http://appalaches.skynetblogs.be/

vendredi, 12 février 2016

Les "Zaricos sont pas salés"

 http://appalaches.skynetblogs.be/

Les Cajuns, composent la communauté francophone.jpg

Cajun Music1.jpgApprécier leur musique, savourez leur "vieux français", et découvrez-les danser et "Laisser les bons temps rouler". Elle se danse plutôt avec les jambes si on est blanc et avec les hanches si on est noir. Les blancs américains ont toujours été intrigués et fascinés pendant presque toute l'histoire des Etats Unis par certains aspects de la culture noire. Et cette fascination s'est manifestée par un intérêt pour la musique noir, avec un intérêt pour un genre de spectacle nouveau, qui étaient "les Minstrels Shows". C’était essentiellement une reprise des chants et des danses des esclaves par des blancs qui se noircissaient le visage au charbon de bois, qui se dessinaient de grosses lèvres blanches et qui mettaient des perruques pour monter sur scène. Cette image a été exploitée aussi au niveau publicitaire avec le noir à l'aspect gentil et souriant tel que, "Banania" ou "Oncle Ben's". Finalement les blancs amusaient les blancs en imitant et en se moquant des "nègres", qui finalement devint le jazz. A la fin de la Minstrelsy presque tous les joueurs de minstrels étaient des jazzmen.

Le Blues,.jpgLe Blues dépeint les chroniques de la vie quotidienne des esclaves noirs, ainsi que leur douleur et leur désespoir à l’issue de la Guerre de Sécession, face à l’hostilité de la communauté blanche. Musicalement, cette douleur est traduite par l’introduction dans la mélodie de notes appelées "blue notes" venant déstabiliser l’harmonie du chant.

cakewalk.jpgLe Negro- spiritual et le Gospel, déportés d’Afrique et arrachés à leurs coutumes et leur religion, les esclaves noirs adaptent à leur convenance la culture de leurs propriétaires. Ils créent ainsi des chants religieux imprégnés de l’Ancien Testament (le Negro-spiritual) et d’autres inspirés de l’Evangile (le Gospel).  A partir du moment où les Afro-américains sont libérés de l'esclavage (1865), ils auront accès à des instruments de Blancs. Ils passent alors peu à peu des tambours, planches à laver, balafons primitifs, importés d'Afrique et éventuellement perfectionnés sur le continent américain (en ce qui concerne le banjo), à des instruments de fanfare (trompette, clarinette, trombone), ainsi qu'au piano. Jouant de ces instruments, ils s'inspirent du répertoire européen (musiques pour fanfares, musique classique pour piano) mais ils détournent la musique de son style original pour l'imprégner peu à peu des acquis du swing et du blues. https://www.youtube.com/watch?v=c1O2X890tighttps://www.yo...

Ragtimepatrolnew.jpgLe Ragtime (de 1870 à 1930), il représente les premiers essais de composition, donc de musique écrite. Composé pour le piano, il s’articule autour d’une mélodie rythmée ("mesure déchirée") et d’une basse constante. Le ragtime, d'abord jouée dans les milieux populaires du Middle West (Missouri), se développe rapidement dans les grandes villes américaines (Saint-Louis, Kansas City et la Nouvelle-Orléans, puis Chicago et New York), avant de conquérir l'Europe au début du 20e siècle. Parfois, le piano cède sa place à l'accordéon et au banjo, devenant ainsi une musique d'orchestre où se mélangent les musiciens blancs et noirs. Si les plus grands créateurs de ragtime furent des musiciens noirs, n'oublions pas les musiciens blancs s'illustrèrent aussi dans ce style.

king_oliver_creole_jazz_band_sanfran_1921.jpgLe jazz New Orleans (vers 1910), la musique de style New Orleans est, à l'origine, un art collectif véritablement populaire, un jazz de proximité, festif, né dans la rue, pratiqué par des orchestres ambulants qui défilent en dansant à la moindre occasion. Ses véritables créateurs sont, pour la plupart, des musiciens autodidactes, qui se soucient fort peu de lire et encore moins d'écrire des partitions, et qui rejouent, par conséquent, d'instinct ou d'oreille, les musiques les plus diverses (work songs, spirituals, hymnes et cantiques, blues folk, chants du folklore anglais, danses espagnoles...), y compris celles des brass bands et des orchestres de danse plus policés. Le jazz se répand dans le Nord des Etats-Unis (Chicago, New York ...), avec quelques grands noms. Le trompettiste Louis Armstrong (1900-1971) - Le clarinettiste et saxophoniste Sydney Bechet qui fut l'un des premiers jazzmen reconnus (1891-1959) - La chanteuse Billie Holiday (1915-1959 ). 

le-swing-du-debarquement.jpgLe swing (années 1930). Après le krach boursier de 1929, le jazz s’allie à la danse pour divertir le peuple américain. C’est le clarinettiste Benny Goodman (1909-1986 ) qui connaît le premier succès du swing. C’est la naissance des premiers grands orchestres de jazz, avec les Big Bands dont les plus célèbres sont ceux de Count Basie (1904-1984 ), Duke Ellington (1899-1974), Cab Calloway (1907). La passion du public pour le Swing (que certains croient différent du jazz) entraîne alors l'apparition de centaines de grands orchestres pour la plupart blancs. On les entend dans toutes les émissions de radio et l'histoire n'a retenu que les noms des meilleurs. Tommy Dorsey (tromboniste),  Artie Shaw qui est aussi célèbre pour ses huit mariages notamment avec Lana Turner et Ava Gardner (clarinettiste), Glenn Miller qui disparut en survolant la Manche en 1944 (tromboniste). Bien entendu , il faut encore compter en cette seconde moitié de la décennie avec l'orchestre du chanteur Cab Calloway, qui remplaça Ellington au Cotton Club en 1932, celui du légendaire batteur Chick Webb qui rencontra à l'hiver 1934 une orpheline de Harlem nommée Ella Fitzgerald. 

be bop.pngLe Be-Bop (début des années 1940), le bebop fut accusé d’être de l’anti-jazz, mais il fut bientôt très suivi. D’emblée, on peut affirmer que le bebop continuait le jazz et en même temps il le transformait. En effet, les boppers n’hésitent pas à puiser leurs thèmes dans le répertoire de la décennie swing pour en faire quelque chose de neuf, avec une harmonisation plus complexe, une accentuation déplacée et un tempo doublé. Avec de jeunes jazzmen noirs (Dizzy Gillepsie, Charlie Parker, Dizzy Gillepsie, Thélonious Monkdonnent) donnent au jazz une rythmique nouvelle, plus complexe, aux harmonies parfois dissonantes. Les tempos sont également de plus en plus enlevés.

  

  http://www.youtube.com/watch?v=o95F92wFMas&feature=player_embedded 


 

zydeco).jpgAu début du XXème siècle, il ne faut pas négliger l'apport des Créoles (les Noirs des colonies françaises, non soumis à l'esclavage), qui étaient aussi bien commerçants qu'hommes d'affaires ou... musiciens. La musique cadienne, originaire de Louisiane. Née au XIX ème siècle, ses instruments de prédilection sont le violon puis l'accordéon. Viennent ensuite la guitare, la basse, le frottoir (ou la planche à laver). La musique cadienne proprement dite, également appelée cajun, a de nombreux liens avec la musique country et le Western Swing. La partie zarico (ou zydeco) est apparue vers les années 1930, elle est dérivée de la précédente, incluant de nombreuses influences Blues et Rhythm & Blues.

cajun-music.jpgCajun Music, le genre vient d'un mélange de valses, de ballades, de Western Swing, et, bien entendu, du Blues. Cette musique a été créée par les français (blancs) d’ Acadie (Canada), qui, chassés par les Anglais, en 1755, se sont réfugiés en Louisiane. La Cajun est essentiellement jouée avec les instruments que les immigrés avaient pu emportés avec eux (violons, accordéon). Le Cajun puise donc son histoire bien avant le XXe siècle mais c'est avec l'enregistrement que le genre va se fixer. D'abord joué avec des instruments rudimentaires tels que le "tit' fer", la planche à laver ou l'harmonica, le genre évolue avec l'appoint du violon et de l'accordéon. Au Cajun joué par les blancs, correspond le Zydeco joué par les afro-américains. La musique cadienne est généralement divisée en deux parties
Zydeco (Zarico),.jpgZydeco (Zarico), proche cousine de la musique Cajun, elle s’en différencie essentiellement par son côté plus "aérien", les Noirs vont, eux, accentuer les temps 2 et 4, qui vient d'un morceau traditionnel Zydeco "son pa salée". Musique cadienne jouée par les noirs aux influences Blues et Rhythm n’ Blues. C'est une fois que le Cajun s'est diffusé par les enregistrements que les afro-américains se sont emparés de ce genre et ont créé le Zydeco. Ce genre est pourtant plus influencé par le Blues et le Rythm n' Blues même si leurs différences sont souvent indiscernables. Pourtant, l'accordéon est l'instrument principal.
Bluegrass (1939).jpgBluegrass (1939), dont le nom est lui-même inspiré du surnom de l'État du Kentucky (the Bluegrass State), surnom qui renvoie à la fertilité des terres du Kentucky où pousse en abondance cette herbe appelée "pâturin" en français. Folklore rural des Appalaches très influencé par la musique celtique des descendants irlandais, des chants religieux chantés par les blancs et du Gospel. Les principaux instruments du Bluegrass sont le banjo, la guitare, la mandoline et le violon. Lors des concerts, la virtuosité des musiciens est mise en avant. Les grands noms du Bluegrass (Stanley Brothers, Jim & Jesse,The Osborne Brothers, Doyle Lawson, Kentucky Colonels, Doc Watson,Vassar Clements, Ricky Skaggs...) Ce genre tire son nom de The Blue Grass Boys, groupe de Country fondé par Bill Monroe en 1939. 

redneck_party.gifL'étymologie exacte du terme Rednecks (péquenot, plouc, bouseux, hillbilly (famille nombreuse) est le terme qui viendrait des coups de soleil aux cou dont souffriraient les habitants des campagnes, souvent agriculteurs, du fait de leurs conditions de travail à l'air libre. Le terme devient particulièrement populaire après la guerre de sécession pour désigner les habitants blancs pauvres, généralement déclassés par la guerre, du Sud des Etats-Unis. Tout au long du Xxème siècle, de nombreux sudistes blancs ont revendiqué le terme avec fierté, comme un signe d'appartenance et d'identification à un folklore et une culture. Ce courant musical se nommait le "hillbilly" dans les années 1920, qu'on pourrait traduire grossièrement par «musique de péquenaud», essentiellement basé sur le violon et le banjo. Considéré comme le précurseur de ce que serait la country dans les années 1950, le style ne se limite pas au bluegrass mais peut inclure des éléments de gospel ou de folk à l'ancienne (Al Hopkins, The Briarhoppers, The Binkley Brothers' Dixie Clodhoppers, Uncle Daniell's Hillbillies, Uncle Dave Macon and his Hillbillies, The Cumberland Ridge Runners). Tous sont vêtus avec les clichés du redneck (salopette, chemises à carreaux, chapeaux de paille...).

Randall Mc Coy.jpgfamille appalachia.jpgCette histoire s'inspire de faits réels qui opposèrent deux célèbres familles américaines, entre 1863 et 1891. Tout a commencé avec Jim Vance assassinant le frère de Randall McCoy, juste après la fin de la guerre. Les deux familles sont aujourd’hui d’accord pour dire qu’il a été la cause de tout ceci. Jim Vance était…juste un autre psychopathe.  Le conflit oppose deux familles, les McCoy, une famille d'agriculteurs profondément chrétiens, vivaient au Kentucky sur une rive de la Tug Fork, un bras de la Big Sandy River. Les Hatlfield, bûcherons athées, étaient implantés en face, de l'autre côté de la rivière, en Virginie occidentale. Chaque camp était dirigé par une figure paternelle forte. D'un côté, Randolph McCoy, descendant d'un émigré irlandais, de l'autre William Hatfield, soldat héroïque puis déserteur du clan confédéré, dont l'oncle a tué un membre de la famille d'en-face. Pour ajouter encore à la tension entre ces deux familles qui faisaient partie des premières vagues de pionniers du milieu du XVIIIe siècle, l'une (les Hatfield) était plus fortunée et mieux insérée dans la vie politique et économique locale, grâce au commerce du bois, essentiel en cette période de Reconstruction post-conflit. Le comportement des uns et des autres pendant la guerre, leur capacité ou leur incapacité à accepter la paix qui en a résulté, les rivalités économiques et les différends moraux et religieux, le tout exacerbé par une tendance affirmée à la beuverie, pousse ces deux familles à se livrer leur propre "guerre civile", de part et d'autre de la frontière entre deux Etats qui peinent à retrouver une place dans l'Union. Les véritables origines de la rivalité entre ces deux hommes et leurs familles sont perdus dans les brumes de l'histoire, mais la légende veut que les sentiments d'amertume a commencé en 1878, lorsque Randolph McCoy accusé d'avoir volé à Floyd Hatfield un de ses porcs (à cette époque les porcs étaient un élément extrêmement précieux de l'économie agricole de la vallée). Le problèmes existaient déjà entre ces deux familles avant l'incident du porc, et certaines personnes attribuent le début de la querelle au cours de la guerre de Sécession. D'autres disent que la concurrence entre les familles dans le marché du bois a déclenché les hostilités. Quelle que soit l'origine, le pic des hostilités est venu quand trois des fils de Randel McCoy furent tués (Bud, Tolbert et pharmer McCoy), Ellison Hatfield avait insulté Tolbert le jour des élections en 1882 et Anse Hatfield en représailles pour le meurtre de son frère en exécutant les trois McCoy sans procès. En 1887, la querelle a été relancée par un avocat nommé Perry Cline (cousin éloigné de Randolph McCoy), qui a utilisé son influence pour faire les cinq actes d'accusation de meurtre contre les Hatfields et commencer le processus d'extradition en vue d'un procès, au Kentucky. Lorsque les gens ont été frustrés par la lenteur du système judiciaire, un raid en territoire Hatfield a été organisé et plusieurs partisans Hatfield ont été capturés et ramenés au Kentucky. Les nouvelles de ce raid réussi a entraîné la mort de deux des enfants de la famille Randel McCoy et de l'incendie de sa maison (1888). La violence était maintenant non seulement entre les Hatfield et les McCoy, mais entre les états du Kentucky et de la Virginie occidentale. Les deux gouverneurs ont appelé la Garde nationale en plus des raids qui ont été organisés par les McCoys dans le territoire de la famille Hatfield. Le gouverneur de la Virginie-Occidentale, E. Willis Wilson, accusé d'avoir violé le Kentucky et a appelé l'affaire à la Cour suprême des États-Unis. En mai 1889, la Cour suprême a statué contre la Virginie-Occidentale et les Hatfields ont été jugé dans le Kentucky. Tous les huit ont été reconnus coupables d’assassinat. L'un d'eux a été pendu en public pour l'assassina de la fille de Randel McCoy (Alifair McCoy) tuée en Janvier 1888, avec perquisition à son domicile, et les sept autres ont été condamnés à la prison à vie. En 1979, les descendants des deux familles, participent à un jeu télévisé pour y gagner de l'argent et un cochon ! En 2000, Ron McCoy de Durham (Caroline du Nord), a organisé une réunion de famille avec les Hatfield et les McCoy. Plus de 5.000 personnes ont assisté à la réunion, qui a atteint une notoriété nationale. En 2003 les deux familles se réunissent pour signer un traité de paix à Pikeville (Kentucky). Cette histoire vient de faire l'objet d'une "mini-série" en trois épisodes, diffusés fin mai 2012 sur la chaîne History, avec Kevin Costner dans le rôle du chef de famille Hatfield.

https://www.youtube.com/watch?v=VUVjNxyvfzI&list=PLGZ...


Jambalaya.jpgLa cuisine de Louisiane, tout le monde en a entendu parler (Crevettes cajun, écrevisses cajun, jambalaya, poulet créole, poivrons farcis à la cajun, etc.). La star de la cuisine louisianaise est la célèbre bouteille de Tabasco, inventée en 1868 à Avery Island (Lafayette). Les habitants de Louisiane s'enorgueillissent d'avoir la meilleure cuisine des États-Unis. Loin du traditionnel hamburger-frites, la gastronomie louisianaise est un festival de saveurs multiples apportées par les différentes communautés, française, espagnole, africaine et créole. Ainsi le Gumbo, plat traditionnel, est un vrai melting pot: Le okras (légumes pimentés africains), les épices (créoles), le roux (base de sauce française), le riz, les fruits de mer et le Jambalaya, proche de la paella espagnole.

danse en cercle.jpgdanse salon group.jpgLes danses comme, la Valse, la Polka, la Java, le Tango, le ChaChaCha, la Samba, la Rumba, le Mambo, le Paso Doble, le Quick Step, le Slow Fox, le Foxtrot, le Boston, la Jive, le Rock, le Madison, le Swing, le Charleston, le Be Bop, le Lindy Hop, la Tarantos, la Salsa, etc; se danse en couple (avec contact physique), face à face en se tenant par la main et dans des formations diverses. Elles étaient basées sur des pas préétablis qui étaient arrangés sous une forme répétitive. Alors qu’au contraire les danses africaines se distinguaient par une improvisation individuelle sur des mouvements basiques (elle se danse en cercle). Les noirs sont venus beaucoup plus tard à la danse de couple, cela ne faisait pas partie des traditions africaines car on différenciait la danse des hommes, celle des femmes et celle des occasions sociales, on distinguait des formations en cercles, en lignes ou en files "indiennes". Quand ils ont adopté la danse de couple au début ils ne la faisaient pas face face mais côte à côte (Cake-walk). Toutes les danses étaient toujours accompagnées par la présence de ce rythme puissant et propulsif qui apparaissait dans les chants, les frappements de mains, de pieds et dans les pas de danse.

Le charleston.jpgLe charleston (1900). Cette danse doit son nom à la ville de Charleston en Caroline du Sud. Le charleston est à l'origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc. Ce n’est qu'aux début des années 1920 que le charleston prit son essor à New York City et particulièrement à Harlem.

The-Fox-Trot-.jpgLe Foxtro (1914) (pas du renard) est une danse de salon qui est née dans le nord de l’Amérique par les populations noires de New York. Elle puise ses influences dans le Gospels, le One-step et le Ragtime. Elle a par la suite été reprise par les populations blanches ce qui lui a permis d'évoluer.

 

lindy hop.jpgLe Lindy Hop ou Jitterbug (1920), est une danse de salon née au 19ème siècle aux Etats-Unis. Elle a plus exactement pris racine dans un club de Harlem, le Savoy.


Le Western Swing.jpgLe Western Swing (1920) s’est développé au Texas. Il provient des groupes de violons et de guitares qui jouaient aux danses de granges. Ils ont adopté certaines caractéristiques de la musique afro-américaine, dont le blues et le jazz (rythme syncopé, des instruments tels le saxophone ainsi que des pratiques d’improvisation). Ils se servaient de la batterie (une pratique inhabituelle dans la musique country de l’époque car les gens y associaient la culture noire).

barndance.pngLe Bluegrass (1920), est typiquement composé de quatre à sept musiciens. Le rythme est donné par la guitare et la basse à cordes. Les instruments de mélodie sont le banjo à cinq cordes et le violon, la mandoline ou le dobro, ou bien une autre guitare. Encore une fois, la présence de la batterie est très rare. Le tempo est habituellement rapide. Une voix principale chantait la mélodie et, au-delà de celle-ci, était une voix plus aiguë et, en dessous de celle-ci, était une harmonie. Ce style fut important dans le développement des groupes de rock folk, de rock country, de rock du sud.

Le jive.jpgLe jive (1927) est un parent direct du boogie et du rock 'n roll. C'est une danse vive et entraînante. L'origine du jive remonte à la dernière guerre mondiale, quand les boys américains mettent les pieds sur le sol de la vieille Angleterre. ils donnent une interprétation de la musique jazz qu'ils dénomment "boogie woogie". Les Anglais la codifie et l'appellent "jive", d'après le titre de la chanson "You are just jiving". Plus distingué et plus droit que le boogie woogie américain.

Le Quickstep.jpgLe Quickstep (1929), est une danse rapide, comprenant de petits sauts, des jetés et des chassés. Le tempo idéal du quickstep est de cinquante mesures à la minute.

 

 

Le Honky-tonk.jpgLe Honky-tonk (1930) est un style musical appartenant à la musique country, tout comme le bluegrass, auquel il s'oppose. Cette musique respire la joie de vivre, c'est une musique pour boire et danser. Influencé par Jimmie Rodgers et Bob Wills, le honky tonk est la musique country qui a le plus influencé la musique actuelle. L’amplification des instruments tels que la guitare, la basse et la batterie a influencé le rockabilly des années mi-1950. La musique honky-tonk a un rythme très stable sur lequel on peut danser. Les pianistes jouaient avec un style boogie-woogie, surtout dans la basse. Les thèmes incluaient la dépression, la perte d’emploi ou l’abandon d’un amant infidèle. Hank Williams (le père) était un compositeur populaire du honky-tonk (Honky-Tonk Blues, Jambalaya, Chattahoochie, Honky Tonk Woman).

rock en.pngLe rock 'n' roll (1940) s'inspire du rhythm and blues (parallèle au gospel), de la country and western, du folk, du blues.... Pour simplifier, le rock 'n' roll est un style musical inventé par des chanteurs très pauvres (souvent noirs), mais rendu célèbre mondialement par des chanteurs devenus riches (le plus souvent "visages pales"). Le rock "gentil" et raisonnable du début des années 1950 dévie fortement avec Bill Haley dans les années 1953 (Rock Around The Clock, I Got a Woman, See You Later, Alligator) et Elvis Aaron Presley dans les années 1954 ("That's all right, Mama", I got a woman, Love me tender, Loving You, Jailhouse Rock), qui fait du rock’n’roll l’image du mal, tout comme , Buddy Holly (Peggy Sue), Jerry Lee Lewis (Whole lotta shacking going on), Eddie Cochran (Summertime), Gene Vincent (Be bop a lula), Carl Perkins (Blues Suede Shoes, Honey Don't), Johnny Burnette (Train Kept A Rollin, Rock Billy Boogie), Roy Orbison (Oh, Pretty Woman, In Dreams). Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry (Johnny B. Goode), Little Richard (Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy), Fats Domino (Blueberry Hill, Hello Josephine), etc.

hillbilly-jive-with-a-boogie.jpgLe Hillbilly boogie (1940). Ce style est le plus orienté vers le rock. Il provient d’une combinaison de la musique country et du boogie-woogie des Afro-Américains. Le hillbilly boogie ainsi que le western swing ont eu de grandes influences sur le développement du rock and roll, surtout à travers la musique de Bill Haley qui a beaucoup imité le hillbilly boogie. Ce genre a aussi influencé le rockabilly, surtout le style de piano deJerry Lee Lewis.

Le Twist.jpgLe Twist (1959) est le point de départ avec le morceau "The Twist". Sa simplicité s'explique en grande part à son exceptionnel succès, qui consiste à tortiller en rythme son bassin (et son arrière-train), les bras à demi pliés accompagnant le mouvement, avec alternativement une jambe tendue et l'autre en flexion, voire décollée du sol. Ce mouvement est défini par la formule. "Faire comme si on s'essuyait les fesses avec une serviette de bain tout en écrasant une cigarette avec le pied".


madison_.gifLe Madison (1960). C'est Al Brown, chanteur américain qui est à l'origine du madison (Philadelphie) en enregistrant son premier disque sous le titre "The Madison". A l'époque, les disques comportaient au dos de la pochette un synoptique résumant les pas du madison (pas besoin de prendre des cours), les danseurs rangés en ligne effectuent tous ensemble un quart de tour vers la droite et ainsi de suite. De nos jours, le madison est toujours dansé épisodiquement.


frise-danse-country.jpgLa country western (1962) ou danse paysanne. La country se danse sur tous les types de musique (Country, Valse, Chacha, Irlandaise, Rock, Pop, etc.) Ce sont les films américains des années 1970 et 1980 qui ont popularisé la danse en ligne. Des séquences de Madison dans "West Side Story", puis des passages de danse en ligne dans "Saturday Night Fever" Mais c'est la sortie de "Grease" (John Travolta) qui ont fait découvrir ce style de danse. La country music est toujours dominée par Tim Mc Graw, Kenny Chesney, Blake Shelton, mais également par de nouvelles stars comme Jason Aldean, Luke Bryan ou Eric Church.

cowboys1.jpgPas les plus pratiqués en country. Triple Step (Trois pas, ressemble au chachacha). Kick (Coup de pied avec la pointe du pied tendue). Coaster Step (Changement de poids en 3 pas, en arrière: un pied recule, l'autre assemble, le pied qui a reculé avance. En avant: un pied avance, l'autre assemble, le pied qui a avancé recule). Rock Step (Deux Transferts de poids). Grapevine (poser PD à droite, croiser PG derrière, poser PD à droite avec PDC (se fait aussi vers la gauche) et également avec 1/4 ou 1/2 tour). Stomp (Pose du pied avec transfert du poids en tapant du talon).

Voici une anecdote. C'est l'histoire d'un cowboy qui descend d'un cheval, il pose le pied à terre avec une certaine lourdeur, mais pas de chance, il met le pied dans une bouse de vache: là est l'origine du Stomp. De la matière collant à sa botte il tend vigoureusement le pied vers l'avant pour l'enlever, voici le Kick. Puis pour nettoyer le reste, il profite de l'herbe bien grasse en frottant ses semelles avec trois pas en arrière, et voici le Triple Step ou Shuffle

-Rockabilly-.jpgLe Disco Rock (en 4 temps) se danse sur des musiques des années disco à nos jours. Le disco est un genre musical apparu au milieu des années 1970 et qui s'est développé jusqu'au milieu des années 1980. Le disco est le résultat de l'ajout de synthétiseurs au funk et à la soul. Ce style est caractérisé par un rythme binaire martelé et très entraînant, idéal pour danser. Le disco est reconnu universellement avec le film "La fièvre du samedi soir" de 1977(Saturday night fever) et de sa bande originale composée et interprétée par les Bee Gees.

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les commentaires sont fermés.