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samedi, 19 septembre 2015

Le cinéma Western dans le Far West, l'Ouest lointain, le Wild West, l'Ouest Sauvage

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cowboys1.1.jpgL'espace entre la côte ouest et les montagnes Rocheuses va constituer la zone privilégiée de la conquête de l'Ouest et du western. Le western est le genre dans lequel les Américains ont reconnu leur idéal de conquête. S'il est un cliché westernien fortement ancré dans l'esprit des spectateurs, c'est bien celui du détachement de cavalerie surgissant sabre au clair, fanion au vent et clairon sonnant la charge, à la rescousse de malheureux pionniers dont la caravane est encerclée par les "sauvages" (Indiens), et du policier héroïque qui tire plus vite que son ombre ou du soldat patriote qui sacrifie sa vie pour son pays en mission solitaire. On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n’est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d’un génocide toujours en cours dans l’indifférence générale. L’accord entre Hollywood et le ministère de la Défense repose sur une équation simple : les producteurs peuvent disposer de tout le matériel nécessaire (porte-avions, sous marins, images d’archives, conseils techniques...) à condition que les films magnifient l’armée, exaltent l’héroïsme, le patriotisme, la camaraderie...et incitent ainsi insidieusement à s’y enrôler. John Ford est né avec le cinéma en 1895, et le western est né avec lui. Il s'est imposé avec sa panoplie de héros nés le colt à la main qui parcourt des immensités à bride abattue, poursuivis par une horde d'Indiens sauvages. Le galop des chevaux, le grondement du troupeau, l'écho qui se propage dans les Montagnes Rocheuses. John Ford racontait qu'au moment des débuts d'Hollywood on croisait de vrais cow-boys dans les studios,BuffaloBill.jpg Wyatt_Earp.jpgBuffalo Bill y jouait son propre rôle dans "Beating Back" et Wyatt Earp, s'était fait engager comme conseiller technique sur les plateaux des premiers westerns. C'est Wyat Earp lui-même qui raconta à John Ford l'épisode d'un règlement de comptes légendaire à Tombstone que tournera plus tard John Struges sous le titre "Gunfigt at the OK Corral", et ce même Wyat Earp rencontra un jeune acteur, Marion Morrison, qui deviendra célèbre par la suite sous le nom de John Wayne. Pur produit de l'industrie hollywoodienne, le western acquit au fil du temps un statut dépassant son cadre initial de pur divertissement. Par ailleurs, l'un des plus grand attraits du western réside dans le caractère palpable et immédiatement évocateur de ses éléments constitutifs. Ainsi, la poussière, la fumée des saloons, les colts, les rues désertes, l'immensité des paysages, concourent à projeter le spectateur dans un univers imaginaires de méchants et de bons. les sept mercenaires.jpgLes détracteurs du western en dénoncent souvent le caractère machiste. La femme est TRAIN-.jpgau contraire souvent présente dans la tradition du western, et parfois même indispensable au déroulement de l'histoire. Il suffit de citer les noms de Marlène Dietrich, Claudia Cardinale, Maureen O'hara, Nathalie Wood pour se rendre compte que les femmes, loin d'être absentes sont au contraire des éléments extrêmement importants. Les tout premiers westerns furent tournés en 1898, pour le cinéma muet, ils captivent une population d'immigrés qui ne sachant pas parler anglais se reconnaissent dans les héros. Ils s'identifient dans le hors la loi, la voie du western est tracée. L'avènement du cinéma parlant va favoriser le développement de film de série B, au détriment du cinéma de qualité. On peut estimer à environ 1.700 le nombre de western tournés depuis les débuts de ce genre cinématographique en 1898, mais un grand nombre de qualité médiocre n'ont pas survécu.

 

Entre 1950 et 1965, pour contenter un public toujours plus avide de violence, le cinéma italien mettra en avant des héros grossiers dans des scénarios surréalistes et n'ayant plus rien à voir avec le western américain qui se refusait à avilir ses personnages. Deux films feront exception à ce genre de massacres "il était une fois dans l'Ouest" et "il était une fois la révolution" sergio_leone.jpgde Sergio Leone (Bob Robertson). Il faut rappeler que les films que l'on a qualifiés de "spaghetti-western" étaient en réalité des coproductions, où intervenaient aussi bien l'Italie, l'Allemagne, la France, ou l'Espagne (les Américains sont des émigrés européens?). L'imagerie semble être figée dans sa légende, la mythologie statufiée par John Ford et John Wayne, les paysages ancrés dans l'inconscient collectif comme celui de Monument Valley et la silhouette d'un cowboy solitaire qui se détache sur l'horizon. Le western a connu dans les années 1960 à nos jours des réincarnations qui à chaque fois, le met à la lumière d'un autre jour, comme c'est de nouveau le cas avec le film "The Assassinassions of Jesse James by the Coward Robert Ford" jesses james et sa bande.jpg(Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford), sorti en 2007, avec Brad Pitt, Casey Affleck. Jesse James fut l'une des premières superstars américaines. On a écrit d'innombrables livres et récits sur le plus célèbre hors-la-loi des Etats-Unis. Des dizaines de romans à 1 cent alimentaient la légende du "Robin des bois", ennemi juré des banquiers et propriétaires de chemins de fer, et généreux défenseur des petits fermiers exploités, Jesse aurait agi au nom d'une cause, noble et tragique, se venger de l'Union qui avait gâché sa vie et celle de sa famille. Ses concitoyens, de plus en plus urbanisés, de plus en plus coincés et réduit à une vie d'une désolante banalité, voyait en lui le dernier des aventuriers (un symbole de liberté,un porte-drapeau de l'esprit Américain), un rebelle charismatique narguant la loi et n'obéissant qu'à ses propres règles (un mythe vivant). Jesse James est né en 1847, dans une famille pro-esclavagiste. Trop jeune pour s'enrôler dans l'armée Sudiste, il s'engage en 1864, dans une bande de tueurs les "Bushwackers" (Sudistes, pro-esclavagistes). Avec la capitulation du Sud, Jesse James abandonne la bande. A partir de 1866, il s'attaque à des banques, les attaques sont de plus en plus nombreuses (trains, diligences, banques), et deviennent même meurtrières. Jesse James devient alors un hors-la-loi renommé. Il est assassiné en avril 1882, par Robert Ford à l'âge de 35 ans alors qu'il tentait de se faire oublier dans le Tennessee.

s’est construite l’Amérique.jpg

 Le "Génocide Amérindien" (Autochtone: Silence de l'Histoire sur l'holocauste canadien). Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrite comme un génocide culturel ou le fait de "tuer l'indien dans l'enfant" les églises chrétiennes ainsi que des autorités de l'Etat, des magistrats, des médecins et de la police mis en place une politique de génocide contre la population indigène. "Imaginez que vous soyez chez vous avec vos deux enfants, un garçon de 6 ans et une fille de 8 ans. On frappe à la porte. Vous allez ouvrir. Un représentant de l’Etat et un officier de la police montée apparaissent dans l’encadrement de la porte. Les deux hommes vous ordonnent de leur livrer vos enfants immédiatement. Ceux-ci vont être emmenés et placés à l’arrière d’un camion où vous pourrez voir d’autres enfants pleurer. Vous êtes contraint de vous séparer de vos enfants (l’Etat a jugé que vous n’étiez pas apte à les élever du fait de votre race. Tout ce qui comptait pour vous vous a été enlevé". Ces pensionnats ont existé des années 1820 jusqu'aux années 1990, le dernier ayant fermé ses portes en 1996. enfant indien.jpgCar ce sont les "écoles résidentielles" qui constituaient les camps de la mort de l'Holocauste au Canada, et à l'intérieur de leurs murs près de la moitié de tous les enfants autochtones envoyés là-bas par la loi sont morts ou ont disparu, selon les propres statistiques du gouvernement. La majorité des pensionnaires raconte des histoires de solitude, de discipline rigoureuse et de sévices physiques, psychologiques, sexuels, pédocriminel ! De nombreux enfants ont été violés par des prêtres. Les jeunes étaient confrontés à une nouvelle culture, à une nouvelle langue et à un nouveau régime disciplinaire que leur imposaient les Blancs. Des cas de stérilisation, nettoyage ethnique, d'expériences médicales contraintes et de torture médicale, de meurtres et de charniers d'enfants ont été reportés dans des pensionnats tenus par les églises. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons. Il y aurait aussi du trafic d'organes. Au moins une douzaine de personnes disparaîtraient chaque mois à Vancouver. Leurs corps sont enterrés dans un endroit sécurisé, et on envoie leurs organes de l’autre côté du Pacifique.


liberté.jpgIl est impossible d’idéaliser la réalité sur laquelle s’est construite l’Amérique (continuent jusqu'à nos jours). En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes. C’est aux Etats-Unis, "pays le plus démocratique du monde", que paradoxalement les déportés africains et les propriétaires Amérindiens auront la plus longue marche vers la liberté. Le racisme et la discrimination ethnique légalement accepté accorde aux Américains blancs des droits et privilèges refusés aux Amérindiens, aux Afro-Américains et aux Latino-Américain. Le "Ku Klux Klan" voit le jour en décembre 1865 dans le Tennessee, sur l’initiative de William Forest un ancien colonel de l’armée sudiste. Les Blancs les plus modestes et les plus pauvres, n’acceptaient pas l’émancipation des Noirs et seront nombreux à grossir les rangs du "Ku Klux Klan". Cette organisation criminelle qui allait pendant longtemps, terroriser et assassiner des milliers de Noirs, comptera jusqu'à 5 millions de membres au début du siècle sur une population américaine de 100 millions de personnes. Pendant la Prohibition, Chicago devient la capitale du crime organisé autour des figures de Frank Nitti, Bugs Moran et Al Capone. Les gangsters de la ville profitent de sa situation proche du Canada, d’où viennent les cargaisons d’alcool de contrebande, avec la complicités auprès de juges, de politiciens municipaux et de policiers corrompus. satan.jpgLes Etats-Unis, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, sont les leaders par excellence du monde dit "libre". L’Amérique est leader dans le monde en matière d’avortement, de divorce, de pornographie, d’homosexualité et de féminisme radical. Ce sont eux qui accordent la confiance ou la retirent, donnent leur aval ou le refusent à telle ou telle alliance, telle organisation internationale, quelques que soient les parties contractantes. Leurs services de renseignements ont participé, toujours au non du sacro-saint principe de la "sécurité nationale américaine", au renversement de régimes réformateurs et démocratiques issus du suffrage universel au Guatemala, en République dominicaine, au Brésil, au Chili, en Grèce, en Indonésie, en Bolivie, en Haïti, etc. Ces mêmes services américains ont contribué à des actions de déstabilisation, contre des gouvernements légitimes à Cuba, en Angola, au Mozambique, en Ethiopie, au Cambodge, au Timor Oriental, au Liban, au Pérou, Congo démocratique (ex- Zaïre), au Yémen du sud, aux Iles Fidji...Parallèlement, les Etats-Unis ont, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mené des interventions militaires directes, terrestres ou aériennes, contre le Vietnam, le Laos, le Cambodge, le Liban, Grenade, Panama, la Libye, la Somalie, l'Irak, et maintenant l'Ukraine (la liste est appelée, aujourd'hui encore, à s'allonger).Peu n'importe que le pays proclamé ennemi soit réformiste, démocrate, socialiste, communiste ou islamiste... il faut l'abattre (démocrate ou républicaine, le locataire de la maison blanche poursuit depuis toujours la même politique étrangère). Je pense que l’Amérique est en déclin depuis des décennies. Elle n’a pas gagné une guerre depuis la Seconde Guerre mondiale, pourtant elle tient à les mener l’une après l’autre dans une tentative désespérée d’atteindre et de maintenir l’hégémonie mondiale. Elle continue à se faire plus d’ennemis que d’amis. "Ses politiques peuvent nous tuer tous".

 

 

Écrit par Country francismarie dans Fims Américain | Lien permanent | Commentaires (0) |

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