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mardi, 24 mars 2015

Ghost dance (Danse des esprits)

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Massacre-dIndiens-à-Hoboken.jpgLes guerres coloniales furent, par le passé, disputées entre la France, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Angleterre. Des conflits ont éclaté entre leurs colonies en Amérique. Dès la fin des années 1680 et pendant les cent années qui ont suivi, on a connu une période de violentes confrontations entre les Européens pour la suprématie en Amérique ((le processus ne s'est jamais arrêté). Les premiers conquistadores ont été remplacés par les forces armées et les escadrons de la mort au sud et par les forces militaires et policières au nord. Les maladies épidémiques européennes continuent de faire rage, maintenant accompagnées de pesticides mortels et de polluants industriels. Les peuples d'origine existent toujours, mais dans des conditions de pauvreté, de suicide et de désespoir sombrant dans l'alcoolisme. Ce sont toutes des conditions apportées il y a 500 ans. Le cynisme et l'indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens (les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux, les Esquimaux, les Blackfeets, les Comanches, les Crow, les Mohaves, les Apaches, les Kiowas, les Navajos, les Hopis, lesTaos, les Yumas, les Shoshones, les Utes, les Paiutes, les Pawnees, les Hurons, les Mohawk, les Algonquins, etc.). Un continent entier vidé de ses habitants, par l'homme blanc qui apporta destructions, maladies et génocide. Le "nouveau monde" des Etats- Uniss'appropria des terres et d'immenses territoires sur les cadavres des "vrais habitants". Ils étaient constamment menacés par l’installation de nouvelles colonies et leur expansion. Le chemin de fer construit représentait alors le symbole de cet expansionnisme à l’ouest, de l’industrialisation galopante et de leurs conséquences économiques, ce que le monde "civilisé" a appelé le "progrès" et la "civilisation".


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La "Ghost Dance" (danse des esprits) est un mouvement religieux nord-amérindiens. Sa pratique la plus connue était une danse menée en cercle. Cérémonie qui s'est développée chez les indiens des plaines à partir de 1889. La danse des esprits, qui révèle le désespoir des indiens prisonniers des réserves et leurs refus de l'assimilation à la société blanche, avait pour but de provoquer la disparition des blancs et de faire revenir la vie traditionnelle indienne. Wovoka est né dans l'Ouest du Nevada, il fut élevé par un rancher blanc, David Wilson. Wovoka prit le nom de Jack Wilson par la suite, sous lequel il fut connu des indiens et des blancs de sa région. En 1890, Jack Wilson (Wovoka), chef religieux amérindien déclara que pendant l'éclipse totale du soleil du premier janvier 1889, il avait reçu la révélation qu'il était le messie de son peuple. A lâge de 30 ans, il commença à élaborer la Ghost Dance en reprenant les tendances de divers horizons culturels. A la fin de sa vie, complètement désabusé, Wovoka déclarait que la culture indienne s'était évanouie et que la seule voie qui restait ouverte aux indiens était celle de l'homme blanc. Avant de danser, les participants devaient se purifier et la consommation d'alcool était prohibée. Les danses s'étalaient sur trois ou quatre jours et on dansait toute la journée sans s'arrêter pour suivre la course du soleil. Elles étaient accompagnées uniquement de chants. A la fin des années 1880, tous les indiens des Etats-Unis sont enfermés dans des réserves. Les plaines sont totalement investies par les blancs (les bisons, le gibier sauvage a disparu). Le désespoir des indiens est à son comble. Pour retrouver ce bonheur ancien, il suffit aux Indiens de pratiquer une cérémonie très simple de danses et de chants que chaque nation adapte à sa culture. Comme pour la "Danse du soleil", les indiens dressent un arbre au centre de l'aire de danse et les hommes et les femmes tournent autour en se donnant la main, une plume d'aigle dans les cheveux. Ils chantent d'abord ce que Wovoka leur a enseigné, ce sont les récits d'une vision. Les indiens prient en fait le grand esprit, l'entité suprême commune à toute les tribus. A l'automne 1889, les Cheyennes du Nord ainsi que les indiens du Sud dansent "la Danse des esprits" Les indiens, toujours attachés à leur mode de vie traditionnel et qui refusent l'assimilation à la culture blanche, reprennent espoir. Au début, les indiens dansent quatre jours par mois, comme l'a recommandé Wovoka. En novembre 1890, ils dansent presque sans discontinuer, comme s'ils voulaient hâter leur délivrance.  Certaines tribus n'abandonneront la danse qu'en 1893. Au printemps 1901, des journaux du Montana rapportent que les Cheyennes du Nord la pratiquent à nouveaux, les responsables sont arrêtés et envoyés aux travaux forcés. A la fin du dix neuvième siècle, le bureau des affaires indiennes interdisait les pratiques religieuses de la "Ghost Dance". En 1973, durant "Wounded Knee""" les hommes-médecine Lakotas ont tenté de faire revivre la "Danse des Esprits", elle permet de commémorer le massacre de "Wounded Knee" le 29 décembre 1890 ou 153 indiens Sious y compris 62 femmes et enfants ont été massacrés par l'armée des Etats-Unis. Les résurgences de la Danse témoignent de l'attachement des indiens, en particulier de ceux des plaines, à leur mode de vie traditionnel et de leur opposition persistante à l'assimilation à la culture blanche que depuis près de cent cinquante ans on veut leur imposer. Aujourd'hui, la danse des esprits est un élément du renouveau amérindien aux Etats-Unis et connaît un certain succès dans les tribus du pays. 



En 1917, dans une lettre adressée au Commissaire des affaires indiennes, le général Nelson Miles avoua un massacre de 300 à 350 Indiens (" Wounded Knee") . Miles désavoua Forsyth qui ne perdit pourtant pas son commandement. Néanmoins, Miles fut le premier à présenter cette tragédie comme un massacre délibéré de la part de Forsyth. Il ne fut guère entendu puisque 20 médailles d’honneur furent attribuées aux soldats ayant participé au massacre, ils auraient survécu à une féroce révolte indienne... Aujourd'hui encore, les Amérindiens réclament que ces médailles soient requalifiées comme "médailles de déshonneur". lyons.jpgLéon Shenandoah (1915-1996) était un chef amérindien iroquois, il a été choisi en 1967, comme Tadadaho (Chef des Chefs). Durant toute sa vie, il a lutté pour la paix dans le monde. Il s'est adressé à l'assemblée générale des Nations-Unies le 25 octobre 1985. "Si vous, les hommes blancs, n'étiez jamais venus ici, ce pays serait encore tel qu'il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l'avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l'était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous l'étions aussi avant votre arrivée. Vous nous avez traités de sauvages, vous nous avez appelés barbares, non-civilisés. Mais nous étions seulement libres ! Lorsque les gens ne respecteront plus rien de ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude au Créateur, alors toute vie sera détruite, et la vie humaine sur cette planète touchera à son terme. Voilà ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous sommes tous responsables. Chaque être humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute vie. Afin d'accomplir cette tâche, nous devons reconnaître l'ennemi (celui qui se trouve à l'intérieur de chacun de nous). Nous devons commencer par nous-mêmes. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu'à notre destruction. Nous devons nous plier à la loi naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur".


une dictature.jpgLa guerre est intrinsèquement liée à l'histoire des Etats-Unis depuis ses origines. Justifiée par une lutte du bien contre le mal, du monde libre contre la dictature. Les États-Unis d'Amérique, est une dictature militaire mondiale (90 % des décès dans toutes les guerres sont des civils). Tout en proclamant la démocratie et les droits de l’homme en tant que valeurs suprêmes, les États-Unis accueillent favorablement les dictatures militaires en échangent des renseignements obtenus par leurs services secrets pour traquer, sur tout le continent et en dehors, les opposants qui sont systématiquement capturés, torturés et exécutés dans des conditions horribles, n’importe quel pouvoir est bon pourvu qu’il corresponde aux intérêts économiques et géopolitiques de Washington (deux poids deux mesures). Chaque fois qu’ils l’ont jugé nécessaire, les Etats-Unis sont intervenus à la fois pour défendre "leur vision du monde", pour lutter contre des gouvernements qui leur étaient peu favorables, pour mettre en place des dictatures mais aussi pour garantir leurs nombreux intérêts économiques (Amérique latine, Moyen-Orient, Europe), qui leur permettent de garder "l’Amérique aux Américains". Que ces guerres menée au nom de Dieu, ne sont pas des guerres de religions, mais des guerres politiques, économiques et géostratégiques. Que derrière le discours religieux se dissimule une véritable lutte pour la domination.

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Amérindiens | Lien permanent | Commentaires (0) |

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