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dimanche, 07 février 2016

Cow-boys d'aujourd'hui, Cow-boys d'autrefois

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Le cow-boy de l'anglais" cow" (vache) "boy" ( garçon), qui signifie vacher, est indissociable de l'imagerie de la conquête de l'Ouest, c'est sans doute pour cela que l'image qui est un produit d'un imaginaire collectif. En effet, aventureux, courageux, défenseur de la veuve et de l'orphelin, on peut opposer la vie routinière et néanmoins risquée d'un simple garçon vacher, au service de grands propriétaires. Si l'aventure n'était inexistante, elle a largement été exagérée dans de multiples récits de la vie de ces personnages, grâce à une médiation massive (développement du cinéma, ouvrages à grand tirage, etc). Bien sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs, qui conserve le cheval, les vêtements et certains accessoires issus du cow-boy originel. Cependant, les cow-boys actuels sont des employés sédentaires qui n'ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la piste sur des milliers de kilomètres. On appelle également cow-boy, les_rodeo.....JPG participants des concours de rodéos qui sont aujourd'hui les meilleurs endroits pour trouver de véritables cow-boys provenant de ranch et qui prouvent leurs capacités dans des techniques de cow-boy. Ils font des compétitions, d'encordage de veaux, de maintien sur bronco sauvage et sur taureau et même des courses de chariots. Aujourd'hui, les rodéos sont toujours un divertissement, vous pouvez trouver plusieurs rodéos pendant l'été dans presque chaque ville des Etats de l'Ouest. Les compétitions professionnels de rodéo sont homologuée par la PRCA (Professional Rodéo Cow-boys Association). Et pourtant ils n'attirent que 25 millions de spectateurs par année, il faut dire qu'il y a la "Humane Society of the United States", un équivalent de notre SPA, qui s'élève depuis bien des années contre la pratique du rodéo. Elle reproche notamment l'emploi de la "Flank strap", une sangle en cuir qui entoure les reins du cheval ou du taureau pour stimuler leurs ruades, l'autre point montré du doigt est l'épreuve de la capture du veau au lasso. Un cavalier poursuit l'animal avec une corde, puis il l'entrave, on incite les animaux à courir en leur tordant la queue et en leur envoyant des décharges électriques (terrorisés et fous de douleur). Est-il bien civilisé de se battre contre des animaux que l'on terrorisent pour des amusements et pour des plaisirs?


Aujourd'hui, times-square-cow-boy.jpgvous pouvez voir des "cow-boys" partout dans la partie du sud-ouest des Etats-Unis et vous trouvez même quelques-uns au nord et à l'est. Ils portent des jeans de couturier et des chemises de cow-boy brodées avec des boutons de perle et des crampons ainsi que des bottes à 800$ la paire en peau de serpent ou d'alligator et de chapeau "Stetson". Vous les trouvez dans des restaurants, des casinos, des centres commerciaux et des épiceries. La plupart d'entre-eux écoutent de la musique "country western" et dansent le Texas two step. Beaucoup traînent dans les saloons locaux ou les salles de billard. Ils aiment porter des vêtements de cow-boy.

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Au cours du siècle dernier, il y avait quantité de cow-boys dans les grands espaces, les cow-boys étaient une partie intégrante de l'ouest américain pour une brève période seulement. Les colons espagnols en Californie et au Mexique ont établi les premiers "Ranchos" dans le sud-ouest au début du 19e siècle et ont employé des "Vaqueros" pour s'occuper de leurs troupeaux de bétail. Au milieu de ce siècle-là, de grands nombres d'américains d'origine européenne et des esclaves afro-américains libérés ont immigrés au Midwest et au sud-ouest à la recherche de terres libres ou peu coûteuse. CowBoys 1907.jpgDe ce temps-là, les grands ranchs de bétail de l'ouest ont été établis et les cow-boys américains ont proliféré. Les terres marginales du sud-ouest ne reçoivent pas assez de précipitations pour soutenir des forêts ou de l'agriculture. Au lieu de cela, ils soutiennent des milliers de kilomètres carrés d'herbe et de végétation basse. Ces terres sont idéales pour faire paître du bétail, mais il faut beaucoup de hectares de terre pour subvenir aux besoins de chaque vache. Au début du 18è siècle, la plupart des prairies du Texas, de l'Oklahoma, de l'Arizona et d'autres états du sud-ouest a été déclarées "Open range" ce qui signifie que le bétail pouvait couvrir ou errer dans des secteurs énormes. Les cow-boys étaient les gardiens des troupeaux qui s'occupaient de ce bétail largement dispersé sur de grandes distances par les grands espaces à la recherche de nourriture, c'est pourquoi les propriétaires du bétail marquent les vaches au fer rouge pour identifier leur propriété.



Chaque ranch avait sa propre marque distinctive. Quelques marques étaient simplement les initiales du propriétaire comme la marque "JT", une ligne courbée sous la lettre a été appelée "rocking" (Balançant) etc. Les propriétaires ont jalousement gardé leurs marques et la punition pour vol du bétail et modification de marques était parfois la mort par pendaison. Pendant la majeure partie de l'année, le bétail errait par les pâturages ouverts et exigeait peu de soins. Chaque printemps après que les vaches ont donné naissance, il était nécessaire de trouver tous les jeunes veaux (appelé dogies) tant qu'ils étaient avec leurs mères et marquer chacun d'entre eux pour identifier leur propriété. Pendant ce rassemblement de printemps, beaucoup de cow-boys ont parcouru les grands espaces à cheval à la recherche des vaches avec leurs nouveau-nés et les ont rassemblés dans des enclos de marquage provisoires. Les cow-boys ont alors encordé chaque veau, appliqué rapidement la marque du ranch et l'ont restitué à sa mère. Très peu de chemin de fer se sont étendus dans les territoires de l'Ouest et aucun n'a atteint les pâturages ouverts. Au moins une fois par an, les cow-boys du ranch ont rassemblé tout le bétail destiné au marché et les ont guidés par les montagnes et à travers des déserts vers la gare de chemin de fer la plus proche (saint Louis, Kansas-City, Abilene et DodgeCity). Le "Cattle drive" (rassemblement de bétail) était souvent un voyage long et fatigant qui durait plusieurs semaines et employait des douzaines de cow-boys avec un "chuck wagon (chariot de cuisine mobile). Parfois , les cow-boys ont conduit des troupeaux de milliers de têtes de bétail sur des centaines de kilomètres vers la station ferroviaire.


Au début du vingtième siècle, les chemins de fer ont atteint les secteurs les plus lointains de l'Ouest et le pâturage ouvert a été divisés en des parcelles de terre privées. Aujourd'hui, les véhicules 4x4 ont remplacé en grande partie les chevaux de cow-boy et les rassemblements de bétail sont fait avec des camions à dix-huit roues. Il y a toujours quelques cow-boys travailleurs là bas dans l'Ouest, mais ils sont de loin moins nombreux. Ang Lee.jpgA la différence des cow-boys des villes, les cow-boy de l'Ouest choisissaient des vêtements adaptés à un travail pénible, au climat et au terrain, ils devaient être solides pour résister à l'usure du frottement contre les animaux et à la végétation épineuse et aussi pour se protéger du soleil de l'Ouest et du froid de la nuit. Aux Etats-Unis , l'influence des traditions locales et du milieu naturel a créé sur le style de vêtement des différences entre le Sud-Ouest (Texas et Nouveau Mexique) et les plaines du Nord (Wyoming, Montana, Dakota). Les revolvers servaient à la protection des hommes et des animaux, mais ils étaient rare que les cow-boys savaient s'en servir. Un Colt représentait un mois de salaire et les propriétaires des plaines du Nord dissuadaient leurs employés de porter des armes.

La journée du cow-boy commençait avec du café, dont les grains avaient été broyés entre deux pierres, on le buvait noir et sans sucre. Au travail, les cow-boys n'enlevaient jamais leur caleçon long (Long johns), dont le bas pouvait s'ouvrir, en cas de besoin naturel. Fait en laine rouge, il tenait chaud pendant les nuits froides et absorbait la sueur mieux qu'une chemise pendant la journée. Les chemises et pantalons étaient en tissu grossier de laine épaisse. Les cow-boys portaient des bretelles identiques à celles de la cavalerie, ils évitaient les harnachements en cuir, dangereux sur un cheval. habillement du cowboy.jpgAu travail, le cow-boy noue son foulard (Bandana), qui lui protège le cou du soleil et lui sert de masque contre la poussière, il porte une veste mexicaine, des chaps étroits, un large Stetson. Son équipement est complété par une paire de bottes montantes, dont les talons de 5 cm sont biseautés et pourvus d'éperons à molette. Les cow-boys ont toujours choisi leurs bottes avec un soin particulier (15$, la moitié d'un mois de salaire). Les bottes de l'Ouest américain sont restées très en vogue bien que leur forme et leur style aient beaucoup évolué, mais de nos jours on les porte plus par plaisir que par obligation.

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Le quartier historique de Stockyards (Texas) nous plonge carrément dans un univers de cow-boys, de saloons et culture western. Il ne s'agit pas ici d'un village reconstitué où les comédiens simulent la vie des gens d'une autre époque. C'est un vrai quartier, avec de vrais cow-boys modernes qui participent à de vrais rodéos. On trouve aussi beaucoup de musiciens et quelques personnages sortis du fond des temps. Sur l'avenue "Exchange", on trouve bien sûr une ou deux boutiques de souvenirs, mais aussi d'authentiques magasins de vêtements où l'on peut s'habiller country du chapeaux aux bottes. Il y a un magasin réputé pour les bottes de cow-boys, les gens viennent de partout pour se faire confectionner des bottes sur mesure, mais comme ils ne peuvent en fabriquer seulement que huit paires par jour, la liste d'attendre est longue (environ un an pour un prix de 10.000$)

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

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