désigne une personne qui perçoit les défauts des autres mais pas les siens).

Les bras m'en tombe. Cette expression est une image figurant qu'une personne est tellement surprise qu'elle en perd ses bras. Autrement dit, la stupéfaction est telle qu'elle ne peut réagir (je suis très étonné).

Les moutons de Panurge. Cette expression trouve son origine dans l'œuvre de Rabelais. En effet, l'un des personnages, Panurge, veut se venger du propriétaire d'un troupeau de moutons. Pour ce faire, il lui en achète un et le jette à l'eau. Tous les autres moutons en firent autant sans se poser de questions et se noyèrent. Actuellement, agir comme un mouton de Panurge, c'est suivre bêtement le comportement des autres sans se poser de questions.

Manger à tous les râteliers. Cette expression date du XVIIIe siècle. A l'époque, un râtelier était une mangeoire accrochée au mur et facilement accessible à tous les animaux, il était donc facile de manger dans celle du voisin ! Adaptée aux hommes, cette expression signifie profiter de quelque chose sans scrupule.

Manger son pain blanc en premier. Cette expression date du XVIe siècle. A l'époque, les pauvres mangeaient du pain de couleur grise, signe d'impureté alors que la classe bourgeoise avait droit au pain blanc. Cette expression signifie commencer par le meilleur et remettre le reste à plus tard.

Marquer au fer rouge. Dans l'Antiquité Romaine, les condamnés étaient marqués sur le front avec un fer rougi pour qu'ils gardent la trace de leur crime à vie et que celle-ci soit visible de tous. Ensuite, ils furent marqués sur les jambes ou les mains. Sous l'Ancien Régime, la trace représentait une fleur de lys, qui fut ensuite remplacée par des lettres. Ainsi, on utilisait le V pour "voleurs", GAL pour "galérien", (TP) pour "travaux forcés à vie", T pour les condamnés dans un temps limité et le (F) pour les faussaires. Sous l'Empire, le marquage était effectué en public, offrant un véritable "spectacle" à la foule. Ce type de peine fut aboli en 1791, pour être rétabli sous l'Empire en 1806 et enfin être aboli définitivement en 1832. Les animaux eux aussi connaissaient le fer rouge, avant qu'il ne soit remplacé par un système d'étiquette percée sur leurs oreilles. C'est en référence à la souffrance endurée lors du marquage et des séquelles psychologiques que celui-ci laissait que l'on utilise aujourd'hui l'expression "être marqué au fer rouge", qui signifie que l'on est traumatisé par un événement.

Mener une vie de bâton de chaise. Cette expression date de l'époque des porteurs de chaise qui utilisaient deux bâtons pour porter celle-ci. Les bâtons étaient inlassablement soulevés, manœuvrés, tirés, donc en activité constante. Comparer sa vie à celle d'un bâton de chaise symbolise une vie désordonnée, chaotique.


20:44 Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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