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dimanche, 31 juillet 2016

Quand la légende est plus belle que la réalité.

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entrer des mots clefsL'image du cow-boy a réussi à traverser tous les modes, depuis le roman à dix sous, les bandes dessinées jusqu'aux jeux vidéo. L'histoire officielle est un récit biaisé (déformé)..., les massacres sont présentés comme des batailles..., les vrais génocides sont occultés et remplacés par des distorsions historiques, des mensonges....Certains événements historiques sont tellement imprégnés de légende qu’il devient à peu près impossible de les en détacher. La conquête de l’Ouest, berceau de l’imaginaire américain, en est un exemple parfait et le western est la représentation cinématographique du mythe de l'Ouest dans l'histoire américaine. Ce sont d'abord des terres pleines de promesses, dont la richesse (argent) exerce un attrait constant sur les colons européens. L'Ouest, c'est aussi une région aux limites imprécises, sans cesse repoussées et modifiées au cours des siècles. Ainsi, moins de trois quarts de siècle après leur indépendance, les États-Unis étendent leur domination d'un océan à l'autre et atteignent leurs limites continentales actuelles. Viendront compléter l'ensemble avec l'Alaska en 1867 et les îles Hawaï en 1898. Le western classique américain, comme tout film de genre, répond à des codes précis (Cow-boys, indiens, veuves, orphelins à protéger, chasseurs de trésors, shérifs et bandits), toute la mythologie américaine va dominer les écrans de cinéma pendant plus de 60 ans. Très vite, le western prendra ses libertés vis-à-vis de la réalité. Le cinéma a largement mythifié des éléments centraux comme le cow-boy. Au départ simple vacher, ce personnage fut transformé en héros vertueux aux qualités irréprochables. Le western a aussi construit une légende autour de figures emblématiques (Billy the Kid, Jesse James, William Frederick Cody (Bufallo Bill), Davy Crockett, général Custer, etc.). Les décors représentent des paysages et des villes clés de l’histoire américaine (Monument Valley, la ville de Tombstone, Fort Alamo, O.K. Corral). Les studios cherchent à travers ce genre à raconter l’histoire de leur pays, des valeurs morales poussées à leur paroxysme (sauf dans la chasse aux Indiens). Tous les grands noms du cinéma ont bien entendu participé à ce genre ultime (Gary Cooper, James Stewart, Kirk Douglas, Clint Eastwood, Marlon Brando, Kevin Costner, Yul Brynner, Burt Lancaster, Eli Wallach, Henry Fonda, Clint Eastwood, Steve Mc Quenn, Robert Mitchum, Audie Murphy, Charles Bronson, Gary Cooper, Gleen Ford, Alan Ladd, Dean Martin, Lee Marvin, Jack Palance, Gregory Peck, Anthony Quinn, Richard Widmark, John Wayne). Le western est né, au début du xxe siècle, dans un climat idéologique qui prônait ouvertement la suprématie blanche. Les auteurs des premiers romans épiques sur l'Ouest étaient aussi des apôtres du Ku Klux Klan et, dans leur vision glorieuse de l'Ouest, il n'y avait ni Noirs, ni étrangers. Les Mexicains étaient tous fourbes et les Indiens, sauvages. Les héros ne pouvaient être que des anglo-saxons, des visages pâles. Les spectacles de Buffalo Bill, très populaires en Europe comme aux Etats-Unis, faisaient ouvertement l'éloge de "l'extermination de la racaille indienne".

Broncho Billy Anderson, broncho_billy_anderson.jpggrande vedette des films western du cinéma muet, ne savait ni monter à cheval ni se servir d'une arme à feu. C'est Buffalo Bill qui inventa en 1882, le célèbre costume à frange du cow-boy pour ses spectacles dans les villes américaines. Des chanteurs country ont réussi de brillantes carrières malgré leur phobie maladive des chevaux. John Stetson, originaire du New Jersey, lança son célèbre chapeau à Philadelphie. Sam Colt était armurier dans le Connecticut. Les meilleurs lassos étaient fabriqués à Plymouth (Massachussetts).

Lynne_Roberts-Roy_Rogers.jpgLeonard Slye (1911 - 1998) Chanteur et acteur, il a joué dans une centaine de films entre 1935 et 1950, dans presque exclusivement des westerns B. Loin de l'Ouest américain, il voulait devenir dentiste mais dut plutôt se trouver un emploi dans une manufacture de chaussures. Il avait cependant un certain talent pour la chanson et c'est en chantant qu'il se transforma en Roy Rogers, le cow-boy impeccablement vêtu montant son magnifique cheval "Trigger" et accompagné de la douce Dale Evans. Trigger, dont le nom signifie "gâchette" en français, était un cheval palomino dressé pour le cinéma. Ce cheval fut acheté par celui que l'on surnommait le roi des cow-boys (Roy Rogers). Ce cheval devint rapidement aussi populaire que son cavalier et sur le générique des films, son nom apparaît à égale importance avec celui de Roy Rogers. Il fut la vedette de 91 films dont deux lui sont entièrement consacrés "Mon pote Trigger" en 1946 et "L'Étalon d'or" en 1949. Trigger est mort à l'âge de 33 ans. Il est empaillé et placé au "Roy Rogers Western Museum" à Apple Valley en Californie.

NativeAmericans.jpg

L'arrivée des Européens au XVe siècle a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. En effet, après une brève période de contacts relativement pacifiques, les relations entre Amérindiens et Européens se détériorent rapidement lorsque les Indiens, comprenant que les hommes blancs veulent se réserver les meilleures terres; la spoliation se réalise tout d'abord sous forme de "traités" signés entre le gouvernement des États-Unis et les tribus, considérées comme des "nations", qui déclarent renoncer à leurs terres. Dans les années 1830, la pression des colons est si forte que le gouvernement fédéral, espérant trouver une solution définitive à ce problème, prend la décision de déporter toutes les tribus à l'ouest du Mississippi, et de les regrouper dans une région aride de l'Oklahoma. Mais, avec l'annexion des territoires mexicains et l'installation de nombreux agriculteurs dans les grandes plaines et jusqu'aux Rocheuses, il est clair que d'autres tribus vont encore se trouver sur le chemin des colons. De 1865 à 1890, une longue série de "guerres indiennes" aboutit malheureusement à la quasi-extermination des tribus des plaines (Sioux, Apaches, Nez Percés et bien d'autres encore…). Ce génocide est dû aux épidémies volontaires, aux guerres, au travail forcé, aux déplacements de tribus entières (déculturées ou exterminées). La population indienne en Amérique latine est passée, selon les estimations, de 30 à 80 millions d'habitants lors de la «découverte» de l'Amérique à 4,5 millions un siècle et demi plus tard. Toute la pensée politique des Etats-Unis, était à l'époque marquée par le stéréotype de l'infériorité de la race indienne qu'il fallait détruire. Cinquante ans plus tard, les convictions politiques associées au western restaient proches de la droite, John Wayne appuyait sans réserve la guerre des Etats-Unis contre le Viêt-Nam et Ronald Reegan était un comédien qui n'a jamais vraiment cherché à s'évader de ses rôles de cow-boy. Loin d'être absent des scénarios américains, l'Indien y est même très présent, mais on lui fabriquera un rôle sur mesure. A cause de la popularité universelle des histoires du far-west américain, l'Indien de l'Amérique finira par émerger clairement. Quelques images inoubliables, quelques mots référant à des peuples qui existent vraiment, des personnages choisis portant des noms particulièrement indiens et l'affaire est dans le sac. Il n'est pas exagéré de dire que les Sioux gagneront le gros lot à ce jeu de l'Indien imaginé. Les Apaches, les Comanches et les Cheyennes, peut-être les Pieds-Noirs, les accompagneront cependant au front de la célébrité western. Ces noms sont magiques pour qui rêve de l'ouest ancien. C'est ainsi que l'Indien devra se conformer aux canons de "l'indianité" inventée. amérindiens.jpgL'Indien de la légende vit donc dans les plaines, sa maison est un tipi fait de peaux de bisons sur lesquelles des motifs sont dessinés, qui rappellent leurs clans, leurs guerres, leurs dieux. Ils chassent le bison mais ils sont avant tout des guerriers nomades. Ils montent des chevaux sauvages et ils n'ont pas peur de mourir. Indisciplinés, ils consomment volontiers de l'alcool, ils se droguent et se disputent souvent entre eux. Ils fument le calumet de la paix ou  ils enterrent et déterrent la hache de guerre. Ils s'en vont, à la file indienne, sur le sentier de la guerre et ils aiment scalper leurs adversaires. Que dire des couvre-chefs en plumes d'aigles qui fascineront le monde entier au point d'en faire le symbole de toute 'l'indianité d'Amérique'?. Toutes les femmes sont des "squaws" (femme - Isquew), tous les bébés sont des "papooses", et il y a immanquablement des sorciers, des poteaux de torture, des mâts totémiques, des danses de la pluie. Ils parlent un anglais simple, poétique, imagé et sans formes verbales compliquées; à la limite ils parlent le langage des signes, ils se font même des signaux de fumée. Les chefs ont des noms assez particuliers mais conformes à l'idée préfabriquée de l'Indien d'Amérique. Comme s'il fallait que les Indiens se nomment "Nuage Bleu", "Aigle Noir" ou "Perle de Rosée". Les personnages historiques passeront bel et bien à l'histoire sous des noms empruntés, des noms que les Américains leur prêtaient dans la langue anglaise ("Red Cloud, Grazy Horse").

music-cities-nashville-music-venue.jpgLa musique country est née dans le Tennessee, très loin de l'Ouest américain. Et ce qu'on connaît de la véritable musique des cow-boys du dix neuvième siècle porte à croire qu'elle n'a aucunement influencé ce qu'on appelle aujourd'hui la musique country, qui représente, tout comme les personnages du cinéma western, un amalgame plus ou moins ordonné de multiples traditions musicales. D'ailleurs, même les meilleurs experts semblent ne plus savoir s'y retrouver. Ils se donnent beaucoup de mal à essayer de saisir les distinctions désormais trop subtiles entre les genres; car la musique country moderne subit l'influence directe du folk, du blues, du hillbilly, du grassroot et du rock'n'roll, sans parler du folklore irlandais, de la guitare hawaïenne et du yodle tyrolien. Sous l'étiquette country, on classera des artistes aussi divers que Chet Atkins, Elvis Presley, Johnny Cash, Willie Nelson, Emmylou Harris, Carl Perkins et même Bob Dylan. Contrairement aux autres vedettes de la chansons qui se croient bénies par ce talent exceptionnel qui les marques et les distingue de leurs admirateurs, les artistes du country sont rarement prétentieux. Au contraire, ils insistent pour souligner combien ils sont demeurés modestes. Leur musique est du genre qui n'a jamais été prévu dans les conservatoires ou les facultés de musique. On est loin  du concerto italien de Jean Sébastien Bach ou de la complexité des oeuvres de Herbie Hancock. Le country est une musique tellement facile qu'en écoutant les trois accords rudimentaires d'une chanson typique, chacun a l'impression de pouvoir en faire autant. Les refrains sont d'une simplicité mémorable. Les textes doivent être clairs et immédiatement intelligibles. La poésie paraît primaire, mais c'est le génie du country que de trouver les mots pour dire les choses de la vie avec justesse et précision, de dénicher la forme économe et les paroles exactes qui résument parfaitement une situation. En d'autres mots, avoir l'air lucide et sincère, être adepte du terre-à-terre et ainsi paraître parfaitement vrai. L'amateur a le sentiment que c'est exactement ce qu'il souhaitait exprimer lui-même. La musique country n'est jamais admise dans les grandes salles de concert, elle ne joue pas à la radio nationale, ne reçoit pas de subventions et ses interprètes ne fréquentent ni les cabarets à la mode ni les boîtes à chanson. Mais elle vend beaucoup. Et dans les bars où ils se donnent en spectacle, les artistes du country discutent et boivent avec les spectateurs, certains se tiennent prés de la porte pour les accueillir, leur serrer la main et s'informer de la bonne fortune du monde ordinaire. Une vedette peut connaître le succès tout en demeurant modeste et en n'oubliant jamais que le commun des mortels apprécie les lieux communs. A ceux qui se demandent encore pourquoi la musique et la chanson country restent de loin les productions les plus écoutées, les plus achetées, les plus vendues. "Peut-être que le monde se reconnaît dans cette culture".





 

 

Écrit par Country francismarie dans Amérindiens, L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (1) |

vendredi, 05 juin 2015

Un génocide tranquille et presqu'achevé par la démocratie Américaine.

 

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massacre.jpgLa civilisation américaine s'est faussement enracinée avec la conquête de l'Ouest. En détruisant les Indiens et en choisissant le génocide, les pionniers européens ont commis une faute irréparable. Plus ils tuaient d'Indiens, plus ils croyaient éliminer les témoins d'une terre dont ils s'emparaient par la force. L'Ouest des débuts de l'avancée blanche était perçu comme un milieu où pouvaient s'épanouir les qualités d'un homme meilleur, loin de la misère qui avait poussé les immigrants à quitter la vieille Europe. La conquête de l'Ouest reposait sur le mythe de l'homme nouveau. Or, en privilégiant non le progrès de la conscience mais le progrès de la technique avec le développement économique, en détruisant les indigènes qui gênaient une expansion ressentie comme une nécessité vitale, les Blancs ont assassiné leur propre espoir en un monde meilleur. Le cinéma exploite à merveille la violence humaine pour vendre ses films. Le mythe du héros fort et puissant arrivant toujours dans le dernier acte pour sauver et délivrer les victimes est repris dans presque tous les films d’actions. À chaque fois, la recette fonctionne et on en redemande. Tous les scénarios se ressemblent dans la forme. L’intrigue va comme suit: des méchants qui fomentent des mauvais coups, des injustices scandaleuses, des pauvres victimes sans force… et le tour est joué. Il ne manque plus que le héros aux gros bras que nous attendons avec anxiété afin qu’il vienne rétablir l’ordre avec ses poings. Plus le héros frappe le méchant, plus nous sentons monter en nous la fièvre de la satisfaction parce que la justice est enfin rétablie. Au fond, nous aimons la violence. Pour le western, elle sera structurante, tant au niveau narratif qu’à celui de la réalisation des scènes inhérentes au genre (attaques de diligences, poursuites, confrontation finale). Le western racontent la conquête mythique des terres, la ruée vers l’Ouest, la lutte contre ceux qui vivent sur ces territoires. Cette extension d’un territoire finira par couvrir tout un continent, d’un océan à l’autre, et qui sera empreinte de violence et de génocide contre les Amérindiens (il fallait combattre le Mal personnifié). C’est l’un des plus grands génocides de l’histoire qui s'étend sur trois siècles. A titre de comparaison, six millions pour le génocide des juifs et cent millions pour celui des Amérindiens, dont 18 millions pour l'Amérique  du nord. Il faut ajouter à ce génocide indien, celui des Africains qui est comptabilisé à 17.267.000 personnes

holocaust.jpgLe regard que les non-Indiens (Américains, Européens, etc.) portent sur les Premiers Américains (Indiens), les interprétant et les réinventant depuis l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb, a fait l’objet d’une abondante littérature et cinématographie. Aujourd’hui, on teste les vaccins contre l’hépatite B sur les enfants lakota ou Inuit, l’habitat est si pauvre dans certaines réserves que les personnes âgées meurent de froid et finalement les non-Indiens s’approprient la spiritualité et l’identité indigènes et en font commerce. Comment un pays soi-disant démocrate peut-il à la fois nuire aux Amérindiens et chercher à les imiter. Mais aussi la façon dont sont "honorés" les Amérindiens par des danses exécutées autour de bûchers funéraires, dont ils sont utilisés comme mascottes par des universités ou des équipes sportives, dont on les utilise comme supports publicitaires, sans parler des "jeux indiens" pratiqués aux États-Unis, mais aussi en Europe, par les "clubs indiens"(allemands, français, Belges,Hollandais, etc.). Les non-Indiens déboursent volontiers de fortes sommes d'argent (4000 dollars) pour une part de spiritualité indienne en participant à la danse du Soleil. A Sedona dans la région nord de Verde Valley (Arizona), on peut acheter des huttes de sudation portatives. l'exode.jpgDes catalogues New Age offrent des boucles d'oreilles qui commémorent la "Piste des Larmes" (Nunna daul Isunyi). Ce faisant, les non-Indiens semblent très désireux de montrer aux Indiens qu'ils les honorent par des films tels que "Danse avec les loups" (Dances with Wolves), montre comme la plupart des productions hollywoodiennes l'obsession des Blancs sur l'image du Noble Sauvage et mettent en évidence le regard romanesque que les Blancs posent sur les Indiens dans les années 1990. "A la fin de "Danse avec les Loups", le lieutenant Dunbar et sa nouvelle femme décident de quitter les Lakota dans l'espoir que leur départ dissuadera l'armée de harceler leur peuple d'adoption". C'est là le portrait de l'Indien que les adeptes du New Age considèrent le plus correct, le plus authentique. Ils s'attendent à ce que les "vrais" Indiens auxquels ils ont affaire se conduisent de même (l'Indien correct, qui reconnaît que de nombreux Blancs sont bons et aurait souhaité vivre en bonne intelligence). Les dites réserves indiennes d’Amérique, contrairement à ce que leur nom indique, n’ont pas été inventées pour durer ni protéger leurs habitants. Créées au milieu du XIXe siècle, elles étaient destinées, à faire "disparaître" les Indiens, chacun espérant que les Sioux, Cherokees et autres Ojibwés (grande nation en incluant les Métis) seraient "emportés par les épidémies ou la consanguinité, en une ou deux générations". Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres. Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique, alors que les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces. Le mythe du "noble sauvage" qui vit en harmonie dans la nature persiste encore de nos jours. (le nouveau Monde n'était pas un monde sans humains). En 2010, les Etats-Unis fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée, alors qu'il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique puisque 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord (la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes). Naturellement,les Etats-Unis ne voient pas d'un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l'ordre du jour des Nations-Unies. Car il s'agit de se pencher sur le sort d'une population de 2,7 millions d'habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Les chiffres parlent d'eux-mêmes (770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme - 665% de risques en plus de mourir de Tuberculeuses - 420% de risques en plus de mourir de Diabète - 280% de risques en plus de mourir d'accidents - 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe). Et de fait, "cynisme et indifférence" se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presque entièrement anéantis en Amérique du Nord. On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux, les Esquimaux ne nous inspirent pas, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country.

génocide.jpgAvant les Européens, il y avait les indiens, la conquête de l'Ouest fut gagnée au prix de leur anéantissement. Cependant, personne ne semble véritablement s'intéresser à ce qu'est la vie quotidienne des indiens à ce jours. A la télévision américaine comme dans la vie politique, ce sont les grands absents, leurs taux de chômage est le plus élevé, et leurs réserves sont parmi les plus misérables du territoire américain, avec comme résultat plus de culture sur laquelle s'appuyer, très peu de travail, des terres extrêmement pauvres à cultiver, beaucoup d'indiens cherchent à noyer leur chagrin dans l'alcool. Depuis les années 1930, un cercle de pauvreté et d'alcoolisme a réduit les nations de guerriers à l'apathie et à la ruine. La boisson est un problème qui s'accroche aux indiens depuis toujours. Au moins 70% des indiens ont un problème soit avec l'alcool, soit avec les drogues. La boisson est toujours le problème le plus important, elle est responsable de beaucoup de problèmes sociaux, d'un taux de décès sur la route très important. En bref, les indiens n'ont pas de véritable place dans la société américaine moderne, il est un peu trompeur de parler de "Culture indienne" ou de "Religion indienne". Chacune des nombreuses tribus qui vivaient à l'origine en Amérique avait sa propre langue, sa propre religion et ses propres coutumes. Cette éducation d'un style missionnaire fut pratiquée jusque dans les années 1960, et elle a presque réussi à éteindre la culture indienne. Les adultes étaient mis à l'index s'ils parlaient le dialecte indien (habitude de briser les familles de cette façon-là). Si vous alliez à une cérémonie spirituelle, des Prêtres jésuites se tenaient à l'entrée et prenaient vos noms. Ensuite, vous ne pouviez plus vous rendre à l'église avec ce qui s'ensuivait, parce que vous faisiez partie des suppôts de Satan. Pendant des années, les "Conseils Tribaux", sur chaque réserve, ont été des régimes corrompus, contrôlés par le "bureau of Indian" (Affaires indiennes). Fondé en 1834, basée à Washington, et qui dépend du Gouvernement des Etats-Unis. Elle est accusée de manipuler et de duper les indiens des réserves depuis plus de cent ans. Ils sont en fait supposés être les gardiens de la tribu, mais les gens du bureau des affaires indiennes protègent les intérêts économiques des Etats-Unis, en utilisant des forces de police bien souvent brutales, pour assurer leur position. Les "Conseils Tribaux" étaient pour la plupart dirigés par des indiens sangs mêlé, ou bien d'autres, non natifs de la réserve. Ainsi, les indiens du coin avaient peu de choses à dire sur leur propre destinée. Aujourd'hui, de nombreux "Conseils Tribaux"sont plus représentatifs de la population indienne, et plus démocratiques. En février 1890, le gouvernement des États-Unis rompt un traité passé avec les Lakota en divisant la Grande réserve indienne Sioux de l'État du Dakota du Sud (la plus grande partie de l'État) en cinq réserves dont la totalité est plus petite. Cela est réalisé pour satisfaire les intérêts des propriétaires de l'Est, conformément à la politique clairement affichée du gouvernement "de rompre les relations tribales" et d’obliger "les Indiens à se conformer au mode de vie de l'homme blanc, pacifiquement si possible ou sinon par la force". Une fois les réserves "ajustées", les tribus sont séparées en unités familiales sur des parcelles de terrain de 130 hectares. En raison de la sécheresse, les récoltes de 1890 sont insuffisantes pour assurer l’alimentation des Sioux.

woundedknee03.jpgMalheureusement pour les Indiens, le gouvernement a aussi réduit les rations de moitié, les Indiens étant jugés "paresseux". Comme le bison a, de plus, été pratiquement exterminé de la plaine quelques années plus tôt, les Sioux se retrouvent en situation de famine. Le 29 décembre 1890, la 7e cavalerie reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, de désarmer le clan de Big Foot (chef amérindien de la tribu des Sious Lakotas) avant le transfert vers le Nebraska. La veille au soir, après avoir été encerclés de toute part, les Lakota sont considérés comme des prisonniers virtuels. Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats, craignant que des armes restent cachées, commencent à fouiller les tentes. Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota un coup de feu part. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants. L'armée américaine reconnaît aujourd'hui que c'est 300 à 350 Amérindiens qui périrent lors de ce "massacre". On pense que certains militaires ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité. Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps se calme, les militaires embauchent des civils pour enterrer dans une fosse commune les victimes Lakota.

wounded-knee.jpgPlus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee (le nom provient de la rivière qui coule à proximité ) est le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de "l'American Indian Movement". Ce jour-là, près de 300 Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendent au village de Wounded Knee et l'occupent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre. En quelques heures, plus de 2.000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses, etc. Le siège dure 71 jours et fait deux morts dont un Indien qui se reposait dans une église. Dans les quelques années qui suivirent, la plupart des leaders de l'AIM fut mit en prison, assassiné ou bien fut contraint à vivre dans la clandestinité. Cette organisation de l'égalité des droits humains était une menace pour le gouvernement qui avait des intérêts dans les Black Hills (gisement d'uranium). Vingt "médailles d'honneur" sont attribuées à dessoldats du 7e de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Aujourd'hui encore, les Amérindiens réclament instamment qu'elles soient requalifiées en "médailles du déshonneur".

 1) http://www.youtube.com/watch?v=VzGsaoDuKe0&feature=related

2) http://www.youtube.com/watch?v=MpyoDx_6w7Y&feature=related

3) http://www.youtube.com/watch?v=V1fNpSL4Hg4&feature=related

4) http://www.youtube.com/watch?v=FwONCP7ncj0&feature=related

5) http://www.youtube.com/watch?v=WygIR_h7MmQ&feature=related

6) http://www.youtube.com/watch?v=AkaPK4AEW48&feature=related

7) http://www.youtube.com/watch?v=5AajENPWS8g&feature=related

8) http://www.youtube.com/watch?v=CHVqgXMExck&feature=related

9) http://www.youtube.com/watch?v=y2vTbK3fdAU&feature=related

10) http://www.youtube.com/watch?v=__S5bhMQZG4&feature=related

11) http://www.youtube.com/watch?v=yjhFEGMvN7E&feature=related


 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Amérindiens, L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

mardi, 24 mars 2015

Ghost dance (Danse des esprits)

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Massacre-dIndiens-à-Hoboken.jpgLes guerres coloniales furent, par le passé, disputées entre la France, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Angleterre. Des conflits ont éclaté entre leurs colonies en Amérique. Dès la fin des années 1680 et pendant les cent années qui ont suivi, on a connu une période de violentes confrontations entre les Européens pour la suprématie en Amérique ((le processus ne s'est jamais arrêté). Les premiers conquistadores ont été remplacés par les forces armées et les escadrons de la mort au sud et par les forces militaires et policières au nord. Les maladies épidémiques européennes continuent de faire rage, maintenant accompagnées de pesticides mortels et de polluants industriels. Les peuples d'origine existent toujours, mais dans des conditions de pauvreté, de suicide et de désespoir sombrant dans l'alcoolisme. Ce sont toutes des conditions apportées il y a 500 ans. Le cynisme et l'indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens (les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux, les Esquimaux, les Blackfeets, les Comanches, les Crow, les Mohaves, les Apaches, les Kiowas, les Navajos, les Hopis, lesTaos, les Yumas, les Shoshones, les Utes, les Paiutes, les Pawnees, les Hurons, les Mohawk, les Algonquins, etc.). Un continent entier vidé de ses habitants, par l'homme blanc qui apporta destructions, maladies et génocide. Le "nouveau monde" des Etats- Uniss'appropria des terres et d'immenses territoires sur les cadavres des "vrais habitants". Ils étaient constamment menacés par l’installation de nouvelles colonies et leur expansion. Le chemin de fer construit représentait alors le symbole de cet expansionnisme à l’ouest, de l’industrialisation galopante et de leurs conséquences économiques, ce que le monde "civilisé" a appelé le "progrès" et la "civilisation".


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La "Ghost Dance" (danse des esprits) est un mouvement religieux nord-amérindiens. Sa pratique la plus connue était une danse menée en cercle. Cérémonie qui s'est développée chez les indiens des plaines à partir de 1889. La danse des esprits, qui révèle le désespoir des indiens prisonniers des réserves et leurs refus de l'assimilation à la société blanche, avait pour but de provoquer la disparition des blancs et de faire revenir la vie traditionnelle indienne. Wovoka est né dans l'Ouest du Nevada, il fut élevé par un rancher blanc, David Wilson. Wovoka prit le nom de Jack Wilson par la suite, sous lequel il fut connu des indiens et des blancs de sa région. En 1890, Jack Wilson (Wovoka), chef religieux amérindien déclara que pendant l'éclipse totale du soleil du premier janvier 1889, il avait reçu la révélation qu'il était le messie de son peuple. A lâge de 30 ans, il commença à élaborer la Ghost Dance en reprenant les tendances de divers horizons culturels. A la fin de sa vie, complètement désabusé, Wovoka déclarait que la culture indienne s'était évanouie et que la seule voie qui restait ouverte aux indiens était celle de l'homme blanc. Avant de danser, les participants devaient se purifier et la consommation d'alcool était prohibée. Les danses s'étalaient sur trois ou quatre jours et on dansait toute la journée sans s'arrêter pour suivre la course du soleil. Elles étaient accompagnées uniquement de chants. A la fin des années 1880, tous les indiens des Etats-Unis sont enfermés dans des réserves. Les plaines sont totalement investies par les blancs (les bisons, le gibier sauvage a disparu). Le désespoir des indiens est à son comble. Pour retrouver ce bonheur ancien, il suffit aux Indiens de pratiquer une cérémonie très simple de danses et de chants que chaque nation adapte à sa culture. Comme pour la "Danse du soleil", les indiens dressent un arbre au centre de l'aire de danse et les hommes et les femmes tournent autour en se donnant la main, une plume d'aigle dans les cheveux. Ils chantent d'abord ce que Wovoka leur a enseigné, ce sont les récits d'une vision. Les indiens prient en fait le grand esprit, l'entité suprême commune à toute les tribus. A l'automne 1889, les Cheyennes du Nord ainsi que les indiens du Sud dansent "la Danse des esprits" Les indiens, toujours attachés à leur mode de vie traditionnel et qui refusent l'assimilation à la culture blanche, reprennent espoir. Au début, les indiens dansent quatre jours par mois, comme l'a recommandé Wovoka. En novembre 1890, ils dansent presque sans discontinuer, comme s'ils voulaient hâter leur délivrance.  Certaines tribus n'abandonneront la danse qu'en 1893. Au printemps 1901, des journaux du Montana rapportent que les Cheyennes du Nord la pratiquent à nouveaux, les responsables sont arrêtés et envoyés aux travaux forcés. A la fin du dix neuvième siècle, le bureau des affaires indiennes interdisait les pratiques religieuses de la "Ghost Dance". En 1973, durant "Wounded Knee""" les hommes-médecine Lakotas ont tenté de faire revivre la "Danse des Esprits", elle permet de commémorer le massacre de "Wounded Knee" le 29 décembre 1890 ou 153 indiens Sious y compris 62 femmes et enfants ont été massacrés par l'armée des Etats-Unis. Les résurgences de la Danse témoignent de l'attachement des indiens, en particulier de ceux des plaines, à leur mode de vie traditionnel et de leur opposition persistante à l'assimilation à la culture blanche que depuis près de cent cinquante ans on veut leur imposer. Aujourd'hui, la danse des esprits est un élément du renouveau amérindien aux Etats-Unis et connaît un certain succès dans les tribus du pays. 



En 1917, dans une lettre adressée au Commissaire des affaires indiennes, le général Nelson Miles avoua un massacre de 300 à 350 Indiens (" Wounded Knee") . Miles désavoua Forsyth qui ne perdit pourtant pas son commandement. Néanmoins, Miles fut le premier à présenter cette tragédie comme un massacre délibéré de la part de Forsyth. Il ne fut guère entendu puisque 20 médailles d’honneur furent attribuées aux soldats ayant participé au massacre, ils auraient survécu à une féroce révolte indienne... Aujourd'hui encore, les Amérindiens réclament que ces médailles soient requalifiées comme "médailles de déshonneur". lyons.jpgLéon Shenandoah (1915-1996) était un chef amérindien iroquois, il a été choisi en 1967, comme Tadadaho (Chef des Chefs). Durant toute sa vie, il a lutté pour la paix dans le monde. Il s'est adressé à l'assemblée générale des Nations-Unies le 25 octobre 1985. "Si vous, les hommes blancs, n'étiez jamais venus ici, ce pays serait encore tel qu'il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l'avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l'était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous l'étions aussi avant votre arrivée. Vous nous avez traités de sauvages, vous nous avez appelés barbares, non-civilisés. Mais nous étions seulement libres ! Lorsque les gens ne respecteront plus rien de ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude au Créateur, alors toute vie sera détruite, et la vie humaine sur cette planète touchera à son terme. Voilà ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous sommes tous responsables. Chaque être humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute vie. Afin d'accomplir cette tâche, nous devons reconnaître l'ennemi (celui qui se trouve à l'intérieur de chacun de nous). Nous devons commencer par nous-mêmes. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu'à notre destruction. Nous devons nous plier à la loi naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur".


une dictature.jpgLa guerre est intrinsèquement liée à l'histoire des Etats-Unis depuis ses origines. Justifiée par une lutte du bien contre le mal, du monde libre contre la dictature. Les États-Unis d'Amérique, est une dictature militaire mondiale (90 % des décès dans toutes les guerres sont des civils). Tout en proclamant la démocratie et les droits de l’homme en tant que valeurs suprêmes, les États-Unis accueillent favorablement les dictatures militaires en échangent des renseignements obtenus par leurs services secrets pour traquer, sur tout le continent et en dehors, les opposants qui sont systématiquement capturés, torturés et exécutés dans des conditions horribles, n’importe quel pouvoir est bon pourvu qu’il corresponde aux intérêts économiques et géopolitiques de Washington (deux poids deux mesures). Chaque fois qu’ils l’ont jugé nécessaire, les Etats-Unis sont intervenus à la fois pour défendre "leur vision du monde", pour lutter contre des gouvernements qui leur étaient peu favorables, pour mettre en place des dictatures mais aussi pour garantir leurs nombreux intérêts économiques (Amérique latine, Moyen-Orient, Europe), qui leur permettent de garder "l’Amérique aux Américains". Que ces guerres menée au nom de Dieu, ne sont pas des guerres de religions, mais des guerres politiques, économiques et géostratégiques. Que derrière le discours religieux se dissimule une véritable lutte pour la domination.

 

 

 

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vendredi, 26 avril 2013

Le pick-up est le cheval des indiens

 

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amérindien.jpgLa condition des Amérindiens a connu de grands bouleversement depuis l'arrivée des Européens. Qu'il s'agisse des maladies importées, de l'élimination pure et simple, du non-respect des traités, des droits bafoués ou encore des déplacements de population vers les réserves, ces nations ont été réduites à des groupes d'assistés à la merci d'allocations. Oubliés au fond de leurs réserves depuis des décennies, les autorités et les grandes compagnies ne se souviennent des autochtones qu'à chaque fois qu'il s'agit d'exploiter des richesses minières ou hydroélectriques sur leur territoire. Près de la moitié, des autochtones vivent dans ou près des zones urbaines, généralement confinés dans leurs réserves. Pris entre tradition et modernité, au bas de l'échelle sociale, ils sont exposés aux aspects les plus négatifs de deux mondes (alcool, drogue). En proie à une grave crise d'identité, les Amérindiens pourtant relèvent doucement la tête, depuis quelques années, on assiste à une prise de conscience de la part d'un nombre croissant qui se battent pour leurs droits. Il y a eu plusieurs éléments déclencheurs. En 1900, il n'y avait plus dans le pays qu'environ 250.000 Amérindiens et on pensait qu'ils étaient voués à disparaître totalement par assimilation. Or on peut considérer qu'il y en a aujourd'hui quelque 4,5 millions. Ils ont connu un redressement tout à fait spectaculaire sur le plan démographique et ont acquis une reconnaissance notable du point de vue social, politique et culturel. Leur situation a commencé à s'améliorer à partir des années 1930, sous l'impulsion du président démocrate Franklin D. Rooseveltd, lequel a déclaré que les Indiens devaient être confortés dans leurs droits territoriaux. Il s'agit là d'un retournement historique car on estimait auparavant que les réserves (terres de pauvreté), devaient être peu à peu supprimées. Sous l'impulsion et convaincu que les cultures indiennes faisaient partie intégrante de l'histoire de l'Amérique, le gouvernement fédéral a au contraire décidé qu'il fallait que les communautés autochtones puissent continuer d'exister. A partir de cette date, on a reconsidéré l'objectif de liquider les territoires indiens. Le deuxième élément déclencheur a été la coopération des Indiens aux deux conflits mondiaux. On a apprécié leur participation aux combats de la Première Guerre mondiale, alors que nombre d'entre eux n'étaient même pas encore citoyens. En effet, c'est en 1924, que tous les Indiens ont obtenu la citoyenneté américaine. Mais c'est surtout la guerre de 1939-1945 qui a eu un impact décisif sur leur condition. Quelque 30.000 Amérindiens ont participé au conflit et ils ont constitué le groupe ethnique qui a obtenu (proportionnellement) le plus de médailles. Le drame de ces soldats, qui ont combattu sous le drapeau américain et sont souvent retombés dans la misère à leur retour au pays, a éveillé une profonde sympathie et contribué à faire réclamer pour eux des droits plus importants. On peut dire que les Indiens sont entrés dans une nouvelle phase de résistance. La contestation passionnée des décennies 1960 et 1970 n'existe plus. Aujourd'hui, les revendications des militants indiens sont davantage juridiques, pragmatiques et culturelles. Les militants sont engagés dans la négociation plutôt que dans des manifestations spectaculaires.

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En 1868, après la fin de la guerre civile, le gouvernement fédéral américain décide de prendre en main l’éducation des Navajos. Il impose alors aux Navajos, de retour sur leurs terres, une culture allogène. Il fallait alors "tuer l’indien pour sauver l’homme". Des religieux et instituteurs sont nommés dans la réserve pour s’acquitter de cette tâche. Mais très vite, le divorce est consommé. Les instituteurs se découragent tandis que les Navajos sentent que l’école qu’on leur impose ne leur apporte rien d’autre que le dénigrement de leur culture. C’est l’échec de "l’éducation de l’Homme Blanc". Les Navajos sont aujourd’hui aussi à l’aise dans le monde moderne que dans celui qui fut ceux de leurs ancêtres et duquel ils tirent l’essentiel de leurs enseignements et principes moraux. En témoigne leur familiarité avec Internet, mais aussi leur production artisanale qui relève de la plus pure création artistique. Leur philosophie ancestrale est une nouvelle arme pour lutter contre l’échec scolaire et faire disparaître ce sentiment de honte qui leur a été inculqué par l’idéologie dominante. En tant que nation, les Indiens Navajos disposent d’un sceau et d’un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ils ont un gouvernement qui siège à la capitale, Window Rock, au Sud de la réserve. Ce gouvernement dispose d’attributions réelles (éducation, santé, police tribale, etc.) dont la spécificité se fait notamment sentir en matière de justice, laquelle est soutenue par des conciliateurs, les peace makers, et privilégie des dispositifs souples basés sur la réprobation morale et le sentiment d’avoir trahi les valeurs traditionnelles. Les indiens des zones rurales, particulièrement les jeunes étudiants indiens, ont grandi avec le pick-up (Chevrolet, GMC, Ford et Dodge) forment l'éventail des pick-up que l'on trouve sur les réserves. On trouve des pick-up à deux et quatre roues motrices, mais habituellement la préférence va au 4x4 à cause de leur facilité à rouler dans la boue, la neige, l'eau et sur la glace, surtout pendant les mois de janvier et février de l'hiver particulièrement rigoureux. Sur la réserve Navajo, la plus grande de toute, plus de 5.000 milles de routes sillonnent les plateaux, les déserts et les montagnes. Parmi celle-ci, seulement 1.500 milles sont goudronnées et toutes sont à deux voies. La plupart l'ont été seulement ces vingt dernières années. A cause du grand nombre de routes non goudronnées et peu sûres, les pick-up, sont le moyen de transport le plus approprié dans la régions appartenant aux Indiens. Seuls les pick-up 4x4 pouvaient se déplacer dans les réserves du sud-ouest. Toutefois, la consommation élevée reste un inconvénient des 4x4, car l'entièreté de la nation indienne à un  pouvoir d'achat faible, particulièrement sur les réserves où la plupart des emplois sont des emplois manuels. Les emplois dégagent peu de ressources pour le grand nombre de chômeurs qui se disputent les rares emplois existants. Alors, lorsqu'on décide d'acheter un quatre roues motrices, les indiens des réserves doivent prendre en compte le prix d'achat du véhicule aussi bien que le coût élevé du carburant, dans les stations. Le prix  du carburant sur les réserves indiennes est généralement plus élevé, entre 20% à 50% de plus qu'en dehors des réserves à cause de la situation en zone rurale de la plupart des réserves et des terres indiennes. Le carburant doit être acheminé spécialement des grandes artères de circulation vers les réserves, où le réseau routier est mal adapté et rare pour les gros camions. Un phénomène culturel particulier a immergé sur les territoires Indiens, ils entretiennent leur pick-up avec des tournevis, des marteaux, des pinces, des clés, des boites de conserves, du fil de fer et du chatternon. Avec cet échantillonnage d'outils et une bonne part de sens commun, les Indiens gardent leurs pick-up en état de marche en toute saison. Le pick-up est devenu une partie de la riche culture amérindienne au même titre que l'arc, le canoë et les raquettes à neige, il a été adopté et adapté à la vie rurale de la plupart des Indiens. Comme leurs ancêtres qui chevauchaient fièrement des chevaux peints, les Indiens modernes conduisent leurs pick-up sur leur territoire. Ainsi, pour beaucoup d'Indiens au nord du Rio Grande, le pick-up truck est devenu le cheval du vingtième siècle. La plupart des nouveaux pick-up achetés par les Indiens le sont en dehors des réserves (commerces tenus par les non-indiens). La plupart des véhicules sont achetés neufs, parce que les vendeurs proposent des crédits à long terme (Haut taux d'intérêt) auxquels les indiens peuvent souscrire. (crédits bancaires plus difficiles à obtenir par les Indiens), en plus les grosses sommes en espèces ne sont pas disponibles. Ceci est particulièrement important au vu des tensions raciales entre Indiens et blancs des villes limitrophes, où la grande majorité des affaires sont tenues par des non-indiens qui fournissent biens et services, y compris les pick-up aux populations des réserves, les Indiens n'achètent pas seulement leurs véhicules, ils s'approvisionnent en épicerie, meubles, quincaillerie, ainsi qu'un large éventail de tissus, c'est pourquoi le pick-up est utilisé pour transporter les gens vers les villes où les Indiens font leurs courses, ils fournissent en même temps un moyen de transport aux familles indiennes pour se rendre vers les villes dans les lieux de loisirs (cinéma, restaurant et boutiques) ce qui constitue un contact social, culturel et économique avec le monde extérieur. En outre, les bureaux officiels, et les aménagements médicaux de qualité se trouvent hors réserves. Et puisque leur principal moyen de transport est le pick-up truck, ils utilisent ce véhicule en tant que cheval du vingtième siècle. Les évènements sportifs font aussi partie de la culture amérindienne. Aujourd'hui les Indiens parcourent de longues distances pour participer ou assister à des évènements sportifs (le football Américain, le basket, le base-ball, le rodéo) qui est l'un des sports le plus populaires parmi les amérindiens. Où que se déroule un rodéo, les pick-up abondent comme leurs chevaux autrefois, les pick-up adoptent toutes les formes et dessins. Certains montrent leur âge et leur usage, d'autres apparaissent comme sortis d'un spot publicitaire. De multiples couleurs et dessins ornent les chevaux du vingtième siècle (comme les chevaux d'antan), les pick-up stationnés près d'un rodéosont la représentation de la richesse et du statut. Souvent, des plumes sont accrochés au rétroviseur, et durant les cérémonies comme celle de la voie de "l'Ennemi Navajo", des plumes décorent la carrosserie des pick-up (les chevaux étaient jadis ainsi décorés). Des autocollants proclament  "Vous êtes en territoire indien", ou "je suis Indien et fier de l'être" sont un nouvel aspect de la décoration. Les Indiens utilisent leurs pick-up décorés pour le transport de leurs chevaux dont ils se servent pour les épreuves de "Calfroping, bulldogging, barrel riding et team roping. Le bétail est vraiment une part importante du bien être économique de nombreux Indiens, qui utilisent leurs pick-up pour emmener leurs bêtes au marché, au pâturage, conduisant les troupeaux sur de longues distance sans l'aide de gros camions ou de wagon à bestiaux. Dans ce cas, les pick-up deviennent fourgons et transportent les ustensiles, la nourriture et l'équipement. Le soir, les employés des élevages se rassemblent autour de leurs pick-up pour écouter les cassettes de Willie Nelson, Waylon Jenning et Richy Skaggs.

 

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vendredi, 10 août 2012

Les Indiens d'Amérique ont une culture.

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Les Indiens d'Amériques qui est un peuple ont une culture qui a marqué l'histoire. Leur société mythique et leurs modes de vie ont inspiré des photographes, des peintres, des écrivains et le monde du cinéma. Malgré la colonisation de l'Amérique du Sud et du Nord, beaucoup de gens entendent par Indiens ou Amérindiens les tribus vivant en Amérique du Nord, mais ces tribus ont colonisé les deux Amériques. Toutes ces tribus venant d'Asie ont peuplé les Amériques et sont devenues des civilisations très différentes, tant au niveaux social et culturel qu'au niveau technologique, comme les Aztèques d'Amérique centrale, les peuples d'Amazonie, les Inuits au Canada et les Cheyennes d'Amérique du Nord.


 

http://www.youtube.com/watch?v=P9Bnv5DPi8E&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=Cz0qd1T1UKY&feature=relmfu

 

http://www.youtube.com/watch?v=q7LxwhPE7kg&feature=relmfu

 

http://www.youtube.com/watch?v=xMszJ7B-eBI&feature=relmfu

 

http://www.youtube.com/watch?v=OzTj4i6DsRQ&feature=relmfu



Au yeux de la plupart des gens, les Amérindiens (Indiens d'Amérique), sont des peuples d'un autre âge. On pense généralement que l'invasion de leurs terres par les colons d'origine Européenne les a laissés au bord de l'anéantissement et qu'ils ne sont plus qu'une poignée de survivants déchus, voués à se fondre tôt ou tard dans la population qui les a supplantés. Et si l'on plaint leur sort ou on déplore les exactions et violences notoires commises à leur encontre, on tient cependant pour légitime ou nécessaire leur extinction présumée, ne voyant en eux que des sauvages ou des primitifs, on considère qu'ils n'avaient rien à opposer à la civilisation évoluée de leurs envahisseurs qui ont fait un monde prospère et puissant, symbole même de la modernité et du progrès. On admet qu'on aurait pu leur rendre plus de justice en tant qu'homme, mais en tant qu'indiens ils devaient fatalement disparaître, car n'appartenant qu'à la préhistoire et au folklore d'un continent, qui n'a pour histoire véritable que sa conquête et sa transformation par les hommes "blancs".


trail_of_tears.jpgEn 1830, le président Jackson signe la loi d'expulsion des Indiens de tous les Etats de la côte Est et leur implantation dans les territoires à l'Ouest de la plaine du Mississippi. Ce fut ce qu'on appela "La piste des larmes", car il fit déporter près de 80.000 indiens dont plus de 10.000 moururent avant d'être arrivés en Oklahoma. Cet acte est le plus spectaculaire du génocide qui a touché les Amérindiens. A ce souvenir, des Amérindiens refusent encore actuellement de se servir du billet de 20 dollars à son effigie. De nombreuses tribus ont été décimées, certaines ont même totalement disparu, depuis cinq siècles, on les a exploités commercialement et politiquement, les jetant notamment les uns contre les autres dans des guerres intestines (allumées pour des motifs mercantiles ou impérialistes), on les a dépouillés de la quasi-totalité de leurs territoires, employant à cette fin les moyens les plus brutaux, bafouant ouvertement la parole donnée et les traités signés (allant jusqu'au génocide). De nos jours, la spoliation se poursuit où les terres productrices restées aux Indiens et leurs ressources sont presque toujours contrôlées par les blancs, tandis que la plupart des indigènes vivent surtout d'assistance sociale et sont aux plus bas niveaux de la société.




Certains historiens, estiment de nos jours que le génocide amérindien par les colons a entraîné la mort d'environ 43 millions de personnes, une majorité d'Amérindiens sont morts à la suite des maladies infectieuses (la coqueluche, la rougeole ou la variole) introduites par les Espagnols, contre lesquels les Amérindiens n'étaient pas immunisés. Le processus a commencé dès les années 1500, et a emporté des centaines de milliers de vies. Environ 500.000 Amérindiens peuplaient la côte est de cet espace. Ils ne sont plus que 100.000 au début du xviiiè siècle. Dans l'empire espagnol, les Amérindiens furent également victimes des meurtres massifs, des guerres et du travail forcé (mines d'argent, portage, etc.), la mortalité des Amérindiens provoquait de tels ravages qu'ils durent aller chercher des esclaves en Floride pour pallier le manque de main d'oeuvre en Amérique du Sud.




Les habitats indiens sont très différents les uns des autres contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes. En réalité les habitations amérindiennes dépendent des régions où ils vivent, et elle varient d'une petite cabane pour seulement quelques personnes à des édifices de plusieurs dizaines de mètres de long et plusieurs mètres de haut. Selon les tribus, les habitudes de vie ne sont pas les mêmes, dans certaines tribus les individus vivent en famille alors que dans d'autre tribus, toute la population vit sous le même toit. De plus les techniques de constructions sont très élaborées et permettent de ne pas perdre la chaleur ou la fraîcheur selon la région ou la saison. Les habitats sont adaptés aux régions dans  lesquelles leurs résidents vivent. Dans ces territoires, on distingue plusieurs types de régions.

Les tipis, étaient majoritairement utilisé dans les plaines.

Les maisons-longues, étaient principalement dans les forêts.

Les villages à plusieurs étages, étaient construits dans les déserts du sud-ouest avec leurs monolithes de grès ainsi que les hogans.

intérieur hogan.png













Le hogan des Navajos est l'habitation d'une famille rassemblée autour de la femme la plus âgée. Les hogans sont des constructions isolées au milieu des pâturages et des champs familiaux, rarement regroupés à plus de deux ou trois et appartenant à des personnes apparentées. Le hogan est une construction lourde et massive. La base est faite d’un épais mur de pierres ou de troncs d’arbres. La forme en est parfois ronde, le plus souvent octogonale. Le toit est de forme arrondie, recouvert d’argile, laissant un trou au-dessus du foyer pour l’évacuation de la fumée. Le hogan ressemble à un gros igloo de terre et d’argile. L’habitation n’est éclairée et aérée que par la porte. Certains hogans récents ont des petites fenêtres. Traditionnellement, quand un Navajo meurt dans un hogan, sa famille perce l’un des murs pour faire sortir l’âme du mort. A Window Rock, la capitale de la réserve Navajo, en Arizona, le bâtiment qui abrite le Conseil tribal de la Nation Navajo a la forme d’un immense hogan octogonal.

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Le Tipi (teepee du Lakota qui veut dire habitation, maison) , est une tente de forme conique traditionnellement utilisée par certaines tribus nord-américaines. Un tipi est composé de longues perches de bois appuyées les unes sur les autres, puis recouvertes de peaux d'animaux, utilisé par les Indiens des Plaines, le tipi est un abri très ingénieux car il offre un gîte spacieux et propre, qui protège du froid par une isolation adaptée et de la chaleur grâce à un système de ventilation. Il suffit d'environ dix à douze peaux de bisons pour faire un tipi de taille moyenne (soit un cercle de 5,50 mètres à 6 mètres de diamètre pour 20 à 25 perches). Le nombre de perches utilisées change avec chaque tribu. Certains tipi peuvent être faits de cinquante peaux et abriter les conseils et réunions tribales. Chaque année, les tipis doivent être réparés voire entièrement reconstitués car la peau s'amincit avec le temps. Le tipi est composé d'une double toile, intérieur et extérieur qui ne touche pas totalement le sol de façon à laisser passer de l'air, ce système de double toile crée une aspiration vers l'ouverture et donc une aspiration qui fait échapper la fumée. C'est la femme qui est traditionnellement la propriétaire du tipi. Sa décoration varie suivant la tribu ainsi que son histoire que l'on veut raconter, il peut être aussi orné de trophées de chasse et de scalp. On entre dans un tipi par une porte en peau décorée, on dort sur une couchette en peau de bison ou d'ours, étendue sur un sommier de joncs tressés. Le foyer situé au centre est entouré de pierres et chauffe un récipient posé sur un trépied en bois. Le tipi est composé d'une double toile intérieur et extérieur qui ne touche pas totalement le sol de façon à laisser passer l'air, ce système de double toile crée une aspiration vers l'ouverture et donc une aspiration qui fait échapper la fumée.


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Le wigwam, est un type d'habitation construit par les Amérindiens semi-nomades d'Amérique du Nord (les Micmacs et les Algonquins). Les habitations sont de plan circulaire ou allongé et peuvent abriter de 10 à 20 personnes. La structure est constituée d'un bâti de perches sur lequel est fixé le recouvrement d'écorces de bouleau, ou de nattes de quenouille ou de joncs. Les pièces d'écorce sont cousues ensemble à l'aide de racines d'épinette ou de sapin. Le sol est recouvert de branches de sapin ou d'épinette afin de le rendre confortable et isolant. Les wigwams sont généralement décorés de motifs représentant des oiseaux, des castors, des loutres,etc. L'hiver, il est recouvert de peaux d'animaux. Un feu est entretenu en permanence au centre, la fumée s'échappe par un trou de cheminée. Les perches ne sont pas transportées et restent sur place


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Les maisons-longues, étaient utilisées dans les forêts du nord-est des Etats-Unis par les Iroquois et les Hurons. La maison- longue amérindienne est une habitation de forme allongée construite en bois. Sa longueur est de l'ordre de vingt à trente mètres de longueur, parfois jusqu'à cent mètres, tandis que sa largeur est généralement de cinq à sept mètres. La maison comporte généralement une porte d'entrée située dans l'axe principal. A l'intérieur de la maison se trouvent deux séries d'alcôves disposées de part et  d'autre de cet axe longitudinal. Chaque alcôve est équipée d'un foyer. Un totem est parfois placé devant la maison. Les maisons-longues étaient regroupées pour former un village. Certaines de ces maisons-longues pouvaient loger jusqu'à dix familles différentes, voire plus, réparties dans plusieurs compartiments.


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Les villages à plusieurs étages, ces villages dit à "plusieurs étages" possédaient des habitation et des lieux de cultes. Ils furent construit par les indiens Pueblos qui disparurent à cause d'une sécheresse au xxè siècle. Aujourd'hui tout ces villages ont disparu, et il n'en reste que des ruines. Cette civilisation était très avancée au niveau de l'architecture (ce type de lieu était très facile à défendre en cas d'attaque). Ce village fut construit par Cliff Palace (l'alcôve Cliff Palace est de 80 mètres de long sur 20 mètres de profondeur). C'est le plus grand édifice de ce genre trouvé à ce jour, il comporte 200 pièces.





Actuellement, les Amérindiens représenteraient seulement moins d'un pour cent de la population totale. Il tente de s'intégrer tout en préservant ses rites, ses cérémonies et ses langues. Quand les Amérindiens insistent actuellement pour parler de leurs religions en termes de spiritualités, ils entendent affirmer que leurs préoccupations intimes englobent comme en un cercle tout ce monde diversifié avec une terre, des forêts, des lacs, des animaux, des humains, avec qui ils souhaitent vivre en harmonie, et qu’ils connaissent encore des façons spirituelles de communiquer avec tous les êtres qui peuplent leur environnement. Il faut également dire que se trouvent intégrées dans ce cercle des croyances découlant du processus de christianisation qu’ont connu de nombreux peuples amérindiens. Après des siècles de dénigrement, on assiste aujourd’hui à une redécouverte et à une revalorisation, par les Amérindiens eux-mêmes, de la culture traditionnelle autochtone.


 





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vendredi, 15 juillet 2011

Le règlement de la question indienne et de leur culture!!!

 

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A l'heure ou l'Europe et les Etats-Unis s'efforcent d'apporter une aide à de nombreux réfugiés, l'histoire nous rappelle que ces mêmes puissances, il n'y a pas si longtemps, ont délogé et déporté des centaines de milliers d'Amérindiens pour les laisser mourir dans des camps; Les flots de réfugiés d'aujourd'hui ne ressemblent que trop à la tristement célèbre "Piste des larmes". piste des larmes.jpgCette déportation en Oklahoma des Cherokees (Carolines du Nord et du Sud), autorisé par "l'Indian Removal Act" et voté en 1830, a vu la mort de milliers d'Indiens qui n'ont pu supporter ce terrible voyage, ou comme celui de Fort Snelling, où les Sioux furent entassés dans d'interminables rangée de tipis. Quand ils n'avaient pas été tout bonnement abattus, les Indiens subirent des déracinements véritablement meurtriers et peut-être le plus grand génocide de tous les temps orchestré par la politique officielle de déportation des Etats-Unis. Ce qui fut appelé "le règlement de la question indienne" a vu l'anéantissement d'innombrables cultures autochtones.


 

Parmi les nombreux groupes apaches, les Navajos forment une tribu indienne à part, la plus nombreuse du continent nord-américain. Vivant dans une réserve qui équivaut au triple de la superficie de la Belgique, les Navajos sont menacés dans leur spécificité. Les Indiens, plus que toute autre culture, respectent les rapports existant entre les choses et continuent de réserver une place importante aux anciens. Dans la culture apache, chacun à quelque chose à offrir, même ceux que nous qualifions de fous ou de handicapés ? Celui qui peut paraître bizarre selon nos normes serait peut-être chamane chez les Indiens. Dans un monde comme le leur, ce type de personne joue un rôle très important (Religion , médecine).


 

Les enfants sont initiés dès le plus jeune âge au culte. Les jeunes garçons se voient offrir un arc et des flèches tandis que les jeunes filles reçoivent des poupées (Tithus). Celles-ci sont accrochées dans les habitations, mais ne font pas l'objet d'une vénération. Elles jouent un rôle dans l'éducation des enfants qui, en les voyant quotidiennement et en écoutant des histoires à leurs sujet, apprennent à reconnaître et à mémoriser les 300 à 400 esprits qui forment le vaste panthéon de " Pueblos. les tribus veillent également à ce que les jeunes filles et les femmes soient impliquées pleinement dans ce culte fondamental.Kachina_.jpg Pendant l'initiation, les enfants viennent à découvrir que les "kachinas" sont des esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants... Une sorte d'inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits qui se manifestent dans le village ne sont pas de véritables esprits, mais simplement des hommes masqués. Après un certain temps, les membres masculins de la société sont invités à participer aux danses que les garçons initiés finissent par diriger. Malgré l'interdiction pour les femmes de personnifier les "Kachinas", elles jouent un rôle important au sein du culte (Elle cuisinent et apportent nourriture et boissons). Après les cérémonies, il ne reste plus aux hommes qu'à espérer que leurs souhaits se réalisent (La pluie à l'agriculture, la protection des troupeaux, la protection des membres du groupe), autant de bienfaits que les "Kachinas" ont le pouvoir de dispenser pour soulager la rude existence de ces gens.

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Le pow wow des plaines du Nord, considéré autrefois comme une cérémonie secrète qui réunissaient hommes et femmes afin de célébrer des chasses fructueuses ou des exploits guerriers, ne se pratique plus aujourd'hui dans la même optique. Il est devenu un symbole de la survivance tribale de cette région. Il peut prendre la forme de spectacles, d'expositions, de musées ou de formations et fait même parfois l'objet de concours. Les jeunes reçoivent l'enseignement de leurs aînés et, le temps d'une danse, ceux-ci renouent avec leur jeunesse. Tout semble donner raison à la prophétie des anciens selon laquelle "le pow wow allait tisser sa toile aux quatre coins du monde", signe de guérison d'unité. Aujourd'hui, il permet d'admirer des danseurs déployant leur art au rythme de la musique de groupes de chanteurs et percussionnistes. Les chanteurs donnent le rythme de la danse en battant à l'unisson sur leur grand tambour; Chaque groupe possède son chanteur principal, véritable mémoire vivante de centaines de chants appris tout au long d'une existence, par le biais de la tradition orale (Ces chants sont communiqués des maîtres aux plus jeunes).

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Pour entamer un chant ou demander des couplets supplémentaires, les danseurs communiquent avec les chanteurs par l'intermédiaire du "porteur du sifflet", qui transmet ses souhaits au chanteur principal en utilisant un sifflet allongé qui rend un son semblable à celui de la flûte. Six styles de danse principaux sont à l'affiche, complétés par d'autres danses à titre de diversion ou de démonstration. La danse masculine traditionnelle est la première, le danseur principal est considéré comme le gardien de la culture et de la "plume d'aigle", symbole du guerrier. Les hommes portent le costume de guerre qui se compose d'une coiffure en piquants de porc-épic surmontée de longues plumes provenant de la queue d'un aigle et de mocassins perlés, c'est attributs indispensables contribuent à offrir un spectacle qui symbolise le guerrier dans divers aspects des combats (La traque, la mise à mort et le sauvetage).

La danse féminine traditionnelle perpétuepow wow aujourd'hui.jpg les valeurs ancestrales de la mère et de la grand-mère au sein de la communauté dans leurs rôles de nourricières et de protectrices des jeunes. Empreinte de l'atmosphère des temps passés, la danseuse arbore un magnifique costume, orné de perles et de piquants de porc-épic et se meut de façon très gracieuse, affichant un air de victoire inspiré par le fait qu'elle représente à elle-seule la fierté de sa famille.

 

Aujourd'hui, les enfants ne jouent plus que rarement aux cow-boys et aux Indiens (Certains adultes, au contraire, s'en donnent à coeur joie). Des associations fondée dans les années 60, rassemblent chaque année des gens de nombreux horizons (Allemands, Anglais, Belges, Hollandais, Français, Irlandais, Suisse, Luxembourgeois). Ils se réunissent une fois l'été venu, pour s'adonner à leur passion, ils deviennent "Tuniques bleue, cow-boys, trappeurs ou Indiens. Paré d'un costume d'apparat ou vêtus d'un simple pagne, coiffés d'un "stetson", d'un bonnet de fourrure ou du kèpi règlementaire, ce petit monde vaque à ses occupations journalières.




Dans les tipis pas de réveille-matin, pas de télé, pas de radio. Lors des cérémonies, ces derniers exhibent les vêtements qu'ils ont eux-même confectionnés avec un soin particulier (L'authenticité), au point qu'il est difficile de confondre leur production avec des objets authentiques. A l'origine de ce mouvement d'intérêt pour l'Ouest américain, on trouve des confédérations vers le thème de la guerre de sécession, les plus nombreux sont les sudistes mais cette tendance s'atténue pour faire place vers un autre phénomène de mode (L'indianisme), les Indiens des plaines seront les premiers à être imités, pour la simple raison que se sont les ethnies les plus connues grâce au cinéma, au roman populaire et à la bande dessinée.

Il ne manque plus que les Eskimos pour que se soit complet.

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mardi, 14 juin 2011

La vraie vie des Amérindiens

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Les caractéristiques d'Amérique du Nord ne ressemblent pas a l'Amérique Latine. Tout d'abord, la population y est clairsemée, très peu peuplé. Dans les manuels d'éducation scolaire, on décrivait encore il y a quelques années que l'homme blanc était arrivé sur des terres "vierges". On sait maintenant que le nombre d'Indiens d'Amérique du Nord représentaient une population  de quelques millions d'habitants (50 millions de personnes sur tout le continent à l'arrivée des Européens).

fond 1.JPGL'histoire des tribus indiennes continue à fasciner les gens, de partout dans le monde. L'histoire tragique de leur asservissement et de leur presque totale disparition due au Gouvernement des Etats-Unis et à la cupidité des colons européens. Les nostalgiques du "New Age" ont redécouvert la richesse de leur univers culturel et religieux, et le mythe du "noble sauvage" qui vit en harmonie dans la nature persiste encore de nos jours. Cependant, personne ne semble véritablement s'intéresser à ce qu'est la  vie quotidienne des amérindiens, de nos jours. Aujourd'hui, beaucoup sont persuadé que les "guerres indiennes" sont terminées depuis longtemps, que leurs luttes ont cessées et qu'ils sont maintenant complètement intégrés au "rêve américain".  De nos jours encore, leurs droits sont continuellement bafoués, beaucoup d'entre eux continuent de lutter chaque jour pour que soit reconnue leur existence et que soient respectés tous les traités qu'ils ont passé avec le gouvernement américain. Le gouvernement a repoussé les Indiens sur des réserves (terres ingrates). Il est apparu ces dernières années que ces pauvres réserves ont en fait des sous-sols très riches ( l'or dans le sud Dakotas et le pétrole en Oklahoma). territoire Indiens.JPGCes terres appartenant par traités aux Indiens leur ont été volées sans accord de leur part et en dépit des traités signés. A la télévision américaine, comme dans la vie politique, ce sont les grands absents et leurs taux de chômage sont les plus élevés, entre 80% et 90%. Quand aux assistances sociales assurées par le gouvernement (tickets d'alimentations, aide sociale). L'un des stéréotypes extrêmement répandus est que les Amérindiens bénéficient de privilèges particuliers auxquels les autres Américains n'auraient pas droit (soins médicaux gratuits, allocations, éducation gratuite, exempt d'impôts). La réalité est beaucoup plus complexe car les tribus ont signé des traités avec le gouvernement américain en échange de la cession de leurs terres et dans les nombreux traités que les tribus ont signés avec les autorités fédérales, certaines clauses précisaient que le gouvernement garantirait aux tribus l'éducation et les soins médicaux en échange de toutes terres ancestrales cédées par les indiens. Certains membres des tribus sont effectivement exemptés de certains impôts, mais la raison en est à la fois logique et juridique. Les réserves fédérales ne font pas partie des Etats sur lesquels elles sont implantées. Les Indiens américains vivant et travaillant sur ses réserves n'ont donc pas à s'acquitter de certains impôts étatiques. En revanche, ils paient d'autres impôts, par exemple l'impôt fédéral sur le revenu.

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Le BIA (Bureau of Indian Affairs) est chargé de réparer les maisons gouvernementales (toits, fenêtres, etc). Or il faut parfois attendre des mois pour que ces travaux soient effectués. Les maisons sont délabrées, la pluie, la neige s'y infiltrent, certains dorment dans des épaves de voitures, d'autres n'ont aucun endroit pour dormir, beaucoup vivent à dix  dans une seule pièce. La misère, le délabrement sont le pain quotidien de certaines réserves, 46% n'ont pas l'électricité, 54% n'ont pas la plomberie, 82% vivent sans téléphones.

Aux yeux de la plupart des gens , les Amérindiens, sont des peuples d'un autre âge. On pense généralement que l'annexion de leurs terres par les colons d'origine Européenne les a laissés au bord de l'anéantissement et qu'ils ne sont plus qu'une poignée de survivants déchus, voués à se fondre tôt ou tard dans la population américaine.indiens d'amérique.jpg Or, le nombre d'Indiens et d'autochtones de l'Alaska était estimé à environ 4,4 millions pour l'ensemble des Etats-Unis. Tous les Indiens-Américains n'ont pas le physique qui leur est généralement associé. Tous n'ont pas la peau brune et aucun n'a la peau rouge avec des pommettes saillantes et de longs cheveux noirs tressés. Certains Indiens sont blonds avec des yeux bleus. Certains ont des traits d'Africains-Américains. D'après le bureau de recensement américain, il y aurait 538.000 Indiens-Américains, de sang pur ou métissé, vivant dans des réserves ou territoires spéciaux. Ce nombre inclus les personnes vivant sur les territoires Indiens historiques en Oklahoma et sur les réserves des Etats, 57% des Indiens-Américains et des autochtones de l'Alaska vivent dans des zones urbaines. Dans certains Etats de l'Ouest des Etats-Unis comme le Montana, le Dakota du sud, l'Arizona, le nouveau-Mexique et l'Utah, la majorité des Indiens vivent dans ou à proximité d'une réserve indienne.

Approximativement 200 tribus ont été exterminées par les colons Blancs et sont éteintes, 557 tribus sont aujourd'hui Fédéralement reconnues (220 vivent au Canada dont 30 tribus sont reconnues par le Canada mais pas par le gouvernement Américain).

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Depuis l'apparition des premiers casinos, sur les réserves indiennes, cette question n'a cessé de provoquer des controverses (développement économique!!). Aveuglés par la propagande et répandue dans le pays par les industries du jeu, beaucoup d'Américains croient que les tribus indiennes survivent aisément grâce à l'argent que leurs rapportent leurs maisons de jeux. La vérité est tout autre, les deux douzaines de tribus qui tirent un bénéfice des maisons de jeux représentent moins de 1% de la populations indiennes et sur approximativement 158 tribus qui possèdent des casinos, moins de la moitié se sont dotées de machines à sous (Bingo,sorte de loterie) et la plus grande partie des bénéfices retirés des casinos indiens va aux compagnies de management non-indiennes qui les gèrent (70%).

Construire des casinos pour ruiner l'argent des indiens pauvres qui sont majoritairement tributaires du "Welfare" (aide publique), casino amérindien.JPGc'est comme favoriser l'alcool, pour construire des bars. Les moyens et subterfuges pour maintenir les populations Indiennes sous le seuil de pauvreté ne manque pas. L'Indien est un embarras politique et économique pour le gouvernement Américain et les Etats. Le but du gouvernement américain est clair; Les royalties versées aux tribus, les ressources naturelles des terres Indiennes sont une raison suffisante pour mettre fin aux réserves. Mais pour mettre fin aux réserves, il faut amener l'Indien à une pauvreté qui l'en fera sortir pour travailler dans les villes. Donc, il est préférable qu'ils restent sous éduqués "Le gouvernement n'aura plus qu'a attendre".

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dimanche, 08 mai 2011

Parc National de Yosemite

 

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Le parc de Yosemite se situe dans les montagnes de la Sierra Nevada, à l'est de la Californie, aux Etats-Unis. Avec une superficie totale de 3.079 km², il est le troisième plus grand parc de Californie. A plus grande échelle, l'érosion façonne le granite de Yosemite en formes vigoureuses (Dômes, pics, colonnes, etc.). Les forces de cette érosion sont l'eau, les différences de température et la décomposition chimique. Plus de 2.500 kilomètres de cours d'eau et des centaines de lacs d'origine glaciaire se trouvent dans les limites du parc Yosemite. Ce dernier est traversé par deux rivières importantes, qui coulent d'est en ouest et qui sont des affluents du San Joaquin; la Merced River dans la vallée du Yosemite, et la Tuolumne River, au nord du parc. De nombreux cours d'eau se jettent dans ces deux rivières, parfois sous formes de chutes d'eau entrer des mots clefs(Les chutes de Yosemite, d'une hauteur de 762 mètres, elle ont une chute unique, la Lost Arrow, d'environ 457 mètres. Les chutes sont alimentées par les neiges et la rapidité de la fonte se traduit par une durée de chute plus ou moins longue parfois sous l'action de violents orages d'été). Le Yosemite est peuplé par 80 espèces de mammifères. Le lynx roux, le coyote, le puma et le renard gris sont les principaux prédateurs du parc. Ils chassent d'autres mammifères comme les lapins ou les lièvres. Ils s'attaquent plus rarement aux biches et aux cerfs hémiones qui viennent se nourrir dans les prairies. Plusieurs mammifères vivent dans les hautes altitudes; on trouve des chauves-souris jusqu'à 3.000 mètres. Les marmottes et les pikas s'adaptent aux conditions climatiques en hibernant. Les mouflons vivent en périphérie, à l'écart des touristes, il en reste moins de 300 individus dans toute la chaîne de montagne. entrer des mots clefsLe carcajou est aussi un animal très rare et très difficile à observer dans le parc. Pour finir, l'ours noir est l'animal emblématique du Yosemite. Malgré son appellation, son pelage est le plus souvent brun; l'ours noir est plus petit que le grizzli, qui a complètement disparu de la Sierra Nevada au début du vingtième siècle. Ils ont été tués car ils représentaient une menace pour les colons. Dans le même temps, les ours noirs ont prospéré car leur comportement moins agressif les a préservés de la chasse (On estime leur population à une fourchette entre 300 et 500 individus)

 

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Yosemite est l'un des chefs-d'oeuvre de la nature les plus accomplis. La majesté et la grandeur de ses parois de grand massif, la beauté du fond de sa vallée. La vallée de Yosemite et ses alentours se sont formés au cours de centaines de milliers d'années et sont le résultat de soulèvements de la croûte terrestre, de la glaciation et de l'érosion. Les premiers habitants de la vallée de Yosemite étaient des Américains de souche qui appréciaient la beauté naturelle de cette terre déjà bien avant que Christophe Colomb ne découvre l'Amérique. La Merced était une voie de pénétration naturelle de la vallée et constituait également une source d'approvisionnement en eau, en nourriture ainsi qu'une voie de transport. Les Miwoks s'établirent dans la vallée et vécurent en harmonie avec l'environnement jusqu'à la Ruée vers l'Or de la Californie et l'immixtion de la civilisation. Le chef Tenaya ainsi que son peuple Milwok de sang mêlé furent déplacés de la région en 1851.  

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Le président Abraham Lincoln signa un acte du Congrès en 1864, aux termes duquel la vallée de Yosemite et Mariposa Grove (La vallée de Mariposa) furent concédées à l'état de la Californie  afin qu'elles soient conservées pour le bien de l'humanité toute entière. Les changements qui intervinrent furent un sujet d'extrèmes préoccupations, finalement, après des années, le Congrès américain institua le parc national de Yosemite le 1er octobre 1890. Ce n'est quand 1903, que Théodore Roosevelt signa un projet de loi par lequel la vallée de Yosemite et Mariposa Grove passèrent sous le contrôle total du gouvernement fédéral.

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Il y a environ 4.000 ans, les Amérindiens Miwoks à l'ouest et Païutes à l'est occupent paisiblement la région, après s'être sédentarisés. Ils nouent des liens avec les tribus voisines et font venir des régions situées à l'est de la Sierra Nevada des pignons, de l'obsidienne et d'autres produits. Ils utilisent des paniers plutôt que des poteries pour stocker et échanger leurs biens (Certains de ces objets sont visibles au musée du Yosemite, ainsi que la reconstitution d'un de leurs villages). Ils font du commerce en empruntant les cols de montagne et leur mode de vie était adapté au milieu désertique; chaque clan ou tribu occupait un territoire spécifique, généralement situé autour d'un lac ou d'un marais qui leur fournissaient de l'eau et du poisson.entrer des mots clefs Ils chassaient également le pronghorn et le lapin, ramassaient des pignons, des racines et des graines dans les montagnes environnantes. La tribu Ahwahneechee qui s'installe dans la vallée de Yosemite est constituée de renégats d'autres tribus particulièrement féroces. Ils étaient appelés "Yohhe'meti (Ceux qui tuent) par les Miwoks.

 

 

 

Le bouche à oreille s'étant mis en action, les premiers touristes connus arrivèrent en 1855

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Les premiers contacts entre les Païutes du nord et les blancs se développèrent à partir des années 1840, les tribus commencèrent alors à utiliser le cheval. Avec la colonisation, les violences entre indiens et blancs se multiplièrent. La guerre de "Pyramid Lake War" (Pyramid Lake) en 1860, et la guerre de "Bannock War en 1878, en sont deux épisodes connus. Mais les Païutes furent surtout décimés par les maladies introduites par les blancs (En premier lieu, la variole) (1925), En 1869, le nombre total de Païutes du nord en Californie est estimée à 6.000 amérindiens. En 1910 environ 300.

Résumé


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vendredi, 06 mai 2011

Le Grand Canyon. Plus de deux milliards d'années

 

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Une grande merveille naturelle de ce monde, le Grand Canyon représente la page la plus révélatrice que la surface du globe ouvre sur l'histoire de la terre. Plus de deux milliards d'années d'évolution géologique sont ainsi exposées. Le long de la rivière Colorado, d'un côté  à l'autre du Grand Canyon est de plus de 440 kilomètres et traverse une série de canyons qui varient en largeur de moins de 800 mètres à plus de 29 kilomètres, et passe par des profondeurs de plus de 1.800 mètres. Le Parc National du Grand Canyon occupe près de 5.000 km² du plateau du Colorado.

 

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Il y a 150 millions d'années (C'est la fin du Jurassique), le continent nord américain commence à se séparer de l'Europe. Là où se rejoignent aujourd'hui les frontières de l'Utah, du Colorado et du Wyoming coule une puissante rivière. Des dinosaures sont emportés par les crues, noyés, ensevelis dans les bancs de sable : un de ces cimetières forme aujourd'hui l'un des plus riches gisements mondiaux, où l'on a découvert des espèces inconnues ailleurs. Dans la région de Price, les schistes bitumineux imprégnés par les végétaux fossiles sont pour le futur une gigantesque réserve d'hydrocarbures. Cinquante millions d'années plus tard, la tendance est renversée : l'ouest du Plateau s'enfonce alors que la partie orientale est au sec et se relève ! Voici qu'a commencé la surrection des Rocheuses, qui va durer 20 millions d'années. Epais, compact, le Plateau ne rompt pas : tout juste s'il se plisse d'un long renflement, dont subsistent les traces à Monument Valley, Capitol Reef, San Rafael Swell...

 

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Le parcours de la Corniche Sud à la Corniche Nord est, d'environ 340 kilomètres en voiture. Par l'intérieur  et à travers les profondeurs du canyon, ce même voyage, fait à pied ou à dos de mulet, n'est que de 33 kilomètres. La vie que contient le continent nord américain (région qui partage un même climat, flore et faune), et représente une variété de faune et de flore équivalent à un voyage du désert mexicain à la forêt épaisse du nord de l'Amérique et du Canada.Canyon_de_Chelly_.jpg Au moins 1.500 différentes espèces de plantes ont été identifiées dans le Canyon et le long de ses bords, dans une zone qui regroupe un tel assortiment de plantes différentes, on peut s'attendre à trouver une population animale tout aussi variée. C'est pourquoi il n'est pas surprenant que le parc national soit devenu le milieu naturel de 17 espèces de poissons, 6 d'amphibiens, 35 de reptiles, 76 de mammifères et 284 d'oiseaux (oiseaux migrateurs compris), et quelques prédateurs qui furent éliminés mais qui sont de retour (Puma, lynx, coyote, aigles). Seul le loup est encore absent de l'écosystème. 


La rivière Colorado qui s'écoule au fond du canyon, continue de creuser et de sculpter la grandeur de ce canyon, toujours plus profondément dans l'histoire de notre terre. La rivière, par ses actions d'érosion, charrient en moyenne 400.000 tonnes de dépôts et de matériaux rocheux par jour. Devant la grandeur et la majesté de cette merveille naturelle, un grand nombre de gens ont nommé des édifices naturels du Grand Canyon d'après la Mythologie Grecque, Romaine et Hindoue (Jupiter, Junon, Apollon, Venus, Deva, Shiva, Brahma) qui trouvent leurs places dans le Grand Canyon. La tribu Indienne Paiute, avait pour croyance que le Grand Canyon fut créé par les Dieux Tavwoats qui sépare le monde des vivants de l'au-delà. Les tribus Havasupai et Hualapai croyaient que la rivière était ce qu'il restait d'un déluge qui avait recouvert la terre entière

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Les premiers Européens, et plus tard les premiers américains à visiter le canyon, depuis la première visite de Conquistadors sous le commandement de Don Garcia Lopez de Gardenas en 1540, trouvèrent l'endroit désolé, et la beauté naturelle de l'endroit sans intérêts. C'est en 1869, qu'une expédition sous le jwpowell-1869-.jpgcommandement de John Wesley Powell, retraité de l'armée fédéral, qui avait perdu un bras lors de la guerre de sécession, établisse un intérêt pour le Grand Canyon. Les exploits de Powell et de ses hommes, descendant le Colorado dans de petites embarcations en pin, stimulèrent l'imagination de toute l'Amérique et du monde entier sur cette destination unique.

 

 

Le 18 décembre, au sud-ouest du Colorado, une tempête de neige balaie les plateaux et les canyons de la Mesa Verde.

 

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Trois hommes à cheval (Richard Wetherhill, Charles Mason et leur guide indien Acowitz),  sont en train de rechercher leur bétail dispersé. Par prudence, ils mettent pied à terre et continuent en marchant, quand soudain, en bordure d'un canyon, ils aperçoivent quelque chose. Là-bas en face, dans une cavité de la falaise; ils voient les ruines de plusieurs bâtiments. La neige brouille un peu la vue, mais il s'agit bien d'une véritable ville suspendue entre le sommet du plateau et le fond du canyon. Ses habitations atteignent trois étages, ses murs sont en briques et les plateformes sur plusieurs niveaux. Wetherhill et Mason oublient le bétail et décident d'aller voir de plus près. Ils descendent au fond du Canyon afin de trouver un moyen de grimper jusqu'aux ruines. Dans le froids et les rafales de neige, ils atteignent le site. Ils y passent plusieurs heures, parcourant un complexe urbain construit en briques de boue séchée. La féerie du lieu, qui plus est sous neige, fait dire à Wetherhill qu'ils ont découvert un "Cliff palace" (Genre de palais dans les falaises). C'est le nom que le site va garder officiellement jusqu'à aujourd'hui.

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Wetherhill et Mason ne s'arrêtent pas là. Abandonnant la recherche de bétail, ils passent la journée à arpenter les canyons et les mesas à la recherche d'autres ruines. C'est ainsi qu'ils tombent sur un site connu aujourd'hui sous le nom de "Spruce Tree House". Le lendemain, ils renettent ça et découvrent sous un promontoire rocheux un bâtiment tout en hauteur de quatre étages, percé d'une ouverture à chaque niveau. C'est la "maison de la tour carrée", la "Square Tower House" qui, elle aussi, porte encore ce nom aujourd'hui. Tous ces sites font partie du parc national de la "Mesa verte", consacré à la préservation des ruines. Il est aujourd'hui le seul parc national américain dédié à des créations humaines et non pas naturelles. Car, ce que Richard Wetherhill et Richard Mason en cet hiver 1888, ce sont les traces d'une civilisation disparue, (Les Anazis). Ce peuple précolombien s'est installé dans les déserts arides du sud-ouest américain (Arizona, Nouveau-Mexique, Colorado, Utath) et a commencé à y bâtir des villes de briques entre l'an 700 et 1200. Puis, à partir de la deuxième moitié du treizième siècle et aux cours des années 1300, ils sont partis sans que l'on sache encore vraiment pourquoi.

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Anazi est un mot navajo qui, selon la prononciation, peut signifier "ancêtres ennemi" ou "peuple ancien qui ne sont pas nous"

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Les Anazis atteignent l'apogée de leur culture entre le onzième et le quatorzième siècle. Ils cultivent le coton, le maïs et de nombreuses plantes comestibles. Leurs habitations aux nombreux étages reliés par des échelles s'organisent en véritables villes. Les sites de "Mesa Verde", au sud-ouest du Colorado et de Wupatki, au nord-est de l'Arizona, témoignent de cette époque. ind.jpgPourtant, dès la fin du treizième siècle, les villages installés sur les plateaux sont abandonnés et leurs habitants se replient dans les Canyons. Cet exode aurait pu être causé par plusieurs dizaines d'années de grandes sècheresses qui auraient rendu l'agriculture impossible. Tout suggère un abandon volontaire et organisé. Les Anazis n'ont pas disparu, et les actuelles nations des Pueblos et des Hopis en sont probablement les descendants. Enfin, les Anazis savaient observer le soleil et dessinaient des symboles restés mystérieux dans le désert. Ainsi que de nombreux vestiges qui témoignent d'une maîtrise des techniques de la céramique, du tissage et de l'irrigation.

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mardi, 03 mai 2011

Cette région est vraiment le pays des Navajos.

 

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Il y a environ 60 ans, Monument Valley a été "découverte" par l'homme blanc et pourtant cette région est vraiment le pays des Navajos. Monument Valley, est situé à la frontière du nord-est de l'Arizona et du sud-est de l'Utah. Ce parc est de la tribu des Navajos (Navajos Tribal Park), cette terre est d'une beauté infinie, la plupart des régions du Sud-ouest aujourd'hui est occupées par les tribus indiennes dont l'homme blanc n'a pas voulu, des terres jugées sans valeur. Tout comme les tribus d'autrefois aujourd'hui disparues, les Navajos vivent en contact étroit avec la terre. Elle représent à leurs yeux une source de vie.

 

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Les Navajos (Dineh = êtres humain) sont l'un des peuples amérindiens qui composent l'une des plus grandes tribus d'Amérique du Nord, environ 250.000 vivent dans une réserve d'une superficie comparable à celle de la Virginie-Occidentale ou (Belgique), très riche malgré les apparences (Or, argent, bauxite, uranium, charbon, gaz naturel et pétrole en quantités importantes). Window Rock est la capitale, la fête de la nation navajo à lieu pendant cinq jours à partir du premier week-end de septembre. Pendant cinq jours, tradition et modernisme se mêlent dans un cocktail de danses, de chants, de parades et de rodéos.

Les Navajos appellent leur réserve "The Navajo Nation" (la Nation des Navajos). Depuis peu, le Navajo est écrit et les enfants utilisent le Navajo à l'école. Dans le passé, cette langue n'était que parlée, il a donc fallut lui inventer une orthographe, c'est ainsi que la génération des 40 ans ne sait pas lire sa propre langue. navajos.jpgA certains égards, ils vivent comme des citoyens d'un petit état indépendant. La nation Navajo à son propre président et gouvernement, élus pour quatre ans. La police, la justice, l'enseignement scolaire et universitaire, tout est Navajo. Le statut de réserve du territoire où la plupart vivent rend le maintien de l'ordre particulier; contrairement au système américain des comtés élisant des shérifs, sur toute la réserve, c'est la "Police Tribale Navajo" qui est chargée des infractions et délits, tandis que les crimes sont du ressort du gouvernement fédéral, via le FBI. Ils peuvent édicter leurs propres lois, à la seule condition qu'elles soient conformes à la constitution Américaine.

potterie Navajos.jpgLes Navajos sont Américains, même s'ils se sentent profondément Navajos. Si une grande partie de la nation vit dans la réserve, beaucoup ont choisi de vivre dans une ville ou à l'extérieur  (avocats, médecins ou autres), ils vivent comme n'importe quel autre Américain. Ils sont aujourd'hui aussi à l'aise dans le monde moderne que dans celui qui fut ceux de leurs ancêtres et duquel ils tirent l'essentiel de leurs enseignement et principes moraux. En témoigne leur familiarité avec Internet, mais aussi leur production artisanale qui relève de la plus pure création artistique. Leur philosophie ancestrale est une nouvelle arme pour lutter contre l'échec scolaire et faire disparaître ce sentiment de honte qui leur a été inculqué par l'idéologie dominante et le dénigrement de leur culture.


Les Navajos sont des nomades bien adaptés à leur environnement, ils vivent de la terre selon les règles et à un rythme qui leur sont propres et qui les distinguent de l'homme blanc. Les Navajos élèvent en majorité des moutons (Churron) importés, il s'agit d'une race très résistante aux conditions climatiques et de vie difficiles, d'une grande fécondité, sa laine est dense et abondante, et sa viande est maigre. La laine est la principale ressource de l'ensemble de la réserve Navajos. Leurs tribus est de la même famille que celle de certaines tribus du nord-ouest canadien et leur agriculture s'apparente à celle des Apaches et des Pueblos. Pourtant, ils ne construisent pas de maisons en pierre. Leur "ho-gän" (Hogan - maison traditionnelle des indiens) est tout à fait adapté au désert; il y fait frais en été et chaud en hiver. Hogan intérieur.jpgHogan.jpg

 

 

 

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La vallée a de nombreux monuments, des flèches de grès impressionnantes, des arches, des roches de toutes formes, la forme et les ombres de Mocassin Arch (l'arche mocassin) soulignent le sens du nom qui le désigne. Les couleurs vives de la roche (du grès massif) viennent de l'oxyde de fer et de manganèse. En un mot cette terre est un don du Créateur. L'hiver, la neige peut littéralement empêcher d'y faire un pas. En été les imprudents qui n'emportent pas suffisamment d'eau avec eux risquent le pire. A première vue, cette terre paraît aride, dessèchée et poussiérieuse. C'est bien un désert, et pourtant la vie y est partout présente. Les Navajos vivent en ces lieux, élevant leurs enfants et gardant leurs moutons. On y trouve de l'eau, des arbres et des fleurs, le sol du désert grouille de vie. En 1938, Hollywood a découvert avec surprise que l'Ouest existait toujours, avec de vrais indiens et tout ce que ce mot nous rappelle. Les cinéastes ont donc mis de côté leurs décors artificiels pour réaliser des films sur place, au milieu de paysages authentiques. (Le film Stagecoach = diligence avec Willie Nelson, Johnny Cash). (My Darling Clementine, She Wore a Yellow Ribbon, Fort Apache, The Searchers et beaucoup d'autres). Ce que l'on voit aujourd'hui diffère un peu ce qui était courant il y a une centaine d'années, à part que les chariots en bois ont été remplacé par des camionnettes et que la route qui conduit à Monument Valley est goudronnée.

Navajos.jpgEn 1942, au cours de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Navajos servirent dans l’armée.  Quatre cent vingt Marines protégeront les communications des Marines  "Navajo code talkers" (Avec 274 mots du langage Navajo comme méthode de codage, impossible à percer par les Japonais). Ils inspireront le film "Les Messagers du vent" de John Woo avec Nicolas Cage et Christian Slater.

 

 

 

 

 

 

 

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dimanche, 17 avril 2011

Le mythe Amérindien et sa légende hollywoodienne

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Dans la légende de la frontière, l'Indien sera l'altérité, l'autre, il sera un danger, une menace, un personnage dans l'excentricité de l'histoire. Or, cet Indien-là, le mythe inventé, entrera de plain-pied dans l'imaginaire western. Il constitue l'ennemi sournois, impardonnable, celui dont il faut connaître les ruses, les manières. Car il y a une manière indienne, furtive, sournoise, démoniaque. Quand les cow-boys entrent en territoire indien, ils son t en grand danger, mais ils pourront peut-être s'en sortir s'ils connaissent bien la manière indienne. indien de l'Ouest.jpgLes Indiens surgissent toujours à l'improviste, le cinéma les fera souvent apparaître sur la crête des montagnes, sur le point d'attaquer. Ou bien ils tournent à grand galop autour des chariots regroupés. Ils meurent alors en grand nombre mais continuent leur ronde infernale. Quand ils retraitent, on sait déjà qu'ils reviendront. Entre la noblesse et la pire sauvagerie, tous les registres seront abordés. La cavalerie les poursuivra, les pourchassera, les punira.

Il s'agit d'un amalgame, d'une caricature, d'une grossière reconstruction à partir d'éléments divers empruntés à toutes les cultures amérindiennes et réunis en une seule qui, évidemment, n'existe pas. On a l'Indien inventé. Il sera taciturne, spartiale, fourbe ou bien noble ou intelligent, ou encore stupide, fidèle ou traite, compagnon ou faire valoir, mais toujours à la marge du propos principal. Certains cow-boys emprunteront des parties de sa tenue vestimentaire, la veste en daim avec des franges notamment, et parfois le mocassin. Déjà Daniel Boone avait lancé la mode à une autre époque et dans d'autres lieux. Les Indiens prendront de l'étranger la Winchester, les chapeaux et la veste bleue des yankées.

 

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Les Tétons, Brûlés, Hunkpapas, Sans Arcs, Ogalalas, Osages, Yanktons, Iowas, Omahas et autres Lakotas s'effaceront au profit d'un modèle unique, le guerrier Sioux, redoutable et difficile. Plus au Sud, les Comanches joueront le même rôle simplificateur. Ils seront des copies des Sioux, on ne fait que changer de nom de peuple et ce nom-là, Comanches, résonnera bien dans les oreilles des consommateurs d'histoires inventées de l'Ouest romantique.washakie.jpg Plus au sud encore, les Apaches formeront le pendant désertique des terribles Sioux du Nord. Leur saga sera amplement racontée mais nul ne s'intéressera vraiment aux différences entre les Kiowas, Chiricahuas, Jicarrilas ou les Mescaleros, ni à la culture apache ni à leur authentique destin, coincés qu'ils étaient entre les Américains et les Mexicains.

La quasi-totalité des cultures et des peuples autochtones de l'Ouest restera inconnue aux yeux d'un public qui n'a jamais eu cette curiosité. Pour être un vrai Indien, il faut être un Sioux ou quelque chose de semblable. Le Sioux imaginés fera parfaitement l'affaire. Ce sont les Sioux les plus rusés, les Apaches les plus guerriers, les Comanches les plus redoutables et ainsi de suite qui inventent un peuple pour en oublier dix. Qui connaît le destin des Nez Percés de l'Oregon? indienne et son papoose.jpgOu celui des Mohaves ou des Yumas de la Californie? Des Natchez de la Louisiane? Ici, plus qu'ailleurs si la chose se peut, se dresse le fossé énorme entre la réalité historique et la légende qui en dérive. La culture western réussira ce tour qui consiste à enfoncer entièrement les Amérindiens dans les derniers retranchements de notre grande amnésie collective. L'Ouest sera avant tout une culture spectacle et les acteurs doivent avoir un certain charisme. Il faut que l'image soit conforme.

Côté discours, les Américains finiront à l'Ouest ce qu'ils avaient commencé sur la côte Atlantique. La guerre des Pequots et l'histoire du dernier des Mohicans sont des anecdotes culturelles américaines de plein droit. Cela se passait dans la région actuelle de New York et l'histoire officielle des Etats-Unis attache une grande importance aux premiers pas des colons et aux commerçants originaux. Les Pentukets et les Wampanoags ont aidé les pélerins à Plymouth (Boston) et cela fait aussi partie des légendes fondatrices. pocahontas.jpgLes Powhatans de la Virginie ont fait la guerre aux colons anglais, ils l'ont perdue et une des filles d'un chef à vécu une histoire sentimentale avec un Anglais, il s'agit bien sûr de "Pocahontas", devenue personnage historique et dont les dessins animés de Disney assurent de nos jours la postérité. Bien des jeunes Américains apprennent que la "Ligue des Iroquois" a inspiré la rédaction de la Constitution américaine.

L'Indien de l'Ouest sera entièrement fabriqué par la légende western pour les fins de sa propre culture. La chose n'est pas surprenante puisque nous voyons là un phénomène qui se retrouve à l'échelle planétaire. Les vaincus sont des primitifs et ils n'ont pas place dans les civilisations qui progressent dans l'espace. L'Amérique n'est qu'un épisode parmi d'autres dans l'éradication des peuples autochtones partout dans le monde, éradication qui porte essentiellement sur la mémoire et sur l'histoire.

 

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A défaut de connaître et de reconnaître les cultures authentiques des peuples occupant premièrement les terres que les nouveaux arrivants s'approprient, il faudra bien créer un discours à leur propos.

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jeudi, 31 mars 2011

Le cheval appaloosa

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L'introduction du cheval transforme radicalement les cultures des "Grandes Plaines", les premiers chevaux sont volés aux Espagnols dans le sud, dès le seizième siècle. Certains retournent à l'état sauvage (Il s'agit des mustangs).

 

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Les fondateurs de la race appaloosa sont les indiens Nez-Percés, appelés en réalité "Neemepoo" (Qui signifie, les gens vrais). Ils vivaient de la pêche, de la chasse et de la cueillette sur un territoire de 70.000 km², courant sur l'Oregon, l'Idaho et l'état de Washington. A partir des années 1700, avec l'introduction du cheval dans la région, les Nez-Percés développèrent une habilité équestre les distinguant des autres peuples amérindiens. Dès le 18ème siècle, ils pratiquaient l'élevage équin sélectif. Les qualités recherchées en priorité chez les chevaux étaient l'endurance, la puissance et la vitesse. L'appaloosa des Nez-Percés (Appelé Maunin par les Nez-Percés) était un cheval véritablement robuste. Sa sélection se faisait sur base de critères lui assurant de développer une force, une endurance et une longévité supérieures à celles des autres chevaux. indiens.jpgMais de toutes les qualités que les "Neemepoo" (Nez-Percé) recherchaient, aucune n'a été aussi convoitée que l'aptitude à engendrer des poulains à la robe colorée, la plus remarquée est la robe merveilleusement tachée qui va du léopard au rouan taché en passant par le blankets et snowflakes. Ces couleurs remarquables étaient très prisées par les "Neemepoo et les autres nations de la Rivière Columbia. La plus grande partie d'entre eux était dressée par les femmes, le bât et le travois, les meilleurs étaient destinés aux hommes pour la chasse et éventuellement pour la guerre.


 

Dans le long périple des Nez-Percés, pour échapper à l'armée américaine, l'appaloosa a montré son réel potentiel, avec seulement 200 chevaux  suivis par la totalité de la tribu (Femmes, enfants, vieillards) ont fui vers le Canada,joseph.jpg à travers des terrains escarpés, des terres glaciales et des rivières en crue. Les indiens et leurs appaloosas ont ridiculisé et distancé les bataillons de cavalerie pendant plusieurs mois, pour parcourir plus de 1200 milles (1931 km). A la fin, alors qu'ils n'étaient qu'à 40 milles (65 km) de la frontière canadienne, beaucoup d'hommes étaient morts. Ils perdirent leur terre, leurs territoires de chasse, leur culture et aussi leurs chevaux. troupeaux.jpgLa cavalerie des Etats-Unis craignait tellement ces magnifiques chevaux qu'elle en précipita du haut de falaises et utilisa les autres comme cibles d'entraînement jusqu'à ce qu'il n'en reste plus. Quelques fermiers récupérèrent plusieurs de ces superbes chevaux et les croisèrent avec des chevaux de trait, de travail et de course. Alors, que la couleur et les taches restaient, les chevaux perdirent l'élégance originelle, la souplesse, l'endurance, la gentillesse du cheval.

 

 

En 1938, quelques personnes avaient toujours une grande passion pour l'Appaloosa. Parmi ceux-ci, Claude Thompson et le Dr. Francis Haines, rassemblèrent toutes les données possibles sur la race et établirent des normes d'élevage, qui existent pour la plupart aujourd'hui. Ils se mettent à la recherche de chevaux descendants des appaloosas Nez-Percés qui auraient survécu à la défaite indienne. Ils trouvèrent 113 chevaux qui furent inscrit au "Stud-book, sous l'appellation "Fondation". Puis, la race prit de l'importance pour devenir, en 1970, le troisième "Stud-book aux Etats-Unis (Liste officielle d'animaux appartenant à une certaine espèce). De nos jours, le stud-book compte plus de 600.000 chevaux. L'appaloosa "moderne" ou "quarterisé", c'est-à-dire croisé avec des quarters horse ou des pur-sang arabes, a des effectifs beaucoup plus importants.



Le "Speckled Rump" est une peintures de guerre qui ornaient les chevaux des indiens. Les peintures de guerre étaient généralement rouges ou blanches. Le blanc fut, la couleur fétiche des Crows. Certaines tribus utilisèrent le vert, le jaune, le bleu ou le noir..

Appaloosa "type à dos tacheté"

 a.jpgLes cercles dessinés autour de yeux étaient sensés amener une vision accrue et un flair infaillible.

Les cercles et pointillés figurés le long du cou racontent les assauts menés contre des retranchements.

La marque rectangulaire rouge indique le cheval d'un chef de raid.

Les cercles blancs épars indiquent d'anciennes blessures.

 

 

 

 

Appaloosa "type léopard"

 c.jpgLes cercles rouges bordés de bleu racontent la destruction d'un adversaire retranché. Les plumes de queue et les barres rouges ornant les jambes détaillent les "coups"  qui était un exploit guerrier majeur chez les indiens et qui consistait à toucher un adversaire armé à l'aide d'une verge en bois. Cet acte exigeait de s'exposer à un risque mortel. Le "coup" porté de la main nue était la distinction majeure. Les plumes comptabilisaient ainsi les "coups anciens et actes héroïques du cheval.

 

 

 

 

 

d.jpgLe cercle blanc atteste d'un combat défensif mené à l'abri d'un retranchement.

Les éclairs rouges sur les jambes apporteraient une course rapide.

Les points blancs prêts de l'encolure sont révélateurs d'une intempérie propice.

Les barres dessinées sur le chanfrein indiquent les "coups"

La flèche rouge, assure le désarroi de l'ennemi.

 

 

 

 

e.jpgLa main rouge, sur la croupe, désigne un adversaire vaincu au corps à corps ou un "coup" porté à main nue.

Les petites taches rouges, groupées sur l'encolure expriment un deuil.

 

 

 

 

 

 

Appaloosa à robe "goutte de pluie"

 f.jpgLes pointes de flèches rouges dessinées sur les joues sont symbole de victoire.

Les grands éclairs constituent un hommage au dieu de la foudre (Wakinyan), qui écartera les projectiles ennemis en remerciement.

Les sabots peints assuraient la vitesse de course.

 

 

 

 

 

 "Trou de serrure" est un signe sacré.

 j.jpgLes taches rouges indiquent les blessures de guerre d'un cheval particulièrement courageux.

Les traces de sabots rouges sur la croupe indiquent des raids équestres ou des chevaux pris à l'ennemi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cheval de type "palomino" (Robe et non une race).

 l.jpgLa main tournée était le signe d'un guerrier partant pour une mission très dangereuse.

La peinture de l'arrière train, mal interprétée est, sans doute, le signe d'une appartenance à une "secte" mystique et guerrière.

 

 

 

 

 

Cheval de type "Pinto", sans race mais très apprécié des Indiens qui peignaient parfois un cheval blanc en "Pinto". Parfois, le cheval était entièrement peint. On vit ainsi un guerrier et sa monture peints totalement en bleu à pois blancs!

 

 

m.jpgLes stries horizontales sur l'arrière train sont, révélatrices de l'appartenance à une secte quelconque.

Sur la plupart des montures, on aura les queues nouées en chignon afin de réduire la prise de l'ennemi. Pour une raison similaire, les crinières étaient parfois liées en petites touffes.

 

 

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lundi, 14 février 2011

Vivre mieux tout simplement?

 

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entrer des mots clefs

Et si, dans notre sociétés, on s'inspirait des indiens d'Amérique pour vaincre notre stresse, vivre mieux tout simplement?

entrer des mots clefs

Le tipi (En anglais tepee) ou Wigwam est une tente de forme conique traditionnelle utilisée par certaines tribus nord-amérindiennes.

Bien avant l'arrivée dans la Prairie des Sioux, des Cheyennes et autres tribus, le tipi avait été mis au point par les indiens des forêts du nord. Avec des perches, ils formaient une charpente conique qu'ils recouvraient d'écorce de bouleaux, de peaux de caribou et d'autres matériaux.

 

Les indiens des plaines, chasseurs, se déplaçaient constamment, il leur fallait donc un abri aisément transportable. entrer des mots clefsS'agissant du tipi, ils fixaient à l'encolure d'un cheval deux perches d'armature dont les extrémités traînaient sur le sol, formant ainsi un travois triangulaire sur lequel ils amarraient l'enveloppe du tipi ainsi que tous les biens de la famille. Parvenus au nouveau campement, ils liaient quelques perches non loin de leur extrémité et ce faisceau dressé formait une structure conique. Pour la renforcer, on y appuyait d'autres perches et l'on recouvrait le tout de l'enveloppe constituée de huit à vingt peaux. Cette enveloppe, fermée par des chevilles de bois, comportait à son sommet une ouverture destinée à laisser passer la fumée. Le bas de cette jonction servait de portière que l'on fermait au moyen d'un rabat.

entrer des mots clefs

En été, on relevait les pans de l'entrée et on roulait le bas de l'enveloppe pour ménager un courant d'air. A la saison froide, l'enveloppe était doublée à l'intérieur d'une seconde peau assurant l'isolation de l'abri. On cuisait les aliments sur un foyer central qui servait également de source de chaleur. Dans les Plaines, les vents dominants venaient de l'ouest, et ils étaient souvent très violents. C'est pourquoi le tipi était toujours dressé l'entrée tournée vers l'est, légèrement incliné pour offrir vers l'arrière le moins de prise possible aux vents.

Un tipi pouvait contenir une foule de choses entrer des mots clefs(Des lits en peau, un tapis pour le "bébé", un repose-dos en saule, un berceau sur cadre, un récipient à cuisson suspendu, des réserves de combustible, un par flèche contenant des vivres, un sac-médecine et de nombreux autres ustensiles ménagers). Contre la doublure en peau du tipi, on accrochait les objets sacrés, les armes, boucliers et d'autres choses de valeur. Sur cette peau, les dessins de couleurs vives étaient peints, retraçant les évènements saillants de la vie des hôtes du tipi. Les indiens étaient très attachés à leur tipi. entrer des mots clefsAbri sûr, facile à transporter, confortable, il était considéré par ces chasseurs nomades comme une "bonne mère" qui protégeait et abritait ses enfants. La femme est responsables du montage et du démontage du "Wigwam", les perches ne sont pas transportées et restent sur place. L'écorce est transportée enroulée sur la branche sur laquelle elle est attachée.

 

 

D'autres types d'habitations, est le mot "igloo" qui signifie maison dans la langue des Inuits. C'est un abri ayant la forme d'un dôme, construit en bloc de neige.

entrer des mots clefs

 

 

L'hiver, les igloos servaient d'abris temporaires aux chasseurs et  étaient construits surtout par les hommes. La construction d'un igloo pouvait se faire en moins d'une heure. Les igloos construits pour une courte durée se montaient ainsi rapidement. Quand on prévoyait habiter un igloo plus longtemps, on accordait davantage de soins à sa construction. Une fois construit, c'était toutefois la femme qui devenait seule responsable pour l'entretenir.

entrer des mots clefs

Durant l'été, les tentes avec des parois en peaux de phoques remplaçaient les igloos. Comme il existe plusieurs peuples Inuits, ils construisaient des habitations différentes selon la région où ils habitaient. Par exemple, les Inuits thuléens construisaient des maisons avec des chevrons en os de baleines. En Alaska, au Groenland et au Labrador, on construisait en dur et en durable. On utilisait la pierre et la tourbe ou on jetait des peaux sur une structure d'os de baleine ou de bois. Dans l'Arctique central, on passait tout l'hiver dans l'igloo. Un long tunnel y conduisait, opposé au vent dominant, s'enfonçant légèrement sous la surface de la neige et débouchant dans le vestibule. Du côté du soleil, on posait une plaque de glace d'eau douce en guise de fenêtre. entrer des mots clefsLa température de l'igloo était maintenue au point de congélation pour empêcher que les parois ne suintent (30 cm d'épaisseur pour les blocs qui forment l'igloo). Au fond de l'igloo, face à l'entrée, se trouvait la grande plate-forme sur laquelle toute la famille dormait ensemble dans de grandes couvertures de fourrure. Près de l'entrée, la lampe de "stéatite entrer des mots clefs(Petit poêle taillé dans la pierre à savon) était posée sur un socle de glace, elle servait à chauffer, à cuire la viande et à éclairer Les lampes en stéatite consumant du gras de caribou ou de l'huile de phoque étaient placées plus bas que les récipients en stéatite pour fournir lumière et chaleur. Un cordon de coton de l'Arctique reliant les deux extrémités de la lampe constituait la mèche qu'on allumait à l'aide d'une étoupe ou d'une écorce en feu). La neige utilisée pour construire un igloo doit avoir une résistance suffisante pour pouvoir être coupée et empilée. entrer des mots clefsLa meilleure neige est celle qui a été pressée par le vent et qui rend compacts les cristaux de glace. Les blocs de neige sont découpés à l'aide d'un couteau puis souvent empilés en spirale afin de faciliter la construction d'un dôme. L'entrée doit être positionnée le plus bas possible pour éviter que le vent ne s'y engouffre. On peut bâtir un petit tunnel, voire un vestibule, à l'entrée de l'igloo, pour se protéger du vent et de la perte de chaleur, lorsqu'on ouvre la porte. Les trous de ventilation sont nécessaires, sinon le dioxyde de carbone produit par la respiration humaine pourrait s'accumuler et entraîner la suffocation. A l'intérieur, les Inuits se chauffent en brûlant de la graisse de baleine. Même par une température extérieur de -40°c, à l'intérieur de l'igloo elle est de -5°c.


Lorsque l'igloo a été habité pendant une nuitée, la chaleur des occupants fait fondre une mince couche de neige des murs et solidifie la paroi qui peut facilement soutenir le poids d'un être humain. Une fois cette mince couche de glace formée, il est important de faire un trou d'aération pour ne pas manquer d'air.

 

 

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Traditionnellement, la confection des vêtements était la tâche des femmes. En étant de bonnes couturières, celles-ci contribuaient à la survie de la famille dans ces milieux froids.

L'hiver, les Inuits portaient un parka ayant une couche de fourrure à l'intérieur, recouvert par un autre parka avec la fourrure à l'extérieur et un capuchon garni de fourrure de loup ou de caribou. Le pantalon, en fourrure d'ours polaire ou en fourrure de caribou, était large, de façon à retenir la chaleur. Les chaussures étaient formées de deux bottes, la première, en peau de caribou ou de lièvre, était portée avec la fourrure à l'intérieur, la deuxième, en peau de phoque, était résistante et imperméable. Les deux bottes étaient isolées par une couche intermédiaire d'herbe sèchée que l'on changeait souvent.


La parka féminine, est souvent plus longue que celui des hommes. Ajusté aux extrémités, le manteau est très ample aux épaules. D'une part par esthétique, mais d'autre part pour que la mère puisse facilement faire passer le bébé de son dos à son sein pour l'allaiter, sans devoir l'exposer au froid.

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Le bébé est souvent nu contre la peau de sa mère. Il ne porte qu'une couche de peau de caribou ou de petit gibier comme le lièvre. Dès que l'enfant est assez vieux pour marcher, il aura son premier vrai vêtement. Presque partout, il s'agit d'un habit fait d'une seule pièce, avec une fente au derrière qui permet de changer rapidement la couche



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mercredi, 26 janvier 2011

Les "Pow-wow"

 

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Le mot pow-wow désigne tout rassemblement d'indiens d'Amérique. Il s'agissait traditionnellement d'un évènement religieux (Chamanisme) ou de la célébration d'exploits guerriers. Aujourd'hui, il existe un véritable "circuit" des pow-wow qui sont devenus des manifestations festives et une occasion pour les Amérindiens de faire vivre leur héritage culturel. Le mot pow-wow est un emprunt à une langue amérindienne, qui signifie "sorcier" ou "celui qui rêve". Les chants et les danses proviennent souvent de rêves ou d'observations de la nature. Les guerriers se réunissaient pour danser et célébrer leurs exploits et leur bonne fortune.

Déroulement d'un pow-row, danse.jpgl'organisation et le déroulement obéissent à des règles strictes. Il est préparé par un comité, auquel un espace particulier est réservé le jour de la fête. Le pow-row commence par une procession emmenée par des vétérans, portant des drapeaux. La princesse du pow-row, qui représente les vertus du peuple, mène d'autres vétérans et anciens dans l'aire de danse. Ils sont suivis du danseur principal qui dirige quant à lui les autres danseurs mâles traditionnels. Ensuite, la danseuse principale mène les autres danseuses.


 

 

La musique des pow-row, est habituellement jouée par un groupe de 4 à 12 hommes assis en cercle autour d'une grosse caisse qui est tournée sur son côté. Pendant qu'ils frappent le tam-tam à l'unisson selon les motifs rythmés précis, les hommes chantent des chansons entonnées par un seul chanteur rejoint par la suite par les autres. On répète habituellement les chansons quatre fois et elles ont une durée de cinq minutes. Dans la danse traditionnelle, les femmes ne doivent pas décoller les pieds du sol en raison du lien symbolique des femmes avec la terre et de leur rôle en tant que source de vie.


La structure d'un chant, un chant se divise normalement en deux parties. Le chanteur principal entonne le chant avec un cri aigu qui annonce au groupe le chant choisi. Le groupe reprend la phrase d'ouverture et entonne la première moitié du chant. Le groupe prend une pause à la fin de la première moitié du chant et chante ensuite la deuxième moitié du chant. Une fois le chant terminé, le chanteur principal répète la phrase d'ouverture et le groupe reprend le chant au complet. La fin du chant est annoncée par une série de rythmes distincts.

Les paroles, les chants traditionnels sont normalement composés de paroles qui racontent des histoires de chasse, de guerre, etc, ou parfois l'histoire du chant lui-même (Les paroles expliquent comment le chant a été créé). D'autres chants dépeignent des actes de bravoure historiques lors des batailles (Little Big Horn Victory). Les chants traditionnels découlent des chants cérémoniaux ou communautaires.


Les danses, un grand nombre de danses proviennent des observations de la nature, particulièrement des oiseaux.

La danse de la poule, la danse imite le rituel d'accouplement de la "poule des Prairies". Le style du tambour symbolise le tonnerre, qui représente la voix du "Grand Esprit".

Le saut du corbeau, cette danse est parfois appelée le saut du corbeau à un temps, par opposition au saut du corbeau à deux temps, dans lequel le danseur imite les mouvements du tétras des armoises.


La danse des herbes sacrées, cette danse, qui provient de la société Omaha Hethuska, est parfois appelées "danse d'Omaha". A l'origine, les danseurs préparaient l'aire de danse grâce à des pas de danse cérémoniaux avec des jeux de pieds de balayage afin de tasser l'herbe haute. Les costumes contemporains utilisent de longues franges colorées sans queue décorative. Les jeux de pieds sont devenus de plus en plus complexe. Il s'agit d'une des danses de pow-row les plus exigeantes physiquement.

La danse de la robe à franges, frange.jpgla robe à franges était d'abord une cérémonie de guérison anishnabe. Les robes des femmes sont décorées distinctement avec des rangées de petites clochettes en forme de cône. A l'origine, des sabots de cerf étaient parfois utilisés. Pour réussir le pas glissé ou de côté, la danseuse doit glisser ses pieds au rythme d'un battement syncopé à deux temps, parfois sans lever les pieds du sol.

La danse du lapin, la danse du lapin, qui provient des sioux des plaines centrales, est une des rares créées pour les couples, qui doivent danser ensemble les mains entrelacées. La dance a été introduite aux Iroquois de l'Est qui l'ont adaptée à leur style de danses. Elle  est accompagnée par le tambour à eau et le hochet en corne de vache plutôt que par le grand tambour et le tambour à main utilisés dans les régions de l'Ouest.


Les cérémonies de clôture, danse.jpgun pow-row traditionnel communautaire ou familial se termine par un festin et une distribution de cadeaux, il s'agit d'une cérémonie de commémoration, souvent à la mémoire d'un membre de la famille. La préparation de ce " cadeau" peut durer un an. La générosité est une valeur spirituelle, créant un équilibre entre le monde matériel et spirituel. Tous les pow-row et tous les rassemblements dans lesquels le tambour est utilisé comportent une cérémonie de clôture.

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samedi, 15 janvier 2011

Amérindiens et Américains

 

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Si les premiers contacts avec les autochtones furent relativement pacifiques, il n'en fut pas ainsi par la suite. Les premiers immigrants britanniques étaient "avides de terres" et les autochtones furent perçus comme des concurrents, les colons anglais lorgnant constamment les "territoires indiens". Avec la disparitions progressive du gibier, les tribus amérindiennes furent confrontées à un choix difficile, ou bien elles mourraient de faim, ou bien elles partaient en guerre, ou bien elles quittaient leurs territoires ancestraux pour aller vers l'ouest où elles entreraient en conflit avec d'autres tribus. Incapables de réduire les autochtones en esclavage ou de vivre en bonne entendent avec eux, les Britanniques décidèrent rapidement de les exterminer. Par vengeance et par cupidité, les Américains allaient poursuivre leur oeuvre d'éviction des autochtones jusqu'à leur quasi-génocide. Les Amérindiens qui survécurent aux massacres furent concentrés (Parqués) dans des réserves, dans un but précis. Le gouvernement américain croyait ainsi pouvoir éviter les confrontations entre les Amérindiens et les colons blancs à propos des territoires.

  

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Cependant, comme la frontière américaine progressait vers l'ouest, les territoires indiens attirèrent les colons blancs qui estimaient que les autochtones empêchaient leur développement. En 1865, les territoires indiens avaient déjà été considérablement volés. Précisons que ces réserves ne représentaient aucun intérêt économique puisqu'il s'agissait de terres peu cultivables. Néanmoins, elles ont été convoitées lorsque l'économie n'a plus dépendu uniquement de l'agriculture. Faisant fi des traités, les pionniers se livrèrent à des carnages contre les Cheyennes, les Arapahos, les Sioux, les Nez Percés, etc., ce qui équivalait à un véritable génocide. Dans l'empire espagnol, les Amérindiens furent également victimes des meurtres massifs, des guerres et du travail forcé (mines d'argent, portage, etc.). Certains estiment qu'avant l'arrivée des Européens, le Mexique central comptait 25 millions d'habitants. Il en restait un million vers 1650.

Thanksgiving.pngAprès les actes génocidaires, suivirent les campagnes haineuses contre les langues indiennes conformément aux voeux exprimés par la majorité des dirigeants américains de l'époque. En avril 1889, l'homme blanc s'était rendu maître de tout le territoire actuel des Etats-Unis. Dorénavant, le chemin de fer allait partout où l'indien chassait jadis. La résistance amérindienne était bel et bien terminée.

 

Comme les indiens arrivaient difficilement à vivre de leurs terres, le bureau des affaires indiennes s'efforça de leur faire adopter le mode de vie américain. Après l'ouverture à la colonisation de la réserve indienne d'Oklahoma jusque dans les années vingt, les réserves indiennes ressemblaient plus à des camps de concentration. Les autochtones devaient demander à l'intendant blanc l'autorisation de sortir où d'entrer dans une réserve. Les Amérindiens furent progressivement assimilés et de nombreuses langues autochtones disparurent (Les langues amérindiennes ne forment pas une famille de langues uniques, mais comprennent de nombreuses familles de tailles très variables). La langue Anglaise fut reconnue comme le facteur déterminant de développement chez les indiens. Les missionnaires furent tenus d'enseigner l'anglais aux jeunes indiens des réserves sans même recourir aux langues ancestrales de ces derniers.


Le bureau des Affaires indiennes força même les jeunes à fréquenter les pensionnats de la côte ouest où ils étaient sévèrement punis s'ils utilisaient leur langue. image.jpgBien souvent, on leur coupait les cheveux et on les réduisait aussi à l'état d'esclaves ouvriers. Dans de nombreuses écoles américaines, les enfants indiens surpris à parler leur langue maternelle étaient souvent battus, tournés en ridicule ou humiliés. Pour leur plus grand bien, on leur disait d'abandonner leur langue. Même les missionnaires se mettaient de la partie. Bref, tous les rapports des fonctionnaires américains exhortèrent les autorités et les agents locaux à enseigner uniquement l'anglais aux indiens.

 

Les Amérindiens ne pourront devenir citoyens américains qu'en 1924, avec tous les droits et les devoirs des autres citoyens. Les conséquences linguistiques de l'expansion territoriale américaine furent déterminantes pour les peuples des territoires conquis. En plus des langues amérindiennes, ont été liquidés le français (Louisiane) et l'espagnol (Texas) dans les territoires conquis ou annexés. Ces langues ont été remplacées par l'anglais, il s'est alors propagé partout en imposant aisément le modèle américain de la "civilisation". Comme il fallait s'y attendre, des dizaines de langues amérindiennes ont disparues. En 1995, on estime que 175 langues autochtones est encore parlées aux Etats-Unis  et que 155 d'entre elles, soit 89ù, sont considérées comme moribondes. Il existe actuellement plus de 6.000 langues dans le monde. Plus de la moitié auront disparu d'ici la fin du siècle.


                           

 

 Cliquer

2) http://www.youtube.com/watch?v=Hbe2B518DPY&feature=re...

 

 

3) http://www.youtube.com/watch?v=ueyE_03T-SU&feature=re...

 

 

4) http://www.youtube.com/watch?v=7aBNUhzsGaQ&feature=re...

 

 

5) http://www.youtube.com/watch?v=CsCUAHx-CCg&feature=re...

 

 

6) http://www.youtube.com/watch?v=vZpMz4zfNB0&feature=re...

 

 

7) http://www.youtube.com/watch?v=12LZDz_YpsQ&feature=re...

 

 

8) http://www.youtube.com/watch?v=RKQPI8jHcQg&feature=re...

 

 

9) http://www.youtube.com/watch?v=L-6SY4k4t9k&feature=re...

 

 

10) http://www.youtube.com/watch?v=5nsTaJWCboM&feature=re...

 

 

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vendredi, 07 janvier 2011

Un bon indien, est un indien mort!!!

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Le bison était un animal essentiel pour de nombreuses cultures amérindiennes. L'économie des Indiens des Grandes Plaines était largement fondée sur la chasse de cet animal, qui vivait en immenses troupeaux itinérants. Avant l'arrivée des Européens en Amérique, on comptait encore 50 à 70 millions de bisons d'Amérique du Nord, vivant et migrant sur les plaines herbeuses du Mexique au Canada.

Vers 1870-1880, 17-50.jpgles bisons ont failli être exterminés avec la conquête de l'Ouest et la construction du chemin de fer. Un seul chasseur pouvait alors tuer plusieurs centaines de bisons par jour. Buffalo Bill, en aurait tué environ 20.000 à lui-seul, (De son vrai nom, William Frederick Cody) et, dans la décennie qui a suivi 1873, il y avait plusieurs centaines de ces chasseurs commerciaux, peut-être plus d'un millier. Ces chasseurs travaillaient souvent en équipe de deux, suivis par de nombreux dépeceurs, convoyeurs et assistants payés pour recharger et entretenir les armes ou récupérer le plomb dans les cadavres, pour le refondre et en faire de nouvelles balles. Lors des meilleures chasses, ils devaient utiliser plusieurs fusils et parfois utiliser de l'eau ou les tremper dans la neige pour les refroidir plus vite.

À cette époque, tête de bisons.jpgle massacre des bisons fut une entreprise économique stratégiquement organisée et conduite à très grande échelle et par la même occasion c'était affamer les tribus des Indiens des Plaines qui gênaient l'expansion coloniale et agricole dans ces régions et les priver des peaux, tendons, os, etc. qui leurs étaient vitaux. On  extermina 3.700.000 bisons et on laissa 150.000 bisons pour les indiens. Les indiens des plaines et de la prairie se sont farouchement battus pour empêcher ces massacres de bisons.

 

 Après les bisons, les indiens.

 

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En 1814, Jackson commande la bataille de Horseshoe Bend (Alabama) où 700 indiens Creek sont tués. L'armée ne perd que 49 hommes. Un traité de paix sera signé donnant aux Américains accès à un territoire de près de 100.000 km².


L'extermination des indiens d'Amérique du Nord s'est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens des plaines, les sioux, dont les révoltes contre les colons dans le Minnesota en 1862, conduites par les chefs Sioux "Petit Corbeau", "Shakopee", "Voix Rouge du Milieu", et appelés "Massacre du Minesota" se termineront en 1890 avec la défaite finale des Sioux à "Wounded Knee" dans le sud Dakota

 

 

Même s'il en reste aujourd'hui, ce n'est plus le peuple qui vivait avec la terre. Qu'on leur a volée. Ils devaient être environ 35 millions, il n'en reste que 2 millions.

 

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mardi, 07 décembre 2010

Confédération Iroquoise

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Les méchants Iroquois et les gentils Hurons. Ce stéréotype a longtemps été véhiculé par l'histoire américaine. Si les Iroquois, ou les cinq Nations, sont perçus comme "méchants" c'est parce qu'ils ont lutté contre les divers pouvoirs des européens afin de conserver leur liberté et leurs territoires.

5.jpgLes tribus Huron, Omaha et Osage coupaient ou rasaient les cheveux de leurs enfants dans des styles très différents dont la fameuse crête iroquoise. Pour ces indiens, la longue crête fine représente un troupeau de bisons sur l'horizon au coucher du soleil ; ils l'associent au loup et l'utilisent pour galvaniser leurs forces pendant les batailles et les découpes de scalps. Les Omaha et Osage raidissaient leurs cheveux avec de la graisse d'ours ou de l'huile de noix pour les rassembler en une sorte de corne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, airborne_pre_D-Day.jpgdes soldats-parachutistes de l'aéroportée américaine se rasent les cheveux en iroquois par esprit de corps avant d'être parachutés derrière les lignes ennemis.

En1950, les rockabillies adoptent cette coupe sous l'influence d'un feuilleton montrant des indiens du Canada même si leur coupe s'apparente plutôt à une plaque de cheveux plat sur le dessus avec les deux côtés de rasés.

En 1977, cette coupe ne connaît son véritable succès que sous l'impulsion du mouvement punk.

 

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La confédération Iroquoise  s'étend des Monts "Adirondacks aux Grands Lacs" (Sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l'Etat de New York). La terre est détenue et travaillée en commun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partagées entre les membres du village. La notion de propriété privée des terres et des habitations est complètement étrangère aux Iroquois. Les femmes jouent un rôle important dans le "lignage" (Lien de parenté par le sang) qui s'organise autour de ses membres féminins dont les maris viennent rejoindre la famille. 2.jpgLes familles élargies forment des clans (Une douzaine de clans forme un village). Les femmes les plus âgées du village désignent les hommes habilités à représenter le clan au conseil de village et de tribu. Elles désignent également les 49 chefs qui composent le grand conseil de la confédération des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les récoltes et administrent le village quand les hommes sont partis à la chasse ou à la pêche, elles fournissent mocassins et nourriture pour les expéditions guerrières, et ont un certain contrôle sur les affaires guerrières. Chez les Iroquois, quand un clan perd certains de ses membres, il doit le remplacer, pour cela une stratégie  d'une attaque est décidée par les femmes, visant à capturer des prisonniers pour les intégrer à la communauté.

La guerre iroquoise est une guerre de capture avec un rituel du deuil. On capture des gens pour remplacer les morts et apaiser les âmes de ceux qui se sont fait tuer. Au retour des guerriers, il revient aux femmes de choisir quels prisonniers seront adoptés et lesquels seront tués ou réduit en esclavage, l'adoption et l'esclavage étaient deux statuts sociaux distincts. L'adoption présentait le prisonnier dans un nouveau contexte "social parental". Ainsi, le prisonnier qui était adopté bénéficiait d'un statut privilégié s'il remplaçait l'iroquois mort. L'adaptation vise donc essentiellement à remplacer les membres du clan et les prisonniers à la famille. Quand à l'excédent des prisonniers, les iroquois les gardaient comme esclaves où alors, ils les échangeaient.

On ne se comporte pas comme ça avec les femmes captivent. En général, les captives, une fois arrivées dans la tribu, les femmes du clan les accueillent avec un comportement fraternel. On s'occupe d'elle, on la soigne, on la lave et on lui donne à manger. Le traitement réservé aux hommes étaient différent, on les battaient pour les casser, vaincre leur moral, de manière qu'ils renaissent dans la peau de la tribu (clan). iro.jpg

Aujourd'hui, la plupart des quelques 75.000 Iroquois vivant en Ontario (Canada, Etat de New York), se considèrent encore, comme une nation indépendante du Canada ou des Etats-Unis.

De nombreux Iroquois sont complètement intégrés à l'économie du Canada et des Etats-Unis. Pour d'autres, l'activité économique est toujours dans le cadre des réserves ou la situation économique est souvent difficile avec un chômage qui atteint les 46%. Plusieurs d'entre elles font des affaires fructueuses (Les Oneidas, les Sénécas, les Cayugas).

Les Sénécas utilisent leur statut de réserve indépendante pour vendre essence et cigarettes hors taxes. Dans l'Etat de New York, trois casinos indiens se sont ouverts (Près des chutes du Niagara, à Salamanca et à Buffalo).

Les Oneidas ont déjà ouvert des casinos dans leurs réserves de New York et du Wisconsin. La tribu est l'un des plus gros employeurs du Wisconsin avec plus de 3.000 employés. Elle gère plus de 16 millions de dollars et ont permis l'amélioration de son niveau de vie.

 

 

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samedi, 04 décembre 2010

Chien Esprit, chien Sacré, chien Médecine ou Cheval!

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Sans la mobilité que leur conférait le cheval, les tribus jouissaient des bienfaits que leur offrait la culture des terres et des intermèdes que constituaient les chasses d'été et d'automne. Tout changea lorsqu'au dix huitième siècle, dans la plupart des tribus (Sioux, Crows, Cheyennes, Arapaho) les indiens découvrirent le cheval. On pouvait maintenant rivaliser, surprendre les troupeaux de bisons et lancer des raids téméraires contre les tribus voisines.

Pour les semi-sédentaires qu'étaient "les Pawnees, les Mandans, les Hidatsas et les Arikaras" la chasse au bison prit une importance nouvelle. cheval.jpgAlors qu'autrefois ils ne quittaient le village que pour quelques semaines, maintenant les hommes chevauchaient dans la prairie pendant des mois, ne revenant chez eux que pour la période des semailles et des récoltes, et en hiver. Les indiens des Plaines, saluèrent la venue du cheval avec une sorte de vénération et, puisqu'il remplaçait le chien comme bête de somme, ils l'appelèrent "Chien Esprit, Chien Sacré, Chien Médecine". Les indiens du Sud-ouest qui étaient en rapports constants avec les Espagnols depuis la fin du seizième siècle furent les premiers à posséder des chevaux. Aux début ils s'étaient contentés de soigner les chevaux des  Européens mais le moment vint où ils possédèrent leurs propres montures. Vers le début  du dix septième siècle, les indiens des Plaines s'étaient procuré leurs premiers chevaux au cours de leurs incursions vers le sud, par troc ou par vol. Chaque tribu des Plaines était à la tête d'un nombre important de chevaux.

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Les indiens devinrent non seulement des cavaliers émérites mais aussi des éleveurs sans égal. Pour améliorer les qualités de leurs chevaux, ils les castraient, n'utilisant pour les saillies que leurs meilleurs étalons. Vers 1800, les demi-sang andalous et arables introduits par les espagnols en Amérique du Nord s'étaient métamorphosés en ces chevaux indiens typiques, dont la robe à poils rudes et la petite stature n'annonçaient en rien leur rapidité et leur vivacité. c.jpgL'homme blanc arrivant dans les Plaines ne pouvait imaginer que ces chevaux pie, ainsi que ces poneys tachetés puissent rivaliser avec ses lourds chevaux gavés de grains. Pourtant au combat, comme à la chasse les chevaux des indiens surpassaient de loin ceux des Européens. Un guerrier gardait toujours son cheval à l'attache près de son tipi, lui seul avait le droit de le monter, non seulement il se peignait le corps, avant de partir au combat, mais il couvrait aussi son cheval de dessins variés et multicolores dont beaucoup symbolisaient les actions d'éclat de son maître. De plus, l'indien parait son cheval de plumes d'aigle mêlées a sa crinière ou à sa queue, de scalps accrochés aux brides, puis lorsqu'il fit du troc avec les blancs, de rubans rouges. Tous ses soins accordés à un cheval étaient justifiés (souvent  c'était à la rapidité de ses réflexes, à sa vivacités, à son endurance que son maître devait la vie).

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Le cheval transforma tout aussi radicalement la vie des femmes des Plaines. Le nombre de chevaux qu'un soupirant donnait au père de la jeune fille qu'il voulait épouser disait la valeur de celle-ci. Dans les nombreuses tribus où les femmes possédaient leurs propres travois tirés par des chiens, il était naturel, qu'elles finissent par avoir leurs chevaux. Une femme Blackfoot était fière de ses nombreuses montures et impatientes d'en acquérir de nouvelles par le troc ou un héritage. Les jeunes Comanches, cavalières intrépides, égalaient les hommes lors des chasses à l'antilope.cheval am.jpg C'était au homme qu'il revenait de soigner les chevaux, de les nourrir, de les étriller. En revanche lorsque la tribu se déplaçait, c'étaient aux femmes qui emballaient le matériel et le chargeaient. En chemin, elle conduisait les chevaux et veillaient à ce que les membres de leur famille restent groupés, tandis que les hommes sur leur monture  entouraient le convoi pour le protéger ou bien se déployaient à la recherche du gibier ou d'éventuels ennemis. On bougeait souvent car les indiens abandonnaient leurs territoires dès qu'elles en avaient épuisé les ressources. Cela revenait à lever le camp plusieurs fois par mois.

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samedi, 02 octobre 2010

"A man called horse" Un homme nommé cheval.

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Un homme nommé cheval est un film américain réalisé en 1970.


 

Ce film est l'un des premiers westerns où les amérindiens ne sont plus dépeints comme des sauvages" mais comme une civilisation à part entière. Ce western atypique montre de nombreuses scènes de rites religieux ou initiatiques, comme la cérémonie de la "Danse du soleil", épreuve imposée à John avant son mariage avec "Biche Légère". On retrouve en bande "Son" des musiques et des chants indiens ainsi qu'un choeur de la réserve de Rosebud.

La "Danse du soleil" était la cérémonie religieuse la plus spectaculaire chez les indiens des plaines. Elle avait lieu une fois par an pendant le solstice d'été. La célébration pouvait durer quatre à huit jours. Elle voulait démontrer qu'il existait une continuité entre la vie et la mort, que la mort n'était pas une fin en soit mais faisait partie d'un cycle.

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 Déroulement de la "Danse du soleil"

Chaque participant se présentait devant l'homme-médecine qui pinçait entre son index et son pouce une partie de la peau de leur poitrine. Avec un couteau il transperçait cette partie et y glissait une baguette en os ou en bois.


 

Cette "broche" était ensuite liée à l'aide d'une lanière de cuir au mât sacré. Ces lanières sont censées représenter les rayons de lumière émanant du grand esprit. L'homme devait ensuite se libérer en tirant sur cette lanière. Il y avait trois manières d'offrir sa souffrance; Fixer le soleil en étant percé, en étant suspendu, où en tirant des crânes de bisons accrochés aux lanières qui étaient fixées dans le dos. Il était aussi possible aux danseurs d'offrir des morceaux de leur chair aux parents ou amis. Cette auto-tortue symbolisait une renaissance. La douleur représentant la mort, la libération de cette entrave symbolisait la résurrection, physique et spirituelle de l'homme, des bisons mais aussi de tout l'univers. Quand les danseurs étaient tous libérés, la "Danse du soleil" était terminée.

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On allongeait alors les danseurs sur des lits de sauge où ils continuaient à jeûner et racontaient leurs visions au chaman.On en faisait de nouvelles chansons, de nouveau pas de danses. On en tirait même des prophéties. Quand la tribu était prête à lever le camp, les objets sacrés étaient disposés en pile au pied du mât. On ne les emmenait pas parce qu'ils étaient bien trop sacrés pour être utilisé à nouveau. Ces objets retournaient à la nature. En 1881 cette pratique fut interdite, mais elle continua dans la clandestinité jusqu'en 1934, date à laquelle l'interdiction fut levée par le "Indian Reorganizatio Act" (Elle vise à permettre les Amérindiens de ressusciter leurs cultures et leurs traditions perdues)


 

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vendredi, 24 septembre 2010

Les tribus indiennes et le bison

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Voici le bison, "il sera votre nourriture et votre vêtement. Mais sachez que, quand vous le verrez disparaître de la face de la Terre, votre fin sera proche". Ainsi parla le Grand Esprit au premier homme et à la première femme. Toutes les croyances des Indiens étaient étroitement liées aux bisons. Toute leur économie et leur subsistance reposaient sur l'exploitation de cet animal.

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Le bison est un animal mythique pour les indiens d'Amérique, massif et d'apparance placide, le bison peut soudain se transformer en un animal féroce et rapide, capable d'atteindre les 50km/h.

Les bisons et les indiens immigrand d'Eurasie (L'Eurasie est un continent formé par l'Europe et l'Asie) suivirent la même route par le détroit de Béring. Le bison franchit ce pont terrestre bien avant l'homme, soit il y a environ 15.000 à 50.000 ans. Les gigantesques hardes de bisons qui parcouraient les grandes plaines traçaient de véritables pistes en piétinant les herbes. Les pionniers américains qui se lancèrent à la conquête de l'Ouest utilisèrent ces chemins balisés pour s'orienter.

Les indiens des grandes plaines en avaient fait un dieu. "Tu es venu du bison sur la terre et maintenant tu retounes à la patrie des animaux" La naissance d'un bison blanc (Albinos) est un grand évènement pour les Amérindiens, signe divin présageant un heureux évènement.

Les indiens des plaines chassent le bison de deux manières

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A pied et à l'approche ou bien à cheval. Dans les deux cas, le fusil n'est jamais utilisé car ils considèrent ce moyen indigne du prestigieux animal. Chaque année les bisons effectuent une sorte de migration saisonnière à travers la prairie. Ils montent vers le Nord-Ouest et redescendent vers le Sud-Est à la fin de l'été. C'est au printemps que les indiens le chassent. Aussi l'annonce de leur arrivée est-elle attendue avec une grande patience. Lorsque l'époque approche, les chasseurs se couvrent de peaux de bison et durant plusieurs jours (Jour et nuit) se mettent à danser la danse du bison en mimant toutes les péripéties de la grande chasse qu'ils vont livrer. Dans leur croyance, cette danse obtient toujours le résultat escompté.

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Leurs éclaireurs arrivent un beau matin en annonçant que les bisons sont arrivés. Il existe deux techniques pour l'approche des bisons à pied ou à cheval.

Dans la première, l'indien s'enduit le corp de la graisse de l'animal et se recouvre de sa peau afin de dissimuler son odeur. Puis, patiemment, arc en main, il se glisse au sein du troupeau dont la méfiance est endormie. Choisissant les plus belles bêtes, il leur décoche une flêche au coeur, les animaux s'écroulent sans que les autres n'y prêtent attention. En d'autres cas, c'est revêtu d'une peau de loup que l'indien s'approchera à quatre pattes du troupeau. A la vue de leur ennemi héréditaire, le mâle le plus proche charge l'intrus et il faut alors une grande adresse et un réel courage pour tirer à bout portant au moment où fonce ce géant de 600 kg.


La chasse à cheval requiert la présence de tous les hommes de la tribu. Armés de lances et d'arcs, les chasseurs au galop encerclent le troupeau de façon à le faire tournoyer. Avec un troupeau de plusieurs centaines de têtes, c'est un spectacle fantastique que ce tourbillon de bêtes grondantes, entouré de cavaliers qui poussent de grands cris pour augmenter l'effroi des bovidés.

 

Les indiens ont l'habitude de serrer les animaux de plus en plus près, et chaque fois que l'un deux parvient à hauteur d'un bison, il lui envoie une flèche ou plonge sa lance dans son flanc. -Bison d'Amérique du Nord.jpgLa-chasse-des-bisons.jpgLa chasse s'arrête lorsque le chef estime suffisant le nombre de victimes abattues. Quand retombent les nuages de poussière qui se trouvent sur le terrain, on apperçoit les bisons morts ou blessés mais aussi les corps des cavaliers désarçonnés. 

couvertures.jpgLes tribus indiennes utilisaient tout du bison:

Toute leur économie et leur subsistance reposaient sur l'exploitation de cet animal. La peau tannée devenait vêtements, mocassins, tipis. Le cuir épais du cou constituait le bouclier des guerriers. Les tendons servaient de corde à arc. La panse était utilisée comme outre et la viande, fraîche ou séchée, nourrissait la tribu, les morceaux de roi étant la langue et la chair de la bosse. Outils, récipients, potions, produits de ménage... pas moins de cent vingt-cinq articles et ingrédients différents étaient tirés du bison, même la bouse séchée, qui devenait un précieux combustible dans cette grande plaine..

Un sinistre carnage, par simple divertissement

La grande prairie américaine à sans doute constitué l'une des plus grandes immensités végétales jamais connues. Elles s'étendait sur 3,5 millions de km² soit l'équivalent de 15% du continent nord-américains. Selon les estimations, il devait y avoir 60 millions de bisons des plaines et 168.000 bisons des forêts en Amérique avant l'arrivée des premiers colons. Le fameux Buffalo Bill n'était en réalité qu'un sale individu, un vulgaire tueur de bisons sous contrat avec la "Kansas Pacific Railway". Il tua 6.400 bisons en 18 mois lors de l'installation des premières lignes de chemin de fer. L'armée américaine éliminait systématiquement les bisons pour priver les indiens de leur source d'alimentation, 4 millions de bison  furent tués entre 1872 - 1874.

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Autrefois, les migrations annuelles des bisons américains étaient l'occasion pour les hardes de se réunir par centaines de milliers d'individus. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.


Les descendants des rares bisons survivant en Amérique sont l'objet de soins attentifs.


Environ 4.000 bisons vivent sur les quatre millions et demi d'hectares de forêt boréale et de plaine herbeuse du  parc national Wood Buffalo, et 600 dans les Slave River Lowlands (Alberta).

Le bison produit une viande de bonne qualité, à la teneur élevée en protéines, pauvre en cholestérol et hypoallergénique. Les associations américaines de lutte contre l'excès de poids, comme les « Weight Watchers », ont mis le bison sur la liste des aliments conseillés. En dépit d'un coût initial élevé, l'élevage du bison est, en Amérique, plus rentable que celui du bœuf.

 

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