http://appalaches.skynetblogs.be/

mercredi, 19 octobre 2016

Fan de danse country et de musique country.

 http://appalaches.skynetblogs.be

country.jpg

cowboy.jpgLes danses furent imprégnées par le maintien et la manière d'être des cowboys et des fermiers, plusieurs de ces manières de cowboy, bien "qu'apprivoisées" survivent dans la danse Western, moderne actuelle (?). Le mouvement "double arm's over'" (les deux bras au dessus), est une réminiscence du final "tying off" (immobilisation) des pattes d'un veau avant de le marquer. La position "va-et-vient" de base reprend le mouvement des rênes. Dans les saloons se sont imposés les coups sur le bois causés par les talons des bottes des cowboys et l'on peut dire que c'est certainement les cowboys qui ont également influencé les danses dans la manière de s'habiller, car ils avaient l'habitude d'aller danser avec les mêmes habits qu'ils utilisaient au travail, c'est à dire les bottes avec éperons et le chapeau. Une des ces caractéristiques est le fameux cri "Yeeehaaa" poussé par le Cowboy sur la piste de danse (la première fois en 1874 par Joseph McCoy). Beaucoup de chorégraphes s'amusaient à donner des noms country à des danses qui à l'origine n'étaient pas destinées à ce type de musique. Par exemple, il a suffit de rajouter le mot "cowboy" devant le mot "charleston" pour donner naissance au "Cowboy Charleston" et faire ainsi entrer cette danse dans le monde de la country. Etant donné le succès de la line dance sur une chanson country, il y eut un déluge de line dances chorégraphiées sur des morceaux country (Watz across Texas – 1992) - (Hot Tamales, 1993) – (Chattahoochee, 1993) - (God Blessed Texas, 1993). En même temps la Line Dance continuait à évoluer et à créer des chorégraphies non country, ce qui amène ceux qui restent attachés à la Line Dance country, à la musique Country et qui lui associent une tenue "country" (jeans, stantiags, Stetson et ceinturon...), et ceux qui acceptent volontiers de nouveaux types de musique "Line Dance Moderne" (funky, pop, disco, etc.).

danse-country-.jpg

"Une danse dite Partner est une danse chorégraphiée. Une danse dite en couple, est une danse de type Free Style". Chaque couple évolue sur la piste de danse en fonction de son niveau, de sa créativité...les danseurs font des passes autours d'un basic standart. On retrouve souvent le "free style" en "West coast swing" et en "Two Step", plus rarement en polka. Il existe 6 grands types de danse country en couple, qui désignent aussi les six grands rythmes en danse country (la Waltz, la Polka, le Two Step, le West Coast swing, le Cha Cha, l'East Coast Swing).

clogs.jpgLe Clogging, est une forme de danse folklorique américaine originaire de la région des montagnes Appalaches (nord-est des USA) et que l'on appelle aussi "hillbilly tapdancing" ou "flatfooting". Les cloggers portent des vêtements s'approchant plutôt des vêtements portés par les danseurs de square dance, autrement dit une allure plutôt Western (jeans et chemises à carreaux). Côté chaussures, les cloggers portent des chaussures à semelle dure équipées de "steel taps" (de fers) spécifiquement lestées. Les groupes de cloggers dansent habituellement en ligne, un héritage des danses irlandaises (en solo). De nos jours, on danse le clogging sur à peu près tous les styles musicaux, mais les musiques du top 40 country américain sont souvent utilisées pour créer des enchaînements chorégraphiques. https://www.youtube.com/watch?v=UsghidH7kQA

Square Dance.jpgLe Square Dance ou danse carrée. Contrairement à la "Country Line ou Partner Dance", ce n'est pas la mémoire qui est sollicitée mais l'écoute et la coordination des "partners" et "couples" qui constituent le Square afin d'exécuter des figures dont seul le "caller" (le meneur) à connaissance (quand il n'improvise pas...). Le square dance est une forme de danse collective regroupant quatre couples de danseurs qui forment un carré (d’où le nom de "Square"). Les danses sont créées au fur et à mesure au gré de l’imagination et l’humeur du "Caller", mais en utilisant des mouvements préalablement appris. Les mouvements ont tous un nom (Circle, Do Sa Do, ou Square Tru). Ces noms sont utilisés communément, que l’on danse aux l’USA, en Allemagne, en Belgique, etc… A noter toutefois qu’à l’origine dans la région des Appalaches, les figures n’étaient jamais annoncées; un des musiciens signale les changements par un cri, et tous les danseurs savent ce qu’il faut faire. Pour les hommes, costumes 3 pièces mode XVIIIème US (pantalons, chemises à manches longues, chaussures, cravates (le bolo) ou foulard, des pointes de col et une petite serviette portée à la ceinture, pour s’essuyer les mains à la fin de la danse). Les dames portent une robe ou une jupe (très ample), un chemisier au dessous. Pour donner du volume et de la grâce, un jupon (petticoat) de tulle assortis aux couleurs de la robe. Pour le confort, elles mettent au pied des chaussures à talon bas et, pour le détail coquin, des dessous affriolants. https://www.youtube.com/watch?v=0rIK3fo41P4

danses en couple Freestyle.jpgLes danses en couple Freestyle (improvisation sur les pas de base). Elles se sont développées dans les bals country où les cowboys invitaient les jeunes filles. Pour ce qui est de leur origine, toutes les danses en couple ont la même traditions de danses apportées par les colons, qui ont évolué pour aboutir aux danses country en couples actuelles, que ce soient les "Partner Dance" ou les danses en couple "Freestyle" qui sont encore très populaires aujourd'hui aux Etats-Unis et aux Canada. Avec le Freestyle, les danseurs peuvent danser sur toutes les musiques, notamment de Two Step ou "texas two step" et de West Coast Swing. Le pas de base qui est la marche (avant ou arrière) avec deux pas rapides (Quick Quick) et deux pas lents (Slow Slow). Rien de compliqué dans tout ça, d’ailleurs au Texas c’est la danse que tous les cowboys connaissent et qui permet de discuter avec son partenaire tout en dansant. Mais on peut aussi rajouter des tours et des figures pour s’exprimer sur la musique et mettre en valeur sa cavalière. https://www.youtube.com/watch?v=gtB11iTPfIw

country Two Step.jpgLes Partner Dance (danses en couple chorégraphiées). Ce sont les traditions de danses apportées par les colons, qui ont évolué pour aboutir aux danses country en couples actuelles, que ce soient les "Partner Dance" ou les danses en couple "Freestyle". https://www.youtube.com/watch?v=nBodsDjA8G8

 

west-coast-swing-.gifLe West Coast Swing, à l’époque (1951) était souvent confondu avec "Country Western" ou "Country Western Swing", son appellation définitive se fera en 1961. Cette danse se pratique sur un vaste éventail de styles de musique (pop, funk, dance, country, jazz, blues, disco). Il y a plusieurs mouvements de base qui sont caractéristiques de la danse, le but étant de pouvoir danser avec n’importe qui sur n’importe quelle musique. http://www.dailymotion.com/video/x302um5_connaissez-vous-...

La Line Dance country.jpgLa Line Dance (danseurs alignés),aurait évolué à partir des anciennes contredanses qui fut populaire jusqu'au 20è siècle, une des plus célèbres contredanses le "Stroll" apparut dans les années 1940 et perdura jusque dans les années 1960. On peut d'ailleurs la voir dansée dans le film "Grease" avec J.Travolta. Aujourd'hui, les danses deviennent de plus en plus difficiles, celle qui était d'un niveau "avancé", il y a une bonne dizaine d'années est aujourd'hui devenue "intermédiaire". Le fossé se creuse entre la danse "sociale" et la danse de compétition, tant au niveau des pas de danse, de la technique, que de la présentation. https://www.youtube.com/watch?v=JX_KYqZRki4


Chanteurs country.jpgMalheureusement pour la culture, le folklore et la musique country, c'est du n'importe quoi. Certes elles sont dansées en ligne mais se n'est pas se qui font d'elles de la "line dance country" qui doit garder son identité propre, sa passion pour la musique country et pour tout ce qui se réfère à ce "style" qui doit rester une passion, un loisir et non une activité lucrative. Personnellement, je rejette toutes les attitudes n'ayant pas de rapport avec l'attitude country telle que nous la concevons. Chacun pensera ce qu'il veut.  Alors pourquoi ne pas reprendre la danse country, à partir des années 1992. (Shadow (couple) – City Ligts Swin (couple) – Love Please Come Back (couple) – Pretty Baby (couple) – City Ligts Swing (couple) - Thank God For The Radio (couple) - East Coast Swing (couple) - Desperado (couple) - Livin'On Love - This Is Us- Cotton Fields – The Bug - Black Coffee - Jambalaya - My New Live - Riding Alone - Wole Again - Grundy Gallop - Dow On The Corner - Blue California - Stray Cat Strut -Chattahoochee - The Trail – Canniball Stromp – California Coast – Streamline – Black Coffee - Diggy Liggy Lo – Acky Breaky Heart – Oh Zuzana – Heartache – Canniball Stomp - Barre Essentials – In The Shadow – Celtic Reel – Blue California - Copperhead Road - Tush Push – Speak To The Sky – Smoth Operator - Red Straggerwing – Ride The River – Neon moon – Derailed – Spirit - Country Roads - West Party – Livin' On Love – Acky Breaky Heart – Smooth operator – Grundy Gallop – Sway – Just Wringht – Livin' On Love – White Rose – Cabo San Lucas – The Trail - Roads Coastin.


mariefrancis2.JPGLa danse permet d'évacuer ses soucis et son stress, parce que l'on doit se concentrer sur les mouvements à exécuter, c'est donc un moyen de détente. Comme toutes les danses, la country permet d’améliorer sa coordination de mouvements et sa posture, de plus, la country est rapide et rythmée, ce qui nécessite un effort accru de la part de votre corps qui doit pour cette raison puiser dans ses réserves pour brûler ses calories. Danser la country pendant une heure revient ainsi à brûler environ pas moins de 400 calories. Une bonne mémoire et un brin de motivation suffisent pour pratiquer ces dansent folklorique, entraînante, originale et accessible à tous. La danse country n'a plus rien à raconter, elle a beaucoup à dire, peu importe votre âge ou votre niveau sur la danse, la motivation prend vite le dessus sur le plaisir à danser.

Écrit par Country francismarie dans Musiques & divers | Lien permanent | Commentaires (0) |

17ème anniversaire des Appalaches de Melreux (Souvenir)

  http://clubdesappalaches.skynetblogs.be/

Vous avez été plus de 80 personnes (Soirée privée) à assister à la journée barbecue du 20 août. Votre engouement pour cet événement nous a démontré une fois de plus que vous attendiez cette participation avec impatience. Nous avons eu le privilège de réunir une très belle convivialité dans la country et dont vous avez participé avec beaucoup d’enthousiasme. Nous sommes très content de faire partie de ces amis qui nous donnent envie de recommencer cette journée barbecue. Merci pour l'amitié que vous portez à votre club les "Appalaches".

DSC05573.JPG

DSC05543.JPGDSC05546.JPGDSC05561.JPGDSC05550.JPGDSC05552.JPGDSC05562.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC05629.JPG

DSC05625.JPG

DSC05574.JPGDSC05604.JPGDSC05573.JPGF+¬te chez Francis le20-08-2011 041.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC05578.JPG

DSC05593.JPGDSC05595.JPGDSC05601.JPGDSC05613.JPG

 

DSC05599.JPGDSC05638.JPG 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 116.jpg

Photo 132.jpg

 

Suite............

 

Écrit par Country francismarie dans Organisations club | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 08 août 2016

"fourmi ou araignée"

 

danser.jpg

Danser chez l’humain, c’est inné, il suffit qu’une note de musique retentisse pour que nos corps se mettent à bouger en cadence, enchaînant différents mouvements en rythme. La danse peut être un art, un rituel ou un divertissement. Sa fonction diffère totalement du rôle utilitaire qui est celui des gestes exécutés dans le cadre d'une activité professionnelle ou sportive, elle exprime des idées et des émotions ou raconte une histoire. Il y a fort à penser que la danse fut le premier de tous les arts. Les figures tracées dans les grottes datant de la pré-histoire témoignent déjà de l'existence de cette pratique depuis que l'Homme est apparu sur Terre. Au cours de la longue relation qu'elle entretient ainsi avec la société, la danse a rempli bien des rôles (prière, rituel, cérémonial, divertissement social, spectacle, création artistique). Au XXe siècle, la valse est le seul rythme "classique" à survivre dans les bals aux côtés des danses issues du folklore hispano-américain (tango, samba, séguedille, paso-doble) ou négro-américain (bues, ragtime, charleston, fox-trot). Les danses à deux sont pratiquées dans les bals, les ginguettes. On y retrouve notamment la valse, la polka, la java, la musette, le tango, le foxtrot, la rumba, le charleston, le rock’n'roll, le jive etc.danse en couple.jpg A notre époque il semble que les danses de couple (danses sociales) ont toujours existé, nos parents dansaient, nos grands parents dansaient. Cette danse, sociale se veut tout simplement... apaisante, conviviale, ludique. Enfin la danse sociale apaise parce que tout simplement la musique elle-même nous apaise. C'est, où l'on croise souvent des sourires et des regards pétillants. Aujourd’hui on danse en robe, en jean, en jogging, en pantalon large, à pieds nus, en baskets, en talons, dans la rue, dans des stades ou des salles de fitness. Dans notre société, frappée par une vague d'individualisme, la tendance est plutôt à la danse en solo qui la dénaturent en "Moi Je". Ces danses ne nécessitent pas de venir avec son (sa) cavalier(ère) et peut se pratiquer dans les nombreuses soirées sur des musiques, qui entraînent les foules à la danse individuelle plutôt qu’en couple. Ainsi reléguée à une activité de grabataires (malade qui ne peut pas quitter le lit), la rupture est encore davantage consommée avec toutes les autres formes de danses, jusqu'au point d'aboutir au mouvement de la "non-danse". En réalité, dans une société qui conserve intacte la culture de la danse, personne n’a besoin d’attendre un partenaire. Par exemple, en Argentine où la culture du tango est toujours vivante, on danse le tango partout. Bien entendu ça ne veut pas dire que tout le monde danse bien, mais même les moins bons danseurs se risqueront à faire quelques pas de danse dans n’importe quel bar. Le terme "individualisme" est largement utilisé de nos jours, pour signifier parfois des choses bien différentes. Parler d'individualisation ne doit pas être confondu avec l'individualisme qui lui est un culte du "chacun pour soi". On reconnaît la force de cet idéal à une multitude d’exemples. Les jeunes filles n’apprécieraient probablement pas qu’on choisisse pour elles un mari et qu’on leur impose une obéissance aveugle à ce mari durant toute leur vie; elles n’apprécieraient pas non plus qu’on leur interdise de poursuivre des études ou de travailler; de même, les garçons n’apprécieraient pas qu’on leur impose un métier et qu’on leur interdise de chercher à améliorer leur statut social. Du point de vue individuel, on risque alors de ne plus rien respecter, de se comporter comme un simple consommateur au supermarché des valeurs. Dès lors que tout se rapporte à l’individu, chacun est tenté de se renfermer sur soi et de devenir indifférent au sort des autres (on fait ce que l’on veut mais on ne sait plus quoi faire). Le paradoxe, c’est que cet individualisme qui se prétend autonome est en quête perpétuelle de reconnaissance; il vit sous le regard des autres, et ne s’estime lui-même qu’à proportion de l’estime que les autres lui témoignent, il affecte d’être indifférent, mais il est tourmenté par l’envie; il consacre beaucoup d’énergie à se distinguer de ses semblables, mais ne fait souvent qu’imiter des modèles (une société d’individus qui se préoccupent avant tout de leur petite existence personnelle). Malheureusement, la tendance que nous constatons aujourd’hui, est la déchristianisation de notre civilisation (démocratie et christianisme sont incompatibles) par le développement de l’individualisme, plus besoin de chercher une vie meilleure dans l’au-delà, puisque la vie terrestre est déjà très bonne. On en arrive alors à un Christ sans Eglise, c’est-à-dire une Eglise sans Christ, qui se voit uniquement comme une ONG ou une organisation sociale. L’humanitaire prend le dessus sur le message évangélique.

 

Que pensez-vous être "Une fourmi ou une araignée". La fourmi et l’araignée sont deux insectes dont le mode de vie est totalement en opposition. Même les livres saints évoquent leurs caractères, la Bible notamment, qui nous ramène à celles-ci pour apprendre ce que c’est que l’abnégation et la sagesse. A travers eux, nous pouvons clairement découvrir qui nous sommes et aisément identifier les chemins du succès et de l’échec.

La fourmi2.jpgLa fourmi, ne fait pas partie d’une société, elle est la société. Tout d’abord son altruisme. En effet, son dévouement sans bornes pour la colonie. Elles sont capables de sacrifier leur vie pour la reine et pour la société tout entière sans se demander une seule seconde si cela est légitime ou non (elles le font, c’est tout). C’est tout le contraire de l’Homme qui passe tout son temps à faire des calculs avant de s’engager pour autrui et qui ne cesse de se questionner sur ses rapports d’infériorité ou de supériorité avec les autres. Elle ne vit que pour le service de la communauté et ignore carrément la notion d’intérêt personnel. Un exemple, lorsqu’un danger menace la fourmilière, les fourmis se suicident pour la protéger. En effet, elles possèdent deux glandes remplies de sécrétions toxiques, qui traversent leur corps de part en part, des mandibules jusqu’à la fin de l’abdomen. Lorsqu’elles sont en difficulté au cours d’un combat, elles tendent violemment leurs muscles abdominaux, faisant exploser leur exosquelette et aspergeant tous les adversaires se trouvant alentour du venin mortel. (ce fait est démonstratif de la mentalité de la fourmi). Autre aspect, les fourmis n’ont pas de répit, elles bravent les prédateurs pour rapporter de la nourriture à la fourmilière. Il n’est pas du tout rare de voir une fourmi transporter l’équivalant de 15 à 20 fois son poids en nourriture. Et ce qui est le plus édifiant, c’est la discipline avec laquelle elles œuvrent. Alignées, elles se suivent sans bousculade et ne se laissent distraire par aucun obstacle.

toile_araignee.jpgL’araignée, contrairement à la fourmi, n’a pas le sens du partage. Cet insecte véloce déclenche des phobies (longues pattes (huit), crochets à venin, poils partout). Pour ceux qui ont l’habitude d’observer l’araignée, c’est un animal extrêmement sauvage. Prédatrice solitaire, elle est loin de connaitre les notions de partage et de communauté. Seule, elle tisse sa toile et n’attends que sa victime, qu’elle dévorera naturellement seul. On serait même tenté d’assimiler son caractère au libéralisme pur et dur. En effet, elle est individualiste, égoïste et carnivore, comme le sont la plupart des personnes vivantes dans ce monde. Outre son égoïsme, l’araignée est l’un des animaux les plus méfiants qui soient. Même ses rapports avec ses semblables sont à haut risque. Il est très courant qu’une rencontre amoureuse se termine par la mort. Ne sommes-nous pas identiques à ce caractère de l’araignée? Nous sommes d’une paranoïa maladive quant au regard que les autres portent sur nous. Toujours sur nos gardes, nous affectons nos relations avec les autres et les rendons moins intéressantes. L’araignée, silencieusement, est toujours à l’affût, en embuscade pour piéger sa victime. Celle-ci ne se doute de rien jusqu’à recevoir l’estocade.

https://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=mamyo7eWZvs

 

 

 

 

 







 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

mardi, 02 août 2016

La peine de mort est-elle juste ou injuste !!

  http://appalaches.skynetblogs.be/

vivre.jpgL'homme qui tue sous l'emprise de la colère ou de la haine est considéré comme criminel et on l'exécute. Et pourtant l'homme qui décide de faire lâcher des tonnes de bombes sur un pays et son habitant fait figure de héros et croule sous les décorations. Pour la sécurité ou l'expansion d'une nation, on en détruit une autre (le soldat n'existe que pour tuer). On fait des progrès extraordinaires dans la technologie permettant d'exterminer un nombre incalculable d'individus en quelques secondes et à très grande distance. Chacun de nous est responsable de la guerre car chacun a provoqué la condition actuelle, consciemment ou inconsciemment, par son attitude envers la vie, par les fausses valeurs auxquelles il a donné naissance. Pourquoi les sociétés cherchent-elles des solutions à leurs problèmes dans la guerre, plutôt que par une coexistence pacifique. Alors le problème dont nous parlons n'est plus simplement de savoir s'il il faut ou s'il ne faut pas tuer nos semblables, mais concerne plutôt la cruauté et la haine qui ne cesse de croître dans le monde et en chacun de nous. La culture de la guerre demande à l’homme d’être prêt à mourir pour les siens , la culture de la paix demande à l’homme de vivre pour les autres.

tintin.jpg

yes ou no.pngLe vrai visage du mal consiste aujourd’hui à confondre le mal avec le bien pour prendre le parti du mal, pour faire croire que le mal est le bien en insinuant la confusion dans l’ordre des valeurs. C’est ce qui en toutes choses caractérise notre époque perverse. De manière générale, l’arrogance, le cynisme de la majorité des médias qui se comportent comme une caste d’intouchables et "incritiquables", ainsi que l’arrogance et le cynisme de certains hommes politiques. Car pour beaucoup de gens, tout ce qui est écrit dans la presse, tout ce qui est dit à la radio et tout ce qui est montré à la télévision, revêt une valeur de quasi-vérité que l’on ne peut remettre en cause facilement. La peine de mort est un sujet qui, depuis l'Antiquité, partage les opinions sur son abolition ou son maintien. Bien que le débat soit ancien, les arguments ont peu changé avec le temps. Alors que les uns invoquent l'irréversibilité de la peine, la similitude entre le crime et la sanction, l'importance du pardon et l'alternative de l'emprisonnement à perpétuité. La peine de perpétuité est tout aussi inhumaine, le condamné perd le peu d’humanité qui lui reste, et devient un animal. D'autres appellent la protection de la société, au contentement des victimes et à la nécessité de l'exemple pour dissuader les crimes. Nous ne savons pas si la peine de mort fait baisser le taux de criminalité, mais ce dont on est sûr, c’est qu’elle ne le fait pas monter (choisissons donc la solution dont nous sommes sûrs). 

semeur.jpg

Les relations que nous développons et entretenons ne sont pas le fruit du hasard. Qu’il s’agisse de nos conjoints, nos proches, nos connaissances, nos collègues, nous sommes responsables de nos relations, qu’elles soient malsaine, désastreuses où pourries, on récolte ce qu’on a semé. Bonnes ou mauvaises, nos relations nous renvoient une image qui correspond à ce dont nous avons besoin pour entretenir nos croyances (vous semez pour récolter ce que vous avez semez). A travers l’histoire humaine, nous avons toujours détesté les règles, et nous nous sommes souvent mentis à nous-mêmes, non pas en disant qu’une règle était mauvaise, mais en nous persuadant que nous étions une exception à la règle. Les choses devraient se dérouler à notre manière, peu importe les obstacles à affronter. Nous ne pouvons nier qu'il existe en nous-mêmes une terrible contradiction. A cause de cette contradiction en nous, nous détruisons notre propre bonheur. La vérité est tout simplement qu'à cause de la nature autodestructrice en chacun de nous, l'humanité est au bord de la destruction (étrange société, qui se dit libre). Qui pourra croire que la liberté religieuse dont nous jouissons actuellement sera bientôt menacée et que la révolution occasionnée par "le veau d’or" (le dieu des hommes) fera place à un mouvement de réaction contre Jésus (comme les anciens Samaritains), les Samaritains modernes ne savent pas ce qu’ils adorent. De ce fait, nombreux sont ceux qui pratiquent aujourd’hui le faux christianisme, et qui sont semblables à des Samaritains modernes. Si vous appreniez aujourd’hui que la fin du monde aura lieu prochainement "comment réagiriez-vous".babylone moderne.jpg Deux guerres mondiales, une apostasie générale, le monde vautré dans le matérialisme et la négation divine…, la Babylone moderne est aujourd’hui universelle et constitue le pire des châtiments qui puisse arriver. Pour les occidentaux qui croient que les "persécutions physiques" sont encore à venir, ils oublient la pire des persécutions, celle de "l’âme", et en définitive à préférer la Babylone matérialiste et athée, ou pire de les croire compatibles. C’est pourquoi ceux qui nous gouvernent en osant prétendre construire l’avenir, comme s’ils étaient les maîtres du cours de la vie, feraient mieux de réfléchir devant l’inévitable fin du monde qu’ils ont apportée. En voulant seulement adapter la nature à leurs pensées, ils se croient supérieur au Créateur de toutes choses comme si la Terre n’était formée que pour eux aujourd’hui, et à cause de leurs ignorances, de leurs lois dévastatrices, le monde progresse chaque jour vers sa fin. "Fin du monde, signifie fin des malheurs sur terre et fin de ceux qui les apportent, elle ne signifie pas la fin du monde entier, car l'apocalypse sauve".Appocalypse.jpg Il fut un temps, il y a longtemps, la méchanceté de l’homme était grande, si grande que chaque jour son cœur ne concevait que des pensées mauvaises. Le Seigneur affligé par cette méchanceté, dit, "J’effacerai l’homme que j’ai créé de la surface de la terre car la terre est pleine de violence" (Genèse 6 :7). Tout comme Noé, nous vivons en un temps de méchanceté, de cruauté, de perversion, une époque où les pensées et les actes de beaucoup d’hommes sont continuellement tournées vers le mal. Le roi de Babylone (1793-1750 av. J.C.), pour limiter les excès de vengeance instaure une loi (la loi du talion), qui permit de punir un acte similaire de même nature. Ainsi, si quelqu’un te crève un œil, tu te limite à lui en crever un seul, au lieu de l’égorger lui et toute sa famille (on ne se venge pas au centuple). En y réfléchissant, on constate que la plupart des justices prennent racine dans la soif de vengeance, dans une sorte d’instinct du talion "je veux faire subir à mon ennemi la même chose que ce qu’il me fait subir, afin de jouir de sa souffrance". Si nous comparons les citoyens entre eux, "l’homme est un dieu pour l’homme", si nous comparons les États entre eux "l’homme est un loup pour l’homme". La violence est omniprésente dans notre société, au cinéma, à la télévision (par des images de crimes, de guerre, de coups), dans la littérature, dans les bandes dessinées, dans la rue, au travail, au sein de la famille, les médias de toutes sortes sont remplis de violence (quand elle ne vient pas de nous). Avec le débordement de la violence et de la recrudescence du terrorisme qui caractérise notre époque, le châtiment capital apparaît de plus en plus comme la seule mesure juridique propre à conjurer le crime. Comment pouvoir accepter qu'un homme tue quelqu'un et qu'il a toujours des droits après (la personne qui est décédée n'en a plus). Les intellectuels, les humanistes, les philosophes, ceux qui se croient plus éclairés que les autres, se laissent griser par le plaisir d'argumenter l'abolition de la peine de mort, tandis que la famille vivra avec leur meurtrier qu'ils auront épargné et qui paieront pour le garder en prison. On fait de l’assassin la victime, en s’occupant de lui et en lui trouvant des excuses (passé, éducation, etc.). Aurions-nous la même attitude envers le meurtrier de nos enfants, de notre propre femme, de notre propre mari, de nos père, de nos mère, de nos frère et sœur, en graciant un meurtrier (qui ne nous a pas touché) ou en tuant par colère le meurtrier de ceux qu'on aime le plus au monde. "Le meurtrier n'avait rien à craindre de la victime, et il l'a tuée". "Nous avons à craindre de lui et il voudrait qu'on l'épargne". La pitié, l'indulgence, le pardon valent pour les amis, non pour nos assassins (le meurtrier criminel a tué le premier, la société l'élimine bien après). En clair, le meurtrier est cause des deux morts, sa victime et la sienne. Tout au long de ta vie, certaines personnes te mettront en colère, te manqueront de respect et te traiteront mal. Laisse Dieu s'occuper d'eux, autrement la haine te consumera. (La haine c’est l’hiver du coeur comme disait Victor Hugo).

 

 

 





 

 




 




 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

dimanche, 31 juillet 2016

Quand la légende est plus belle que la réalité.

 http://appalaches.skynetblogs.be/

 

entrer des mots clefsL'image du cow-boy a réussi à traverser tous les modes, depuis le roman à dix sous, les bandes dessinées jusqu'aux jeux vidéo. L'histoire officielle est un récit biaisé (déformé)..., les massacres sont présentés comme des batailles..., les vrais génocides sont occultés et remplacés par des distorsions historiques, des mensonges....Certains événements historiques sont tellement imprégnés de légende qu’il devient à peu près impossible de les en détacher. La conquête de l’Ouest, berceau de l’imaginaire américain, en est un exemple parfait et le western est la représentation cinématographique du mythe de l'Ouest dans l'histoire américaine. Ce sont d'abord des terres pleines de promesses, dont la richesse (argent) exerce un attrait constant sur les colons européens. L'Ouest, c'est aussi une région aux limites imprécises, sans cesse repoussées et modifiées au cours des siècles. Ainsi, moins de trois quarts de siècle après leur indépendance, les États-Unis étendent leur domination d'un océan à l'autre et atteignent leurs limites continentales actuelles. Viendront compléter l'ensemble avec l'Alaska en 1867 et les îles Hawaï en 1898. Le western classique américain, comme tout film de genre, répond à des codes précis (Cow-boys, indiens, veuves, orphelins à protéger, chasseurs de trésors, shérifs et bandits), toute la mythologie américaine va dominer les écrans de cinéma pendant plus de 60 ans. Très vite, le western prendra ses libertés vis-à-vis de la réalité. Le cinéma a largement mythifié des éléments centraux comme le cow-boy. Au départ simple vacher, ce personnage fut transformé en héros vertueux aux qualités irréprochables. Le western a aussi construit une légende autour de figures emblématiques (Billy the Kid, Jesse James, William Frederick Cody (Bufallo Bill), Davy Crockett, général Custer, etc.). Les décors représentent des paysages et des villes clés de l’histoire américaine (Monument Valley, la ville de Tombstone, Fort Alamo, O.K. Corral). Les studios cherchent à travers ce genre à raconter l’histoire de leur pays, des valeurs morales poussées à leur paroxysme (sauf dans la chasse aux Indiens). Tous les grands noms du cinéma ont bien entendu participé à ce genre ultime (Gary Cooper, James Stewart, Kirk Douglas, Clint Eastwood, Marlon Brando, Kevin Costner, Yul Brynner, Burt Lancaster, Eli Wallach, Henry Fonda, Clint Eastwood, Steve Mc Quenn, Robert Mitchum, Audie Murphy, Charles Bronson, Gary Cooper, Gleen Ford, Alan Ladd, Dean Martin, Lee Marvin, Jack Palance, Gregory Peck, Anthony Quinn, Richard Widmark, John Wayne). Le western est né, au début du xxe siècle, dans un climat idéologique qui prônait ouvertement la suprématie blanche. Les auteurs des premiers romans épiques sur l'Ouest étaient aussi des apôtres du Ku Klux Klan et, dans leur vision glorieuse de l'Ouest, il n'y avait ni Noirs, ni étrangers. Les Mexicains étaient tous fourbes et les Indiens, sauvages. Les héros ne pouvaient être que des anglo-saxons, des visages pâles. Les spectacles de Buffalo Bill, très populaires en Europe comme aux Etats-Unis, faisaient ouvertement l'éloge de "l'extermination de la racaille indienne".

Broncho Billy Anderson, broncho_billy_anderson.jpggrande vedette des films western du cinéma muet, ne savait ni monter à cheval ni se servir d'une arme à feu. C'est Buffalo Bill qui inventa en 1882, le célèbre costume à frange du cow-boy pour ses spectacles dans les villes américaines. Des chanteurs country ont réussi de brillantes carrières malgré leur phobie maladive des chevaux. John Stetson, originaire du New Jersey, lança son célèbre chapeau à Philadelphie. Sam Colt était armurier dans le Connecticut. Les meilleurs lassos étaient fabriqués à Plymouth (Massachussetts).

Lynne_Roberts-Roy_Rogers.jpgLeonard Slye (1911 - 1998) Chanteur et acteur, il a joué dans une centaine de films entre 1935 et 1950, dans presque exclusivement des westerns B. Loin de l'Ouest américain, il voulait devenir dentiste mais dut plutôt se trouver un emploi dans une manufacture de chaussures. Il avait cependant un certain talent pour la chanson et c'est en chantant qu'il se transforma en Roy Rogers, le cow-boy impeccablement vêtu montant son magnifique cheval "Trigger" et accompagné de la douce Dale Evans. Trigger, dont le nom signifie "gâchette" en français, était un cheval palomino dressé pour le cinéma. Ce cheval fut acheté par celui que l'on surnommait le roi des cow-boys (Roy Rogers). Ce cheval devint rapidement aussi populaire que son cavalier et sur le générique des films, son nom apparaît à égale importance avec celui de Roy Rogers. Il fut la vedette de 91 films dont deux lui sont entièrement consacrés "Mon pote Trigger" en 1946 et "L'Étalon d'or" en 1949. Trigger est mort à l'âge de 33 ans. Il est empaillé et placé au "Roy Rogers Western Museum" à Apple Valley en Californie.

NativeAmericans.jpg

L'arrivée des Européens au XVe siècle a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. En effet, après une brève période de contacts relativement pacifiques, les relations entre Amérindiens et Européens se détériorent rapidement lorsque les Indiens, comprenant que les hommes blancs veulent se réserver les meilleures terres; la spoliation se réalise tout d'abord sous forme de "traités" signés entre le gouvernement des États-Unis et les tribus, considérées comme des "nations", qui déclarent renoncer à leurs terres. Dans les années 1830, la pression des colons est si forte que le gouvernement fédéral, espérant trouver une solution définitive à ce problème, prend la décision de déporter toutes les tribus à l'ouest du Mississippi, et de les regrouper dans une région aride de l'Oklahoma. Mais, avec l'annexion des territoires mexicains et l'installation de nombreux agriculteurs dans les grandes plaines et jusqu'aux Rocheuses, il est clair que d'autres tribus vont encore se trouver sur le chemin des colons. De 1865 à 1890, une longue série de "guerres indiennes" aboutit malheureusement à la quasi-extermination des tribus des plaines (Sioux, Apaches, Nez Percés et bien d'autres encore…). Ce génocide est dû aux épidémies volontaires, aux guerres, au travail forcé, aux déplacements de tribus entières (déculturées ou exterminées). La population indienne en Amérique latine est passée, selon les estimations, de 30 à 80 millions d'habitants lors de la «découverte» de l'Amérique à 4,5 millions un siècle et demi plus tard. Toute la pensée politique des Etats-Unis, était à l'époque marquée par le stéréotype de l'infériorité de la race indienne qu'il fallait détruire. Cinquante ans plus tard, les convictions politiques associées au western restaient proches de la droite, John Wayne appuyait sans réserve la guerre des Etats-Unis contre le Viêt-Nam et Ronald Reegan était un comédien qui n'a jamais vraiment cherché à s'évader de ses rôles de cow-boy. Loin d'être absent des scénarios américains, l'Indien y est même très présent, mais on lui fabriquera un rôle sur mesure. A cause de la popularité universelle des histoires du far-west américain, l'Indien de l'Amérique finira par émerger clairement. Quelques images inoubliables, quelques mots référant à des peuples qui existent vraiment, des personnages choisis portant des noms particulièrement indiens et l'affaire est dans le sac. Il n'est pas exagéré de dire que les Sioux gagneront le gros lot à ce jeu de l'Indien imaginé. Les Apaches, les Comanches et les Cheyennes, peut-être les Pieds-Noirs, les accompagneront cependant au front de la célébrité western. Ces noms sont magiques pour qui rêve de l'ouest ancien. C'est ainsi que l'Indien devra se conformer aux canons de "l'indianité" inventée. amérindiens.jpgL'Indien de la légende vit donc dans les plaines, sa maison est un tipi fait de peaux de bisons sur lesquelles des motifs sont dessinés, qui rappellent leurs clans, leurs guerres, leurs dieux. Ils chassent le bison mais ils sont avant tout des guerriers nomades. Ils montent des chevaux sauvages et ils n'ont pas peur de mourir. Indisciplinés, ils consomment volontiers de l'alcool, ils se droguent et se disputent souvent entre eux. Ils fument le calumet de la paix ou  ils enterrent et déterrent la hache de guerre. Ils s'en vont, à la file indienne, sur le sentier de la guerre et ils aiment scalper leurs adversaires. Que dire des couvre-chefs en plumes d'aigles qui fascineront le monde entier au point d'en faire le symbole de toute 'l'indianité d'Amérique'?. Toutes les femmes sont des "squaws" (femme - Isquew), tous les bébés sont des "papooses", et il y a immanquablement des sorciers, des poteaux de torture, des mâts totémiques, des danses de la pluie. Ils parlent un anglais simple, poétique, imagé et sans formes verbales compliquées; à la limite ils parlent le langage des signes, ils se font même des signaux de fumée. Les chefs ont des noms assez particuliers mais conformes à l'idée préfabriquée de l'Indien d'Amérique. Comme s'il fallait que les Indiens se nomment "Nuage Bleu", "Aigle Noir" ou "Perle de Rosée". Les personnages historiques passeront bel et bien à l'histoire sous des noms empruntés, des noms que les Américains leur prêtaient dans la langue anglaise ("Red Cloud, Grazy Horse").

music-cities-nashville-music-venue.jpgLa musique country est née dans le Tennessee, très loin de l'Ouest américain. Et ce qu'on connaît de la véritable musique des cow-boys du dix neuvième siècle porte à croire qu'elle n'a aucunement influencé ce qu'on appelle aujourd'hui la musique country, qui représente, tout comme les personnages du cinéma western, un amalgame plus ou moins ordonné de multiples traditions musicales. D'ailleurs, même les meilleurs experts semblent ne plus savoir s'y retrouver. Ils se donnent beaucoup de mal à essayer de saisir les distinctions désormais trop subtiles entre les genres; car la musique country moderne subit l'influence directe du folk, du blues, du hillbilly, du grassroot et du rock'n'roll, sans parler du folklore irlandais, de la guitare hawaïenne et du yodle tyrolien. Sous l'étiquette country, on classera des artistes aussi divers que Chet Atkins, Elvis Presley, Johnny Cash, Willie Nelson, Emmylou Harris, Carl Perkins et même Bob Dylan. Contrairement aux autres vedettes de la chansons qui se croient bénies par ce talent exceptionnel qui les marques et les distingue de leurs admirateurs, les artistes du country sont rarement prétentieux. Au contraire, ils insistent pour souligner combien ils sont demeurés modestes. Leur musique est du genre qui n'a jamais été prévu dans les conservatoires ou les facultés de musique. On est loin  du concerto italien de Jean Sébastien Bach ou de la complexité des oeuvres de Herbie Hancock. Le country est une musique tellement facile qu'en écoutant les trois accords rudimentaires d'une chanson typique, chacun a l'impression de pouvoir en faire autant. Les refrains sont d'une simplicité mémorable. Les textes doivent être clairs et immédiatement intelligibles. La poésie paraît primaire, mais c'est le génie du country que de trouver les mots pour dire les choses de la vie avec justesse et précision, de dénicher la forme économe et les paroles exactes qui résument parfaitement une situation. En d'autres mots, avoir l'air lucide et sincère, être adepte du terre-à-terre et ainsi paraître parfaitement vrai. L'amateur a le sentiment que c'est exactement ce qu'il souhaitait exprimer lui-même. La musique country n'est jamais admise dans les grandes salles de concert, elle ne joue pas à la radio nationale, ne reçoit pas de subventions et ses interprètes ne fréquentent ni les cabarets à la mode ni les boîtes à chanson. Mais elle vend beaucoup. Et dans les bars où ils se donnent en spectacle, les artistes du country discutent et boivent avec les spectateurs, certains se tiennent prés de la porte pour les accueillir, leur serrer la main et s'informer de la bonne fortune du monde ordinaire. Une vedette peut connaître le succès tout en demeurant modeste et en n'oubliant jamais que le commun des mortels apprécie les lieux communs. A ceux qui se demandent encore pourquoi la musique et la chanson country restent de loin les productions les plus écoutées, les plus achetées, les plus vendues. "Peut-être que le monde se reconnaît dans cette culture".





 

 

Écrit par Country francismarie dans Amérindiens, L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (1) |

samedi, 28 mai 2016

Cruauté animale et violence humaine

 http://appalaches.skynetblogs.be/

le cheval.gif

le plaisir.jpgHistoriquement, l'utilisation du cheval comme animal dans le cadre de la guerre, tant comme animal de transport urbain et routier, que dans l'industrie minières, que dans celui des rituels et de divertissements. Des blessures volontaires, des mutilations et des mises à mort de chevaux en témoignent dans de nombreuses régions du monde (cruauté, torture, supplice...). Le cheval peut subir diverses interventions physiques, notamment la castration, la caudectomie (ablation de la queue), le marquage au fer, éperonnés, la coupe des vibrisses, les combats d'étalons organisés, l'hippophagie, le horse-baiting, les sacrifices, taillés d'une oreille pour être reconnus plus vite. Honte aux hommes qui imposent tant de choses à des animaux contraints, sous la menace de la cravache, sous les coups, subissant l'impitoyable autoritarisme pour se prouver qu'ils peuvent commander...envers peut être de leur doute sur eux-mêmes. D'où l'usage de la cravache, des éperons, du mors qui blesse etc. Un arsenal de sadiques pour asservir, mater, épuiser, la "plus belle conquête de l'homme".

suicide Race2.jpgLe Rocky Mountain Horse est une race de cheval de selle des Etats-Unis, et quasiment inconnue en dehors de son pays d'origine. La race a été à l'origine développée pour être utilisée dans les fermes des contreforts des Appalaches que ce soit pour tirer des charrues et des buggies, mener le bétail ou comme monture. Il est reconnu pour sa vigueur et sa capacité à résister aux hivers dans les montagnes. Son utilisation moderne se porte toujours vers l'équitation de travail ou l'endurance. Les organisateurs du Moutain Race (Suicide Race) citent la tradition et le patrimoine en tant que justification de la course.  Les petits rodéos locaux, qui n'attirent pas de spectateurs étrangers et dont la télévision nationale ignore n'en sont pas moins au coeur de la vie de rodéo de nombreuses communautés. Attirant des participations, des fournisseurs de bestiaux et des annonceurs locaux, ces rodéos familiaux et communautaires ont lieu à certains endroits depuis plus de 100 ans. Des ouvriers de ranch à la retraite mettent à l'épreuve leurs vieilles aptitudes, et des écoliers apprennent à faire face à la pression de la compétition entourés de parents et amis. Les rodéos communautaires sont aussi des occasions de se souvenir et de célébrer la vie des cow-boys qui sont morts trop jeunes, ou d'honorer les anciens pour leur longue contribution à la vie de rodéo.

Suicide Race.jpgChaque année, une petite ville dans l'Est de l'état de Washington accueille la course meurtrière dans le cadre du "Stampede Rodéo" (Omak, suicide). Au cours des 25 dernières années, au moins 21 chevaux sont morts. Entre 2001 et 2004, le nombre de cheval mort à la course de "suicide" était de cinq fois plus élevé que celui des courses de chevaux professionnel, sans tenir compte du nombre de décès non déclaré qui peuvent survenir pendant les essais pratiqués. Autres blessures les plus courantes entraînant la mort sont les genoux cassés, les jambes, le cou et les os du bassin. Le suicide de la race Omak est un exemple extrême de la cruauté envers les animaux pour le divertissement, sans aucun égard pour la vie ou le bien-être des chevaux. Les organisateurs de la course "suicide Race" revendiquent une tradition amérindienne des 12 tribus confédérées de la réserve de Colville (Colville Indian Reservation), à l'est de l'État de Washington. Les tribus se nomment (Colville, Nespelem, Sanpoil, Lake (Sinixt), Palus, Wenatchi, Entiat, Methow, Okanagan du sud, Moses Columbia, et Nez-Percés de la bande du Chef Joseph). Le nom de la réserve est adapté de celui de Fort Colville, qui a été nommé d'après un gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson nommé Andrew Colville, et qui avait été fondé avant que la région ne soit intégrée aux États-Unis. Le "suicide Race" peut avoir été basé sur une idée d'une vieille tradition, mais dans sa forme actuelle il n'est rien de plus que la violence et l'exploitation. En réalité le "Suicide Race" était l'idée d'un vendeur de meubles à la recherche de publicité et de dollars. La course commence au sommet de Suicide Hill, où les cavaliers courent sur une distance de 15 mètres pour monter sur leurs chevaux avant la descente de la colline (62 degrés, longue de 69 mètres), qui tombe dans la rivière Okanagan (affluent du fleuve Columbia), qu'ils traversent en nageant de l'autre côté, puis le dernier 460 mètres qui mènera à l'arène de rodéo où la foule attend. 

Ces vidéos vous donne une très bonne idée de l'ampleur de la colline, la vitesse de la course et à quelle vitesse les chevaux doivent courir et le traumatisme que la rivière peut causer. Certains se noient, certains sont euthanasiés à la ligne d'arrivée.



 

 

Les combats d'étalons,.jpgLes combats d'étalons, organisés dont la tradition serait vieille de plus de 500 ans et qui perdurent encore de nos jours (Sud de la Chine, Indonésie, Corée du Sud, Philippines). Bien que les chevaux ne se combattent pas normalement l'un l'autre, ces étalons sont emmenés dans une frénésie de combat due à la présence d'une jeune jument qui est "en chaleur" et attachée au milieu de l'arène boueuse. Les juments seraient stimulées par des injections d'hormones afin d'exciter les mâles, qui, ensuite, sont envoyés dans l'arène, parfois jusqu'à la mort. Ils entraînent de nombreuses blessures. Certains coups échangés font jaillir les yeux des chevaux de leurs orbites. Les étalons peuvent même arracher les oreilles de leurs rivaux. Les tournois sont favorisés comme "tradition culturelle", mais en fait ils perdurent sous le couvert de syndicats criminels qui les promeuvent comme des "traditions culturelles".

http://www.dailymotion.com/video/x68rzo_combats-de-chevau...

Le marquage au fer.jpgLe marquage au fer. Dans l'Antiquité Romaine, les condamnés étaient marqués sur le front avec un fer rougi pour qu'ils gardent la trace de leur crime à vie et que celle-ci soit visible de tous. Ensuite, ils furent marqués sur les jambes ou les mains. Sous l'Ancien Régime, la trace représentait une fleur de lys, qui fut ensuite remplacée par des lettres. Ainsi, on utilisait le V pour "voleurs", GAL pour "galérien", TP pour "travaux forcés à vie", T pour les condamnés dans un temps limité et le F pour les faussaires. Sous l'Empire, le marquage était effectué en public, offrant un véritable "spectacle" à la foule. Ce type de peine fut aboli en 1791, pour être rétabli sous l'Empire en 1806 et enfin être aboli définitivement en 1832. Les animaux eux aussi connaissaient le fer rouge qui provoque une vive douleur et peut-être vu comme un acte de cruauté, une «souffrance au nom de la tradition et du marketing». Le fer rouge entraîne une exposition de la peau à une chaleur de 700 degrés. Dans de nombreux pays, le marquage au fer a été remplacé par des étiquettes (boucles) fixées aux oreilles ou encore l'implantation de puces électroniques individualisées.

https://www.youtube.com/watch?v=bdSkefr3Ttc

Des chocs électriques..jpgDes chocs électriques. L'usage des dispositifs tels que l'électrochoc est très commun dans le reste du monde (utilisés notamment par certains maquignons pour faire entrer les chevaux dans les camions). Pour inciter les chevaux à devenir "sauvages" et à faire des bonds dans l'arène, on attache une sangle, fortement serrée, autour du bas-ventre qui fait pression sur l'urètre, partie très sensible du corps de l'animal. Le cheval cherche désespérément à s'en défaire, et commence donc à ruer. Du point de vue du spectateur, on dirait que le cheval cherche à se défaire de son cavalier. La réalité est autre. Le rodéo est accusé de diverses interventions visant à augmenter l'agressivité du cheval avant son entrée en piste. Des chocs électrices seraient couramment employés, pouvant causer à la mort d'un animal. La courroie attachée à leur flanc les fait ruer. C'est une courroie tendue qui entoure le bas-ventre au moment où le cheval ou le taureau s'élancent du box, il s'agit là d'une partie très sensible du corps. Un petit générateur placé dans l'appareil envoie des charges de 5000 à 6000 volts. Un choc électrique violent pour les animaux.

https://www.youtube.com/watch?v=fHQwgRs7nh0

cruauté.jpgL'épreuve au lasso, est très éprouvante pour la bête stressée, affolée, terrorisée qui court jusqu'à 40 km/heure et est subitement freinée dans sa course par une corde raide qui lui sert le cou, puis est renversée sans ménagement et finalement ligotée par les pattes et cette pratique cruelle peut causer des blessures au cou et la mort par étranglement. Le trébuchement du cheval: capturer au lasso par les 2 jambes de devant d'un cheval au galop et le faire tomber par terre.

Couper les vibrisses.jpgCouper les vibrisses, une pratique très répandue en toilettage (chevaux de show, chevaux présentés à la vente...). Situés autour de la bouche et des naseaux, ces longs poils raides aident le cheval à se repérer et à apprécier les distances. Au niveau de l'alimentation, elles ont le même rôle puisque le cheval ne verra pas ce sur quoi il pose la bouche. Bref les vibrisses jouent le rôle du toucher pour un aveugle, en association avec l'odorat et l’ouïe, et ce uniquement dans la vue frontale et à faible distance. Les vibrisses sont au cheval ce que sont les moustaches sont au chat.

La caudectomie.jpgLa caudectomie ou cardiotomie. Derrière ce nom barbare se cache une pratique qui ne l'est pas moins : celle qu'utilisait les éleveurs de chevaux de trait pour amputer leurs animaux de leur queue (ablation des dernières vertèbres du coccyx). Cette opération est réalisée le plus souvent à vif, de manière "artisanale", au sécateur ou à la cisaille, par un maréchal ferrant ou un hongreur. Il n'est alors pas difficile d'imaginer les souffrances endurées par le cheval lors d'une telle opération, surtout que celui qui la pratiquait devait souvent s'y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à sectionner entièrement peau, muscles, nerfs et moelle épinière... Un cheval à la queue coupée est une proie sans défense pour les insectes. La queue d'un cheval lui sert à chasser les mouches et les taons qui viennent l'importuner, notamment en pâture. Si on lui enlève, il n'a plus qu'à subir. Outre la douleur d'être ainsi piqué sans pouvoir réagir, le cheval devient nerveux et ses réactions imprévisibles. Il n'aura de cesse de se déplacer dans sa pâture pour tenter d'échapper à ses agresseurs et prendra d'autant moins le temps de se reposer ou de s'alimenter ce qui peut perturber leur équilibre.

La corrida,.jpgLe picador, implique la participation d'un cavalier, dont la monture est protégée par un caparaçon et a les yeux bandés pour éviter qu'il ait peur du taureau. Avant l'obligation de porter le caparaçon (1928), nombreux étaient les chevaux de picadors tués ou blessés sous la charge des taureaux. C’est la mort du taureau qui donne à la corrida sa dimension tragique et rituelle de notre civilisation dite évoluée. Les chevaux utilisés dans les corridas sont de vieux chevaux, leurs cordes vocales sont mutilées, pour ne pas hennir de peur et se cabrer quand les taureaux les approchent, ou de souffrance quand ils sont encornés. Le public ne se rend compte de rien et ignore ce qu’ils endurent.

https://www.youtube.com/watch?v=B0g3owhK_jw

mine.jpgLes chevaux (et poneys) dans les mines, sont essentiellement utilisés dans les pays qui exploitent le charbon (Belgique, France, Allemagne, Russie, Grande-Bretagne, Etats-Unis). Les chevaux destinés au travail dans les galeries devaient être descendus dans les puits. Pour cela, ils étaient entravés des quatre membres, sanglés à un harnais en position verticale ou suspendus dans un filet, et descendus dans les galeries grâce à un câble d’acier. Un bandeau est placé sur leurs yeux pour éviter qu'ils n'aient peur, et leurs quatre jambes solidement entravées pour éviter qu'ils ne se blessent. La paille qui était placée entre les jambes semble avoir eu pour fonction de les protéger. La descente s'effectue toujours en position verticale pour éviter que le cheval ne s'asphyxie. A l'instar de nombreux animaux domestiques, le cheval ne supporte pas de ne plus sentir le sol sous ses pieds, ce qui rendait l'opération plus facile car il s'immobilise et n'ose plus bouger dès qu'il quitte le sol. Certains chevaux restaient traumatisés par le stress provoqué par ce type de descente, très inconfortable. L'opération étant délicate et difficile, lorsqu'un cheval était descendu par câbles, c'était quasiment pour toute sa vie, qui pouvait durer de 10 à 20 ans dans les galeries. Les conditions de travail dans les mines sont très éloignées de l'habitat naturel des chevaux, qui ne sont pas conçus pour travailler jusqu'à 1.200 mètres de profondeur, loin de la lumière et de la végétation. Certains mouraient au bout de quelques jours et le taux de mortalité général des animaux de fond est estimé à environ 30%. Certains de ces chevaux sont devenus aveugles à la suite d'accidents ou d'un trop grand manque de lumière naturelle. En 1960, la mécanisation sonne la fin des chevaux de mine, et en 1970, les locomotives diesel remplaceront à tout jamais les fidèles compagnons.

https://www.youtube.com/watch?v=np0u-T3DuXU

Premain.png

L'industrie pharmaceutique, utilise différents produits tirés du sang et de l'urine du cheval. La production des œstrogènes conjugués vendus sous le nom de "Premain" (l'urine de jument gestante). Environ 100 000 juments gestantes sont maintenues immobilisées dans des stalles au Canada, aux Etats-Unis et en Chine, les poulains sont tués peu après la naissance pour que la jument soit de nouveau mise en gestation. Ces juments sont maintenues dans un état de soif permanent et vivent avec une sonde qui provoque des démangeaisons. Les juments les plus "productives" vivent ainsi un calvaire de 10 à 15 ans, celles qui ont des problèmes de santé trop importants ou qui ne sont pas pleines sont envoyées à la boucherie, de même que les étalons, utilisés pour la reproduction, quand ils ne sont plus assez performants. D'après certains témoignages, elles sont fréquemment battues et avortent. Bien entendu, tout cela est très civilisé, que de se battre contre des animaux que l’on terrorise au préalable. Il est évident que le rodéo, la tauromachie, les combats d'animaux, n’incarne pas le meilleur aspect de notre civilisation dite évoluée.

http://www.soncheval.com/scandalepremarin.html

L'animal et l'homme.jpgLorsqu'on observe les hommes, ce qu'on voit, ce n'est pas ce qu'ils ont de commun (l'identité), mais des différences, une diversité qui semble ruiner l'idée même d'une nature humaine. Mahatma Gandhi disait "la grandeur d’une nation et les progrès de sa conscience morale se mesurent à l’aune du traitement qu’elle réserve à ses animaux". La plupart des consommateurs de viande (n’est pas une nécessité pour être en bonne santé) sont mal informés sur la réalité de la chaîne industrielle qui conduit l’animal jusqu’à leur assiette. Ils pensent que les animaux qu’ils consomment (boeuf, porc, cheval, moutons, etc..) sont abattus d’une manière propre qui ne cause qu’une souffrance minimale à l’animal (style abattage par balle dans la tête, ou électrocution qui tue d’un coup l’animal). Cette pensée leur permet de consommer de la viande la conscience tranquille. Comment vivre dans la paix et la sérénité quand on absorbe la souffrance des animaux d’élevage qui sont traités de manière totalement inhumaine. En réalité, les animaux perdent la vie dans d'atroces souffrances et s’apparentent à de la torture, sont carrément barbares. Nous nous cachons les yeux pour éviter de regarder l’horreur en face. Nous sommes tous coupables, que nous le voulions ou non. L'humain, qui est capable de violence envers un animal, peut certainement l'être envers un être humain et c'est prouvé. Les actes de violence sur les animaux ont été largement reconnus comme des indicateurs d'une dangereuse psychopathie qui ne s'arrête pas sur les animaux eux-mêmes. Au sommet de la chaîne alimentaire, on ne se contente pas de manger les animaux. On utilise aussi le monde animal pour satisfaire les exigences de l’industrie pharmaceutique, de nos divertissements (rodéo, combat, course, Zoo, cirque, chasse....), de l’industrie cosmétique, au moyen des expérimentations atroces sur diverses espèces animales (Chiens, chats, rongeurs, primates, oiseaux, etc; les animaux de cirques ne sont pas en reste...), et font de leurs clients des criminels. Quand à la vie que mènent les animaux d’élevage avant leur mort (précoce), elle est encore pire que l’épreuve de la mort elle-même, qui elle, a le mérite d’être courte....Il est facile de juger mais nous sommes tous responsables de cela. Celui qui achète de la viande, accepte la souffrance et la mort d'un animal. Peut-être est-ce nous qui ne sommes pas assez courageux pour le tuer nous-mêmes ou tout simplement pour renoncer à la viande. L’homme a malheureusement oublié qu’il est un être vivant parmi d’autres êtres vivants. Par ailleurs, plus personne ne conteste aujourd'hui non plus que, comme les êtres humains, les animaux non-humains ressentent eux aussi la souffrance et la douleur... La souffrance du Peuple Animal sur notre terre est immense... Et pourtant, cette souffrance n'est absolument pas nécessaire. D'ailleurs, tous ceux qui vivent avec un animal (chat, chien, lapin, perroquet....) le savent, les animaux sont des êtres sensibles, qui ressentent et expriment de multiples émotions comme la joie, la peur ou l'affection... et chacun a une personnalité unique.

https://www.youtube.com/watch?v=xpKbDs6L9pg

la genèse.jpgComme les millions de végétariens et végétaliens de part le monde le prouvent à chaque instant, on peut très bien vivre sans manger les animaux, comme s'habiller sans utiliser de fourrure, de laine ou de cuir. On trouve aussi facilement des produits cosmétiques et produits d'entretien non-testés sur les animaux. Quant à nos loisirs, il existe une quantité de façons de s'amuser et de se divertir sans faire de mal à personne.Imaginez un monde où les hommes vivraient en harmonie avec la terre, et respecteraient la Vie sous toutes ses formes… Un monde où il n’y aurait plus ni élevages industriels concentrationnaires, ni abattoirs, ni laboratoires de vivisection, ni chasse, ni pêche, ni corridas, ni marinelands (parc aquatique), ni manteaux de fourrure… Un monde où les animaux seraient enfin vus dans leur véritable nature sacrée… où leurs droits seraient enfin reconnus… où ils seraient libérés de leurs cages et de leurs esclavages… Un monde où leurs immenses souffrances, tortures et massacres de masse feraient partie du passé… Un monde nouveau, où les animaux seraient enfin traités avec respect, compassion et justice… Enfin un monde où règnerait la paix entre les habitants humains et non-humains de la planète...

https://www.youtube.com/watch?v=xpKbDs6L9pg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 23 mai 2016

La chanson jalonne l’histoire.

 http://appalaches.skynetblogs.be/

La chanson jalonne l’histoire.jpg

La chanson jalonne l’histoire de repères, de regards, de témoignages. Au fil du temps, elle a emprunté différentes appellations au début du siècle dernier (contestataire, sociale, révolutionnaire, citoyenne, militante, prolétarienne). La misère et le pouvoir ne datent pas de hier, la chanson a toujours dénoncé, critiqué la société (intellectuelle ou populaire). C’est à partir des années 1960 que les idées politiques des auteurs commencent véritablement à se refléter dans les chansons et que la scène engagée parvient à toucher un large public. L’électrochoc de la guerre du Vietnam aux Etats-Unis, voit l’émergence dans les chansons. Bob Dylan ("A Hard Rain's a-Gonna Fall"), Joan Baez ("We Shall Overcom), John Lennon ("Come Togethrer"), Bruce Springsteen ("Born in the U.S.A"), et en Europe dans les années 1968, avec Jean Ferrat ("Potemkine"), Georges Brassens ("Mourir  pour des idées"), Léo Ferré ("Avec le temps"), Michel Sardou ("Si les Ricains n'étaient pas là"), Renaud ("Société tu m'auras pas?"). Cependant, force est de constater qu’avant la fin du 18e siècle, la musique était avant tout un pur divertissement, et que l’engagement y est plutôt rare.

cowboys1.jpgA partir de 1620, l’histoire de la musique aux Etats-Unis commence avec l’arrivée des colons européens, date à laquelle le Mayflower accoste avec à son bord les Pères pélerins (les Pilgrim fathers) exilés d'Angleterre. Colons anglais (Massachusetts, Nouvelle Angleterre), colons français (Louisiane), colons allemands (Pennsylvanie, Caroline du Nord), colons espagnols (Nouveau Mexique, Florida, Texas). Tous ont apporté dans leurs bagages leurs traditions musicales dans toute la variété de leurs sources d'origine. Vecteur de l’évangélisation des populations autochtones, dont les traditions musicales ont été étouffées, ou de la parole de dieu, la musique arrivée avec les colons était tout d'abord fonctionnelle, fondée sur les modèles importés du vieux continent. Peu importe si l'inspiration vient des mélodies des Noirs ou des chants créoles ou indiens, ou des plaintes des Allemands ou Norvégiens nostalgiques, les germes de la musique américaine sont ensevelis sous les strates de toutes les communautés qui ont construit ce pays. C’est à partir des années 1920, que les Etats-Unis ont commencé à exporter leurs styles musicaux et leur culture. Les styles musicaux propres à l'Amérique se sont d'abord diffusés en Europe, principalement à partir du XXème siècle. C'est l'une des plus riches au monde, elle comporte plusieurs styles musicaux tels que le blues, le jazz, le rock'n roll, la salsa, le rap, la pop, folk, country, le Hip-Hop. De ce monde musical riche et varié, de cette culture passionnante et surprenante, de cette forme musicale d'un autre monde..."la country".

Lynn_Anderson_.jpgLynn Anderson (1947 – 2015). "I Never Promised You a" (Rose Garden), titre mondialement connu et récompensé par un Grammy Award, est resté classé numéro 1 des meilleures ventes de vinyles de country au début des années 1970. En 2004, elle enregistre à nouveau un album "The Bluegrass Sessions", qui comme son nom l'indique reprend un genre bluegrass

https://www.youtube.com/watch?v=2-eclUz-RYI 

 

Sarah Darling.jpgSarah Darling ((musique country & U2) est devenue la mascotte artistique de la radio par satellite et internet, grâce à la diffusion d'un clip (With or without) à partir de You Tube sur "Nashville". Cette chanson a été plébiscitée par beaucoup d'auditeurs, Sarath est allée en studio pour enregistrer une version correcte. La chanson a positionné Sarath comme première.


Walker Hayes.jpgWalker Hayes écrit des paroles accrocheuses. Sa musique est dansante et ses mimiques lui collent à la peau. Un single qui va rentrer dans les playlist Country et y rester. (Drops His "Pant's To Radio Today)

http://www.youtube.com/watch?v=QFYBQSOb30I&p=233F3948...)

O Sister! The Women's. Ce recueil de bluegrass est simplement une merveille. C'est une bonne occasion de découvrir les classiques, tels que "If wishes were horses" de Claire Lynch -. Lonesome wind blues sur Rhonda Vincent - Pardon me de la Cox Family - Blue des The Stevens Sisters - Every time you say goodbye d'Alison Krauss. Ce n'est qu'un petit échantillon des hits qui sont sur cet opus. C'est l'avantage à la nouvelle génération d'écouter des chansons qui nous ont bercées, même s'il s'agit de bluegrass (du vrai), ou les voix ne rentreront certainement pas dans les standards d'aujourd'hui. Un voyage dans le temps.

 http://www.youtube.com/watch?v=ZORUsMbXdIU

Hank William III.jpgHank William III (Album: Damn Rigt. Rebel Proud) (21 octobre 2008)

Hank william III fait partie de ces chanteurs inclassables, sa musique est un mélange de country, de punk, de rock, c'est un style qui respire le Sud. Cette culture de bikers et de sudiste, mais l'ambiance Hank William n'est plus à faire. Cet artiste ne s'explique pas mais s'écoute tout simplement.

http://www.youtube.com/watch?v=Z55kQpccE3s

 

Wylie and the Wild West.jpgWylie and the Wild West (Hooves of the Horses) (15 juin 2004)

Ce chanteur nous fait connaitre l'Ouest à lui tout seul. L'ambiance qui se dégage de cet album est formidable. Les styles varient, les compositions riches et le romantique cowboy fera le coeur de ses dames. (Fermer les yeux et vous êtes en Amérique).

http://www.youtube.com/watch?v=d7kDWTsiiz4

blue yodel.jpgLe yodel est une façon de chanter. Le chanteur passe alternativement de la voix naturelle au fausset, de la voix de poitrine à la voix de tête. A l'origine utilisé par les montagnards suisses pour communiquer, le yodel a trouvé son heure de gloire dans la musique country avec Jimmie Rodgers, qui grâce aux albums "blue yodel" a été la plus grande vedette des années 1920 - 1930


 

Culte de la personnalité.gifMalgré la barrière de la langue, les créations musicales sont biens reçues au sein de l'Europe. Cette hégémonie musicale a une forte influence sur les goûts musicaux des européens néanmoins on ne peut pas dire que la musique soit un vecteur de valeurs américaine car la majorité des personnes qui l'écoutent comprennent très peu les paroles qui véhiculent des messages, des normes et des comportements qui influencent une identification de surface et d'apparence (positivement ou négativement). De nos jours, les musiques originaires des USA ont un fort impact sur les jeunes qui s'en inspirent comme d'un mode de vie. Elles renvoient une image caricaturale de l'"American Dream" par des représentations exagérées d'un mode de vie utopique. Les émissions de Star Académy, Nouvelle Star, télé-crochet ont fait exploser le nombre de vocations artistiques et véhicule l’image que tout le monde peut devenir chanteur, si bien qu’aujourd’hui c’est essentiellement le recours du marketing qui parvient à faire la différence, c’est-à-dire à sa popularité supposée, à sa facilité d’accès et de réceptivité par le plus grand nombre d'admirateurs. Cette catégorie d'admirateurs sont à la mesure de la notoriété de la vedette et ne semblent pas être influencés par la manière dont elle chante ce jour-là ni par l'air ou les paroles de la chanson. Il faut, pour triompher, être "dans le vent" et avoir été consacré idole par un de ces coups du sort qui sont, en définitive, l'heureuse rencontre d'une publicité astucieuse, de quelques circonstances favorables et des caprices d'un public qui porte à ces chanteurs préférés une vénération naïve et voit en eux des personnages doués de toutes les perfections. En réalité les chanteurs sont des "modèles" de réussite foudroyante. Depuis. la naissance des grandes valeurs humaines, l'homme est naturellement porté à vénérer ceux d'entre-eux qui les incarnent le mieux. C'est pourquoi les véritables icônes morales, que sont par exemple (Gandhi, l'abbé Pierre, soeur Térésa, Martin Luther, etc.), sont admirés sans qu'ils soit besoin de marketing. Or voilà que sur la planète Terre, de plus en plus de gens embrassent la voie artistique, produisant un afflux massif sans précédent de créations littéraires, musicales, théâtrales, cinématographiques, avec une pléthore de comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs.

la musique adoucit les moeurs.jpgOui tout le monde le sait, "la musique adoucit les moeurs", mais peu de gens y croient. Si dans les programmes scolaires, la musique pouvait prendre toute la place qu'elle mérite, cela constituerait certainement, une très grande avancée pour toute cette société malade, basée uniquement sur des critères de chiffres et de rentabilité. Enfin la musique est une échelle pour les âmes, elle permet d'établir la paix en soi, et donc de concrétiser un pacte de paix avec les autres. Certaines chansons questionnent ou rejettent Dieu. Par exemple, dans le punk et le métal il y a une vive critique de Dieu, par contre on trouve souvent dans le rock et le hip hop des prières, des appels à Dieu. En témoignent la chanson hip hop "Jesus Walks" de Kayne West, gagnante de Grammys. Dans le rock, et parfois avec des références bibliques, les musiciens s’adressent souvent à Dieu, tant pour l’invectiver que pour le prier, l’un et l’autre allant parfois de pair. La musique non chrétienne fait souvent la promotion de l'immoralité et de la violence, tout en dénigrant la pureté et l'intégrité. Par contre, il existe aussi beaucoup de chansons non chrétiennes qui, sans faire mention de Dieu, encouragent les valeurs telles que l'honnêteté, la pureté et l'intégrité. Pour qualifier la musique gospel, on parle souvent de musique chrétienne protestante. Aux Etats-Unis la musique gospel est surtout le nom donné aux vieilles chansons des chrétiens Afro-américains du Sud et de la région de Chicago (baptistes surtout), dans la pure tradition du blues et de la soul. On peut dire que les Afro-américains ont fortement inspiré la musique mondiale et dans ce cas la musique chrétienne en incluant davantage de chants sur Jésus-Christ.Dans un but de pacification des esprits, et afin d’étouffer toute volonté éventuelle de révolte, le "Maître blanc" va évangéliser ses esclaves qui vont Immédiatement adhérer à cette religion du blanc, et les premiers Négro Spirituals (chants noirs spirituels), naîtront très vite de l’interprétation par les esclaves de l’Ancien Testament (présenté 36 fois dans le nouveau testament), et des hymnes protestants. Les Négro Spirituals s’installent donc dans les Eglises protestantes blanches, et s’y expriment avec la ferveur et la rythmique africaine, avec une force et une expression émotionnelles largement plus démonstratives que la retenue austère des blancs (l’Eglise sera le lieu de la solidarité et de la liberté). De nombreux spirituals anciens seront repris en chœur lors des marches pacifistes et des manifestations (Martin Luther King). Parmi les chants interprétés en masse comme autant de signes de ralliement et de mobilisation, l’un en particulier sera considéré comme l’hymne de résistance "We shall overcome".



Go down Moses 1.jpg"Go down Moses" a été créé lors d'un mouvement de révolte des esclaves qui réclamaient leur liberté. (Entre 1619-1865 deux millions d’esclaves sont déportés dans les colonies d’Amérique du Nord). Les esclaves se comparaient au peuple hébreu retenu prisonnier par le Pharaon d’Égypte, et libéré grâce à l'intervention de Moïse. Ce chant exprime une revendication de liberté, une espérance en la fin prochaine de l'esclavage et même un désir de vengeance. Les paroles et la musique de ce gospel sont très anciennes.


amazing-grace.jpg"Amazing Grace"  (Seigneur tout miséricordieux). En écrivant les paroles de ce cantique chrétien (1760), le prêtre anglican John Newton était bien loin d’imaginer qu’il allait populariser un très vieil air celtique, probablement d’origine irlandaise ou écossaise, au point de lui conférer, deux siècles plus tard, un statut d’hymne dans toutes les nations anglo-saxonnes (îles britanniques, Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande). Ils illustrent le chemin spirituel accompli par Newton (1725-1807) et sa «rédemption» aux mains de Dieu qui l'a «sauvé» de plusieurs périls. Enrôlé de force dans la marine à l'âge de dix-neuf ans en 1744, il devient impliqué dans la traite des esclaves, échappe de la malaria, frôle à plusieurs reprises les naufrages. Peu concerné par la religion, athéiste et libertin, sa vie bascule en 1748, lorsqu'il manque de périr dans une tempête au large de l'Irlande. L'homme se tourne vers Dieu et, six ans plus tard, abandonne la mer et le trafic d'esclaves, pour rentrer dans le clergé de l'Eglise anglicane. Pendant plusieurs décennies, Amazing grace n'a pas de mélodie attitrée. Il faudra attendre 1835 pour qu'un professeur de chant de Caroline du Sud, William Walker, l'associe à New Britain, l'air utilisé de nos jours sans doute inspiré du folklore écossais ou irlandais, et publie la partition. La première strophe: "Grace merveilleuse, quel son si doux Qui a sauvé un malheureux tel que moi. J'étais perdu, mais je suis maintenant trouvé. J'étais aveugle, mais maintenant je vois». Dans les années 1960, les militants de la lutte pour les droits civiques reprennent la chanson. En 1970, la version chantée par Judy Collins entra au Top 50. Elle sera ensuite reprise par Joan Baez - Elvis Presley - U2 - Boyz II Men - Mariah Carey


 https://www.youtube.com/watch?v=0JnpBu8CDos

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Musiques & divers | Lien permanent | Commentaires (0) |

mardi, 26 avril 2016

«La meilleure façon d’aider les pauvres c’est de ne pas en être un»

   http://appalaches.skynetblogs.be/

le veau d'or.jpg

Le troc existe depuis que l'homme est apparu sur la Terre.jpgLe troc existe depuis que l'homme est apparu sur la Terre. Autrefois, les échanges de marchandises entre les individus se réalisaient grâce au troc. C'est-à-dire que l’on échangeait un bien contre un autre bien que l’on jugeait de valeur à peu près égale au bien échangé. S'il a longtemps été le seul moyen d'échanges entre les gens et entre les peuples, le troc s'est progressivement affiné en prenant objets, comme les récoltes, les outils, les denrées et même des esclaves ou des animaux comme pièces d'échanges. Dans l'Antiquité, le troc fut surtout de la nourriture conservable (riz, thé, céréales) ou des moyens de travail (bétail, outils). Aux premiers temps du monde antique grec ou romain, on échangeait des boeufs à la fois comme nourriture et comme force de travail. C'est ainsi qu'à Rome, les premiers lingots de bronze (aes rude) furent coulés dans un moule où figuraient la forme d'un boeuf ou d'un cochon. Les premières pièces de monnaies furent inventées par les Lydiens (pays d'Asie Mineure, situé sur la mer Égée) au VIème siècle avant JC, et étaient faites d’électrum (alliage d’or et d’argent). Cette puissance économique de l'époque semble être à l'origine de la monnaie. Crésus n’est pas un personnage mythologique, il a vraiment existé. On lui doit deux célèbres expressions modernes, "riche comme Crésus" (désignant son immense richesse) et "toucher le pactole" (fleuve riche en or d’où les souverains de Lydie puisaient leur richesse). Les origines aurifères du fleuve viendrait d'une histoire qui raconte l'aventure arrivée au vieil ivrogne Silène. Celui-ci, suivant une procession en l'honneur du dieu de la fête et de l'ivresse Dionysos, se perdit près du palais royal. Midas et ses gardes le retrouvèrent assoupi et le roi lui offrit de rester quelques jours au palais avant de le rendre à Dionysos. Le dieu récompensa le roi en lui accordant un souhait. Midas demanda que tout ce qu'il toucherait à l'avenir se transforme en or. Incapable de manger et de boire, il supplie le dieu de reprendre son présent. Dionysos lui ordonne alors de se laver les mains dans les eaux du Pactole, dont le sable se change en or. Cette légende explique le caractère aurifère du Pactole, auquel la Phrygie doit une bonne partie de son empire. Au début de l’utilisation des pièces, leur valeur correspondait au type de métal utilisé mais aussi à leur poids, et le nom de chaque pièce était emprunté à l’unité de mesure qu’elle représentait. Ainsi, la Drachme grecque correspondait à environ 6,25 grammes de métal (or, cuivre, argent). Dès la fin de la conquête romaine ( Alesia, 52 avant J.-C. http://www.sacra-moneta.com/Numismatique-romaine/Les-monn...), les différents empereurs imposeront leur monnaie, symbole de leur puissance, en Gaule comme dans tout l'Empire romain. Les Aureus (monnaie en or), deniers d'argent et sesterces seront les monnaies de référence dans toute l'Europe, et le resteront bien après la chute de l'Empire romain. En 781, Charlemagne décide d'unifier le système monétaire, afin de permettre la facilitation et le développement des échanges commerciaux en Europe. Les monnaies sont remplacées par un nouveau Denier en argent et un système monétaire qui durera jusqu'à la révolution (1 livre vaut 20 sous et 240 deniers). Au Moyen-âge, très peu de pièces d’or sont émises, les seules pièces sont souvent d’origine royales. Sous la Renaissance, les pièces deviennent de plus en plus travaillées et soignées avec l’arrivée de grandes quantités d’or et d’argent des Amériques qui permet de fabriquer des pièces plus nettes, rondes et aux contours précis. Les qualités de ce métal brillant, ductile, malléable et inaltérable jointes à sa rareté lui ont rapidement donné une importante valeur d'échange. Le XIXème et le XXème siècle sont placés sous le signe de l'Etalon-Or (c'est l'or qui sert de valeur de référence dans les échanges internationaux).MTThaler2.png En 1750, la première monnaie internationale des temps modernes a été frappée en Autriche (le mot taler est employé en Allemagne jusqu'à la fin des années 1920). L'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg fait frapper un thaler en or à son effigie. Le Maria Theresien Thaler (MTT) circule en Europe pendant près de quatre cents ans et va très vite devenir une monnaie internationale très prisée dans les colonies espagnoles et anglaises d'Amérique, et jusqu'en Afrique orientale. Le mot dollar est lui-même une déformation du mot "thaler", cette monnaie ayant été la première utilisée par les planteurs d'Amérique du Nord. La monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’État (pour battre monnaie, l’État doit avoir de l’or et de l’argent). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’État. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation). En 1971, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or, ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or, ce qui a obligé aussi les marchés des matières premières qu’elle contrôle à ne vendre leurs produits qu’en dollars. S'ouvre alors l'ère de la monnaie purement fiduciaire (monnaie virtuelle), c'est-à-dire basée exclusivement sur l'essor du papier monnaie, autrement dit "des billets de banque qui n'a aucune valeur en soi", n'étant que du papier. Aujourd’hui une banque centrale d'un pays peut émettre des billets sans en avoir la contrepartie en or (la mauvaise monnaie chasse la bonne). La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes (soyons certain que l’or finira par rebondir). Derrière chaque mal de notre société il y a l’argent (commerce de la drogue, exploitation de la prostitution, esclavagiste, différentes mafias, corruption politique, commerce des armes, vente d’organes humains). Il y a aussi, ceux qui croient que l’argent est le remède à tous les maux, que l’argent a le pouvoir de tout acheter incluant les sentiments tels que l’amour, ou le bonheur. Il est vrai que l’argent achète bien des choses. Ce n'est pas le «mal» qui est devenu plus fort, c'est l'homme qui est devenu plus «faible» en s'alimentant de moins en moins intellectuellement et spirituellement. "Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon" lit-on dans l'évangile selon Matthieu. L'usurier qui prête de l'argent à intérêt est condamné à l'enfer. Car l'usurier obtient de l'argent contre rien, il fait de l'argent en dormant. Plus grave, il fait payer le prix du temps, il vend donc un bien divin. Enfin, les juifs à qui l'on interdisait les activités productrices se spécialisèrent dans le prêt à intérêt, ce qui n'était pas contre leur religion s'ils ne prêtaient pas à leurs frères. Pour la morale chrétienne du moyen-âge, il fallait donc choisir entre la bourse et la vie éternelle. "L’auri sacra fames".... (la passion du gain), qui est aussi vieille que l’histoire de l’homme. A toutes les époques de l’histoire, cette fièvre d’acquisition sans merci, sans rapport avec aucune norme morale, le manque absolu de scrupules, l’égoïsme intéressé, la cupidité et l’âpreté au gain s’est donné libre cours chaque fois qu’elle l’a pu. La trahison de Judas Iscariote est l’un des drames les plus sombres de la liberté humaine, selon les Evangiles, Judas trahit pour de l’argent (Trente pièces d’argent). Et cela ne doit pas nous surprendre, car l’argent c’est l’idole par excellence, la racine de tous les maux. On trahit pour obtenir quelque pouvoir ou quelque bénéfice temporel "Tout est possible pour celui qui croit", disent les Ecritures (Mc 9, 23). Or le monde d'aujourd'hui dit, "Tout est possible pour celui qui a de l’argent", tous les faits semblent lui donner raison (on ne peut pas la dénigrer, car elle est nécessaire à la survie). On ne rencontre que des personnes qui parlent d'argent, leur seule motivation, leur seule valeur est totalement tournée vers le "Veau d'or", c'est le seul prisme de leur existence qui finira entre 4 planches. Aujourd’hui, le veau d’or désigne souvent l’argent comme idole (idolâtrie dont le centre de celle-ci est l’argent). L’excès des sociétés modernes à placer leurs confiance dans le consumérisme et les biens matériels peut être rapproché de l’épisode du Veau d’or. La même histoire se répète, les gens se font d'autres dieux (comme il les imagine). Nous sommes parvenus à la génération post-moderne, où la pensée de l'homme doit d'être à la pointe de la technologie. Ce Veau d'or des temps modernes que les Aaron (média, télévision, radio, internet) de ce monde nous présentent comme le nouveau Dieu (société matérialiste) qui pourra mener les hommes vers le bonheur éternel, selon lequel en consommant plus, je serai plus heureux. Ce processus de laïcisation de certaines marchandises deviennent de véritables objets de culte (les marques des vêtements, les marques automobiles, les marques de parfums, etc.). L'homme moderne subit l'influence de toute une mythologie qui lui propose nombre de modèles à imiter (chanteurs, acteurs, joueurs, top models, etc.). Il convient d’affirmer que la richesse n’est pas quelque chose de mauvais en soi. Plusieurs personnages célèbres de la Bible sont riches sans que cela leur soit reproché (Job, Abraham, Salomon). Ce qui pose problème ce n’est pas d’avoir des richesses, c’est l’usage qu’on en fait ou l’attitude qu’on adopte face à elles. Ce qui importe pour l’Evangile, ce n’est pas la quantité des richesses que nous possédons ("combien avons-nous" ? ) mais la relation que nous entretenons avec elles ("comment gérons-nous" ?). L’argent met ainsi en lumière cette prétention du cœur humain à prendre toute la place jusqu’à celle de Dieu si c’était possible. Voici une "allégorie" (métaphore) de la caverne de Platon, qui est une situation imaginaire racontée au cours d’un dialogue ("La République") également imaginaire, entre deux personnages.

Mythe-de-la-caverne-Platon.jpgSocrate imagine des êtres enchaînés dans une caverne de manière à ne pouvoir voir que le fond de celle-ci. Ils ont toujours vécu ainsi et n’ont jamais perçu de ce qui se passe plus haut, près de l’entrée, que des ombres projetées et des bruits renvoyé par le mur situé au fond. Et pour eux la "réalité", ou plus exactement leur conscience de la réalité, se réduit à ces ombres bougeant sur le mur et des bruits qui les accompagnent. Le personnage de Socrate imagine ensuite que l’un des prisonniers est arraché à sa captivité pour être amené à la surface. Celui-ci commence par se sentir «agressé» par ce nouveau milieu dont il ne peut immédiatement percevoir les éléments du fait d‘une trop forte clarté. Il s’y accoutume ensuite, et prend conscience du soleil des saisons et des choses. Et s’étant habitué à cette nouvelle perception «plus juste», il comprend mieux ce qu’il voyait en captivité. Il n’envie plus son univers souterrain et le système de distinction de ses anciens compagnons, honorant le plus habile ou le plus vif à saisir ou à prévoir le passage des ombres. Il préférera un petit rôle dans ce nouveau milieu, plutôt que de retourner "à ses anciennes illusions". Et s’il y revenait, d’abord déshabitué de l’obscurité, ses compagnons penseraient que sa vue s’est dégradé, et qu’il ne faut surtout pas sortir…

En conclusion, les médias modernes développent en manipulations, en mensonges l’art de rapporter ce qui se fait, se vit, se raconte, ce qui est manipulé ce sont les mots, lesimages, les signes et les symboles (la réalité est malheureusement hors de cause). Ici, l’impunité est quasi-totale et même revendiquée par la profession journalistique au nom d’une «liberté» qu’elle se garde bien de définir avec précision. Ce qui est triste, c'est qu'on se borne souvent à adopter des croyances toutes faites par ces médias (TV, radio, Web, journaux), qui se contentent des informations sans présenter la moindre analyse sur la réalité de la situation… parce qu'on accepte ni l'inconfort du doute, ni les exigences requises pour accéder à la connaissance . Au lieu de cela, on a d'un côté des moutons qui se réfugient dans l'ombre de leurs bergers, et de l'autre une armée de brebis égarées qui suivent naïvement le premier berger qui passe par là (le chien de Pavlov ou les moutons de Panurge).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

samedi, 16 avril 2016

L'Amérique des Européens.

 http://appalaches.skynetblogs.be/

114663427.jpg


chariot stuba.jpgAu début des années 1860, l'immigration croissante et l’urbanisation des États-Unis conduisent au développement du marché de la viande bovine, surtout sur la côte Est. De plus, les habitudes alimentaires changent, et la consommation de bœuf remplace peu à peu celle de porc, considérée comme un plat de pauvres. Le bétail de l’Est ne suffit plus à approvisionner les grands centres où la viande pourrait trouver des débouchés, et les grands abattoirs de l’Est (Cincinnati, Chicago) qui ont besoin de matières premières. Or le Texas peut répondre à cette demande, mais l’acheminement des bêtes reste problématique (2500 kilomètres séparaient le Texas de la Californie). La période qui s'écoule de la défaite mexicaine (1848) à la fermeture de la Frontière marque l'apogée du mode de vie des cow-boys. On nommait "Vaqueros" le premier cow-boy. Ce mot fut inventé par les Irlandais, qui l’apportèrent avec eux lors de leur arrivée en Amérique du Nord (avant cela, ils étaient appelés cow-boys, les voleurs de bétail). Le mot cow-boy est rarement utilisé parmi les vachers, ils se désignent entre eux par les termes de "cow-hand, cow-poke, waddy, cow-man, Cow-puncher". Avant d’emmener les bêtes vers les grands centres de tri (Cincinnati ou Chicago), il faut d’abord les regrouper, les trier puis marquer les jeunes chevaux. Le cow-boy utilise alors son lasso pour attraper les animaux selon les techniques héritées des vaqueros. Cette étape, appelé round-up, dure plusieurs semaines, car il faut rassembler plusieurs milliers de bêtes sur un territoire très étendu. La conduite du troupeau dure entre 5 et 13 semaines selon la route empruntée et les imprévus (de San Antonio à Abilène, il fallait en moyenne 90 jours, du Texas au Wyoming près de six mois). Une fois le round-up terminé, c’est le départ. Il faut souvent quelques jours pour que les animaux démarrent, le temps qu’ils s’habituent à leurs meneurs. Il va falloir faire avancer une masse mouvante et imprévisible composée d’environ 3000 bêtes, qui s’étire sur des kilomètres de long et souvent quelques centaines de mètres de large, le tout pas trop vite pour ne pas les fatiguer, mais pas trop lentement non plus pour éviter leur dispersion. Sur les côtés, les flancs-gardes et à l’arrière les "drag-riders" sont chargés de ramener les égarés. La distance parcourue varie de 20 à 40 km par jour. Le chemin est guidé par les points d’eau où l’on peut s’arrêter pour faire paître le troupeau. Pendant la journée, "deux pointeurs", souvent les cow-boys les plus expérimentés mènent le troupeau et trouvent le chemin (éviter les autres troupeaux, les villes et toutes autres choses). La plus grande crainte des cowpulchers avait un nom "Stampede". Il pouvait suffire d’un rien pour que le troupeau, apparemment calme, se mette à fuir dans un mouvement irrépressible. La cause pouvait être la simple flamme d’une allumette, la toux d’un cavalier, le hurlement d'un coyote. La nuit, alors que le troupeau dormait et que, seuls, un ou deux hommes le surveillaient en chantonnant, un éclair déchirait parfois le ciel, ou un feu de Saint-Elme courait soudain sur les cornes. Aussitôt, les bêtes étaient debout et fonçaient droit devant elles (selon l’expression de l’époque "passer d’un enfer à l’autre"). Commençait alors une course poursuite effrénée. Il s’agissait d’abord, pour les hommes, de retrouver le troupeau dans la nuit, de le rattraper, de se porter à sa tête, sur ses flancs, bref, de l’encadrer au galop comme on le faisait au pas pour la progression normale sur la piste. Puis le Cowboss (contremaitre) se mettait à presser par le côté les animaux de tête, au point d’incurver peu à peu leur course, d’arrondir leur fuite en avant, jusqu’à ce que se forme un cercle, les animaux de tête se retrouvant sans l’avoir voulu sur les flancs des animaux de queue. Alors, le mouvement s’annulait de lui-même. Evidemment, cette reprise en mains ne se faisait pas toujours aussi aisément. Il arrivait que, seule, une partie du troupeau s’échappât, poursuivie par un seul cavalier. Il fallait alors à cet unique poursuivant plus de temps, plus de distance pour venir à bout du "stampede" et lorsque enfin, par une nuit sans lune, il réussissait à contenir les bêtes, il était incapable de savoir où il se trouvait et où était resté le gros du troupeau. Certains cowpulchers ont ainsi été retrouvés après plusieurs jours d’errance, anéantis de faim, de soif et de fatigue. La traversée des cours d’eau (Rivière Rouge, Arkansas, Cimarron, Brazos, Platte) représentait un autre danger. On restait parfois plusieurs jours sur la berge, avec le troupeau, en attendant que la crue s’atténue. Et lorsque, finalement, on se décidait à traverser, les cavaliers opéraient, par petits groupes d’une cinquantaine de têtes chacun. Un premier cavalier, après avoir desserré les sangles de son cheval pour lui permettre de mieux se gonfler d’air pour nager, prenait la tête du troupeau, tandis que les autres se mettaient à l’eau en aval du bétail, pour empêcher les animaux de se laisser dériver.

 

Chuckwagon-Charles-Goodnight-en-1866.jpgAprès la guerre de Sécession, lorsque les éleveurs du Texas se décidèrent à vendre leur bétail à des centaines de miles de chez eux et ce, avant l’apparition du train, se posa le problème de l’intendance pour les cow-boys qui allaient convoyer les troupeaux pendant de longs mois sur les pistes poussiéreuses conduisant vers les villes à bétail du Kansas. Les Cowboys étaient alimentés sur place en suivant l'avancement du troupeau, ce qui signifie qu'ils fallaient nourrir les employés (les Cowboys) sur des sentiers isolés pendant des mois. En 1866, un certain Charles Goodnight, propriétaire d'un ranch eut l'idée de modifier un chariot de transport "Studebaker" des surplus militaire en cuisine portative, une solution durable, en fonction des besoins des Cow-boys pour qu'ils puissent conduire le bétail du Texas sans quitter le troupeau. Ils étaient alimentés sur place en suivant l'avancement du troupeau. Au menu du Chuckwagon (qui signifie "Bouchée"), on servait généralement des aliments faciles à préserver, comme des haricots et des viandes salées, du café et du pain basique. La viande qu'ils mangeaient était cuite dans la graisse de lard avec du porc salé, ou avec de la viande bovine, habituellement séchée, ou salée, ou fumée. Les "Cookies" creusaient un trou dans le sol près du chuck wagon et faisaient cuire la viande complètement. Elle est servie avec des fèves rouges appelées "Buckaroo Beans" (fèves du vacher). Le chariot était équipé d'un baril d'eau et du bois pour allumer et cuire les aliments. Le cuisinier (le Cook) responsable de la cuisine du chariot, était à la fois cuisinier, coiffeur, dentiste, et banquier. Pour les employés du ranch, il était le deuxième en autorité après le propriétaire. Dans les années 1890, la transhumance tombe en désuétude, rendant inutiles les "cavaliers de la plaine". Ceux-ci se sédentarisent, et redeviennent de simples garçons d’écurie réduits à l’entretien du troupeau, à l’image des vaqueros, leurs prédécesseurs. Il faut aussi cultiver la terre pour obtenir du fourrage (le cow-boy ayant disparu, son mythe va pouvoir s’installer...). Bien sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs, qui conserve parfois le cheval, les vêtements et certains accessoires issus du cow-boy. Cependant, ce sont des employés sédentaires qui n’ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la piste sur des milliers de kilomètres. De nombreux américains continuent à s’identifier aux cow-boys, et que ce nom est encore utilisé pour ceux qui participent aux "rodéos". La légende a souvent tendance à oublier certains traits pourtant majeurs de la réalité. Si, dans l’imaginaire collectif, le cow-boy est l’Américain "pure souche", Wasp parfait, homme libre et droit, la vérité est souvent bien différente. On a beaucoup oublié que, derrière la liberté que l’on associe toujours inévitablement au cow-boy, celui-ci a un statut subalterne peu enviable, avec des revenus des plus dérisoires (1$ par jour). Un groupe méprisé et exploité par les propriétaires de ranchs. Peu payés et sans possibilité d'accès au crédit et vivent dans une certaine précarité en dehors des périodes de transhumance. Tous les Blancs n’acceptent pas de prendre de tels risques pour un emploi qui se résume à être celui d'un simple ouvrier agricole aux activités dangereuses. Alors, et contrairement à toutes les idées reçues colportées par le mythe, ce sont parfois des Noirs (15% des effectifs) libérés de l'esclavage, des Mexicains ou des métis (15%) qui composent une partie des 35.000 à 40.000 cow-boys qui empruntent la piste du bétail (Cattle Trail) entre 1865 et 1890.

 

RockingTChuckwagon1.jpgchuckwagon6.jpgLa fin des pistes n’entraina pas celle du chuckwagon. Les cowboys chargés des tâches du ranch, s’ils partaient seuls pour réparer les clôtures ou rechercher les bêtes malades, aimaient en revanche se retrouver en groupe autour du chuckwagon lors de travaux saisonniers tels que la ferrade (marqué au fer). De plus, la conception quasiment inusable de ces carrioles fit qu’elles subsistèrent parmi les véhicules rangés à l’abri dans le ranch, servant à transporter les piquets de clôtures, les pioches, les haches et les fers à marquer. Le chuckwagon artisanal fut bientôt copié et fabriqué par de véritables industriels, parmi lesquels la firme Studebaker, qui vendit pendant de nombreuses années des centaines de chuckwagons pour un prix allant de 60 à 120 dollars. Cette firme fût fondée par des descendants d'immigrants néerlandais nommés Peter Studebecker, connue plus tard sous le nom américanisé de Studebaker. Ceux-ci se sont installés dans l'Indiana (Etat du Midwest) en 1852. Etant forgeron ils commencent par fournir diverses pièces métalliques pour des chariots, réparer les essieux et de ferrer les chevaux, puis construisent des chariots complets, le "Conestoga Wagon" que l'on peut voir dans beaucoup de films western, ce qui a permis à une grande partie de la population de migrer vers l'Ouest et le Sud-Ouest. C'était un chariot à grandes roues particulièrement solides avec la possibilité de charger plusieurs tonnes. Evidemment il fallait quatre chevaux ou plus régulièrement six, voire huit, pour tirer l'ensemble. Dès1895, la compagnie prend la direction de l'automobile, optant au départ pour l'utilisation de l'électricité plutôt que celle du pétrole comme source d'énergie. Toutefois, elle diversifiera sa production pour produire des véhicules utilisant de l'essence en 1904. rsz_chucks_05.jpgA la fin du XIXè siècle, dans un lieu nommé Leavings, les cowboys regroupaient les troupeaux destinés à la province de l’Alberta (Canada). Lorsque le roundup (rassemblement) était terminé, les cowboys faisaient la course jusqu’à Fort MacLeod (1874), à une trentaine de kilomètres de là. Pour ces inconditionnels de la nostalgie, les courses de chuckwagons sont d’abord et surtout une survivance du passé. Les cuisiniers venus avec les différents troupeaux étaient de la partie, debout sur le siège de leur chuckwagon et, outre la fierté qu’il y avait à arriver le premier devant l’unique bar de Fort McLeod, le gagnant empochait une petite somme, constituée par la mise des autres participants. En 1923, fut donné le départ de la première course de chuckwagon. Les participants devaient s’aligner avec un chuckwagon complètement équipé, comprenant le fourneau, la bâche, la barrique d’eau et les fers à marquer. L'équipe est formée du driver installé sur le siège de son chuckwagon et de trois cavaliers, les "outriders", qui vont, pendant la course, lui servir de guides, d’aides, de suiveurs, de rabatteurs, d’escorteurs et de protecteurs. Le chariot devait être tiré par quatre chevaux et escorté par quatre cavaliers.Lorsque les chariots, après leur tour de piste, s’étaient enfin immobilisés, les "outriders" devaient en effet reconstruire la tente et, après avoir déposé le fourneau sur le sol, ils devaient encore allumer le feu. L’équipe gagnante était celle dont le fourneau produisait, le premier, de la fumée. Peu à peu se développa ainsi un authentique professionnalisme parmi les concurrents. C’est ainsi qu’en 1947, les chuckwagonmen décidèrent d’entrer dans la "Cowboy’s Protective Association", qui fut chargée de négocier en leur nom les contrats avec les organisateurs et les sponsors. Aujourd’hui encore, les cowboys travaillant dans les ranches et ceux qui participent aux rodéos savent qu’il n’existe qu’une bonne manière de se vêtir et de s’équiper, basée sur l’expérience, la qualité et la tradition (la selle, le lasso, les éperons, le chapeau, les bottes, le jean, les chaps, la chemise, le foulard). Dangereuses pour les hommes, les courses le sont aussi pour les chevaux. Il ne se passe pratiquement pas d’année sans qu’un ou plusieurs chevaux soient accidentés et doivent être abattus. Il n’y a rien à cela de vraiment surprenant, la vitesse atteinte par les équipages, le poids des animaux et du matériel, l’extrême proximité des chariots concurrents font que la moindre fausse manoeuvre, le moindre écart peuvent avoir des conséquences catastrophiques. Beaucoup de chevaux meurent d'insuffisance cardiaque ou subissent un AVC, tandis que de nombreux autres souffrent de blessures graves, et sont instantanément euthanasiés. Malgré les tentatives récentes pour améliorer la sécurité, il est clair que rien ne peut être fait pour assurer que les chevaux ne continueront pas à être blessé ou tué (juste pour le divertissent et le plaisir).Aujourd’hui encore, les cowboys travaillant dans les ranches et ceux qui participent aux rodéos savent qu’il n’existe qu’une bonne manière de se vêtir et de s’équiper, basée sur l’expérience, la qualité et la tradition (la selle, le lasso, les éperons, le chapeau, les bottes, le jean, les chaps, la chemise, le foulard).

cow-pony.jpgLe cheval du cow-boy, le "cow-pony", n'était pas grand (rarement plus d’un mètre cinquante), mais particulièrement agile et résistant. Petit, tout en os, l’encolure sans beauté, le ventre barriqué, les hanches saillantes et la croupe avalée. Mais un mustang n’a que faire de la beauté et il pouvait rendre des points à tous les pur-sangs du monde quand il s’agissait de courir après les vaches en tous terrains. Il tournait sur place et vite, il pouvait travailler de longues journées, se passant d’orge ou d’avoine, se contentant d’un peu d’eau et des plantes sèches des déserts. Son endurance est proverbiale, et plus d’un mustang distança les chevaux de la cavalerie, nourris au grain, durant les guerres indiennes. Le cheval n’était pas le fidèle compagnon et confident du héros comme nous l’ont montré certains films. En fait, beaucoup de cow-boys ne possédaient même pas un cheval en propre. C’était l’employeur qui, au ranch ou sur la piste, fournissait les montures pour les vachers. Chaque cow-boy recevait ainsi de six à dix chevaux (suivant le travail) pour la durée de son contrat.

usa_idaho_ranch_cheval.jpgLe lasso, originellement fait de cuir ou de fibres tressées, le lasso est aujourd’hui fabriqué à base de matières synthétiques mais sa fonction n’a guère varié. Long d’une douzaine de mètres. Attaché à l’avant de la selle, il doit pouvoir être dégagé et lancé en un instant pour aller tournoyer au-dessus d’un animal fuyard. Il doit aussi pouvoir, comme le pommeau auquel le cowboy l’arrime résister à la tension créée par l’animal arrêté net en pleine course. Le lasso tire son nom de l’espagnol lazo (lien, noeud). Les cowboys le nomment encore "lariat" (en espagnol, "la reata" est le nom de la corde qui maintient ensemble plusieurs chevaux). De plus en plus, les cowboys des Etats-Unis et du Canada disent simplement rope (corde) qui vient de "Calf Roping".

selle.jpgLa selle, qui pesait entre quinze et vingt kilos était généralement la propriété personnelle du cow-boy et son bien le plus précieux. L’arçon était en bois gainé de cuir vert (rawhide) pour le consolider. L’ensemble était recouvert de cuir parfois décoré (cuir repoussé). Des rondelles de cuir ou de métal percées de deux fentes (conchas) servaient d’attaches pour les diverses lanières aux multiples usages. Comme son ancêtre, la selle américaine se caractérise par le troussequin et le pommeau. Le troussequin assure le confort et la stabilité. Le pommeau permet d’arrimer le lasso. Une bonne selle coûte, aujourd’hui encore, plusieurs mois du salaire d’un cowboy. Elle doit donc être résistante et pouvoir durer plusieurs dizaines d’années. Elle doit aussi être confortable, pour permettre un travail quotidien de dix à quinze heures. Elle doit enfin être bien asservie au cheval, pour que la force d’un bouvillon arrêté en pleine course par un lasso maintenu au pommeau ne projette pas le cavalier vers l’avant. La selle western n’a pratiquement plus subi d’évolution depuis la fin du XIXè siècle. Le cowboy doit pouvoir se tenir debout sur les étriers, aux moments les plus denses, ou s’assoupir au creux du siège, lorsque le troupeau avance sans rechigner.

usa_idaho_ranch_cheval_.jpgLes éperons, le cowboy d’autrefois se séparait rarement de ses éperons. Ils étaient pour lui l’un des instruments du pouvoir exercé sur le cheval et, en même temps, le symbole d’un métier dont il était fier, voire la preuve de son opulence, lorsqu’il pouvait s’offrir des éperons de parade en argent ciselé, ce privilège étant ordinairement réservé à quelques rares propriétaires. L’éperon colonial espagnol, tel qu’il est encore parfois utilisé au Mexique, comporte une impressionnante molette à pointes. Le cowboy lui préfère un éperon moins agressif, le "OK" ou, pour le travail du ranch, un éperon plus simple, porteur d’une modeste étoile aux pointes limées, afin de ne pas blesser le cheval. L’éperon colonial espagnol, tel qu’il est encore parfois utilisé au Mexique, comporte une impressionnante molette à pointes. Le cowboy lui préfère un éperon moins agressif, le «OK». Pour le travail du ranch, un éperon plus simple, porteur d’une modeste étoile aux pointes limées, afin de ne pas blesser le cheval. Lors des rodéos, les éperons sont plus inoffensifs encore, peut-être grâce à l’insistance des sociétés de protection des animaux. A noter que le choix des éperons peut revêtir une importance capitale, surtout lorsque cet objet constitue pratiquement le seul moyen de contact avec l’animal. Autrefois, le cowboy gardait les éperons aux pieds bien après avoir laissé son cheval à l’écurie et son arrivée dans un bar était facilement signalée par le tintement de la chaînette de dessus de pied.

cowboy de l'ouest.JPGLe chapeau, sert d’abord à se protéger du soleil. Plus le chapeau est haut et plus le crane est au frais, d’où les respectables dimensions des chapeaux mexicains ("pain-de-sucre") ou texans. Dans les plaines, le vent souffle fort et souvent un grand chapeau est très sensible au vent, d’où la forme plus plate du "Plainsman". Le chapeau doit encore être résistant et étanche pour se protéger de la pluie ou … transporter de l’eau. Un cowboy ne quitte (presque) jamais son chapeau. Il le porte à cheval, à pied, à table, au dancing et jusque dans sa chambre à coucher, où il ne le pose qu’après s’être entièrement déshabillé (jamais sur le lit, cela porte malheur). Une exception tout de même, le cowboy se découvre lorsqu’il franchit le seuil d’une église. Le plus connu et le plus classique des chapeaux western est certainement le Stetson mais il existe des dizaines d’autres manufactures de chapeaux.

XIXè siècle.jpgLes bottes, au début du XIXè siècle, les bottes du cowboy ne se différenciaient guère de celles d’un fermier de l’Est américain, avec talon plat et lacets. Ce n’est qu’à la fin des années 1850, avec le début des grandes pistes, que le besoin d’une botte particulière apparut. C’est alors qu’éclata la guerre civile. De très nombreux cowboys s’enrôlèrent dans l’armée et, à la fin des combats, beaucoup d’entre eux revinrent à leur activité de cowboy avec leur capote militaire et leurs bottes à talon plat. A l’usage, ces bottes pénétraient trop facilement dans les étriers et, surtout, elles ne permettaient pas à un cavalier, sauté à terre après avoir attrapé un veau au lasso, de s’arc-bouter en plantant les talons dans le sol pour le retenir. Peu à peu, le talon de la botte se rehaussa, la tige s’élargit, le bout s’aiguisa. La première botte cowboy était née. Un peu plus tard, pour faciliter l’entrée du pied, deux boucles en forme d’oreilles de mule apparurent au sommet de la tige, de part et d’autre. Dans les années 1880, la sobriété du cuir unique fit place à quelques fantaisies telles que des piqûres, des broderies ou même des perforations en forme d’étoiles décorant la tige.

images.jpgLe jean, pour le travail du ranch comme pour les exploits du rodéo, le pantalon ne saurait être qu’un jean, d’un bleu généralement délavé. Ce n’est pas par hasard. Le "Lévis", abondamment copié par des dizaines d’autres marques, a été conçu pour l’usage du cowboy. Sa toile est si solide que le pantalon tient quasiment debout tout seul, ce qui permet de se passer d’une ceinture, objet d’apparat plus que de travail, qui risquerait de blesser les chairs lors d’efforts brusques. La couleur bleue est assez fade pour que la poussière ne laisse pas de traces et les rivets de cuivre placés aux points de plus grande tension font du jean un vêtement à toute épreuve.

chape.jpgLes chaps, le cowboy prend soin de renforcer la protection de ses jambes (aussi résistant soit-il, le pantalon ne serait rien sans les «chaps»). "Chap" vient du mot espagnol "chapparero". Les premiers chaps ressemblaient aux deux canons de cuir d’un pantalon qui n’aurait pas recouvert les fesses ("shotgun"). Aujourd’hui, les chaps évoquent plus les deux ailes d’un tablier ouvert sur le devant et seulement maintenu aux cuisses par un rabat sanglé ("batwing"). En hiver, dans le froid du nord, les chaps sont souvent faits de chaudes et épaisses peaux de mouton ("woollies"). Le but reste le même afin d'éviter aux jambes la griffure des arbustes, la brûlure d’un lasso trop vite dévidé et les morsures des redoutables hivers.

chemise.jpgLa chemise, dans les premiers ranches et sur les premières pistes, la chemise du cowboy ne s’achetait pas au magasin. On la fabriquait au ranch. Elle était de couleur grise ou bleue pour permettre une plus longue utilisation sans lavage, ne comportait pas de col et s’enfilait par-dessus la tête pour être ensuite fermée sur la poitrine par deux ou trois boutons. Les manches étant généralement trop longues, le cowboy se munissait d’élastiques passés autour du bras pour empêcher les poignets de lui tomber trop avant sur les mains. Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’apparurent les premières chemises de soie brodée.

 bandanas.jpgLe foulard, (bandana) était noué autour du cou. Il servait à garantir la nuque du soleil, et, remonté sur le nez, à protéger de la poussière. Généralement en coton, parfois en soie, la bandana était de couleur vive, rouge surtout.

(slicker).jpgL’imperméable, en toile cirée jaune (slicker) descendait jusqu’aux chevilles, protégeant à la fois selle et cavalier. Il était en permanence attaché à la selle à la saison des pluies.

La grande époque du cow-boy ne dura finalement qu’une vingtaine d’années, de la fin de la Guerre de Sécession (1865) au terrible hiver qui décima les troupeaux (1885-1886). En 1874, une invention apparait, le "fil de fer barbelé" (barbed wires ou bramble wires), qui sonna le glas d’une certaine liberté. Dans le sud-ouest américain, les clôtures en barbelé amenèrent des querelles et des conflits de voisinage entre les éleveurs la range war (guerre des frontières). Certains ranchs laissaient paître leur bétail sans limite territoriale alors que des fermiers disposaient d'une zone délimitée par des clôtures. Il arrivait que des propriétaires coupent les fils barbelés pour laisser passer les animaux ce qui déclencha la "Fence Cutter Wars" (la guerre des coupeurs de clôtures) où plusieurs personnes trouvèrent la mort. Finalement, la justice mit en place un système d'amendes et de peines pour tous ceux qui coupaient des fils dans une clôture. En moins de 25 ans, la quasi-totalité des ranchs avait été clôturée afin de délimiter clairement les possessions. Les ranchers se mirent à délaisser les traditionnels "longhorns" au profit de races européennes, nouvelles et plus productives (Angus, Hereford), et ensemencèrent leurs domaines de fourrages nouveaux. L’effet cumulé de ces races plus productives, de ce fourrage plus abondant et d’étés successifs particulièrement propices entraîna une première chute du prix de la viande.

texaschili.jpgLa cuisine américaine, un héritage dont certains plats sont devenus des classiques. Les immigrés Américains, comme les Amérindiens du siècle dernier, pourchassaient les grands troupeaux de bisons des Prairies dont les différentes parties étaient cuisinées comme celles du boeuf. Il n'en demeure pas moins  que le bison d'élevage joue encore un rôle dans la cuisine du terroir des Etats-Unis. Les cuistots ont découvert assez rapidement que la moelle trouvée dans les os de bison constituait un excellent substitut pour des ingrédients de base qui manquaient largement (comme le beurre). De nos jours, les os sont marqués au gril chaud, fendus et servis immédiatement avec des tranches de pain de campagne et du ketchup. Faible en gras, d'une grande douceur, la moelle est un délice. La langue de bison, la partie la plus nourrissante de l'animal, était très importante pour les Amérindiens, surtout en période de sécheresse car la langue enflait et prenait plus de saveur. Cuite, coupée en fines juliennes, elle est servie froide avec des crêpes de riz sauvage et du ketchup. Les Amérindiens.jpgLes Amérindiens avaient l'habitude de boucaner ou de fumer la viande et le poisson pour pouvoir la transporter durant leurs migrations et comme approvisionnement. Boucané à la casserole, le saumon, en saison est servi sur un lit de feuilles d'épinards, garni de noix, de raisin, de graines de tournesol, de fruits séché, le tout arrosé d'huile de tournesol. Selon les connaisseurs de cette cuisine, rien ne surpasse ces petites pépites de joie. Surnommées 'Huitre des Montagnes Rocheuses" ou, tout simplement "Friture de veau", les testicules de jeune taureau castré sont sautées dans la poêle avec des fines herbes et servies avec une gousse d'ail des bois marinée. C'est un plat saisonnier que l'on trouve habituellement au printemps durant la période du marquage des bêtes. Ce potage traduit bien la culture et l'élevage. Longuement mijotée avec des os de boeuf encore charnus, la soupe est faite à partir d'orge relevé d'oignons, de carottes ou autres produits du potager. Le barbecue représente une cuisson lente contrairement à la cuisson sur le gril qui emprisonne les saveurs rapidement à haute température.

Le chili con carne (Chili à la viande et aux piments) n'est absolument pas Mexicain, mais bien Texan. Un chili con carne à la "texane" ne contient aucun autre légume que les gousses de chili (si possible entières, fraiches ou séchées). -Chili_ingredients.jpgLa viande (du bœuf, du porc ou parfois du gibier) est la plupart du temps coupée en cubes. Le Jailhouse chili, cuisiné d'après les anciennes recettes des prisons texanes, est également rattaché à cette catégorie.

Pour le Chili. Fromage râpé, oignons frais coupés en rondelles fines avec des pommes de terre cuites au four en papillotes (Sauce piquante, Tabasco) et un vin rouge de Californie (Cabernet Sauvignon).

Pour quatre personnes: 1 kg de paleron, (morceau de boeuf, près de l'omoplate, viande plus moelleuse après une longue cuisson). 1kg d'oignon frais, 1 boite de 500 gr de haricots rouges sec = (1 kg après trempage), 3 piments Chili (des forts), 1 petite boite de maïs, 2 boites de tomates pelées, clous de Girofle, huile d'olive, blanc sec.

Préparation. Faire tremper les haricots pendants au moins une nuit. Jeter l'eau de trempage et rincer 3 fois minimum les haricots - Faire cuire les haricots (avec un gros oignon piqué de 2 clous de girofles) jusqu'à ce qu'ils aient la consistance des châtaignes cuites (ils ne doivent surtout pas éclater car ils cuiront 2 bonnes heures par la suite). Une fois cuit, mettez-les de côté - Faire revenir les piments dans de l'huile d'olive. Il faut que les piments soient presque cramés (Jetez les piments, seule l'huile nous intéresse) -  Faite revenir la viande à feu très vif dans cette huile - Faites ensuite revenir les oignons dans cette même huile (il faut qu'ils soient bien dorés). Vous pouvez jeter un petit coup de blanc sec, de temps en temps -  Quand vos oignons ont fini de cuire dans la sauce de la viande, qui a cuit dans l'huile des piments. Vous mettez dedans le contenu de 2 boites de tomates pelées. Si vous aimez la tomate, vous pouvez sans crainte ajouter 1 boite de concentré. Laissez réduire. Vous pouvez mouiller de temps en temps avec le même blanc sec. Vous salez à votre gout. Vous ajouter la viande et les haricots (la viande est seulement revenue et non cuite). Vous laissez mijotez assez longtemps (2 h minimum, en principe). Quand vous sentez que c'est presque cuit, ajouter une petite boite de maïs. Laissez cuire encore 10 minutes.

manifestdestinylarge.jpg

L’origine de la fondation des États-Unis découle d’une vision idéaliste et religieuse. La découverte du "Nouveau Monde" devait permettre la construction d’un état idyllique, en opposition aux nations décadentes d’Europe. Cette conception justifia alors l’idée que les États-Unis (1845) étaient dotés d’une "Destinée manifeste", et qu’une mission civilisatrice leur avait été dévolue par Dieu, afin de répandre leur modèle sur l’ensemble du monde. A partir de la fin du XIXe siècle, les États-Unis, une fois leurs frontières continentales fixées, cherchèrent à exporter leurs valeurs marchandes (coca-cola, Hollywood Chewing Gum, Fast-food, Hamburger, Pop-corn, etc.) et culturelles (Nike, Levi Strass, Gap, Abercrombie, Calvin Klein, etc.) dans le reste du monde. Les immigrés ont inventer une culture hybride et métissée déjà visible dans la langue (Spanglish), la cuisine Tex-Mex, etc. La culture américaine évolue et se diffuse également sous l'effet des nouvelles technologies, en particulier de l'internet. La culture américaine est le fruit des influences européennes et imposée par le "solft power" (puissance douce, pouvoir de convaincre). Plus de cinq siècles après la découverte du nouveau monde, la question se pose toujours "A qui appartient l'Amérique". Et la réponse pourrait être "A ceux qui la rêvent". Un des traits les plus représentatifs du western hollywoodien et post hollywoodien, c'est sa dimension nostalgique au cœur même de la fiction américaine preuve parmi tant d'autres de l'enracinement de ce cinéma dans l'imaginaire des États-Unis, celles d'une région imaginée avant d'être conquise, entrée dans la légende avant même que son histoire n'imprègne la mémoire collective. (Le Pony Express, Buffalo Bill, les indiens Navajo, la ruée vers l'or, John Wayne, Monument Valley, Las Vegas, les Mormons, la route 66, etc.). Chaque époque emprunte et réactualise certains mythes ou en crée de nouveaux. Le héros peut être un personnage fictif ou réel qui a marqué la tradition, l’histoire, la vie quotidienne, et la culture populaire et la contre-culture ne cessent de produire leurs propres héros (folklore, bandes dessinées, etc.). Désireux de réformer le monde, les Etats-Unis récompensent leurs partenaires ou punissent les parias. Ils lancent des croisades en faveur de la démocratie et font grand usage du droit international, notamment en matière d'embargos. Les États-Unis d’Amérique sont ainsi considérés comme "bien absolu et justice pure", et par conséquent, rien de ce que fait l’Amérique dans le reste du monde ne peut être objectivement mauvais pour le reste du monde. La démesure des Etats-Unis d'Amérique est la prétention des hommes politique à être des dieux, et d’affirmer à propos de quoi que ce soit que l'Amérique est "prédestinée" (cela reviendrait à fixer des bornes à la puissance de Dieu). Voilà pourquoi il n'y a pas de nouvelle Jérusalem (Etats-Unis), ni nulle part ailleurs. Que la terre promise soit tout simplement notre demeure ici-bas (notre monde), et que le seul peuple élu de Dieu soit l’humanité entière.

 

L’Amérique n’a jamais cessé de se croire une exception.

 

 

dictature_imperialisme_usa.png"Si les ricains n’étaient pas là, on serait tous en Germany" (Pas si sûr), les Etats-Unis ont fait la guerre pour que l’Europe ne soit ni soviétique ni allemande et non pas pour défendre la liberté des Européens. Les naïfs croient et les médias répètent continuellement que les Etats-Unis sont venus libérer les Européens en 1944, de la même façon que Lafayette avait défendu l’indépendance des Etats-Unis à la fin du XVIIIe siècle. Tout cela est aussi faux que la propagande médiatique américaine du plan Marshall qui a été élaboré, selon les dires mêmes de certains historiens. "Non pas pour aider généreusement les Européens dans leurs efforts de reconstruction, mais tout simplement pour éviter que l’Europe devienne communiste et soviétique". Nous ne sommes pas venus en Europe sauver les Européens. Nous sommes venus parce que nous, les Américains, nous étions menacés par une puissance hostile, agressive et très dangereuse (les soviets). Les Américains qui sont morts en libérant les pays sont morts pour les Etats-Unis. De même que tous les Français qui sont morts sur un champ de bataille, y compris pour l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, sont morts pour la France et le roi qui la personnifiait. La France de Louis XVI a aidé les Etats-Unis dans leur guerre d’indépendance non pas pour défendre leur liberté, mais par simple désir politique de revanche du calamiteux traité de Paris de 1763, afin de mieux contrer la puissance britannique. Les Etats-Unis ont surtout façonné les mentalités de la majorité des peuples de ce monde qui leur fournit l’excuse, l’alibi, la permission, l’autorisation, et votre soumission.

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

samedi, 09 avril 2016

Le loup cousin du chien.

http://appalaches.skynetblogs.be 

louve_romaine.jpgL’humanité a été profondément influencée par l’animal. Les animaux sont à la base de nombreux échafaudages culturels et idéologiques. Selon chaque religion, l’animal est déifié ou diabolisé, et sont également au cœur des mythes. Par exemple, la ville de Rome est née grâce à une louve qui a allaité les jumeaux, "Remus et Romulus". Ces croyances ont bien sûr influencé la manière dont l’homme a traité les animaux. Le chien (Canis lupus familiaris) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des canidés, tout comme le loup, le renard, le coyote, le chacal, etc. Le chien est la seule espèce domestiquée de cette famille. Les chiens domestiques auraient évolué à partir d'un groupe de loups qui sont entrés en contact avec les chasseurs-cueilleurs européen il y a 100.000 ans. Les sous-espèces de loups, qui peuplaient tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, sont certainement à l'origine de groupes de races de chiens, présentant des caractéristiques communes. Le fait que le chien et le loup puissent se reproduire ensemble et que leur descendance soit elle aussi fertile irait également dans ce sens. Le passage de l’état sauvage à la domestication a produit des races très différentes. Il est probable que les hommes possédaient déjà des chiens vers 15.000 avant Jésus Christ, mais sans que cela soit étayé par des découvertes archéologiques. En effet, le mode de vie des hommes de cette époque du Paléolithique supérieur était souvent celui de chasseurs nomades. Leurs techniques de traque en groupe ressemblaient à celles du loup et les gibiers qu'ils chassaient étaient souvent les mêmes, ils se trouvaient ainsi fréquemment en concurrence. En outre, le loup est tout comme l'homme un animal social qui vit en meute hiérarchisée, ce qui a probablement rendu plus facile son intégration dans un groupe où l'homme prenait la place du mâle dominant. Les humains ont probablement rapidement perçu les bénéfices qu'il pouvait retirer des aptitudes du loup (odorat, ouie, vitesse et endurance bien supérieure), et il est probable que les premières associations ont eu pour but d'utiliser le loup dans les activités de chasse.

http://www.larecherche.fr/savoirs/evolution/chien-enigme-...

-loups-en-Europe-et-dans-la-partie-europeenne-de-la-Russie.jpg

Les loups ont toujours fasciné les humains au cours de l'histoire, alimentant tous les domaines mais aussi les peurs et les fantasmes collectifs. Dans une région où l'on a plus vu de loup depuis plus d'une centaine d'années, pratiquement tous, pensent que le loup est un animal méchant, qui mange l'homme et plus particulièrement les petits enfants, alors que même affamé, le loup préférera manger des poissons, des petits rongeurs et même des fruits. Si on les laisse en paix, ils sont capables de s'accommoder dans un milieux anthropisés (modifié par la présence humaine).

loup-garou-1.jpgInspirant crainte et respect, le loup incarne le bien et le mal selon les pays, les époques et les croyances. Autrefois, les civilisations de chasseurs s'identifiaient au loup en s'inspirant de sa structure sociale et de ses techniques de chasse. C'est le christianisme qui à associé le loup au diable, bras vengeur de Dieu punissant les populations locales pour leur manque de foi. Les attaques de loups étaient même parfois interprétées comme étant une punition divine. Selon certaines croyances populaires (les sorciers, les dieux, le diable), pouvaient aisément changer un homme en loup ou en bête sauvage, cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction ou un rituel volontaire, et plus récemment la morsure d’un loup ou d’un autre lycanthrope. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope (loup-garou) à errer sous forme de loup jusqu’au matin. Si c’est au Moyen Age que le loup est à ce point pris en grippe, c’est assurément en raison des difficultés propres à l’époque, portées à l’extrême au XIVe siècle dans la Guerre de cent ans. Froid, guerres, disettes, épidémies et misère laissent des cadavres sans sépulture qui attirent des loups accusés ensuite, dans les chroniques, d’attaques qu’ils n’ont jamais commises. Un exemple. Au XVIIIème siècle, la peur du loup sera très fortement relancée par la fameuse "Bête du Gévaudan" qui terrorisa la région pendant plus de trois mois et tua une centaine de personnes, "négligeant" la chair des agneaux pour celle des bergers (le loup anthropophage était né dans les esprits). Ce choix de victimes démontre qu’on ne se trouvait pas en présence d’un animal sauvage, selon les éthologues, il est par contre fort probable qu’il s’agissait d’un chien, ("la Bête était bien un animal, voire plusieurs, mais dressé(s) par l’homme pour tuer"). L’hypothèse se porte sur les frères Chastel, personnages très influents auprès du Comte de Morangiès et du Marquis d’Apcher. En effet, ceux-ci étant accusés de tentatives de meurtre dans un autre dossier, les crimes attribués à la "Bête" cessaient aussitôt qu’ils étaient mis en prison. Partout en Europe, la principale cause de l’extermination du loup ne fut certainement pas les légendes populaires, mais plutôt les conflits avec l’élevage. A la fin du moyen-âge et au début de la Renaissance, la population paysanne étaient souvent pauvres et ne possédaient que quelques têtes de bétail. La météorologie jouait un rôle important dans leur vie, car elle pouvait mettre en péril leur récolte. De plus, ils devaient souvent travailler pour un propriétaire terrien et payer un impôt à l’Eglise (10 % des récoltes). Dans ce contexte, la perte d’une ou plusieurs têtes de bétail pouvait être une véritable catastrophe pour le propriétaire. loup-3.jpgLe régime alimentaire du loup va surtout dépendre des proies qu’il a à disposition (cerf, chevreuil, chamois, mouflon, sanglier, marcassin, lièvre, lapin, marmotte, renard et petits rongeurs). Les loups s’attaquèrent alors de plus en plus aux troupeaux (moutons, chèvres) pour se nourrir. Après la révolution, la chasse incontrôlée et une déforestation massive incontrôlée et l’augmentation des primes qui équivalaient à un mois de travail pour un paysan et pouvaient représenter une fortune à cette époque, l’homme a déployé l’impressionnant arsenal de son génie meurtrier (arcs, flèches, arbalètes, fusils, poison) de plus en plus performants, battues, trappes, poisons et une foule d’autres moyens rivalisant d’inventivité, d’originalité et surtout de cruauté, ce qui a accéléré la destruction des loups. Rien qu’en France, en une dizaine d’années, de 1818 à 1829, plus de dix-huit mille loups ont été tués. A la fin du XIXe siècle, l’espèce avait pratiquement disparu du pays. Certains loups parvinrent jusqu’au XXe siècle mais l’apparition de la strychnine, poison inodore, marqua leur fin dans la plupart de nos pays d’Europe. En Belgique, il disparaît définitivement en 1897 et en France, il disparaît définitivement en 1927. Avec la réinsertion du loup gris (30 à 40 kg), de l'ours brun (60 à 250 kg), du lynx eurasien (20 à 25 kg), et du glouton (9 à 25 kg), tous les pays d'Europe abritent de façon permanente ces prédateurs, à l'exception de la Belgique, du Danemark, du Luxembourg et des Pays-Bas. principal prédateur des régions d’Europe.pngEn Amérique, la réinsertion du loup a commencé en 1995 (14 loups formant 3 meutes distinctes), elle est partie en chasse sur cet immense territoire encore inconnu (le loup peut courir jusqu'à 45 km/h et peut parcourir jusqu'à 95 km pour attraper sa proie). Elle ne s'attaquait qu'aux individus malades ou âgés. Ainsi, les individus sains peuvent continuer à se reproduire tout en assurant une bonne qualité génétique. Après l'installation des trois meutes, la population d'élans a diminué d'environ 20 %. Cette population, sans prédateur avait atteint les 40.000 têtes. Cette régulation a renforcé la bonne santé des troupeaux et a diminué la pression sur l'environnement. De nombreuses espèces ont bénéficié de la réintroduction du loup. On a pu observer une augmentation de la population de renards roux et de pygargues à tête blanche. Ces animaux, comme la pie, le corbeau ou le  coyote, ont pu se nourrir des carcasses laissées par les loups. Le parc de Yellowstone (9.200 km²) ressemble aujourd'hui beaucoup plus à ce qu'il était il y a 200 ans avant l'arrivée de l'homme. L'homme a enfin compris que les prédateurs, comme le loup, jouent un rôle irremplaçable dans l'équilibre naturel de l'écosystème. 

http://www.loup.org/spip/La-meute,115.html (Cliquer)

-Canis_lupus_portrait.jpgLe chien tient une place importante dans la mythologie car il est considéré comme un animal psychopompe (guide les âmes jusqu’au royaume des morts). Chez les Celtes le chien était considéré comme un animal au courage exceptionnel. Qualifier quelqu’un de "chien" dans cette civilisation, était rendre hommage à la bravoure de l’intéressé. Malgré les aspects négatifs, on peut noter de nombreuses apparitions du mot chien dans la Bible et dans la littérature occidentale. Dans le Coran, le chien est loué pour sa vigilance, sa patience et bien sûr, sa fidélité et détesté "pour sa gloutonnerie et son avidité". Les canidés sont considérés comme impurs, à l'exception du lévrier, qui est pur et protège d'un mauvais œil. Dans la Bible, les animaux de la création ne sont pas tous considérés d’un même regard. Voici un résumé. L’Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit. "Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la Terre» (animal qui a la corne fendue, le pied fourchu et qui rumine). "Mais, vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement, vous les regarderez comme impurs" (le chameau, le daman, le lièvre, le porc …….). Une récente étude sur l'ADN mitochondrial de plusieurs espèces de loups de différents endroits, de différentes races et croisements de chiens de chacals et de coyotes a démontré que le loup est le seul et unique ancêtres du chien. Le loup et le chien ont 99,8% d'ADN en commun, alors que le chien et le coyote n'en ont que 96%. Parmi les espèces sexuées, ce qui différencie une espèce d’une autre est la barrière de la reproduction. Pour être de la même espèce, deux individus qui s’accouplent doivent produire une descendance fertile. L’âne et le cheval peuvent se reproduire, mais le mulet sera stérile. Le même phénomène existe dans la nature lorsqu’un tigre et un lion s’accouplent, donnant naissance au tigre ou au lion, stériles l’un comme l’autre. Soumis à des contraintes climatiques et alimentaires différentes, les animaux n’évoluent pas de la même façon. Mais, outre le facteur temps, déterminant, les nouvelles espèces peuvent naître de croisements inattendus. Par exemple, on sait que le loup, le coyote et le chien peuvent "s’hybrider" et générer des rejetons fertiles (ils forment de fait une seule et même espèce par définition). Toutefois, les descendants des uns et, ou des autres pourraient engendrer une nouvelle espèce dans plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’années.

La Fontaine, le loup et le chien.jpgDans la fable de La Fontaine, le loup et le chien présentent deux modes de vies opposées, celui du loup, qui est libre et vit à l’état sauvage, et celui du chien, qui vit à l’état captif et domestique. (Résumé de la fable). Le loup, affamé, en vient à demander à un chien (fort bien nourri), ce qu'il devrait faire pour être lui-même aussi bien nourri. Le chien lui conseille de se mettre au service d'un humain. Le loup réalise alors que le chien a une blessure. Quand il découvre que c'est une blessure qui vient d'un collier, il décide de ne pas suivre le conseil. Le loup part et retourne dans les bois . Cette fable, se résume en "mieux vaut être pauvre et libre que riche et esclave". Quant les premiers doivent assurer leur subsistance en chassant le gibier et en protégeant les leurs au péril de leur vie, les seconds dorment sur les canapés et sont devenus "croquettivores" (croquettes). Quand les uns profitent du grand air et évoluent librement dans des hectares de forêt, les autres sont privés de liberté et limités, pour certains, à trois promenades de 10 minutes par jour. Etant captifs et dépendants comment pourraient ils tenir une autre place que celle de subordonné ?


nos toutous.jpg


bouffe.jpg Les croquettes, c'est l'alimentation préférée des propriétaires de chien. Alors que nous nous rendons au supermarché en pensant acheter de bons aliments pour nos animaux de compagnie, «il n’en est rien». Notre mode de vie nous amène, pour des raisons pratiques, à donner aux bêtes un régime alimentaire fabriqué industriellement, une commodité qui facilite la satisfaction des besoins alimentaires d’un animal en captivité (peu de gens ont le temps et le désir de faire autrement). Tous les animaux impropres à la consommation humaine sont utilisés dans la fabrication des aliments pour bêtes. La partie carnée, généralement sous la forme de farine de viandes, dont la provenance est occultée, ainsi que les graisses animales entrant dans la composition des croquettes et des boîtes, sont achetées auprès de sociétés d’équarrissage comme par exemple des animaux de fermes malades ayant été traités par des médicaments divers dont des antibiotiques, ou en putréfaction, ou des chiens et des chats euthanasiés qui prennent le chemin de l’équarrissage pour être transformés en farine de viande et en graisse animale. Non seulement les abats, les pattes, les articulations, le contenu intestinal, le poil, les plumes, les têtes, les glandes mammaires, les foetus riches en oestrogènes, les nageoires, les arêtes et les viscères de poissons sont recyclés, mais aussi les viandes et les poissons avariés et pourris et toutes les autres denrées comestibles dont la date de péremption est dépassée (y compris leur emballage en plastique), les graisses rances et détériorées des restaurants, les parties cancéreuses, les abcès découpés et les quartiers de viande rejetés par les inspecteurs des abattoirs, les animaux morts pendant le transport et les autres trop faibles pour atteindre l’abattoir, les cadavres d’animaux de ferme morts à la suite d’une maladie, d’un empoisonnement, d’un accident, les animaux sauvages et domestiques écrasés par les voitures, et même les corps en putréfaction. N’oublions pas non plus la dose de colorants chimiques intégrés pour leurrer les propriétaires d’animaux sur la qualité de la nourriture. Il est évident que la nourriture industrielle pour animaux de compagnie n’est rien d’autre que du poison, il faut donc éviter à tout prix ce type d’alimentation au profit d’une alimentation saine et équilibrée adaptée à l’animal, c'est-à-dire donner à votre animal une alimentation "naturelle" qui respecte ses besoins nutritionnels et lui permettra de vivre longtemps en bonne santé.   http://www.chien-education-elevage.com/documents/nourrir-...

 

hachi2.jpghachi1.jpgSortez les mouchoirs. Impossible de rester de marbre face à cette superbe histoire d'amitié. Ce film est consacré à l'attachement, la confiance et l'affection d'un chien, dont la statue de bronze se dresse toujours au-dessus de la station Shibuya (Tokyo). Professeur à l'université impériale de Tokyo, M. Ueno reçoit de la part d'un ami un jeune chiot. Malgré sa réticence à élever un chien, ce dernier tombe sous le charme de ce nouveau compagnon à quatre pattes. Chaque jour, Hachi accompagne son maître à la station de train et chaque soir, il se rend seul à la gare et attend son retour. Jusqu'au jour où le professeur ne revient pas. Mais qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, Hachi continue de se rendre à la gare, prêt à accueillir son maître..Et même lorsqu’il a été adopté, il s’échappait pour retourner attendre son maître à la gare. Le fidèle compagnon finit par mourir d’une maladie en 1935. Son corps a été empaillé et ses restes sont toujours exposés au musée d’histoire naturelle de Tokyo. Pour ses qualités, Hachikô reçut le surnom de Chûken (chien fidèle). Il fut fréquemment présenté par les parents et les enseignants comme un exemple de loyauté. En mai 1989, à la suite de travaux de rénovation et d'agrandissement de la gare, la statue, qui faisait auparavant face au nord, est tournée vers l'est de façon à coïncider avec la direction de la sortie de la gare. C’est aujourd’hui un lieu de rendez-vous où les amoureux viennent se prêter serment de fidélité. Une cérémonie en hommage à Hachikō y est organisée tous les ans au mois d’avril.

 

 

 

 


 


Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 28 mars 2016

"Un monde sans Dieu" ou un monde avec Dieu.

  http://appalaches.skynetblogs.be

L’agnostique est un terme d’origine grecque qui signifie sans connaissance. Il est indifférent, il ne pense ni que Dieu est existant, ni que Dieu est inexistant.

L’athée est un terme d’origine grecque (a-theos), qui signifie sans dieu. Il affirme que Dieu est inexistant.

Athéisme1.jpg

 

le bonheur.pngIl y a, depuis le début du XXe siècle, une mutation considérable où Dieu a cessé de faire partie des préoccupations habituelles des gens. Il a cédé la place à d'autres valeurs comme (l'efficacité, la rentabilité, la libre pensée, etc.). On se réfère encore parfois à lui, mais seulement pour marquer quelques étapes de la vie, de la naissance à la mort, en passant par le mariage. Ne pas croire en Dieu est montré comme la norme (cachez ce sein que je ne saurais voir). On pense souvent que les gens "raisonnables" (incroyants), sont libérés de la sottise religieuse. La foi ne serait que le refuge des faibles, des déprimés, des angoissés, une illusion réservée "au bas peuple", aux ignares, aux "simples". Soyons clair l'athée n'est pas agnostique, ce dernier ne sait pas si Dieu existe, par contre l'athée est convaincu que Dieu est une chimère et qu'il n'existe pas. Les athées pensent avoir résolu le problème en essayant de ridiculiser la Bible et ses "histoires" pour gens crédules (Darwin les a bien aidés). Une de leur expression qui revient le plus souvent "Si Dieu existait ..." . Alors ils citent en exemples, tous les malheurs du monde, comme les injustices, les morts violentes, les cataclysmes, les souffrances, les famines, les guerres ... sans réfléchir que la plupart de ces choses proviennent de nos semblables et du fait que le péché règne dans le monde. Notre culture est obsédée par les droits civils et où la provocation et grossièreté deviennent un mode de vie. Nous passons notre temps à nous occuper des droits des homosexuels, des lesbiennes, des minorités ethniques, mais le droit à la liberté religieuse semble être oublié. Une petite expérience mentale. "Imaginons" l’Europe sans le christianisme, sans Eglises, sans clochers, sans croix au bord des chemins, sans les universités et les hôpitaux, nous sentirions nous heureux, confortables sur notre continent. Les traces du christianisme ne sillonnent pas seulement les musées et les bibliothèques, elles touchent en profondeur de nombreux aspects de notre vie quotidienne (littérature, philosophie, sciences, etc.). L’hypothèse séculaire de nos jours serait que l’on pourrait supprimer le christianisme, et que toutes les autres bonnes choses resteraient. Si le christianisme disparaît, tout ce qui va avec lui disparaîtra aussi.

r-FEMEN.jpgL'immense majorité des gens qui s'affirment sérieusement athées, agnostiques, libres-penseurs, défenseurs de la laïcité, matérialistes, invoquent pour se justifier soit les "scandales" de l'Église, passés (Inquisition, croisades...) ou présents (pédophilie du clergé, richesses du Vatican...), soit un traumatisme personnel tel que la mort d'un proche. N'en déplaise à ceux qui se veulent athées purs et durs, l'athéisme comme conviction absolue n'existe pas, et même s'il existait, il ne serait qu'une religion de plus. Puisqu’il n’y a pas de Dieu, il n’y pas de "Maître humain". Or, c’est exactement le phénomène inverse qui s’est à chaque fois déroulé au cours de l’histoire. Par exemple, du temps de Rome, les empereurs successifs étaient adorés comme des dieux. Ce sont toujours des chefs humains qui édictent leurs lois iniques à travers les républiques, les dictatures communistes ou fascistes, le capitalisme ou le libéralisme. Jusqu’à présent, aucune civilisation n’a vécu sans autorité humaine. Le nazisme, le stalinisme, le mussolinisme, les crimes de masses, l'avortement, l'euthanasie, ou les relations sans lendemain, tout cela, promu par un athéisme d'Etat ou une culture de laïcité, ("ni Dieu ni Maître"). L’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. On voit qu'actuellement la luxure, l'orgueil, la gourmandise etc... sont devenus des choses biens. Les religions n'ont pas le monopole de la guerre, qui est un mythe bien évidemment, de plus tuer, est l'un des pires péchés. La religion n'est pas la cause du problème, et pourtant elle est souvent instrumentalisée et utilisée par des personnes qui ne pratiquent même pas la religion (les hypocrites). Bien souvent, les guerres "religieuses" n'en sont pas, ou bien il s'agit que de facteurs secondaires. Les véritables raisons sont bien souvent économiques, géopolitique, raciales ou autres. En outre, nous pouvons également compter les nombreuses victimes et les nombreux massacres issues des idéologies athées et non-religieuses. 

Horoscope.gifNotre époque vit d'abord sous le signe de l'incertitude, elle cultive une adoration sans bornes pour les biens de consommation, aux plaisirs du monde (on ne vit qu'une fois).  Lorsque nous entendons le mot "idole", qui est une créature que l'on place au dessus des autres pour l'adorer, la vénérer, l'honorer, nous avons tendance à penser à une statue où un objet qui rappelle ceux que les païens vénéraient dans les cultures anciennes. Plutôt que de croire en l'existence de Dieu qui est devenu secondaire, les personnes préfèrent des artistes, des personnages éminents, des personnages politiques ou des dieux de la nature servant à prier (animaux, astres, soleil, lune, étoiles, arbres sacré). C'est là que l'on découvre notre idolâtrie, les idoles sont toujours présent, nous n'avons pas changer. Nous préférons croire à l'astrologie ("étoile"), car ont lui trouvent un côté valorisant et réconfortant. Par exemple, cela leur permet de remonter leur moral en se valorisant et de découvrir de nouvelles qualités qu'ils ne croyaient pas détenir. De plus, l'horoscope amène une mentalité individualiste à tendance narcissique qui est "l'admiration de soi" et une "attention exclusive portée sur soi-même", par la seule force de sa pensée où tous ceux que l'on aime sont éternels, où les princes charmants sauvent les princesses, où les rêves paraissent possibles, où le principe de réalité n'a pas anéanti toutes les illusions du principe de plaisir...; alors que dans notre monde qui est pervertit jusqu'à la moelle, on peut ouvertement parler de son allégeance aux forces du mal.

 

L'assassin court toujours».png"L'assassin court toujours", titre Charlie Hebdo, affichant un Dieu d'allure judéo-chrétienne armé d'une kalachnikov et aux vêtements ensanglantés. Derrière la libre caricature, le sous-texte est clair. "La foi, c'est la haine, la guerre revient". Pour un peu, on finirait par penser que la totalité de l'histoire militaire se réduit aux croisades et aux guerres de religion ou à la fameuse phrase du massacre de Bésiers (15.000 à 22.000 morts) à l'époque des albigeois (1208-1229). "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens". Bien qu’il soit clair que certaines guerres eurent comme cause première la religion, la vaste majorité d’entre elles sont, factuellement, non-religieuses, il n’est pas toujours évident de qualifier des guerres d’exclusivement religieuses puisque de forts intérêts économiques et politiques s’y entremêlent bien souvent voire les chapeautent. Cela ne changera pas avec les guerres modernes (la campagne napoléonienne, la révolution américaine, la révolution française, la guerre civile américaine, la Première Guerre mondiale, la révolution russe, la Deuxième Guerre mondiale, les conflits en Corée et au Vietnam) comptabilisent à elles seules le gros des massacres de l’histoire qui étaient purement nationalistes et ethniques, absolument pas religieuses. Cette morale hypocrite est l’une des activités dont l’homme est le plus fier au cours de son histoire avec sa suite ininterrompue de guerres, de massacres et d’atrocités. Le vrai danger qui menace la paix mondiale, c'est l'attitude belliqueuse et agressive des Etats-Unis et de l'Europe qui ont toujours déclenché des guerres sous de faux prétextes dans le seul but de conserver leur hégémonie sur le monde entier. Le problème ce n'est pas l'islam mais les Etats-Unis qui mènent une sainte croisade contre les musulmans et les pays musulmans. La "guerre contre le terrorisme" est censée défendre le territoire des Etats-Unis et protéger le "monde civilisé. Elle est présentée comme une "guerre de religion", comme le résultat d’un "choc de civilisations", alors qu’en fait son objectif principal est la mainmise sur les vastes ressources pétrolières de la région. Américano-Européenne.jpgPlus de 60% des réserves mondiales de brut se trouvent entre l’extrémité de la péninsule arabique et le bassin de la mer Caspienne, ce qui inclut l’Arabie saoudite, l’Iraq, l’Iran, le Kuwait, Les Émirats arabes unis, le Qatar, le Yémen, la Libye, le Nigéria, l’Égypte, l’Algérie, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Malaisie, l’Indonésie et le Brunei. Pour l’opinion publique, la guerre doit se faire pour une "cause juste". Et une guerre est dite juste si les raisons invoquées pour la faire sont d’ordre moral, religieux ou éthique. La diffamation des musulmans à laquelle se livrent les pays occidentaux sert des visées impérialistes, elle est un moyen permettant de justifier la déstabilisation des pays musulmans sous prétexte humanitaire (Iraq, Syrie, Libye, Nigéria, Yémen). Ils ne veulent rien partager mais veulent s'accaparer de toutes les richesses pour leur seul profit; ils se fichent pas mal de provoquer la mort de millions de gens et la destruction entière des nations qui refusent de se plier à leur dictature. Cette "culture" Américano-Européenne a déjà massacré sans aucune pitié plusieurs centaines de millions de personnes aux quatre coins du monde, elle a réduit en esclavage des continents entiers et a pillé tout ce qui pouvait avoir de la valeur, que ce soit au dessus ou en dessous de la surface de la planète. Guerre après guerre, génocide après génocide, les Américanos-Européens jouent toujours aux hypocrite, ils refusent de reconnaître ce qu’ils font au monde. Des recherches prouvent qu'ils se sont rendu responsable au cours des cinq dernières décennies, d'environ 10 millions de musulmans qui ont été assassinés parce que leurs pays (Irak, Afghanistan, Somalie, Syrie, Libye, Egypte, Mali), ne servaient pas les intérêts de l’Empire "Europe, Etats-Unis", ou parce qu’ils n’étaient pas serviles, ou tout simplement parce qu’ils représentaient un obstacle. Aujourd’hui, nous devons permettre à ces centaines de milliers de migrants qui fuient la guerre et se tournent vers l'Europe de pouvoir rester chez eux et y créer des conditions de paix. Leur exode va s’amplifiant, au point qu’on peut craindre de voir ces minorités disparaître des terres qui ont vu naître le message évangélique. Tant qu’il n’y aura pas de changement radical qui nous fasse accepter toutes les nationalités, les idéologies et les divisions religieuses pour établir une relation globale, il y aura des guerres. (Nous "semons" et il est donc "logique" que nous "récoltions"). Ça me rappelle l’histoire de l’aigle qui avait été enchaîné depuis si longtemps à un poteau qu’il avait creusé une ornière dans le sol à force de tourner en rond. Finalement, lorsqu’il devint vieux, son maître eut de la peine pour lui et il se dit, "je vais le libérer". Alors il ôta l’anneau de métal qui retenait l’aigle attaché, il le prit sur son poing et lança l’aigle dans les airs (l’aigle arrivait à peine à voler). Il battit des ailes maladroitement pendant quelques instants avant de retomber au sol et de se remettre à marcher dans l’ornière, autour du pieu. Pas de chaîne, pas d’anneau à la patte, seulement la force de l’habitude. La soumission éclairée des chrétiens est un frein majeur à l’esclavagisme tandis que l’expansion de l’imbécillité facilite l’endoctrinement de la masse silencieuse. Evidemment, cela ne fait pas de nous, les anges de la création (l’histoire entière de l’homme est écrite en nous-mêmes). La question de savoir s’il existe un Dieu, une Vérité, une Réalité, selon le nom qu’on veut lui donner, ne peut jamais trouver de réponse, si ce n’est de vous-mêmes.   . https://www.youtube.com/watch?v=KopuMmemelI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans Religions | Lien permanent | Commentaires (0) |

jeudi, 17 mars 2016

La vie s’est allongée, mais la société ne s’est pas élargie.

 http://appalaches.skynetblogs.be

faucheuse3.png

qui ravagèrent à plusieurs reprises l’Europe.jpgLouis_Duveau_La_peste_d'Elliant.jpgAu Moyen Age, la Mort est imaginée comme un corps humain momifié ou en décomposition. La mort fut personnifiée au Moyen-Age sous la forme d'un squelette drapé de noir portant une faux. Cette faux, elle l'aurait emprunté à l'ancien dieu romain Saturne. Dieu de l'agriculture et du temps, il prend d'un côté (temps, mort, épidémies, ...) et rend de l'autre (moisson, été, abondance) sans distinction. Comme Saturne, la mort et sa faux fauche les âmes sans distinction de couleur, origine, religion ou richesse. La Mort est alors connue sous le nom de "la Grande Faucheuse" ou tout simplement "la Faucheuse". A une époque où de nombreuses épidémies notamment le choléra, faisait des ravages, qui ravagèrent à plusieurs reprises l’Europe. La faucheuse représentait un être terrifiant venu happer les vivants d'un coup de lame. Mais celle qui fit le plus grand nombre de victime fut sans nul doute la peste noire ou peste bubonique qui toucha l’Europe entre 1347 et 1352 (25 millions), la peste noire a donc tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans seulement. Les hommes, marqués par ces terribles événements (guerres, épidémies, famines, etc…), sont de plus en plus obsédés par cette mort qui rôde. La mort est omniprésente, elle les accompagne au quotidien. Tous, sans exception, y sont confrontés. Certains s’enferment plus encore dans la foi, voyant dans tous ces malheurs un signe de la punition de Dieu. De manière générale on observe que la mort devient une véritable obsession. Le mourant a la conviction intérieure qu'il va mourir et accepte sa mort de courte durée, sans dramatisation excessive, et cela se poursuit à la Renaissance et au XVIIIe. A cette époque, l'espérance de vie à la naissance était de l'ordre de 25 ans, probablement un peu plus pour les privilégiés (sauf les hommes nobles à cause des décès prématurés au combat) et un peu moins pour les paysans et les pauvres. De même, dans les périodes prospères, elle a dû atteindre 26 ou 27 ans, mais, dans les époques de grandes crises, spécialement aux IXe et Xe siècles et du milieu du XIVe siècle au milieu du XVe siècle, elle n'a peut-être même pas atteint 22 ou 23 ans, et la population a régresse. Pourtant on ne doit pas oublier qu'il s'agit d'une moyenne et que, si le quart ou le tiers des enfants mouraient avant leur premier anniversaire, il y avait aussi des vieillards et même quelques rares centenaires.


mort.jpgQuoi qu’on en dise, le tabou de la mort existe, il est là et même bien là dans nos sociétés occidentales. Donc, si on regarde d’un peu plus près comment la mort nous devient étrangère, on se rend compte qu’il y a quelques années encore, nous nous occupions de nos proches en fin de vie à la maison, en famille. Cette mort accompagnait notre quotidien, nous la vivions intimement jour après jour et même au-delà du décès en portant des signes distinctifs de deuil… A contrario, aujourd’hui la mort est mise de côté, occultée et niée "cachez cette mort que je saurais voir". Les occasions de contact avec des mourants et des morts se raréfient, et pourtant, nous vivons un étrange paradoxe avec la mort qui n'a jamais été aussi lointaine, aussi proche, ni aussi violente... Elle n'a pas disparu, elle est devenue virtuelle (au cinéma, à la télévision, dans les jeux vidéos ...). L’augmentation de l’espérance de vie change notre mentalité en rapport à la mort, les chiffres sont connus, on meurt de plus en plus à l’hôpital et de plus en plus seul, loin de la vie de nos congénères, loin des yeux du monde (60 % meurent à l’ hôpital, 30 % en maison de retraite et les autres à domicile). Le cadavre tombe entre les mains de professionnels spécialisés (la thanatopraxie), dans sa conservation, sa présentation, son embellie. La mort devient de plus en plus invisible. Le deuil lui-même devient aussi affaire de spécialistes (psychologues) qui offrent leur service dans les attentat, les accidents, les "marches blanches" en sont un symptôme où les obsèques sans cadavre s’acquitte de son devoir d’humanité et de soutien des vivants en deuil en l’absence du cercueil. Nous sommes très entourés au départ mais ça ne dure pas. Très vite, passés les premiers appels, les premiers "comment ça va", la personne va se retrouver seule alors qu'à d'autres époques cette dernière était beaucoup plus entourée. La présence durait plus longtemps, et puis il y avait l'aspect un peu ostentatoire du noir qui faisait que la personne était identifiable dans le village. On organise, au contraire, de plus en plus des obsèques personnalisées avec des textes d'adieux individuels, la musique favorite du défunt, etc; ce qui diminue le caractère formel de l’enterrement, ou même simplement des signes du deuil. Dans notre culture occidentale, la tradition voudrait que nous affichons une certaine tristesse, que l'on pleure toutes les larmes de notre corps lors des funérailles. (chaque cas est singulier, chacun traverse le deuil à son rythme et à sa façon).

lit-de-mort.jpgAutrefois, du jour de la naissance jusqu’au dernier jour de l’existence, la vie sociale était rythmée par les rituels collectifs. Après la mort d’un proche, le processus de deuil n’échappait pas à cette ritualisation (veillées funéraires ou encore processions ponctuaient le chemin de deuil). Sur son lit de mort le défunt est entouré d'une assistance parfois nombreuses et qui comprend des enfants. La mort est acceptée paisiblement, sans drame excessif, "c'est la mort apprivoisée". Une fois que la mort a fait son oeuvre, les parents proches lavent le défunt, puis le revêtent de ses vêtements du dimanche. Plus tard, le mort sera déposé dans un cercueil peint en noir, placé sur deux chevalets dans le salon du domicile du défunt. Les pompes funèbres ne s’occupaient alors que de la fourniture du cercueil et du transport du défunt à l’église et au cimetière (début de la marchandisation de la mort). Parents et amis "veillent au corps" jusqu’à trois jours et deux nuits. Accroché à la principale porte de la maison, un crêpe noir, pour les hommes, gris pour les femmes, et blanc pour les enfants, sert à signaler au passant la présence d’un mort. Dans le cadre du deuil d’un conjoint, durant la période que l’on appelait de "grand deuil", la veuve se devait alors de porter des vêtements d’une couleur noire, puis progressivement au fil du temps celle-ci pouvait revêtir des couleurs moins sombres comme du violet, du mauve ou encore du gris durant cette seconde phase dite "période de demi-deuil". Pendant tout le temps que durent le deuil on évite de danser et même d’écouter la radio (il y a à peine 60 ans).

https://www.youtube.com/watch?v=TMyB9nmjnnk

individualisme.jpgToutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil (sauf la nôtre). Au moment où les rites s’effacent, peut-on raisonnablement espérer d’une société qui se revendique pluraliste et individualiste aient la capacité de produire une symbolisation collective, qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Entre les excès des siècles précédents et celui du siècle actuel qui s'échine à nier la mort dans un combat perdu d'avance, il y a un équilibre à trouver. Bien sûr on pourrait envisager, une société technocratique dans laquelle on pourrais euthanasier les vieillards, les anormaux et les handicapés. Cette société serait peut-être économiquement efficace, mais serait inhumaine. Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et aussi abominable que tous les autres, "le racisme des bien-portants contre les malades".

 http://www.dailymotion.com/video/xfklfh_les-coulisses-du-...

cremation-.jpgAujourd'hui. On pense que ce sera moins triste et dérangeant s'il n'y a que de courtes funérailles ou s'il n'y en a pas du tout. C'est pourtant le contraire qui se produit... Mais dans cette société moderne, tout presse et tout se règle rapidement. On commence à s'interroger sur la nécessité de révéler à un malade la gravité de son état, d'abord pour l'épargner (lui), puis pour épargner l'entourage en lui évitant des émotions trop fortes. On ne meurt plus chez soi mais à l'hôpital et souvent seul. L'initiative de la mort n'appartient plus ni au mourant, ni même à sa famille, mais aux professionnels, les rites post-mortem changent eux aussi. Les condoléances sont limitées, on répugne à représenter la mort, mais on ne cesse d'évoquer la beauté des morts (dans les condoléances…). Toute manifestation excessive est jugée comme une anormalité morbide, on cherche à épargner les enfants en ne pleurant pas devant eux. Ce n'est pas l'absence des chers disparus qui fait pleurer, c'est la crainte de la mort, considérée comme le plus effroyable des maux. Le développement de l'incinération est la solution la plus radicale de faire disparaître les morts. Les urnes ne sont pas visitées, les cendres sont parfois dispersées. Ces phénomènes sont la résultante de l'instauration d'un tabou, c'est une conséquence de l'obligation du bonheur qui apparaît au même moment. 

rites funéraires.jpgChez les catholiques et protestants, il n’y a guère de différences pour les rites funéraires. Les protestants ne prévoient pas de veillée, pour ce qui est du reste les traditions restent très similaires. Chez les chrétiens, le défunt est remis à Dieu lors d’un culte qui est destiné à rassembler les vivants. Ainsi, le culte n’est pas rendu au défunt, mais permet aux vivants d’écouter la parle de Dieu, celle de l’amour dépassant la mort. Chez les protestants, l’Eglise est présente pour accompagner et entourer de son affection les endeuillés.


Chez les chrétiens orthodoxes,.jpgChez les chrétiens orthodoxes, lors d'un décès, la familiarité avec la mort se manifeste par l'accompagnement du défunt, par le cercueil ouvert pendant toute la durée des funérailles, par les fleurs ou le baiser que chacun est invité à déposer dans le cercueil. Le service funèbre, suivi en principe d'un ensevelissement, est généralement célébré le 3ème jour après le décès. Normalement, le corps est placé en direction de l’orient qui symbolise la venue du Christ. Il n'y a pas de purgatoire dans les convictions de l'Eglise orthodoxe. Il y a certes un jugement dans la mort, par rapport à ce que le croyant est, et l'enfer est compris comme un enfermement sur soi, où l'humain n'a jamais voulu voir le mystère de l'autre.

Chez l'animisme.jpgChez l'animisme, qui est une croyance attribuant une âme, une conscience à chaque objet du monde matériel (animal, végétal, géologique). A la mort, l'âme (ou double) se sépare du corps, elle garde sa personnalité pour une nouvelle existence (ce sont les "mânes" ou des "ancêtres"). Elles mènent une existence diminuée, effraient les vivants en leur apparaissant (fantômes), elles parlent par des rêves, annoncent l'avenir (présages), elles envoient bénédictions ou malédictions, selon la manière dont on les traite.

bouddhisme,.jpgChez le bouddhisme, la mort ne s'oppose pas à la vie mais se définit comme un processus inverse de celui de la naissance. La mort n’est qu’un passage d’une vie à l’autre qui ne reconnaît ni les concepts de dieu, ni d'âme. Le moment de la mort est crucial, en lui se récapitule la totalité de la vie qui vient d'être vécue. D'où l'importance de régler litiges, dettes, rancœurs et conflits avant le dernier instant et d'aborder en paix et sans regret le grand passage.

Dans l'islam,.jpegDans l'islam, la conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l'âme (c'est l'ange de la mort, nommé Malak Al Mawt, qui est chargé de cette tâche). Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'âme à la fin des temps lors du Jugement Dernier.

 

Dans la religion juive,.jpgDans la religion juive, on considère que la mort n’est que la séparation du corps (gouf) et de l’âme (néfesh). Si les actions ont été bonnes et si le juif a respecté les commandements de la Torah son âme montera au ciel dans des degrés plus ou moins élevés et ce grâce à la légèreté de son âme. Au contraire une vie remplie de pêchés alourdira cette âme qui sera condamnée à errer sur terre, au niveau 0, et désirer perpétuellement sans pouvoir satisfaire ses besoins faute de corps matériel. Un état infernal d’errance et de souffrance. L’usage et la tradition juive ont conservé certains rites tels que celui de la lumière placée près de la tête du défunt, lumière symbolisant l’âme immortelle. Le disparu sera veillé sans interruption jusqu’à son ensevelissement.

Témoins de Jéhovah,.jpgChez les Témoins de Jéhovah, lors de la mort le corps retourne à la poussière et «l’âme», la conscience, est préservée par Dieu (Jéhovah) et mise de côté dans un état de "sommeil" jusqu’à ce qu'advienne Armageddon (la "lutte finale") à la fin des temps. Après l’Armageddon, tous seront ressuscités, "autant les justes que les injustes" afin d'être jugés par Dieu (Jéhovah). Quant aux injustes, ils seront tout simplement détruits.

mormons.jpgPour les saints des derniers jours (mormonisme), la préexistence, vie avant la naissance en présence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise à l’épreuve et d’expériences, et la vie après la mort font partie du plan salut. Après la mort, le monde des esprits est l’endroit où attend l’esprit de l’homme entre la mort et la résurrection. Chaque être humain ressuscitera (réunion du corps et de l’esprit) avant d’être amené devant Dieu pour le jugement dernier où sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance). Ceux qui héritent d'un de ces trois degrés de gloire se répartissent comme suit. Gloire céleste (perfection par l'intermédiaire de Jésus) lui sera attribué. Gloire terrestre (qui sont morts sans loi ou n'ont pas accepté le témoignage de Jésus dans la chair mais l'ont accepté par la suite). Gloire téleste (les menteurs, les sorciers, les adultères, les fornicateurs).

une société qui se revendique pluraliste et individualiste.jpgChez les athées, croit en l’homme, seulement en l’homme, uniquement en l’homme. En résumé, "On ne vit qu'une fois" .

 

 

 

mort-imminente-1.jpgLa métamorphose de la chenille en papillon a souvent été comparée à la métamorphose de l’homme qui passe de la mort à la résurrection. Dans un sens, la chenille meurt pour donner naissance au papillon. La mort n’est donc une perte, un "néant", mais une métamorphose. Nous voyons ici un processus naturel, un processus qui est entièrement indépendant de la volonté de la chenille et du papillon. Si la chenille arrivait à retarder l’ouverture de la chrysalide, le papillon serait mort. Si le papillon arrivait à ouvrir la chrysalide avant le temps, le papillon serait mort aussi. Donc nous vivons un processus naturel, complètement indépendant de notre volonté. La résurrection de Jésus est la garantie de notre résurrection. Elle est également la garantie de notre Salut. Par sa résurrection, Jésus a vaincu la mort, le dernier ennemi. Ce que Dieu désire accomplir en nous est en quelque sorte la même transformation qu’il opère dans une chenille pour qu’elle devienne un papillon. 

 

C'est une banalité de dire que "l'on ne vit qu'une fois". Le monde dont je vous parle est peuplé de créatures insouciantes et sans cervelle, un monde où la bêtise, la crétinerie est excusée par la seule chose importante qui est la liberté, l'individualité, et surtout, celle de s'amuser sans se soucier des conséquences. Elle a conquis la jeunesse (et d'autres) et est devenue l’excuse ultime à toutes les dérives qui ont poussé bon nombre à aller toujours plus loin, à être plus fou, jusqu'à commettre l'ultime absurdité. L'expression célèbre, "On ne vit qu'une fois" se trouve dans un poème d'Horace (65. av. J.C. - 8. av. J.C.), et n'est qu’une reprise de "carpe diem", rendu célèbre auprès du grand public depuis l'Antiquité fait l'objet d'une mauvaise interprétation, traduit par "Profite du jour présent" (alors que les deux mots signifient "cueille le jour") qui est une invitation à saisir le jour et à le déguster comme un fruit savoureux. Cette invitation était dédiée initialement à une jeune fille au prénom révélateur Leuconoë, c’est-à-dire "esprit brillant". Une jeune fille qui, d’après les recommandations que lui adresse Horace souhaitait vivre longtemps. Avec une tendresse toute paternelle et une profonde sagesse, Horace appelle cette jeune fille à réaliser que la vie se passe au présent et qu’il lui faut mordre à belles dents le moment qui passe, même si elle savait qu’elle allait effectivement vivre encore bien des hivers sans s’inquiéter de l’heure de sa mort. C'est donc une discipline volontaire du corps et de l'esprit cherchant à tendre vers une perfection, par une forme de renoncement ou d'abnégation. Une recherche de plaisir ordonnée, raisonnée, qui doit éviter tout déplaisir et toute suprématie du plaisir. Ce qui était pourtant du bon sens, celle-ci a été directement détournée et est devenue une raison pour faire n'importe quoi ("On leur pardonne, après tout, on ne vit qu'une fois"). Le temps en philosophie est une entité psychologique. "Le temps n'est que dans la mesure où il est présent. Le présent du passé, c'est la mémoire, le présent de l'avenir, c'est l'attente, le présent du présent, c'est la perception".

 

 

 

 

 


Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

vendredi, 11 mars 2016

L'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque

 http://appalaches.skynetblogs.be

Pourtant indispensable aux sociétés qui connaissent la peine de mort (bras armé de la répression légale), le personnage du bourreau inspire l’effroi, sinon le dégoût. C’est sans doute ce qui explique le vide institutionnel qui entoure sa fonction, qu’aucun texte légal ou administratif n’a véritablement définie. https://www.youtube.com/watch?v=KDlgQWXGLBc

bourreau.jpg



bourreau2.jpgLes moyens d'exécutions sous l'Ancien Régime étaient plus sommaires avec la pendaison et la décapitation, voir le bûcher pour les crimes "religieux" comme la sorcellerie. Un certain nombre de supplices sont associés à la condamnation elle-même (la peine de la roue ou l'écartèlement destiné aux régicides). Le détail de la sentence fait froid dans le dos :amende honorable, poing tranché, tenaillement aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes sur lesquels le bourreau répand un mélange de plomb fondu, huile bouillante et soufre, puis écartèlement par quatre chevaux pour arracher les membres ensuite jetés au feu, sans compter l’abattis de la maison et le bannissement de la famille du coupable. L’origine de la terrible fonction d’exécuteur demeure mystérieuse. L’origine étymologique du bourreau viendrait du terme "bourrer", qui signifie tourmenter, ou bien dans certaines régions, il était aussi appelé harnacheur, de la profession de bourrelier qui était présent dans tous les villages et travaillait aussi bien le cuir, la laine et les grosses toiles. Il pourrait également venir du latin "bourrea", poignée de verges de saule, premier instrument de répression des licteurs romains (escorte des magistrats). En ce qui concerne la civilisation grecque, la justice est rendue dans l'intimité, les proches de la victime se charge elle-même d'obtenir réparation pour le préjudice subi. Du temps des Egyptiens, le bourreau était le médecin, le supplicié lui était livré et disséqué vivant pour l’apprentissage de l’anatomie. Chez les Hébreux, les bourreaux sont multiples comme dans une lapidation où plusieurs s'emparent de pierres par le châtiment de lapidation (le bourreau devient assemblée collective). Les animaux sont aussi des bourreaux, tels les lions, le taureau, chez les Romains lors des jeux du cirque. Du temps de Charlemagne, les bourreaux sont des soldats désignés d’office. Au Moyen Age, les premiers bûchers sont dressés et allumés par les villageois qui endossent donc cette charge. On connaît la passion de Jésus et la succession des actes posés par les soldats romains pour l'emmener jusqu'à la crucifixion. Cette méthode d'exécution, empruntée notamment aux Perses, a été très utilisée dans l'Empire Romain. Lorsque les Romains occupaient le bassin méditerranéen les exécutions par crucifixion étaient courantes et pratiquées sur les esclaves et les criminels, mais aussi lors de répressions contre les révoltes locales. Des documents rapportent de terribles exécutions romaines, notamment lors de la révolte de Spartacus entre 73 et 71 av. J.-C., lorsque 6.000 esclaves furent crucifiés le long de la Via Appia. En 70 ap. J.-C., l'historien juif Flavius Josèphe décrit la révolte des Juifs contre les Romains, entre 66 et 70, et indique que 500 crucifixions par jour étaient effectuées par les bourreaux romains. Ils avaient donc un "savoir-faire" dans cette manière d'exécuter les condamnés. Mais il n'y avait pas un mode d’emploi défini, les exécutions dépendant du nombre de condamnés ou de la cruauté des bourreaux. Le métier de bourreau (officier de justice) est le fruit de nombreux siècles d'évolution en matière d'exécution des peines. A partir du 13ème siècle, on commence à charger un habitant de la ville, pour les exécutions, il achète donc son office et est nommé par des lettres de provisions, scellées par la chancellerie ou le seigneur. Ces lettres étaient jetées sous une table, le bourreau devait s’abaisser devant la Justice pour les ramasser et éviter ainsi tout contact physique avec lui. Le bourreau ("Maître des hautes et basses œuvres", "exécuteur de la haute et basse-justice"), a donc la charge de faire appliquer la sentence prononcée par la justice. Pour cela, il tient à la disposition du supplicié tout un arsenal de méthodes plus douloureuses les unes que les autres. De l’empalement, en passant par l’écartèlement, la pendaison ou le supplice de la roue, la mort reste cruelle, violente et extrêmement douloureuse. Par la suite, le bourreau commence à étrangler discrètement ses victimes avant de lui asséner les coups les plus douloureux et mortels. Des surnoms multiples leur ont été attribués (le carnassier, le brise-glace, Jean-cadavre, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=wNRDz8t0cBI

bourreau_potence.jpgSi la peine de mort se traduit le plus souvent par la pendaison (pour le commun des mortels), ou par la décapitation (privilège de la noblesse), elle est suivie pour les premiers de l’exposition des cadavres au gibet, plusieurs dizaines de cadavres en permanence à un kilomètre hors les murs, "en terreur des méchants" pour reprendre l’expression des arrêts ordonnant cette exposition. Dans le même sens, on peut évoquer les raffinements de l’exécution pour certains crimes particuliers. Pour le viol d’une femme mariée, par exemple, le condamné était traîné sur une claie posée à même le sol et tirée par un cheval, de la maison de justice à la potence. La peine de la roue, introduite en 1534, pour les voleurs de grand chemin est infligée aux homicides les plus graves, notamment au parricide. Le condamné est attaché à une croix de Saint-André posée sur l’échafaud, et le bourreau lui brise les membres à coups de barre de fer (bras, jambes, cuisses, reins, thorax). Le patient, délié, était ensuite placé sur une roue, le visage tourné vers le ciel. On pensait que le bourreau qui brisait souvent des os, avait des connaissances en anatomie (donc rebouteux). Jusqu’au 18e siècle, le bourreau et sa famille eurent l’obligation de loger hors les murs de la ville. Ces personnages étaient rejetés de la cité, de la société et jamais personne ne s’étaient soucié de savoir qui ils étaient. Lui et ses enfants ne pouvaient se marier qu'avec des personnes de même profession. Ils étaient soumis à un code d'honneur des plus sévères. En cas d'exécution ratée, il était menacé d'une sanction de l'autorité quand il n'était pas immédiatement lynché par la foule des curieux. Par contre, on a de véritables lignées d’exécuteurs, très fermées, se recrutant uniquement au sein des mêmes familles, la charge de l’office se transmettant de père en fils, avec apprentissage des fils, ou gendres comme aides ou valets. Véritables parias, ils se marient au sein d’un milieu très restreint, d’où nombre de mariages consanguins, la dispense est alors de règle et ne pouvant vivre comme tout le monde, ils ont obtenu de percevoir le droit de havage, c'est-à-dire, le droit de prendre ce que la main peut contenir, sur les grains et tous les produits amenés aux marchés et sur chaque exécution à des ressources variées (cadavres aux médecins, vacations de rebouteux, vente de graisse de supplicié, de corde de pendu, etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=sM-169xrYpQ

chatiment-.jpegEn 1789, la guillotine, est déjà bien connues plusieurs siècles auparavant, comme l'attestent des gravures italiennes ou allemandes de la Renaissance. Joseph Guillotin reprendra une machine d'origine écossaise, surnommée "the Maidden" (la Vierge), avec un tranchoir qui tombe entre deux montants en bois, sur le cou du condamné. le député docteur Joseph Guillotin (franc-maçon), suggère à la tribune que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge. Sa proposition va déboucher sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété. Elle est d'abord appelée dans l'argot des rues "louisette" ou "louison", la machine sera aussi surnommée (rasoir national, sainte guillotine, le raccourcissement patriotique, autel de la patrie ou la Veuve, puis elle portera le nom de "la guillotine"). Par ailleurs, étant mécanique, la peine de mort devient impersonnelle, éloignant le bourreau du supplicié. Le bourreau devient un machiniste, une sorte d'ouvrier des temps modernes. La machine, par ailleurs, réduit le nombre de bourreau à sa plus simple expression. En 1793 sous la Terreur de la révolution elle devient non plus uniquement un outil de justice, mais celui de massacre et d'assassinats en série. Cela correspond à un total, pour la seule période révolutionnaire de 38.000 à 43.000 guillotinés qui auront à la connaître.

https://www.youtube.com/watch?v=LNHGuVBR11I

chaise-electrique.jpgEn 1890, la chaise électrique, fût un instrument d'application de la peine de mort par électrocution inventé et utilisé aux Etats-Unis qui cherchaient une alternative moins cruelle et plus efficace que la pendaison. Pour convaincre les autorités new-yorkaises et tester leur prototype (1886), Edison et Brown n'hésitèrent pas à exécuter des animaux devant la presse. Dans les années qui suivirent, plusieurs Etats américains adoptèrent ce moyen d'exécution (également été utilisée aux Philippines). Affublée de surnoms, "Old Smokey" (barbecue-grill) , "Yellow Mama" (peinture routière en jaune)," Gruesome Gertie" (la maison horrible). Les condamnés à mort sont sanglés à la chaise, liés par une électrode sur la tête et une deuxième sur la jambe. Le courant électrique est actionné au moins à deux reprises, en fonction de la corpulence et de la résistance physique de la personne. Une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes anéantit les résistances de la peau et plonge le prisonnier dans un état d'inconscience (dans la pratique, cela arrive rarement). Pour éviter que le corps, qui peut atteindre une température de 59°C, ne prenne feu, une pause d'une seconde, une deuxième électrocution de 480 volts durant 22 secondes, puis une nouvelle pause de 20 secondes. La procédure se répétait trois fois. Lorsque la procédure est terminée et que le détenu est officiellement déclaré mort, le gardien doit alors tenter de retirer le corps calciné collé aux sangles de sécurité. Le sol est souillé par l'urine et les excréments que le condamné libère après la paralysie de ses muscles. Un nouveau protocole d'exécution réglemente plus sévèrement l'administration du courant électrique. La première électrocution de 2450 volts dure 15 secondes (avant le détenu était soumis à une première électrocution de 2450 volts pendant 8 secondes) . Une pause de 15 minutes est ensuite observée à l'issue de laquelle les fonctions vitales du détenu sont contrôlées. La chaise électrique fut rapidement considérée dans presque tout le pays comme un châtiment cruel et inhumain.

https://www.youtube.com/watch?v=rz1YsRsn8SA

chambre  à gaz1.jpgEn 1920, la chambres à gaz, consistant une pièce hermétiquement close dans laquelle est introduit le cyanure d'hydrogène. Le condamné est installé et sanglé sur une chaise en acier, placée au milieu d’un caisson étanche et vitré (l'exécution est individuelle et publique). Elle se déroule à l'intérieur d'une pièce fermée, derrière des vitres. Le condamné peût voir le poison se disperser. Il lui est recommandé d'inspirer profondément avant que tout le gaz ne soit libéré, afin de s'éviter une lente agonie. Lorsque le détenu inhalent le poison, il se met à haleter, suffoquer jusqu'à l'asphyxie, qui entraîne sa mort. L’action chimique inhalée par le condamné provoque sa mort en cinq minutes maximum environ.

https://www.youtube.com/watch?v=jDFDpzWJj2s

Injection.jpgEn 1977, l'injection létale, est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui ôter la vie. Elle est considérée par ses partisans comme une méthode moderne et humaine. Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Deux cathéters sont placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). En général, un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Première injection (du thiopental sodique, qui ralentit les mouvements respiratoires ). Deuxième injection (du bromure de pancuronium, qui est destinée à paralyser les muscles). Troisième et dernière injection (du chlorure de potassium, qui provoque un arrêt cardiaque). Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges. Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre. De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début. La mort du condamné survient généralement aux alentours de 7 minutes. Pour les personnes pratiquant les injections, chacun pourra se dire que c'est son coéquipier qui est responsable de la mort du condamné, cela fait aussi référence au concept de la balle blanche chez les américains Le délai moyen entre la première injection et le décès est de environ huit minutes.

https://www.youtube.com/watch?v=_UdCdYsSSAU

 

Cristo_Muerto_en_la_cruz.pngCrucifixión_de_Jesús.jpgMadero_de_Tormento_-Stauros-.jpgAvec la recrudescence du terrorisme qui caractérise notre époque, le châtiment capital apparaît de plus en plus comme la seule mesure juridique propre à conjurer le crime. Alors que certains Etats prennent des dispositions pour écarter de leur législation ce que certains appellent "un barbarisme hérité du Moyen-Age", d'autres révisent leur constitution pour y réintroduire la peine capitale qu'ils avaient prématurément abandonnée. Les prisons de nos nations soit-disant civilisées sont pleines à craquer, les tribunaux sont engorgés face au laxisme de la justice humaine. Dans l'Ancien Testament, la sagesse de la déclaration de Salomon montre une fois de plus combien la Bible est à la hauteur des problèmes modernes. La Bible nous révèle que le châtiment capital (la mort) est une institution divine accordée aux hommes comme une mesure de grâce à leur égard. De prime abord, cette dichotomie (entre la raison et la passion), peut apparaître comme un paradoxe. Cependant, Dieu attache tant d'importance à la vie humaine qu'il a établi un principe fondamental, "le crime doit être puni avec la plus grande sévérité, et l'application de la peine capitale doit avoir un effet dissuasif face au débordement de la violence". Il est donc clair que la peine de mort n'est pas contraire à la volonté divine, pour autant qu'elle s'applique à de graves délits dûment prouvés. D'ailleurs, en quoi la vie d'un assassin vaut-elle plus que celle de sa victime, obligeant la justice à l’épargner systématiquement. Le désir de Dieu, c'est d'empêcher que d'autres victimes innocentes soient exposées aux instincts destructeurs de l'homme. Au lieu de suivre aveuglément le mouvement pendulaire des opinions de notre génération ou d'associer la peine de mort à des considérations politiques, ne devons-nous pas, comme chrétiens, faire confiance à l'Ecriture face à la violence qui caractérise notre époque. Nous sommes aussi agressifs qu’avant, nous haïssons certains peuples ou certaines races, nous méprisons telle personne et prenons parti pour tel autre. Dans cette grande hypocrisie, un grand nombre d'Etats ont signé des traités qui interdisent l'usage de la torture mais en réalité, ils l'a pratiquent abusivement (électrocution, abus sexuels, simulation de noyade, suspension par les poignets, lavement forcé à l'eau et au piment ), sont quelques-unes des techniques les plus fréquemment utilisées. Pas moins de 54 gouvernements ont contribué d'une façon ou d'une autre au programme d'enlèvements et de tortures de la CIA (Agence centrale de renseignement des Etats-Unis). Cette règle coutumière interdit la torture aussi bien en temps de paix qu’en temps de conflit armé. Voici les pays qui ont contribué et collaborés avec la CIA. (Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Croatie, Chypre, Danemark, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Ethiopie, Finlande, Gambie, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Islande, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Jordanie, Kenya, Libye, Lituanie, Macédoine, Malawi, Malaisie, Mauritanie, Maroc, Ouzbékistan, Pakistan, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Somalie, Sri Lanka, Suède, Syrie, Thaïlande, Turquie, Yémen, Zimbabwe). Seuls deux pays de l'Union européenne, qui comptait alors 15 membres ont refusé leur concours (Luxembourg, Pays-Bas).

https://www.youtube.com/watch?v=m98VNVMOp0k

inegalite.jpgJe trouve que la violence, l'impatience et l'intolérance augmentent de plus en plus dans la société. Avant on retrouvait plus ces comportements la majeure partie du temps dans les quartiers pauvres. Aujourd'hui on les retrouvent au sein de toutes les classes de la société et autant chez les femmes que chez les hommes. On est conscient de la discorde partout dans le monde, de l’agressivité de l’homme, de sa brutalité, de son total égoïsme, que nulle religion, nulle loi, nulle morale sociale n’ont pu endiguer. Nous ne pourrons changer le monde extérieur que si nous changeons notre monde intérieur. Ceux qui ne savent pas changer d'avis sont incapables de changer quoi que ce soit.

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

mercredi, 09 mars 2016

L'Esclavage dans les "Temps modernes"

 http://appalaches.skynetblogs.be

Boulanger-gustave-clarence-rudolphe-french-1824-1888-the-slave-market.jpg


esclaves.jpgLes Egyptiens, les Grecs et les Romains préféraient garder vivants leurs prisonniers de guerre et en faire leurs esclaves, qui effectuent tout le nécessaire pour assurer la vie quotidienne aux citoyens, plutôt que les tuer. A cette époque, les esclaves étaient de race blanche. Ceux qui ne pouvaient pas payer leurs dettes devenaient esclaves, ainsi que les peuples barbares qui ne parlaient pas "leur" langue. D'ailleurs, chez les Romains, c'est le même mot qui désignait à la fois l'esclave et l'étranger. Il travaillait la terre dans les immenses propriétés nécessitant beaucoup de main-d'oeuvre. Au deuxième siècle, à Rome, il y avait 20.000 citoyens libres pour 400.000 esclaves. A Rome, on établira même une interdiction de travailler, car le négoce est considéré comme une activité dégradante, non conforme avec la qualité humaine. L’esclave ne peut dès lors pas être considéré comme humain, puisqu’il est voué aux tâches non humaines. En effet, le négoce est appelé "negotium" (la négation) de ce qu’on désignait comme "otium" (le loisir). Cette nécessité d’assurer le quotidien, la survie, l’alimentation, l’approvisionnement en eau était considérée comme un ensemble de tâches bassement terrestres. On laisse donc aux esclaves ces tâches, et les citoyens peuvent se consacrer à des activités plus plaisantes, gratuites, dégagées de toute nécessité, et par conséquent libres. Au Moyen âge, l'esclavage la traite orientale continue et fera 17 millions de victimes. Mais c'est au 16e siècle, avec la découverte de l'Amérique et la conquête du Nouveau Monde que l'esclavage s'intensifie. A cette époque, plusieurs grands pays européens (Hollandais, Français, Portugais, Espagnols,Anglais), désireux de s’approprier davantage de territoires et de richesses (or, argent, café, sucre, coton), chargent les pays européens de leur fournir les esclaves nécessaires (commerce triangulaire), grâce à des navires appartenant à des compagnies d'armateurs, financées par de riches familles européennes de la noblesse ou de la bourgeoisie. ESCLAVAGE.jpgEntre 9,5 et 10 millions d'Africains noirs ont été transportés de force (de Gambie, du Sénégal, du Libéria, de la Sierra Leone, de la Guinée, de la Côte-d'Ivoire, du Ghana, du Togo, du Dahomey et du Nigéria). Il serait inexact d’affirmer que le Blanc capturait tout seul le Noir pour le réduire en esclavage. Pendant ce trafic les esclaves noirs étaient rassemblés puis conduits vers les côtes par d’autres Noirs ou par des Arabes. C'est au VIIe siècle que s'organise la traite orientale des esclaves, qui a été "la traite négrière" dans le monde musulman. Elle durera en tout 13 siècles (elle se termine donc au XXe siècle). Le capitalisme tente de transformer tout le temps de loisirs en temps de consommation, qu'il s'agisse de tourisme, de voyages, de parcs d'attraction, de cinéma ou de gastronomie, tout est prétexte à exalter la valeur financière du loisir par-delà ses valeurs esthétiques ou morales, jusqu’à ne laisser qu’un vague sentiment de liberté, le temps d’une soirée, dont l’aspect reste vaguement ludique. Avec leur célèbre "siffler en travaillant", les sept nains de Blanche-Neige l’avaient déjà compris, la musique stimule, accréditant l'idée que l'on travaille mieux quand on est heureux. Cette utopie de plus, selon laquelle un infini appétit de l’homme pour le bien, le bon, le beau, le gratuit n’attendrait que la disparition des contraintes (travail) pour se révéler et se répandre. Adam_et_Eve.jpgDans la Genèse, la punition donnée à Adam et Eve, pour avoir commis le premier péché. "Tu travailleras à la sueur de ton front" (Genèse 3:9), et "tu accouchera dans la douleur" (Genèse 3:16). Dans cet extrait de la Genèse, le travail prend la forme d'une ultime punition de Dieu faite à l'homme qui ne pourra plus récolter les fruits de la nature sans effort. On ne peut pas présenter le travail comme une punition, mais la conséquence du péché originel, ce n'est pas que l'homme ait à travailler, mais que le travail devienne pénible, et l'enfantement douloureux. Le péché originel est le péché fondamental, l'erreur existentielle de base, qui est à l'origine des maux de toute existence, et que nous répétons tous, jour après jour, le seul péché qui compte, c'est de dire. "je n'ai pas besoin de Dieu, je fais ce que je veux". C'est ce qu'a fait Eve, quand elle prit le fruit, le trouva bon au goût, agréable à regarder, et elle déclara qu'il était bon. C'est comme si nous disions «Cette chose est bonne parce qu'elle me plaît, et donc je ne me soucie pas de savoir si elle est bonne pour le monde, si elle est créative, constructive. Je ne me place pas dans un rapport à Dieu en tant que créateur du monde, mais je me place moi-même au centre du monde". Le message de la Genèse est de nous faire comprendre que chaque fois que nous retombons dans ce péché originel, notre travail devient pénible et nos enfantements douloureux. L’ère industrielle, sans pour autant prôner l’esclavage, reprendra en fait cette répartition, en admettant cependant que ce sont bien des hommes qui sont mis au travail sur les chaînes de production ou les mines d’extraction, en considérant tout de même que la classe dirigeante ne doit pas se compromettre en effectuant de telles tâches.


Les-temps-modernes-.jpgEn 1936, le film "Les Temps modernes" (Modern Times), est souvent vu comme l'une des plus grandes réussites ouvertement politique. La vie d'un ouvrier d'usine, employé sur une chaîne de production. Après avoir été soumis à divers mauvais traitements, gavé par une machine ou contraint à visser des écrous à un rythme effréné sur une chaîne de montage accélérée, Charlot est atteint d'une dépression nerveuse, il est alors envoyé à l'hôpital. Après son rétablissement (devenu chômeur.... ), finalement, arpentant une route, on le voit se diriger vers un futur incertain, mais plein d'espérance. Les thèmes musicaux inclus sur la bande originale du film ont été composés par Chaplin lui-même, cette chanson devint alors le standard de pop "Smile" enregistré pour la première fois par Nat King Cole, puis d'autres (Dalida, Michael Jackson, Barbara Streisand, Pétula Clarck, etc.)  

https://www.youtube.com/watch?v=UN8oLGBNXpE.

l-esclavage-et-la-periode-coloniale.jpgAu 21ème siècle, l'esclavage est officiellement aboli dans tous les pays mais il existerait encore environ 100 millions d'esclaves dans le monde, ce qui représente probablement le plus haut chiffre jamais atteint. On le trouve en Afrique (Bénin, Togo, Ghana, Mauritanie...), en Amérique Centrale (Haïti, République Dominicaine...), en Amérique du Sud (Brésil, Pérou), en Asie (Thaïlande, Inde, Pakistan, Philippines, Chine....). Le travail forcé est toujours une triste réalité. Les produits que nous consommons et les services que nous utilisons sont ternis par l’esclavage moderne qui est partout. (Travail forcé, traite d’êtres humains, jeunes femmes mariées de force, servitude pour dette, enfants soldats...). Tous les jours nous consommons des produits issus de cet esclavage moderne et qui sont passés entre les mains des enfants qui nous laisse indifférent pendant leur conception (vêtements, aliments, gadgets, etc.). Nous haussons les épaules et nous devenons merveilleusement aveugles en disant que nous sommes très désolés que les choses soient comme cela, et nous continuons avec les consciences tranquilles d’acheter ces produits que nous utilisons selon notre convenance et notre bon plaisir. 

Anaconda.jpgLe livre de la Genèse contient l’entrée où Adam a mangé de l’Arbre de la Connaissance "du Bien et du Mal" ,du Mauvais et du Bon. Lorsqu’un enfant entend "des méchants" (le mal) ont tué des "gentils" (le bien). Il commence à voir le monde sous une attitude simplificatrice consistant à tout ramener à un combat du bien et du mal. Il cherche à comprendre qui sont les méchants et qui sont les gentils. Il commence à classer et à catégoriser ceux qui l’entourent c'est-a-dire les gentils et les méchants, les sots et les sages, les intelligents et les bêtes, les beaux et les moches, les populaires et les sans amis. En résument la situation à "des méchants ont tué des gentils", on donne une image bien simpliste du monde divisé entre le bien et le mal, parce que évidemment les gentils doivent éliminer les méchants qui cherchent à détruire le monde des gentil. Mais qu’est-ce qui fait la différence et où commence la dictature entre "un gentil qui tue un méchant et un méchant qui tue un gentil". On ne peut donc partager les humains entre les gentils et les méchants, les altruistes qui aiment leur prochain et les égoïstes qui n’aiment qu’eux-mêmes. Il y avait eu une alliance ou un accord entre Dieu et Adam spécifiant que ce dernier ne mangerait pas de cet arbre-là, tous les autres étaient à sa disposition (la tentation, était qu’ils pourraient être comme Dieu). Il y a des réactions fortes par des personnes contre cet enseignement biblique. "Je ne crois pas à ces histoires, parce que je n’aime pas ce qu'ont raconte". Moi non plus je n’aime pas les impôts, les guerres, le Sida, les meurtres et les tremblements de terre, mais cela ne les fait pas disparaitre pour autant, et je ne peux pas non plus les ignorer pour autant.


O' Brothers4.jpgDans le film "O' Brothers", les premières images montrent un camp de travaux forcés où des prisonniers noirs enchaînés cassent des pierres. Ils chantent la chanson "Po Lazarus" (https://www.youtube.com/watch?v=1Lz-whY0vWo) avec enthousiasme et frappent les pierres avec des merlins (masses) de manière synchronisée (un coup par mesure musicale). Cette scène imite les chants de travail (Worksong) des anciens esclaves afro-américains. Si dans le film les personnages principaux rencontrent Tommy Johnson à un carrefour au coin du feu en jouant "Hard Time Killing Floor Blues" (ce n'est pas un hasard, il a réellement existé).Tommy Johnson a été le premier bluesman à parler du "Pacte avec le Diable". Il a raconté qu'il avait rencontré le diable à un carrefour. Celui-ci lui a appris à jouer le blues en échange de son âme. Voici le film dans son résumé. "Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Dépression. Trois prisonniers (des quasi-demeurés) enchaînés s'évadent du bagne. Ulysse Everett McGill, tête pensante du projet, a convaincu ses deux compères d'infortune, le gentil et simple Delmar et l'éternel râleur Pete, de le suivre en leur faisant miroiter un trésor enterré dans son jardin, à la suite d'un braquage de banque. Et il faut faire vite, car dans trois jours, sa maison sera engloutie sous les eaux d'un barrage. Une aventure qui ne sera pas sans embûches, d'autant qu'ils sont poursuivis par le redoutable et mystérieux shérif Cooley…
O Brothers2.jpgDans le film, la chanson "Man of Constant Sorrow". (L'homme au chagrin constant), doit bien avoir deux ou trois-cents ans. https://www.youtube.com/watch?v=meCZ5hWNRFU

 

o_brother_pardoned.jpgDans le film, avec la chanson du concert en salle, où il y a une salle bondée, qui est un métissage entre la musique country et le yodel apporté jadis aux États-Unis par les colons suisses et du Tyrol autrichiens, et adaptée par les chanteurs traditionnels américains, à leur façon. "In the jailhouse now". (Dans la prison maintenant) montre au refrain Pete qui chante en Yodel. Le groupe des quatre musiciens est baptisé "The Soggy Bottom Boys". (Les Culs Trempés). https://www.youtube.com/watch?v=_W9uwNlmg2c 


batèmes.jpgDans le film, ont l'on voit la scène des fidèles blancs chrétiens, qui se font laver de leurs péchés dans une rivière par un pasteur. On y voit les fidèles chanter la chanson de gospel "Down in the river to pray", (Descendons dans la rivière pour prier) a cappella (sans instruments). Ce sont quelques paroles de cette chanson qui donnent son titre au film. "Oh brother, let's go down … in the river to pray" (Ô frère, descendons … dans la rivière pour prier).  https://www.youtube.com/watch?v=2qw6Hon013E

libertés.jpgAux Etats-Unis, il existe des prisons dans laquelle les règlements sont encore identiques aux bagnes des temps anciens. Les prisonniers portent des uniformes à rayures et sont enchaînés aux pieds. Ils exécutent également des travaux forcés au bord des routes. Les Etats-Unis, qui se considère depuis longtemps comme un exemple de liberté et de démocratie, détient depuis longtemps un record que les autres pays ne sont pas prêts de leur disputer. Le treizième amendement n’a pas aboli l’esclavage, ils l’a limité à ceux qui sont reconnus coupables d’un crime. Le gouvernement a mis en place un cadre pour permettre aux entreprises américaines d’utiliser comme main d’œuvre la population carcérale (s'ils refusent de travailler, ils sont enfermés dans des cellules d'isolement). https://www.youtube.com/watch?v=c1O2X890tig

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 07 mars 2016

L'influence de la musique

 http://appalaches.skynetblogs.be

musicien-prehistoire.jpgdanse.jpgDepuis quelques 8000 ans qu’elle existe, la danse a toujours et partout eu une origine sociale et religieuse. Pendant la préhistoire, elle a même occupé une large part de la vie de l’homme. Le processus d’adoption de la danse comme moyen d’expression a toujours été le même, à toutes les époques. Ainsi les danses retrouvées chez certains peuples d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud présentent les mêmes caractéristiques que celles exécutées plusieurs siècles plus tôt par l’homme préhistorique, européen ou asiatique. A l’origine, la religion, les rituels et les croyances ont constitué une part importante de la vie de l’homme qui exprimait, au moyen de la danse et le plus précisément possible les événements tels qu’il souhaitait les voir se dérouler. Si l’on peut évidemment imaginer nos ancêtres chantant, tapant dans leurs mains, jouant du tambour fabriqué à partir de bois ou de peaux, ou bien encore soufflant dans des trompes en corne ou en écorce, aucune trace de ces activités, aucun vestige de ces matériaux dégradables ne vient l’attester. Dès ses origines l’homme à été à la merci des phénomènes naturels tels que la pluie, le vent, la neige, le soleil et l’influence des périodes froides et chaudes sur les végétaux …Il a toujours redouté ces puissances et les à qualifié de surnaturels et de magique. La danse était pour lui un moyen d’attirer l’attention des dieux et une tentative d’apaiser ou de charmer les éléments. Il est très difficile de dater, même approximativement l'apparition de la musique. Par contre, la danse est une pratique ancestrale et a toujours existé. C’est la façon instinctive des humains d’exprimer ce qui est sacré pour eux (la vie, la mort, le cycle des saisons, la moisson, la pluie, le soleil, les animaux, la fertilité, la chasse, la guerre, etc.). La danse primitive, faisait partie des rituels de vénération qui permettaient aux hommes de communiquer avec le ciel. En passant par le médium de la danse chamanique, l’homme pouvait interagir avec les êtres divins, et pouvaient obtenir leur protection, couplée aux chants et à la musique, grâce à différentes danses exécutées, où l’état de transe peut être atteint. Par exemple, à l’aide de tournoiement, et la perte de la notion d’espace (sensation de vertige, dépossession de soi-même). A l’époque du Paléolithique (ancien âge de la pierre, Homo), les danses se référaient à la vie animale et les rites, ainsi que de la transe (chamanes, derviches, exorcismes) qui permettaient de sortir du monde visible et de communiquer avec les esprits, ce qui conférait à la danse un caractère sacré (le vent, le tonnerre, la maladie) et servaient également à communiquer avec les esprits et apaiser les démons. Elle c'est aussi manifestée dans la nature en tant que moyen de séduction ou d'expression pour assurer la pérennité du vivant et est présente à travers tous les âges et toutes les civilisations, d'ailleurs, les hommes primitifs dansaient déjà pour transmettre leurs idées, leurs émotions ou leurs croyances. Aujourd'hui, les gens dansent pour toutes sortes de raisons (se divertir, maigrir, besoin naturel de bouger, se montrer, faire des rencontres). Depuis longtemps, la danse a été mise en avant par toute autre forme d’art (en poésie, en musique, en peinture, en sculpture, au cinéma,…). Les premières traces de peintures évoquant des danses primitives datent de la Préhistoire (Paléolithique). Durant l’Antiquité, on retrouve plutôt la danse comme moyen de distraction, septante-cinq dansent qui ont été mentionnés dans les écrits des anciens (la phrygienne, la Cordax, la Choréa, le Pyrrhique, l'aposkélésis, etc.). Les Anciens, surtout les Grecs, avaient une foule de ces sortes de danses destinées soit à donner un attrait de plus à leurs festins, soit à les délasser de leurs travaux rustiques et autres, soit à terminer des fêtes de famille, naissances, mariages, obsèques, anniversaires, etc. Tantôt c'étaient des rondes, tantôt des pas, des gestes, des sauts ou même des tours de force cadencés, tantôt par de véritables pantomimes qui exprime les passions, les sentiments, les idées. Sorte de drame où les acteurs suppléent à la parole par le geste représentant sous une forme simple et naturelle, parfois comique ou même grotesque, les occupations, du peuple, ses amours, ses plaisirs et ses maux. Chaque contrée, chaque âge, l'un et l'autre sexe, chaque condition sociale possédait sa danse propre.

danse.gif
14 siècle.jpgAux 13 et 14ème siècles, La Chorégraphie vient du mot grec Khoreia (art d'écrire la danse), Le plus ancien ouvrage est de 1588, sous le titre "d'Orchésographie". La plupart se danse en ronde fermée, les branle simple en sont un parfait exemple, les danseurs se tenant par la main. On alternera si possible homme et femme au sein de cette ronde. Lorsque la musique commence, les danseurs ont les pieds joints et chercheront à les avoir ainsi à la fin de chaque pas, la ronde effectue alors une progression dans le sens des aiguilles d'une montre. Le principaux pas sont (simple à gauche, double à gauche, simple à droite, double à droite). Parmi les plus anciennes danses, on trouve (le branle, la basse danse, l'allemande, la courante, la gaillarde, la pavane, la volte, etc.).
Moyen age.jpgAux 15 et 16ème siècles, au Moyen Age, la Danse médiévale se développent un peu partout. On y retrouve la (Carole, l'Estampie, le Saltarello, la Tresque, le Branle, la Tarentelle,….). Les danses de l’époque de la Renaissance se diversifient peu à peu et certaines codifications viennent encadrer l’art de la danse. Diverses danses de cour et de bal sont dansées et se voient attribuer des chorégraphies et des noms variés (le Ballet de cour, la Canarie, la Volte, la Pavane, la Gaillarde, la Courante, l’Allemande, la Villanelle,…). C’est également à cette époque que les premiers maîtres de danse apparaissent, ils enseignent plusieurs matières, dont la danse et les bonnes manières. Aux 17 et 18ème siècles, les auteurs tel que Molière sont très en vogue (Ballet de cour, Opéra-ballet, Comédie-ballet) sont des divertissements incontournables.

danse baroque.jpgAux 17 et 18ème siècles, , la danse Baroque "appelée Belle danse" fait son apparition (la Loure, la Forlane, la Gigue, le Tambourin, le Passpied, le Menuet,…). les danses de l’époque de la Renaissance (le Ballet de cour, la Canarie, la Volte, la Pavane, la Gaillarde, la Courante, l’Allemande, la Villanelle,…), se diversifient peu à peu et certaines codifications viennent encadrer l’art de la danse. Diverses danses de cour et de bal sont dansées et se voient attribuer des chorégraphies et des noms variés. C’est également à cette époque que les premiers maîtres de danse apparaissent. Ils enseignent plusieurs matières, dont la danse et les bonnes manières.
Danse de Salon2.jpgAu 19ème siècle, la danse se veut romantique. Légèreté et danse aérienne sont de mise dans les ballets. Les Danses de Salon prennent différentes appellation et sont souvent issues des danses folkloriques provenant de diverses régions ou pays, des rythmes classiques puis viennois, qui se sont transformées et ont évolué au cours des modes et des générations avec les danses de couple, de bal et de société. Les Danses de Salon sont d’origine très différentes (Europe de l’est pour la Valse, la polka), (France pour la java, la Valse musette), (Argentine pour le Tango), (Cuba et le Brésil pour le Cha Cha Cha, la Samba, la Rumba), (l’Espagne pour le Paso Doble), (les Pays Anglo-Saxons pour la Quick step, le Foxtrot, le slowfox, le boston, le swing). La danse classique est en plein essor. Le tango apparaîtra à la fin du 19ème siècle.
charleston.jpgAu début du 20ème siècle, la danse Charleston (1900) est née dans le sud des Etats-Unis. Le charleston est à l'origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc. 
Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes endiablés du hot jazz. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis. Les partenaires sont face à face à la manière d’une position de danse traditionnelle Européenne. Le bras droit du danseur dans le dos de la danseuse, le bras gauche de la danseuse sur l’épaule ou le bras droit du danseur. La main gauche du danseur et la main droite de la danseuse paume contre paume, maintenues à hauteur de l’épaule. Les partenaires pouvaient maintenir un espace entre eux afin de laisser de l’espace pour des jeux de jambes ou danser buste contre buste dans une position plus fermée. Ensuite, dans la dernière moitié du 20ème siècle, le Hip Hop, le Break dance, et une multitude d’autres danses font leur apparition.

Alors-on-danse-le-casting.jpg

 

 Aujourd'hui, une logique poussée à l’extrême avec la techno des rave party (musique électronique Underground) qui se danse seuls au milieu d’autres danseurs isolés et contre les enceintes, mais l’état d’esprit général est, "tout le monde peut danser avec tout le monde", il n’y a donc plus de partenaire défini où chaque danseur peut draguer plusieurs partenaires en dansant au milieu d’un groupe ou en papillonnant d’un partenaire à l’autre, il n'est donc pas indispensable dans une société qui est individualiste d'apprendre à danser pour briller sur la piste. L'Homme des temps modernes est multiple, ils ont tous en communs ce besoin exacerbé de s'assumer, d'être le plus beau, le plus performant et de le montrer en mettant en avant l’individualisme au profit de la collectivité. Les participants ont le choix entre danser, boire ou discuter, le tout conditionné par l’apparence et la séduction. La culture techno permet de bouger sans se demander si cela correspond à un modèle ou à un code.

le tango.jpgLe Tango (rioplatense,1850 et 1900) est d'origine argentine (Buenos Aires). D'un mélange de nombreuses formes musicales européennes, de la musique latino-américaine (comme l'Habanera) et d'une rythmique africaine (Milonga, Candombe, Murga). Le Tango Argentin est d'abord une marche, principalement sur les temps forts de la mesure. Un pas de base se fait sur quatre mouvements. On compte, lent pause, vite, vite, lent (en anglais slow, quick, quick, slow). Les danseurs se font face car leurs pas sont réalisés en miroir l'un par rapport à l'autre pour le pas de base. Les partenaires sont en position fermée mais leurs genoux sont imbriqués (légèrement pliés). Le danseur met sa main droite dans le dos de sa partenaire et sa main gauche à la hauteur des yeux de celle-ci, la danseuse pose sa main gauche sous l'omoplate droite de son partenaire et sa main droite dans la main gauche de celui-ci. Pour plus de style, une légère vrille à droite du buste par rapport au bas du corps peut être maintenue. La position de base s'accompagne d'une légère flexion des genoux pour les deux partenaires. Le tango se danse autour de la salle le long de la ligne de danse et les danseurs interrompent de temps en temps leur progression à l'occasion d'une figure stationnaire. La musique du tango pourrait être résumée ainsi "une rythmique afro, des musiciens italiens jouant sur des instruments allemands, des mélodies d'Europe de l’Est avec des paroles qui viennent des zarzuelas espagnoles".

Balboa.gifLe Balboa  (1920) est une danse faisant partie de la famille des danses swing. Née sur la côte ouest des Etats-Unis, dans la péninsule de Balboa (San Diego). Elle se danse le plus souvent en 8 temps sur des musiques swing, et ses jeux de jambes sont plus particulièrement dansé sur des musiques aux tempos variés, même sur des tempos très lents. Le pur Balboa se danse dans une position très rapprochée, position fermée, car à l'origine les salles de danse "Ballroom" était très fréquentées et l'espace devenait restreint.

Bibop.jpgLe Hip-hop  (fin des années 1920), ancêtre du Rock est une danse de rue en couple qui s’est développée dans la communauté afro-américaine de Harlem (New York), en parallèle avec le jazz et plus particulièrement le swing. En pratique, c’est une danse de couple qui se danse sur des tempos très variés, du lent au très rapide sur un pas de base en 8 temps. A partir des années 1900, c’est un mélange de plusieurs danses provenant des quatre coins des États-Unis (le charleston, le breakaway et le collegiate).Le Lindy Hop utilise les mouvements improvisés des danses africaines avec la discipline de la structure en 6 et 8 temps des danses européennes. La main en position "baise-main" (pour pouvoir bouger plus facilement la main de la danseuse et avoir une bonne prise de main), le bras à angle droit "tonique" (ni crispé, ni mou, ni trop en extension pour que toute l’information passe), le buste tenu (une pression sur la main de la danseuse doit obligatoirement la faire reculer ou tourner), en léger contrepoids l’un par rapport à l’autre, assurant la "connexion" entre les deux danseurs et une position légèrement fléchie.

rock.jpgLe Rock (1950) qui signifie "balance et roule" est une musique principalement issue du sud des Etats-Unis. Il prend ses racines dans le rock'n'roll des années 1940 et est influencé par le rhythm and blues, la country, le folk, le blues, le jazz et la musique classique. Les paroles des chansons de rock'n'roll expriment et encouragent la consommation, l'amusement, la joie de vivre (vivre au jour le jour), et les plaisirs du corps. Le pas de base du rock'n'roll est fondé sur deux pas chassés (3 et 4 sur la gauche, puis 5 et 6 sur la droite, et un rock step (pas arrière) sur les temps 1, et 2 transfert du poids du corps). Dans la famille du rock, on trouve également le rock sauté où rock acrobatique avec ses jetés de jambe qui est issu du rock à 6 temps, où les partenaires se lâchent afin d’effectuer des acrobaties impressionnantes.

cha-cha-cha.jpgLe Cha-cha-cha (1954), d'origine cubaine. Ressemble un peu à la rumba dans son pas de base, l'introduction des trois "cha" successifs et rapides donne une allure toute autre à la danse (Ce mot imite le son de frottement produit sur le plancher par les trois pas). Les danseurs se font face car leurs pas sont réalisés en miroir pour le pas de base. Les partenaires sont en position fermé, le danseur met sa main droite dans le dos de sa partenaire et sa main gauche à la hauteur des yeux de celle-ci, la danseuse pose sa main gauche sous l'omoplate droite de son partenaire et sa main droite dans la main gauche de celui-ci. Comme dans toutes les danses latines, c'est le garçon qui guide la fille. Le danseur avance son pied gauche en transférant le poids du corps vers l'avant (danseuse recule pied droit). Ensuite, le danseur re-transfère le poids du corps vers l'arrière (le pied droit - danseuse pied gauche). Le danseur exécute un chassé vers la gauche (la danseuse vers la droite) ou un cha-cha-cha . On recommence alors en inversant les rôles entre danseur et danseuse. 

 

West  coast.jpgLe West coast swing (1950),origine des Etats-Unis, également appelé "Slow swing" est la danse officielle de la Californie (Ouest). Le West Coast Swing est une danse à deux de style swing, issue du Lindy Hop. Cette danse se pratique sur un vaste éventail de styles de musique (pop, funk, dance, country, jazz, blues, RnB, disco, ...). En West Coast Swing le tempo de base est plus lent que le rock, la connexion s'effectue en général avec la main gauche du cavalier tenant la main droite de la cavalière. En s’écartant, en reculant l’un par rapport à l’autre, le couple créé une légère tension. Le bras est complètement relâché, avec une légère résistance pour contrer la tension (tout en conservant le cadre, ici en particulier, le verrouillage de l'épaule). La fille a un grand rôle à jouer, en particulier sur les derniers temps d’une variation, elle doit gérer la distance avec son cavalier, notamment lors du pas d’ancrage (anchor step). Le pas de base en 6 temps (pas de base classique), "1.step 2.step, 3.triple-4.step, 5.triple-6.step", le dernier triple-step étant le fameux "Anchor step". C'est le premier pas de base qu'on apprend, il permet d'exécuter la plupart des variations en 6 temps (push-break, under arm, etc.).

danse latine.jpgLa Salsa (1960, qui signifie sauce), est une danse voisine du mambo, d'origine dominicaine ou portoricaine (dite également "salsa-mambo")ayant des racines cubaines, Porto Ricaine, Venezuela, Mexicaine, Colombienne. Les danseurs sont en position fermée. Certains danseurs de salsa enserrent la taille de leur partenaire dans leur bras droit et posent leur main droite sur la hanche gauche de la danseuse, les deux partenaires sont alors collés l'un à l'autre. L'autre position, plus classique dans les danses latines, où le danseur met sa main droite dans le dos de sa partenaire. Il est à noter que la ressemblance avec le mambo est présente et que la rythmique est identique. La salsa est une danse improvisée qui respecte des pas de base, qui se danse généralement à deux, où le garçon guide la fille. La salsa se danse en 8 temps avec 6 temps dansés et 2 temps de pause (4 et 8). Les pas du cavalier et de la cavalière s'effectuent en miroir lorsque le cavalier effectue les pas des 4 premiers temps, la cavalière effectue ceux des 4 derniers, qui sont inversés (1,2,3,( ),5,6,7,( ). Par exemple, si le cavalier déplace son pied gauche, la cavalière déplace son pied droit.

madison 2.jpgLe Madison (1960),fait partie des nombreuses danses en ligne comme la line dance country. Il s'agit d'une danse qui se pratique en ligne, seul ou en couple, et qui a démarré à Philadelphie. Au démarrage, les danseurs sont les uns à côté des autres sur plusieurs lignes, de nos jours il se danse sur quatre séries de quatre pas sur un rythme 4/4 (16 temps au total). Au bout des 4 mesures, le danseur effectue un quart de tour vers la droite et recommence face au mur suivant (le twist, le hully-gully, la pachanga).

tempo.JPGCompter le tempo (temps) d'un morceau de musique, c'est évaluer sa vitesse. Quelle que soit la danse (rock'n'roll, salsa, cha-cha, merengue, bachata, line dance country, etc.), les musiques sur lesquelles elle se pratique ont des tempos très différents, allant de très lents à très rapides. Voici deux vidéos, dans la première une démonstration de rock'en'roll. On a l'impression que l'image et le son est décalés tellement ce qui est dansé ne semble pas correspondre à la musique. Un peu comme si les danseurs entendaient mal, et pourtant la musique est audible mais le tempo n'est pas approprié. Dans l'autre la qualité de cette synchronisation avec des danseuses qui n'entendent pas la musique et pourtant elles dansent en harmonie avec elle. Mais ou on est surpris, c'est quand on apprend que la plupart de ces danseuses sont....sourdent ! Et pourtant elles dansent d'une manière parfaitement rythmée et en musique. (les personnes sourdes ou malentendantes perçoivent la musique par le biais des vibrations).

 


musique.jpgNous nous croyons libres mais en réalité, à longueur de journée, nous sommes sous l'influence, de la pub, de la musique et de toutes sortes de stimulations ou pressions quotidiennes. La musique offre une communication universelle très puissante, elle synchronise les cerveaux, modifie l’humeur, les comportements, et est plus qu’appréciée en séduction. Des études neuromarketing permettent même de prévoir quelle musique va plaire et quelle musique va être achetée. Ce pouvoir de la musique n’est bien sûr pas resté inexploité. La célèbre “musique d’ascenseur” est diffusée dans les commerces pour calmer les clients et les inciter à prolonger leur présence dans le magasin, jusqu’à ce que l’heure de fermeture approche où elle est remplacée par une musique plus entraînante. On peut dire que l’écoute de nos musiques favorites agit sur notre corps de la même manière qu’une drogue. Cependant le taux de dopamine créé est différent pour chacun d'entre-nous, nous ne sommes pas tous égaux face à "l’orgasme musical". La question est la même pour tous les types de musique, au heavy métal et du hard rock (stress et tension) en passant par la musique classique, ainsi que la douceur des mélodies (l’harmonie règne). Aujourd’hui la musique jouée et appréciés du public semble être davantage destinée à exciter qu’à calmer, à agiter qu’à apaiser.

CigaleEtLaFourmi.jpgCette fable animalière très connue, "La Cigale et la Fourmi" n’est pas explicite, mais le lecteur la devine (il ne faut pas compter sur l’aide des autres). La cigale n’a pas de nourriture pour l’hiver parce qu’elle a fait de la musique et de la danse tout l’été. Aujourd’hui, il ne s’agit ni de la fourmi ni de la cigale de la fable mais de cigales (artistes du cinéma, de la chanson, de la mode, du sport, elles chantent, dansent, jouent…) qui gagnent beaucoup d’argent, vivent dans la dépense mais qui aussi accumulent. On peut s’interroger également sur les attitudes, en apparence contradictoires, de la jeunesse d'aujourd’hui qui bien souvent, semble attirée par la dépense, la consommation de loisirs en même temps que très soucieuse de son avenir.

Écrit par Country francismarie dans Musiques & divers | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 29 février 2016

Existe-t-il un droit à l’oubli pour les criminels.

 http://appalaches.skynetblogs.be/

Tous les peuples ont dans leur histoire des pages que l’on voudrait voir disparaître pour l’honneur de l’humanité. Quand on relit les tristes annales de ces temps troublés, on assiste à une suite non interrompue d’exécutions et de massacres. Innocentes ou criminelles, les victimes sont confondues dans l’ignominie du supplice, l’échafaud est toujours dressé et le gibet reste en permanence.  

pendaison aux moyenage.jpg

pendaison1.pngUne pendaison est toujours une "lente agonie", durant laquelle la mort ne survient qu'au bout de longues minutes, parfois plus de dix minutes, et le condamné est secoué de spasmes, ses jambes cherchant désespérément un appui. Appelé "Gigoter au bout de la corde" ou encore "danse des pendus", ce spectacle réjouissait les nombreux spectateurs des pendaisons publiques. La pendaison existe depuis des temps très anciens, les premiers écrits la décrivant se retrouvent dans l’antiquité, ainsi les Egyptiens et les Hébreux utilisaient la pendaison comme un acte judiciaire pour punir les blasphémateurs. Les Romains utilisaient également la pendaison comme acte judiciaire. Dans la religion chrétienne, la première mention de la pendaison est le suicide de Judas Iscariote un disciple de Jésus de Nazareth. La trahison de Judas a toujours été un scandale pour la conscience chrétienne, une énigme que l'on a essayé de déchiffrer, mais qui reste, par bien des côtés, insoluble. Au Moyen- âge, Judas Iscariote apparaît comme la figure du damné. L'acte de pendaison et plus largement le suicide de Judas apparaît le plus souvent comme un juste châtiment qui se poursuit éternellement. Le Moyen-âge fut l’âge d’or et l’apogée de toutes les formes de tortures et de mises à mort. Durant cette période la pendaison était de loin la méthode la plus répandue. Les exécutions publiques attiraient toujours une foule considérable de curieux. exécution.pngLes pendaisons étaient devenues de véritables spectacles populaires ou le bourreau était appelé à mettre en avant son "art" mais également, sa "mise en scène". On pendait surtout les voleurs. Parfois, la mort par bûcher était précédée de la pendaison afin d'éviter trop de douleurs à la victime (pratique dite du retentum). L'échafaud fut surnommé "l’Abbaye de Monte-à-Regret". Cette expression date du XVIIe siècle. Son terme "Regret" qui veut dire probablement de "à regrès" (à reculons), car on faisait monter le condamné à l'envers vers la potence avant de lui passer le noeud de chanvre autour du cou. D'autre part, les condamnés étaient exécutés nus, et l'on voyait le membre viril entrer en érection et éjaculer, pendant que le pubis des femmes gonflait et bleuissait par accumulation de sang. Le signe de la Croix viendrait de cet état des suppliciés. Les muscles se décontractaient et la vessie ainsi que l'intestin pouvaient se vider. Lors de la montée du puritanisme, en certains lieux il fut décidé d'émasculer les condamnés et de faire porter une jupe aux condamnées. Ainsi, au Moyen-âge et bien après, on condamna à la pendaisons des vaches ou des truies, qui se voyait reprocher un délit, un crime ou un dommage comme il l'aurait été à un être humain. Les sentences de plusieurs procès l’attestent, ils ont existé en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Espagne, au Portugal et même en Amérique. La procédure pratiquée contre les animaux (considérés comme des êtres créés par Dieu), ainsi que le châtiment qu’on leur faisait subir étaient sensiblement les mêmes que ceux employés à l’égard de l’homme. L'exécution de ces arrêts se faisait publiquement et avec la même solennité que pour les criminels.

la pendaison de.jpgLors de la "Conquête de l'Ouest" aux États-Unis, on pendait énormément de gens, surtout les voleurs, les tricheurs aux jeux, et autres hors-la-loi. Par exemple, un cheval qu'on lançait au galop (utilisées lors des lynchages des hors-la-loi), une chaise que l'on faisait tomber (utilisées lors des lynchages des hors-la-loi). L'autre méthode, qui était surtout utilisée lors des lynchages aux Etats-Unis, consiste au contraire à hisser le condamné en tirant sur la corde. Il s'agit d'ailleurs plus d'un étranglement que d'une pendaison. Là encore, l'agonie est longue et douloureuse. Enfin, le "long drop" dont la potence était surélevée et comportait une trappe à deux battants. Les bras liés dans le dos, le condamné était placé juste au-dessus de la jonction entre les deux panneaux articulés de la trappe. On lui ligotait ensuite les pieds et on lui mettait une cagoule sur la tête. On lui passait la corde au cou de façon à ce que le noeud se trouve sur le côté gauche de la mâchoire inférieure (afin d'assurer la rupture des cervicales lors de la chute). L'autre extrémité de la corde était enroulée en spirale autour de la potence. Enfin, le bourreau actionnait un levier qui ouvrait la trappe sous les pieds du condamné. Au fur et à mesure de la chute du corps, la corde se déroulait (la longueur de la corde devait être proportionnelle au poids et à la taille). Au moment où la corde se tend, la force de la chute brise les cervicales du malheureux qui meurt instantanément.

Le juge Isaac Parker.jpgamérique.jpgDans les années 1800, la pendaison était la seule méthode d'exécution utilisée par le tribunal fédéral à Fort Smith. Le juge Isaac Parker qui était connu pour être impartiale et qui à son époque à été le record-man des pendaisons durant son règne pour la zone occidentale de l'Arkansas. En raison de sa loyauté au parti républicain pendant ses quatre ans dans le Congrès. En 1875, Isaac Parker, a été nommé comme juge en chef de la Cour suprême du Territoire d'Utah par le président Grant. Sa première tâche était de rétablir la réputation de la cour suite au bail corrompu de son prédécesseur, et est décidé de faire appliquer pleinement la loi dans un territoire de non-droit comprenant des réserves indiennes (le futur Oklahoma). S'ouvre fin août le procès de dix-huit meurtriers, le jury en déclare quinze coupables et condamne huit d'entre eux à être pendus haut et court (l'un des assassins s'évade, et est abattu), un autre est commuée à la prison à vie en raison de son jeune âge. Puis il y a trois Blancs, Evans, James Moore et John Whittington. Deux Cherokees, Smoker Mankiller et Samuel Fooy. Un Noir, Edmond Campbell (le 3 septembre 1875, ils sont pendus à Fort Smith). Pendant ces années, le juge a commencé à jouer un rôle actif dans la communauté de "Forgeron de Fort", en faisant régner la loi dans l'Ouest. Le juge Parker, souvent critiqué pour sa rigidité, sympathisait avec les victimes et leurs familles, mais pas avec les criminels qui sont transférés à Fort Smith pour y être pendu (six pendus à la fois). Le juge Parker surnommé le "Hanging Judge" (pendaison du Juge), pour son bilan durant sa magistrature fédérale a jugé sur 21 ans, 13.490 cas. Dans les 9.454 condamnations, il y a eut 160 condamnés par pendaison (156 hommes et 4 femmes), 79 ont été pendus, les 81 autres condamnations sont mort pendant leurs incarcérations, ou ont été graciés. Le "Hanging Judge" est un homme sévère mais juste, qui s’investit beaucoup dans son travail, il siège six jours sur sept, jusqu'à dix heures d'affilée (il n'expédie pas les dossiers au plus vite, mais s'instruit avec impartialité). Son bilan est impressionnant, Parker n'est pas pour la peine de mort, il la prononce uniquement pour faire reculer le crime dans cette contrée où la loi est pratiquement oubliée. A une journaliste, il déclare. "Ce n'est pas la sévérité de la peine mais plutôt la certitude de la punition qui fait reculer le crime". Et quand on l'accusera d'avoir pendu plus de personnes que quiconque, il répond  "Je n'ai jamais pendu un homme, c'est la loi qui l'a pendu". Moi je ne suis que l'instrument". Sa réputation de juge (il était pour l’abolition de cette peine de mort) ne l'empêche pas de participer pleinement à la vie communautaire de Fort Smith. Il siège au bureau de l'école et de l'hôpital. Après 21 ans, il abandonne son poste de juge. Quelques semaines plus tard il meurt de coliques néphrétiques (obstruction des voies urinaires).

les assassins.JPGLes exécutions était généralement programmée le vendredi après-midi. Présent à chaque exécution les fonctionnaires de la cour, des médecins, et des ministres. Après un court service religieux, les condamnés avaient l'occasion de parler. Puis, les bras et les jambes de chaque homme lié, le noeud ajusté, un capuchon noir placé au-dessus de leur tête,  la trappe était alors ouverte. George Maledon (1830-1911), connu comme "le prince des bourreaux", a servi de bourreau à plus de la moitié des condamnations de Fort Smith. Les exécutions à Fort Smith ont été ouvertes au public de 1873 à 1876, au cours de ces années, des foules allant jusqu'à deux à sept mille personnes étaient présentes pour certaines exécutions. En 1878, une clôture (enceinte) a été construite autour de la potence pour limiter le nombre de spectateurs.

Pays appliquant la peine de mort.jpgPays appliquant la peine de mort (Etat-Unis (Texas, Alabama, Arizona, Caroline du Sud), Afghanistan, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Autorité palestinienne, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Belize, Biélorussie, Botswana, Chine, Comores, Corée du Nord, Cuba, Dominique, Egypte, Émirats arabes unis, Ethiopie, Gambie, Guatemala, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jamaïque, Japon, Jordanie, Koweït, Lesotho, Liban, Libye, Malaisie, Nigeria, Oman, Ouganda, Pakistan, Qatar, République démocratique du Congo, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Singapour, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie, Taïwan, Tchad, Thaïlande, Trinité-et-Tobago, Vietnam, Yémen, Zimbabwe).
Pays respectant un moratoire sur les exécutions (Algérie, Bénin, Birmanie, Brunei, Burkina Faso, Cameroun, Congo (Brazzaville), Corée du Sud, Érythrée, Ghana, Grenade, Kenya, Laos, Liberia, Malawi, Maldives, Mali, Maroc, Mauritanie, Mongolie, Nauru, Niger, Papouasie-Nouvelle-Guinée, République centrafricaine, Russie, Sierra Leone, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tanzanie, Tonga, Tunisie, Zambie).
Pays l’ayant aboli pour les crimes de droit commun (Brésil, Chili, Israël, Kazakhstan, Pérou, Salvador).

l-euthanasie-d-accord-.jpg

euthanasie.jpgDifficile de trouver des gens ou des organismes qui se revendiquent ouvertement pour la peine de mort. Là où les abolitionnistes clament haut et fort leur point de vue, ceux qui sont favorables à la condamnation à mort se font plus discrets. Cependant, les arguments des défenseurs de la peine de mort sont multiples. (La peine de mort a un effet dissuasif. Elle assure la sécurité de la population. Aucune récidive n'est possible. Pour les familles des victimes, il est plus rassurant).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_tueurs_en_s%C3%A9rie#Canada   .

 

 Euthanize-.jpgIl s’agit de préserver le reste de la société, de faire des économies, et de permettre aux individus d’être soulagés de leur propre fardeau de dégénérescence (perdre les qualités de sa race). Rien de bien nouveau depuis César et la Guerre des Gaules en matière de propagande, mais a-t-il vraiment changé de visage, Baal (dieu phénicien) auquel on offre des sacrifices d’enfants est-il si différent de Mammôn (mot araméen désignant richesse, argent) ou du Veau d’Or (symbole de l’idolatrie), qui impose ses règles de rentabilité ? Le procédé est bien connu de nos politiciens. Faut-il gommer l’euthanasie pratiquée par les Nazis pour ne pas troubler la bonne conscience de ceux de nos contemporains qui veulent soulager les souffrances en légalisant "une mort douce ou miséricordieuse", mis en exergue pour susciter l’émotion, la pitié et finalement l’assentiment de l’opinion publique. Une des caractéristiques du régime nazi est de préparer les esprits à l’eugénisme et à l’élimination des individus par des arguments compassionnels, notamment grâce au cinéma. Entre1935 et 1937, l’Office politique et racial national socialiste produit cinq films muets comportant "des scènes propres à horrifier le public allemand et à le convaincre de la nécessité d’éliminer la lie de la société pour le bien de la population tout entière". Réalisé en 1936, Erbkrank (maladie héréditaire) est tellement apprécié par Hitler qu’il en commande une suite avec une bande son, Opferder Vergangenheit (Victime du passé), diffusée en 1937 dans tous les cinémas allemands. Deux films pro-euthanasie sont symboliques de cette "compassion" mise en avant par le régime nazi. Leben Ohne Hoffnung (Une vie sans espoir), sorti en 1939, s’achève sur ces mots. "N’est-ce pas l’exigence de la charité qui délivre ceux que tu ne peux guérir!". Mais le plus abouti est "Ich klage an" (J’accuse). Réalisé en 1941, il met en scène une mère de famille allemande, Hanna Heyt, atteinte de la sclérose en plaques. Elle affirme clairement qu’elle ne veut pas passer ses derniers jours dans un état végétatif. Thomas, son mari, en accord avec son médecin, lui administre une dose mortelle. Poursuivi en justice, il accuse la loi de ne pas avoir pu secourir sa femme dans ses souffrances. La défense conclut que la loi doit être modifiée afin de permettre le meurtre par compassion lorsque des motifs humanitaires le justifient. Le rapport fait par la Sicherheitsdiens (Sécurité SS ou SD) indiquent que le film a été favorablement reçu par la majorité des nazis, aussi bien que la plupart des médecins, en acceptant ces meurtres volontaires. En 1946, lors des procès de Nuremberg, les médecins qui pratiquaient l’euthanasie des personnes handicapées ont été condamnés. Ces condamnations ont fondé l’éthique médicale contemporaine. En ce sens, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), avait clairement confirmé l’interdit éthique de mettre fin à la vie d’un patient. La politique d’euthanasie à grande échelle menée par les nazis en Allemagne s’appuie sur l’idéologie eugéniste (à améliorer l'espèce humaine), visant à l’assainissement de la population. Elle se distingue néanmoins de ce terreau initial en convoquant des arguments économiques et, surtout, compassionnels. Aujourd'hui, la course à l’élimination des personnes en souffrance se poursuit de la même manière, ce qui nous rapproche sur une légalisation plus moderne de la "mort par compassion". Cet effet moutonnier tente de persuader la société d'adopter une idée en insinuant que "l'aide à mourir" (euthanasié) est déjà appliquée ailleurs pour cette idée "d'assassin". Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité, cette technique permet de préparer l'auditoire en refusant de garantir le droit à la vie et aux soins. 


images.jpgLa vie doit être accueillie comme un don. Nous la recevons de nos parents et, au-delà de nos parents, nous la recevons de Dieu lui-même. De quel droit et selon quels critères pouvons-nous juger à la place du malade (je ne parle pas des assassins). Nous ne disposons d'aucun critère qui nous permette de quantifier la valeur de la vie humaine, ni la mienne, ni celle d'autrui. Ainsi, face à quelqu'un qui me fait part de sa décision de se suicider, je puis adopter deux attitudes très différentes. "Ou bien je me rends chez le marchand de cordes pour lui acheter une corde et l'aider à se pendre, ou bien, de manière plus humaine, je m'approche de lui, je discute avec lui et j'essaie de lui faire comprendre qu'il a encore de la valeur aux yeux de certains, quelles que soient les difficultés dans lesquelles il se trouve et qu'on est disposé à porter avec lui".

 

 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

samedi, 20 février 2016

L'être humains dans le monde animal.

http://appalaches.skynetblogs.be/

ferme.jpgDe nos jours, la plupart des grands animaux vivent dans des fermes industrielles. Nous imaginons que notre planète est peuplée de lions, d’éléphants, de baleines, de pingouins, d'ours, etc. C’est peut-être vrai sur la chaîne National Géographic, dans les films Disney et dans les contes pour enfants, mais cela ne l’est plus dans le monde réel. Le monde est habité par environ un milliard de cochons domestiqués, 1,5 milliard de vaches domestiquées et 20 milliards de poulets. Nous adorons nos chiens et nos chats domestiques, raffolons des dessins animés ou des films animaliers, et cependant notre comportement à l’égard des animaux en général prouve notre insensibilité et notre complicité passive devant leur immense souffrance. Ils n’ont pas été faits pour les humains, pas plus que les noirs ont été faits pour les blancs ou les femmes pour les hommes. Enfin, lorsque l’on sait qu’un hectare de terre arable permet de produire vingt tonnes de pommes de terre contre seulement cinquante kilos de viande, on comprend dès lors le sentiment d’orgueil qui doit nous envahir. Malgré la mal bouffe qui envahit le tiers de l'Humanité, laissant les deux autres crever de faim et de soif. Bref, l'être humain se vante de son intelligence, où il est de bon ton de tout critiquer et surtout de se déclarer incroyant, mais en fin de compte nous sommes une bonne partie soit destructeurs, soit égoïstes, soit ignorants. cannibal.jpg

on mange quoi.jpgLes êtres humains ont toujours eu besoin de ressources naturelles pour se nourrir, se couvrir et s’abriter. Mais aujourd'hui l'humanité vit au-dessus de ses moyens. Notre planète montre des signes d'essoufflement, parce que l'Homme continue de saccager les forêts et de polluer les océans, parce que nos sociétés prônent la consommation à outrance en créant de faux besoins. Les ressources naturelles de notre planète s'épuise plus vite qu’elles ne peuvent se renouveler (en d’autres termes, nous vivons à crédit). En 1960, une épicerie proposait 2.000 produits différents, aujourd’hui, un supermarché en propose plus de 15.000 produits différents. Partout, on peut acheter des aliments venant des quatre coins de la planète et, en toute saison. Qui s’étonne aujourd’hui de manger des fraises et des tomates à Noël. Les animaux sont réputés agir d'instinct, un chat qui chasse une souris, ce n'est pas de la cruauté c'est de l'instinct, il n'a pas conscience du mal qu'il cause à celle-ci. ("L'homme est le seul à savoir ce qu'est le "bien et le mal"). Aujourd’hui, l'attitude qu'a l'homme occidental moderne à l'égard des animaux est paradoxale, pratiquement tous les peuples sont plus ou moins barbares envers les animaux, ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense, il y a aussi des génocides d'animaux (le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). Tout s’est compliqué le jour où l’homme est devenu consommateur. En effet, ce n’est pas le progrès qui a détruit notre planète, c’est surtout le règne d’une société de consommation qui, peu à peu, a sombré dans l’excès. L'habitant des grandes villes ne voient plus les animaux que sous leur aspect de chair morte qu'on lui vend chez le boucher. Maintenant, une vache est un laboratoire vivant (...), le cochon est un produit sélectionné qui fournit une quantité de lard conforme au standard. La poule errante et aventureuse est incarcérée. Ainsi, le rôle des animaux varie suivant les cas. On mange du jambon en tranche, on boit du lait contenu dans un carton carré, aseptisé, blanchit, nettoyé, traité. La viande est ronde ou en cube, ficelée, emballée sous cellophane. Elle a de moins en moins d'odeur, de goût ou de saveur. On ne sait plus très bien d'où elle provient et l'on est étonné et attendrit de voir la tête de nos bambins au salon de l'agriculture, qui découvre enfin que le lait ne se fabrique pas dans une usine, mais sort bien du pis de la vache. On ne sait plus qu'une poule a des plumes et deux pattes, que le cochon a un groin. On pense que le beefsteak vient du boeuf, sans savoir comme au temps jadis que la vache y est pour beaucoup. La civilisation perd donc le contrôle de la provenance des aliments qu'elle consomme.Tous les animaux sont utiles à l'homme, parce qu’ils nous aiment, nous gardent et qu’on les bouffe. L’alimentation de votre chat et de votre chien ne pouvant plus servir à la consommation humaine prennent le chemin de l’alimentation de nos animaux de compagnie, les sources d’approvisionnement sont pour ainsi dire inépuisables et généralement sous la forme de farine de viandes, dont la provenance est occultée. (becs, plumes, pattes, excréments de volailles ou sabots, peaux, urines, glandes mammaires, tumeurs, matières fécales, etc.). Les graisses animales entrant dans la composition des croquettes et des boîtes, sont achetées auprès de sociétés d’équarrissage (animaux de fermes malades ayant été traités par des médicaments divers dont des antibiotiques, euthanasiés pour des raisons diverses ou encore en putréfaction, on retrouve également des aliments périmés provenant de différentes grandes surfaces). N’oublions pas non plus la dose de colorants chimiques intégrés pour leurrer les propriétaires d’animaux sur la qualité de la nourriture. http://www.lhommeetsonchien.com/#!coup-de-gueule/c2mt . la gélatine.jpgLe vaccin contre la variole a permis de franchir pour la première fois la barrière d’espèce en introduisant directement dans le corps des gènes provenant d’un animal malade. Dès cet instant, l’homme a bouleversé l’écosystème en facilitant le passage de micro-organismes d’une espèce à une autre. La barrière d’espèce étant franchie, commença alors l’animalisation de l’homme. Cet aspect de la vaccination n’est jamais prise en considération par les scientifiques alors qu’il initie tout un ensemble de phénomènes contre-natures, dont nous ne mesurerons les conséquences que dans plusieurs dizaines voire quelques centaines d’années. Il y a quelque temps, le Washington Post signalait que, dans le Minnesota, des porcs avaient du sang humain dans les veines, dans le Nevada, le foie et le cœur de certains moutons étaient des organes humains et en Californie, des crânes de souris contenaient des cellules humaines. Plus récemment, le très sérieux journal anglais "The Guardian", publiait un article inquiétant sur les premiers embryons issus de l’hybridation homme-animal. Nous ne sommes pas dans un conte imaginaire, mais sommes confrontés à des créations réelles, issues de la "science" (sous l’excuse de la recherche cellulaire), elles résultent de l’expérience selon laquelle on ajoute des cellules humaines, non à l’embryon, mais au fœtus animal en cours de formation. Les scientifiques ont nommé ces créatures "chimères", d’après la créature mythique grecque qui possédait la tête d’un lion, le corps d’une chèvre et la queue d’un serpent. Il est vrai que les personnes qui ont reçu un organe transplanté provenant d’un porc ou d’une vache sont les premiers expérimentateurs de cette méthode, mais le "chimérisme" devient plus inquiétant lorsqu’il implique le développement d’organes humains dans le corps de l’animal. (la planète des singes ne semble pas si farfelues). Il y a de fortes chances que les Européens consomment déjà de la viande issue d’animaux clonés sans le savoir.

allaitement-porcelets-.jpg

Voici une histoire réelle. "Je suis à l'abattoir et je vais bientôt mourir. Déjà, quelques-uns de mes compagnons de voyage ont été dirigés vers la chaîne d'abattage et je n'ai plus beaucoup de temps pour vous raconter ma triste vie de cochon".

cochon.jpgJe me nomme Léon et ma mère s'appelle Sidonie. Je n'ai pas eu une existence heureuse mais la sienne fut pire. Reproductrice, elle a toujours été considérée "comme une vivante machine à produire des saucisses" ainsi qu'elle entendit une fois le fermier le reconnaître froidement. Elle n'a connu que l'insémination artificielle, privée des contacts si naturels avec les autres individus de son espèce. Puis elle a été envoyée pendant quatre mois, presque toute la durée de sa gestation, dans un box individuel où elle ne pouvait que se lever ou se coucher, mais pas se retourner, s'étirer ou se gratter, car elle y était enchaînée: moins on bouge, moins on dépense d'énergie et moins on a besoin de nourriture, et tout cela dans une obscurité complète, ou presque. Une semaine avant notre naissance, on l'a menée dans une petite niche de mise-bas qui comporte un étroit système métallique destiné à l'empêcher de nous écraser en se couchant, et qui nous laissait tout juste l'accès aux mamelles. Cette cage nous stressait terriblement les uns et les autres. Sidonie nous raconta comment, au moment de l'emprisonnement, elle se jetait sur ces barres d'acier et hurlait de désespoir, elle qui aurait tant voulu nous préparer un nid, comme le font les truies d'habitude; elle qui aurait fait plus de 30 km dans la nature à la veille de son accouchement pour trouver ce nid douillet. A cause de sa frustration, elle mordait le métal et tentait vainement de se libérer, au point de se faire des plaies, et elle bavait parfois avec les pupilles dilatées. Comment résister à la folie de cette impossibilité totale de se mouvoir ou d'assister ses petits à leur venue au monde ? Elle nous dit que ces barreaux perturbaient tellement les truies qu'il y avait assez souvent des porcelets mort-nés dans leurs portées. Lors de l'allaitement, elle ne pouvait même pas s'occuper de nous comme n'importe quelle mère le fait avec ses enfants. Elle ne pouvait même pas nous voir, sauf lorsque nous nous approchions de son groin. Pourtant cette cage n'est pas justifiée car elle ne nous aurait jamais écrasés dans des conditions normales, pas plus que, chez nos proches cousins les sangliers, une laie ne le fait pas avec ses marcassins. Mais il n'y avait pas de place pour des raisons de "productivité", de "rendement", les fermiers ayant préféré entasser un maximum d'entre-nous dans le bâtiment. Le sol était soit de ciment nu, soit, pour nous, un caillebotis métallique où il était plus aisé de faire disparaître nos déjections. Et les fermiers voulaient se faciliter la vie pour le nettoyage, d'où l'absence de paille qui nous aurait pourtant permis d'avoir un tout petit univers à explorer, quelque chose à mâcher et à fouiller du museau. Que c'était morne... Comme on n'avait rien d'autre à faire, on s'est mis à se mordiller les uns les autres, surtout la queue. Mais ça n'a pas duré car quelqu'un est venu, nous a marqué les oreilles et a coupé nos petites queues, sans anesthésie. A l'âge de trois semaines, bien trop tôt, on nous a séparé de notre mère pour toujours. Chez certains, c'était encore bien plus tôt. En fait, le sevrage ne devrait être effectué que vers six à huit semaines, mais, en se dépêchant, on arrive en deux ans à faire cinq portées au lieu de quatre à maman. Le fermier et lui l'ont tiré un peu à l'écart, péniblement vu son poids. Bizarrement, le fermier ne s'en est pas pris au transporteur qui distribuait généreusement les décharges, mais il s'est mis à frapper Gaston à grands coups de bottes et à l'insulter: "Crevure, tu as intérêt à tenir le coup jusqu'à l'abattoir, sinon je te vendrai comme aliment pour chiens... Sale carne". Puis ce fut le départ, sans Gaston dont l'agonie avait pris fin avant le chargement, et une dernière pensée pour Sidonie et tous les compagnons laissés derrière, alors que s'éloignaient les hangars que nous voyions pour la première et la dernière fois. Nous étions entassés et nous avions du mal à respirer. A un moment, nous sommes passés devant une charcuterie dont la devanture était décorée de trois petits cochons propres et roses, manifestement joyeux de se faire charcuter et manger par le grand méchant homme. Nous, ça ne nous a pas fait rire... On s'est enfin arrêté contre un long bâtiment d'usine, et le déchargement a commencé, aussi brutal que la montée dans le camion. Il a fallu nous pousser rudement pour qu'on se décide à descendre. C'est de là que je me hâte de terminer ce récit, car je sais ne plus en avoir pour longtemps. Nous sommes pourtant au moins aussi intelligents et sensibles que vos amis les chiens, les études scientifiques sur notre espèce le prouvent. Nous montrons volontiers notre caractère espiègle et affectueux à ceux d'entre-vous qui acceptent notre compagnie. Et si nous retournions à l'état sauvage, nous aurions un comportement de sanglier actif et curieux, tellement loin de l'apathie forcée à laquelle vous nous contraignez. De même, vous vous imaginez que nous sommes sales parce que certains fermiers nous imposent des conditions de vie d'où l'hygiène est absente; que d'idées reçues... Je ne vous demande qu'une chose, sachez ce que j'ai enduré avant de finir dans votre assiette, en saucisse ou en jambon, et faites-le savoir autour de vous. Dans le pire des cas, pour que nos conditions d'existence s'améliorent. Dans le meilleur, pour que vous arrêtiez de manger de la viande, notre chair, ce qui est la seule façon de mettre fin à notre martyre. L'écoeurante odeur du sang me panique, les cris des copains, entrés avant moi, me remplissent d'effroi: je sais ce qui m'attend, ce qui nous attend tous. Là-bas, je vois un des aide-bouchers avec de grosses pinces électriques. Il paraît qu'on va nous les appliquer de chaque côté de la tête, entre les yeux et les oreilles, et que ça va nous étourdir pour qu'on ne réalise pas ce qui se passe juste après, quand on nous tranche la gorge. Mais ça ne marche pas souvent pour diverses raisons: pas mises au bon endroit parce que les tueurs sont pressés (le rendement, encore), voltage trop faible, trop long délai qui s'écoule et nous permet de sortir de l'étourdissement avant l'égorgement... Et la mort n'arrive pas tout de suite avec la blessure fatale du couteau: pendus par une patte avec une chaîne qui nous arrache la peau, certains d'entre nous gigotent encore en perdant leur sang, jusque dans le bac d'eau bouillante avant le dépeçage. Vais-je avoir de la chance ou vont-ils me "rater" moi aussi ? Je vais le savoir sous peu car ils me poussent en avant... Je crie, je résiste, une dernière fois. En consommant autant de viande on ne fait que détruire son corps (cause de mortalité), et je passe sur l'esclavagisme des animaux (dressage, sport, cirque, tueries sauvage, etc.). 


Nous sommes fascinés par les nations qui ont conservé leurs traditions anciennes. Ce genre de phénomène tend à démontrer que nous cherchons chez les autres quelque chose qui apporterait une solution à nos malaises profonds. Nous voudrions croire qu’il existe quelque part sur la terre un peuple ou un lieu qui n’a pas encore été contaminé par la folie humaine. Les amérindiens du Nord prélevaient sur leur territoire, ce qu'il fallait pour faire vivre la Nation et seulement cela. Les ressources restaient au fil des siècles, abondantes et chaque animal "prélevé" faisait l'objet d'une prière et d'un remerciement pour avoir donné sa vie. Cet attitude est loin d'être purement indienne. De nombreux peuples remercient notre terre nourricière du don de vie. Ces peuplades, souvent qualifiées aujourd'hui de sauvage, comme en retard sur notre siècle, vivent pourtant en harmonie avec la nature. Du côté des humains, officiellement, il n'existe plus de peuples cannibales mais jusqu'à récemment cela était une pratique courante et faisait souvent partie d'un rituel qui consistait à manger le corps de son ennemi tué au combat pour s'approprier ses qualités, sa force, ses valeurs, etc. Si certaines cultures ont eu des pratiques cannibales socialement instituées, l'anthropophagie peut être aussi nécessaire pour la survie en cas de pénurie grave (famine ou de perte des réserves de nourriture) a été une pratique récurrente dans toutes les sociétés. Cette histoire mondialement célèbre, suite à un crash (13 octobre 1972) d'un avion sur un glacier de la Cordillère des Andes. Des personnes (16 rescapés) pour survivre ont été obligées de manger de la chair humaine pour ne pas mourir de faim, où l'on parle du "miracle des Andes". Plus de deux mois après l'accident (deux jours avant Noël), dans une conférence de presse, les survivants ont déclarés. "Le jour est arrivé où nous n’avions plus rien à manger, et nous nous sommes dit que si le Christ, pendant la Cène, avait offert son corps et son sang à ses apôtres, il nous montrait le chemin en nous indiquant que nous devions faire de même "prendre son corps et son sang", incarné dans nos amis morts dans l’accident… Et voilà, ça a été une communion intime pour chacun de nous… C’est ce qui nous a aidé à survivre… "

 

 




 

 

 


.

 

 

Écrit par Country francismarie dans Actualités, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

vendredi, 12 février 2016

Les "Zaricos sont pas salés"

 http://appalaches.skynetblogs.be/

Les Cajuns, composent la communauté francophone.jpg

Cajun Music1.jpgApprécier leur musique, savourez leur "vieux français", et découvrez-les danser et "Laisser les bons temps rouler". Elle se danse plutôt avec les jambes si on est blanc et avec les hanches si on est noir. Les blancs américains ont toujours été intrigués et fascinés pendant presque toute l'histoire des Etats Unis par certains aspects de la culture noire. Et cette fascination s'est manifestée par un intérêt pour la musique noir, avec un intérêt pour un genre de spectacle nouveau, qui étaient "les Minstrels Shows". C’était essentiellement une reprise des chants et des danses des esclaves par des blancs qui se noircissaient le visage au charbon de bois, qui se dessinaient de grosses lèvres blanches et qui mettaient des perruques pour monter sur scène. Cette image a été exploitée aussi au niveau publicitaire avec le noir à l'aspect gentil et souriant tel que, "Banania" ou "Oncle Ben's". Finalement les blancs amusaient les blancs en imitant et en se moquant des "nègres", qui finalement devint le jazz. A la fin de la Minstrelsy presque tous les joueurs de minstrels étaient des jazzmen.

Le Blues,.jpgLe Blues dépeint les chroniques de la vie quotidienne des esclaves noirs, ainsi que leur douleur et leur désespoir à l’issue de la Guerre de Sécession, face à l’hostilité de la communauté blanche. Musicalement, cette douleur est traduite par l’introduction dans la mélodie de notes appelées "blue notes" venant déstabiliser l’harmonie du chant.

cakewalk.jpgLe Negro- spiritual et le Gospel, déportés d’Afrique et arrachés à leurs coutumes et leur religion, les esclaves noirs adaptent à leur convenance la culture de leurs propriétaires. Ils créent ainsi des chants religieux imprégnés de l’Ancien Testament (le Negro-spiritual) et d’autres inspirés de l’Evangile (le Gospel).  A partir du moment où les Afro-américains sont libérés de l'esclavage (1865), ils auront accès à des instruments de Blancs. Ils passent alors peu à peu des tambours, planches à laver, balafons primitifs, importés d'Afrique et éventuellement perfectionnés sur le continent américain (en ce qui concerne le banjo), à des instruments de fanfare (trompette, clarinette, trombone), ainsi qu'au piano. Jouant de ces instruments, ils s'inspirent du répertoire européen (musiques pour fanfares, musique classique pour piano) mais ils détournent la musique de son style original pour l'imprégner peu à peu des acquis du swing et du blues. https://www.youtube.com/watch?v=c1O2X890tighttps://www.yo...

Ragtimepatrolnew.jpgLe Ragtime (de 1870 à 1930), il représente les premiers essais de composition, donc de musique écrite. Composé pour le piano, il s’articule autour d’une mélodie rythmée ("mesure déchirée") et d’une basse constante. Le ragtime, d'abord jouée dans les milieux populaires du Middle West (Missouri), se développe rapidement dans les grandes villes américaines (Saint-Louis, Kansas City et la Nouvelle-Orléans, puis Chicago et New York), avant de conquérir l'Europe au début du 20e siècle. Parfois, le piano cède sa place à l'accordéon et au banjo, devenant ainsi une musique d'orchestre où se mélangent les musiciens blancs et noirs. Si les plus grands créateurs de ragtime furent des musiciens noirs, n'oublions pas les musiciens blancs s'illustrèrent aussi dans ce style.

king_oliver_creole_jazz_band_sanfran_1921.jpgLe jazz New Orleans (vers 1910), la musique de style New Orleans est, à l'origine, un art collectif véritablement populaire, un jazz de proximité, festif, né dans la rue, pratiqué par des orchestres ambulants qui défilent en dansant à la moindre occasion. Ses véritables créateurs sont, pour la plupart, des musiciens autodidactes, qui se soucient fort peu de lire et encore moins d'écrire des partitions, et qui rejouent, par conséquent, d'instinct ou d'oreille, les musiques les plus diverses (work songs, spirituals, hymnes et cantiques, blues folk, chants du folklore anglais, danses espagnoles...), y compris celles des brass bands et des orchestres de danse plus policés. Le jazz se répand dans le Nord des Etats-Unis (Chicago, New York ...), avec quelques grands noms. Le trompettiste Louis Armstrong (1900-1971) - Le clarinettiste et saxophoniste Sydney Bechet qui fut l'un des premiers jazzmen reconnus (1891-1959) - La chanteuse Billie Holiday (1915-1959 ). 

le-swing-du-debarquement.jpgLe swing (années 1930). Après le krach boursier de 1929, le jazz s’allie à la danse pour divertir le peuple américain. C’est le clarinettiste Benny Goodman (1909-1986 ) qui connaît le premier succès du swing. C’est la naissance des premiers grands orchestres de jazz, avec les Big Bands dont les plus célèbres sont ceux de Count Basie (1904-1984 ), Duke Ellington (1899-1974), Cab Calloway (1907). La passion du public pour le Swing (que certains croient différent du jazz) entraîne alors l'apparition de centaines de grands orchestres pour la plupart blancs. On les entend dans toutes les émissions de radio et l'histoire n'a retenu que les noms des meilleurs. Tommy Dorsey (tromboniste),  Artie Shaw qui est aussi célèbre pour ses huit mariages notamment avec Lana Turner et Ava Gardner (clarinettiste), Glenn Miller qui disparut en survolant la Manche en 1944 (tromboniste). Bien entendu , il faut encore compter en cette seconde moitié de la décennie avec l'orchestre du chanteur Cab Calloway, qui remplaça Ellington au Cotton Club en 1932, celui du légendaire batteur Chick Webb qui rencontra à l'hiver 1934 une orpheline de Harlem nommée Ella Fitzgerald. 

be bop.pngLe Be-Bop (début des années 1940), le bebop fut accusé d’être de l’anti-jazz, mais il fut bientôt très suivi. D’emblée, on peut affirmer que le bebop continuait le jazz et en même temps il le transformait. En effet, les boppers n’hésitent pas à puiser leurs thèmes dans le répertoire de la décennie swing pour en faire quelque chose de neuf, avec une harmonisation plus complexe, une accentuation déplacée et un tempo doublé. Avec de jeunes jazzmen noirs (Dizzy Gillepsie, Charlie Parker, Dizzy Gillepsie, Thélonious Monkdonnent) donnent au jazz une rythmique nouvelle, plus complexe, aux harmonies parfois dissonantes. Les tempos sont également de plus en plus enlevés.

  

  http://www.youtube.com/watch?v=o95F92wFMas&feature=player_embedded 


 

zydeco).jpgAu début du XXème siècle, il ne faut pas négliger l'apport des Créoles (les Noirs des colonies françaises, non soumis à l'esclavage), qui étaient aussi bien commerçants qu'hommes d'affaires ou... musiciens. La musique cadienne, originaire de Louisiane. Née au XIX ème siècle, ses instruments de prédilection sont le violon puis l'accordéon. Viennent ensuite la guitare, la basse, le frottoir (ou la planche à laver). La musique cadienne proprement dite, également appelée cajun, a de nombreux liens avec la musique country et le Western Swing. La partie zarico (ou zydeco) est apparue vers les années 1930, elle est dérivée de la précédente, incluant de nombreuses influences Blues et Rhythm & Blues.

cajun-music.jpgCajun Music, le genre vient d'un mélange de valses, de ballades, de Western Swing, et, bien entendu, du Blues. Cette musique a été créée par les français (blancs) d’ Acadie (Canada), qui, chassés par les Anglais, en 1755, se sont réfugiés en Louisiane. La Cajun est essentiellement jouée avec les instruments que les immigrés avaient pu emportés avec eux (violons, accordéon). Le Cajun puise donc son histoire bien avant le XXe siècle mais c'est avec l'enregistrement que le genre va se fixer. D'abord joué avec des instruments rudimentaires tels que le "tit' fer", la planche à laver ou l'harmonica, le genre évolue avec l'appoint du violon et de l'accordéon. Au Cajun joué par les blancs, correspond le Zydeco joué par les afro-américains. La musique cadienne est généralement divisée en deux parties
Zydeco (Zarico),.jpgZydeco (Zarico), proche cousine de la musique Cajun, elle s’en différencie essentiellement par son côté plus "aérien", les Noirs vont, eux, accentuer les temps 2 et 4, qui vient d'un morceau traditionnel Zydeco "son pa salée". Musique cadienne jouée par les noirs aux influences Blues et Rhythm n’ Blues. C'est une fois que le Cajun s'est diffusé par les enregistrements que les afro-américains se sont emparés de ce genre et ont créé le Zydeco. Ce genre est pourtant plus influencé par le Blues et le Rythm n' Blues même si leurs différences sont souvent indiscernables. Pourtant, l'accordéon est l'instrument principal.
Bluegrass (1939).jpgBluegrass (1939), dont le nom est lui-même inspiré du surnom de l'État du Kentucky (the Bluegrass State), surnom qui renvoie à la fertilité des terres du Kentucky où pousse en abondance cette herbe appelée "pâturin" en français. Folklore rural des Appalaches très influencé par la musique celtique des descendants irlandais, des chants religieux chantés par les blancs et du Gospel. Les principaux instruments du Bluegrass sont le banjo, la guitare, la mandoline et le violon. Lors des concerts, la virtuosité des musiciens est mise en avant. Les grands noms du Bluegrass (Stanley Brothers, Jim & Jesse,The Osborne Brothers, Doyle Lawson, Kentucky Colonels, Doc Watson,Vassar Clements, Ricky Skaggs...) Ce genre tire son nom de The Blue Grass Boys, groupe de Country fondé par Bill Monroe en 1939. 

redneck_party.gifL'étymologie exacte du terme Rednecks (péquenot, plouc, bouseux, hillbilly (famille nombreuse) est le terme qui viendrait des coups de soleil aux cou dont souffriraient les habitants des campagnes, souvent agriculteurs, du fait de leurs conditions de travail à l'air libre. Le terme devient particulièrement populaire après la guerre de sécession pour désigner les habitants blancs pauvres, généralement déclassés par la guerre, du Sud des Etats-Unis. Tout au long du Xxème siècle, de nombreux sudistes blancs ont revendiqué le terme avec fierté, comme un signe d'appartenance et d'identification à un folklore et une culture. Ce courant musical se nommait le "hillbilly" dans les années 1920, qu'on pourrait traduire grossièrement par «musique de péquenaud», essentiellement basé sur le violon et le banjo. Considéré comme le précurseur de ce que serait la country dans les années 1950, le style ne se limite pas au bluegrass mais peut inclure des éléments de gospel ou de folk à l'ancienne (Al Hopkins, The Briarhoppers, The Binkley Brothers' Dixie Clodhoppers, Uncle Daniell's Hillbillies, Uncle Dave Macon and his Hillbillies, The Cumberland Ridge Runners). Tous sont vêtus avec les clichés du redneck (salopette, chemises à carreaux, chapeaux de paille...).

Randall Mc Coy.jpgfamille appalachia.jpgCette histoire s'inspire de faits réels qui opposèrent deux célèbres familles américaines, entre 1863 et 1891. Tout a commencé avec Jim Vance assassinant le frère de Randall McCoy, juste après la fin de la guerre. Les deux familles sont aujourd’hui d’accord pour dire qu’il a été la cause de tout ceci. Jim Vance était…juste un autre psychopathe.  Le conflit oppose deux familles, les McCoy, une famille d'agriculteurs profondément chrétiens, vivaient au Kentucky sur une rive de la Tug Fork, un bras de la Big Sandy River. Les Hatlfield, bûcherons athées, étaient implantés en face, de l'autre côté de la rivière, en Virginie occidentale. Chaque camp était dirigé par une figure paternelle forte. D'un côté, Randolph McCoy, descendant d'un émigré irlandais, de l'autre William Hatfield, soldat héroïque puis déserteur du clan confédéré, dont l'oncle a tué un membre de la famille d'en-face. Pour ajouter encore à la tension entre ces deux familles qui faisaient partie des premières vagues de pionniers du milieu du XVIIIe siècle, l'une (les Hatfield) était plus fortunée et mieux insérée dans la vie politique et économique locale, grâce au commerce du bois, essentiel en cette période de Reconstruction post-conflit. Le comportement des uns et des autres pendant la guerre, leur capacité ou leur incapacité à accepter la paix qui en a résulté, les rivalités économiques et les différends moraux et religieux, le tout exacerbé par une tendance affirmée à la beuverie, pousse ces deux familles à se livrer leur propre "guerre civile", de part et d'autre de la frontière entre deux Etats qui peinent à retrouver une place dans l'Union. Les véritables origines de la rivalité entre ces deux hommes et leurs familles sont perdus dans les brumes de l'histoire, mais la légende veut que les sentiments d'amertume a commencé en 1878, lorsque Randolph McCoy accusé d'avoir volé à Floyd Hatfield un de ses porcs (à cette époque les porcs étaient un élément extrêmement précieux de l'économie agricole de la vallée). Le problèmes existaient déjà entre ces deux familles avant l'incident du porc, et certaines personnes attribuent le début de la querelle au cours de la guerre de Sécession. D'autres disent que la concurrence entre les familles dans le marché du bois a déclenché les hostilités. Quelle que soit l'origine, le pic des hostilités est venu quand trois des fils de Randel McCoy furent tués (Bud, Tolbert et pharmer McCoy), Ellison Hatfield avait insulté Tolbert le jour des élections en 1882 et Anse Hatfield en représailles pour le meurtre de son frère en exécutant les trois McCoy sans procès. En 1887, la querelle a été relancée par un avocat nommé Perry Cline (cousin éloigné de Randolph McCoy), qui a utilisé son influence pour faire les cinq actes d'accusation de meurtre contre les Hatfields et commencer le processus d'extradition en vue d'un procès, au Kentucky. Lorsque les gens ont été frustrés par la lenteur du système judiciaire, un raid en territoire Hatfield a été organisé et plusieurs partisans Hatfield ont été capturés et ramenés au Kentucky. Les nouvelles de ce raid réussi a entraîné la mort de deux des enfants de la famille Randel McCoy et de l'incendie de sa maison (1888). La violence était maintenant non seulement entre les Hatfield et les McCoy, mais entre les états du Kentucky et de la Virginie occidentale. Les deux gouverneurs ont appelé la Garde nationale en plus des raids qui ont été organisés par les McCoys dans le territoire de la famille Hatfield. Le gouverneur de la Virginie-Occidentale, E. Willis Wilson, accusé d'avoir violé le Kentucky et a appelé l'affaire à la Cour suprême des États-Unis. En mai 1889, la Cour suprême a statué contre la Virginie-Occidentale et les Hatfields ont été jugé dans le Kentucky. Tous les huit ont été reconnus coupables d’assassinat. L'un d'eux a été pendu en public pour l'assassina de la fille de Randel McCoy (Alifair McCoy) tuée en Janvier 1888, avec perquisition à son domicile, et les sept autres ont été condamnés à la prison à vie. En 1979, les descendants des deux familles, participent à un jeu télévisé pour y gagner de l'argent et un cochon ! En 2000, Ron McCoy de Durham (Caroline du Nord), a organisé une réunion de famille avec les Hatfield et les McCoy. Plus de 5.000 personnes ont assisté à la réunion, qui a atteint une notoriété nationale. En 2003 les deux familles se réunissent pour signer un traité de paix à Pikeville (Kentucky). Cette histoire vient de faire l'objet d'une "mini-série" en trois épisodes, diffusés fin mai 2012 sur la chaîne History, avec Kevin Costner dans le rôle du chef de famille Hatfield.

https://www.youtube.com/watch?v=VUVjNxyvfzI&list=PLGZ...


Jambalaya.jpgLa cuisine de Louisiane, tout le monde en a entendu parler (Crevettes cajun, écrevisses cajun, jambalaya, poulet créole, poivrons farcis à la cajun, etc.). La star de la cuisine louisianaise est la célèbre bouteille de Tabasco, inventée en 1868 à Avery Island (Lafayette). Les habitants de Louisiane s'enorgueillissent d'avoir la meilleure cuisine des États-Unis. Loin du traditionnel hamburger-frites, la gastronomie louisianaise est un festival de saveurs multiples apportées par les différentes communautés, française, espagnole, africaine et créole. Ainsi le Gumbo, plat traditionnel, est un vrai melting pot: Le okras (légumes pimentés africains), les épices (créoles), le roux (base de sauce française), le riz, les fruits de mer et le Jambalaya, proche de la paella espagnole.

danse en cercle.jpgdanse salon group.jpgLes danses comme, la Valse, la Polka, la Java, le Tango, le ChaChaCha, la Samba, la Rumba, le Mambo, le Paso Doble, le Quick Step, le Slow Fox, le Foxtrot, le Boston, la Jive, le Rock, le Madison, le Swing, le Charleston, le Be Bop, le Lindy Hop, la Tarantos, la Salsa, etc; se danse en couple (avec contact physique), face à face en se tenant par la main et dans des formations diverses. Elles étaient basées sur des pas préétablis qui étaient arrangés sous une forme répétitive. Alors qu’au contraire les danses africaines se distinguaient par une improvisation individuelle sur des mouvements basiques (elle se danse en cercle). Les noirs sont venus beaucoup plus tard à la danse de couple, cela ne faisait pas partie des traditions africaines car on différenciait la danse des hommes, celle des femmes et celle des occasions sociales, on distinguait des formations en cercles, en lignes ou en files "indiennes". Quand ils ont adopté la danse de couple au début ils ne la faisaient pas face face mais côte à côte (Cake-walk). Toutes les danses étaient toujours accompagnées par la présence de ce rythme puissant et propulsif qui apparaissait dans les chants, les frappements de mains, de pieds et dans les pas de danse.

Le charleston.jpgLe charleston (1900). Cette danse doit son nom à la ville de Charleston en Caroline du Sud. Le charleston est à l'origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc. Ce n’est qu'aux début des années 1920 que le charleston prit son essor à New York City et particulièrement à Harlem.

The-Fox-Trot-.jpgLe Foxtro (1914) (pas du renard) est une danse de salon qui est née dans le nord de l’Amérique par les populations noires de New York. Elle puise ses influences dans le Gospels, le One-step et le Ragtime. Elle a par la suite été reprise par les populations blanches ce qui lui a permis d'évoluer.

 

lindy hop.jpgLe Lindy Hop ou Jitterbug (1920), est une danse de salon née au 19ème siècle aux Etats-Unis. Elle a plus exactement pris racine dans un club de Harlem, le Savoy.


Le Western Swing.jpgLe Western Swing (1920) s’est développé au Texas. Il provient des groupes de violons et de guitares qui jouaient aux danses de granges. Ils ont adopté certaines caractéristiques de la musique afro-américaine, dont le blues et le jazz (rythme syncopé, des instruments tels le saxophone ainsi que des pratiques d’improvisation). Ils se servaient de la batterie (une pratique inhabituelle dans la musique country de l’époque car les gens y associaient la culture noire).

barndance.pngLe Bluegrass (1920), est typiquement composé de quatre à sept musiciens. Le rythme est donné par la guitare et la basse à cordes. Les instruments de mélodie sont le banjo à cinq cordes et le violon, la mandoline ou le dobro, ou bien une autre guitare. Encore une fois, la présence de la batterie est très rare. Le tempo est habituellement rapide. Une voix principale chantait la mélodie et, au-delà de celle-ci, était une voix plus aiguë et, en dessous de celle-ci, était une harmonie. Ce style fut important dans le développement des groupes de rock folk, de rock country, de rock du sud.

Le jive.jpgLe jive (1927) est un parent direct du boogie et du rock 'n roll. C'est une danse vive et entraînante. L'origine du jive remonte à la dernière guerre mondiale, quand les boys américains mettent les pieds sur le sol de la vieille Angleterre. ils donnent une interprétation de la musique jazz qu'ils dénomment "boogie woogie". Les Anglais la codifie et l'appellent "jive", d'après le titre de la chanson "You are just jiving". Plus distingué et plus droit que le boogie woogie américain.

Le Quickstep.jpgLe Quickstep (1929), est une danse rapide, comprenant de petits sauts, des jetés et des chassés. Le tempo idéal du quickstep est de cinquante mesures à la minute.

 

 

Le Honky-tonk.jpgLe Honky-tonk (1930) est un style musical appartenant à la musique country, tout comme le bluegrass, auquel il s'oppose. Cette musique respire la joie de vivre, c'est une musique pour boire et danser. Influencé par Jimmie Rodgers et Bob Wills, le honky tonk est la musique country qui a le plus influencé la musique actuelle. L’amplification des instruments tels que la guitare, la basse et la batterie a influencé le rockabilly des années mi-1950. La musique honky-tonk a un rythme très stable sur lequel on peut danser. Les pianistes jouaient avec un style boogie-woogie, surtout dans la basse. Les thèmes incluaient la dépression, la perte d’emploi ou l’abandon d’un amant infidèle. Hank Williams (le père) était un compositeur populaire du honky-tonk (Honky-Tonk Blues, Jambalaya, Chattahoochie, Honky Tonk Woman).

rock en.pngLe rock 'n' roll (1940) s'inspire du rhythm and blues (parallèle au gospel), de la country and western, du folk, du blues.... Pour simplifier, le rock 'n' roll est un style musical inventé par des chanteurs très pauvres (souvent noirs), mais rendu célèbre mondialement par des chanteurs devenus riches (le plus souvent "visages pales"). Le rock "gentil" et raisonnable du début des années 1950 dévie fortement avec Bill Haley dans les années 1953 (Rock Around The Clock, I Got a Woman, See You Later, Alligator) et Elvis Aaron Presley dans les années 1954 ("That's all right, Mama", I got a woman, Love me tender, Loving You, Jailhouse Rock), qui fait du rock’n’roll l’image du mal, tout comme , Buddy Holly (Peggy Sue), Jerry Lee Lewis (Whole lotta shacking going on), Eddie Cochran (Summertime), Gene Vincent (Be bop a lula), Carl Perkins (Blues Suede Shoes, Honey Don't), Johnny Burnette (Train Kept A Rollin, Rock Billy Boogie), Roy Orbison (Oh, Pretty Woman, In Dreams). Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry (Johnny B. Goode), Little Richard (Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy), Fats Domino (Blueberry Hill, Hello Josephine), etc.

hillbilly-jive-with-a-boogie.jpgLe Hillbilly boogie (1940). Ce style est le plus orienté vers le rock. Il provient d’une combinaison de la musique country et du boogie-woogie des Afro-Américains. Le hillbilly boogie ainsi que le western swing ont eu de grandes influences sur le développement du rock and roll, surtout à travers la musique de Bill Haley qui a beaucoup imité le hillbilly boogie. Ce genre a aussi influencé le rockabilly, surtout le style de piano deJerry Lee Lewis.

Le Twist.jpgLe Twist (1959) est le point de départ avec le morceau "The Twist". Sa simplicité s'explique en grande part à son exceptionnel succès, qui consiste à tortiller en rythme son bassin (et son arrière-train), les bras à demi pliés accompagnant le mouvement, avec alternativement une jambe tendue et l'autre en flexion, voire décollée du sol. Ce mouvement est défini par la formule. "Faire comme si on s'essuyait les fesses avec une serviette de bain tout en écrasant une cigarette avec le pied".


madison_.gifLe Madison (1960). C'est Al Brown, chanteur américain qui est à l'origine du madison (Philadelphie) en enregistrant son premier disque sous le titre "The Madison". A l'époque, les disques comportaient au dos de la pochette un synoptique résumant les pas du madison (pas besoin de prendre des cours), les danseurs rangés en ligne effectuent tous ensemble un quart de tour vers la droite et ainsi de suite. De nos jours, le madison est toujours dansé épisodiquement.


frise-danse-country.jpgLa country western (1962) ou danse paysanne. La country se danse sur tous les types de musique (Country, Valse, Chacha, Irlandaise, Rock, Pop, etc.) Ce sont les films américains des années 1970 et 1980 qui ont popularisé la danse en ligne. Des séquences de Madison dans "West Side Story", puis des passages de danse en ligne dans "Saturday Night Fever" Mais c'est la sortie de "Grease" (John Travolta) qui ont fait découvrir ce style de danse. La country music est toujours dominée par Tim Mc Graw, Kenny Chesney, Blake Shelton, mais également par de nouvelles stars comme Jason Aldean, Luke Bryan ou Eric Church.

cowboys1.jpgPas les plus pratiqués en country. Triple Step (Trois pas, ressemble au chachacha). Kick (Coup de pied avec la pointe du pied tendue). Coaster Step (Changement de poids en 3 pas, en arrière: un pied recule, l'autre assemble, le pied qui a reculé avance. En avant: un pied avance, l'autre assemble, le pied qui a avancé recule). Rock Step (Deux Transferts de poids). Grapevine (poser PD à droite, croiser PG derrière, poser PD à droite avec PDC (se fait aussi vers la gauche) et également avec 1/4 ou 1/2 tour). Stomp (Pose du pied avec transfert du poids en tapant du talon).

Voici une anecdote. C'est l'histoire d'un cowboy qui descend d'un cheval, il pose le pied à terre avec une certaine lourdeur, mais pas de chance, il met le pied dans une bouse de vache: là est l'origine du Stomp. De la matière collant à sa botte il tend vigoureusement le pied vers l'avant pour l'enlever, voici le Kick. Puis pour nettoyer le reste, il profite de l'herbe bien grasse en frottant ses semelles avec trois pas en arrière, et voici le Triple Step ou Shuffle

-Rockabilly-.jpgLe Disco Rock (en 4 temps) se danse sur des musiques des années disco à nos jours. Le disco est un genre musical apparu au milieu des années 1970 et qui s'est développé jusqu'au milieu des années 1980. Le disco est le résultat de l'ajout de synthétiseurs au funk et à la soul. Ce style est caractérisé par un rythme binaire martelé et très entraînant, idéal pour danser. Le disco est reconnu universellement avec le film "La fièvre du samedi soir" de 1977(Saturday night fever) et de sa bande originale composée et interprétée par les Bee Gees.

 

 

 

 

 

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |

mercredi, 10 février 2016

La chance du hasard!

 http://appalaches.skynetblogs.be/

chance ou malchance.pngLa chance, par définition est un concours fortuit, de manière imprévue ou de circonstances favorables. Pour beaucoup, elle est du domaine du hasard, provenant d'un destin aveugle. Certains s'estiment particulièrement favorisés par la vie, prétendent même être nés sous une bonne étoile, de la Providence pour éviter de nommer Dieu. La médaille de Saint-Christophe installée dans la voiture, ou en porte-clefs, protège le conducteur des accidents, et le mieux est même d'aller faire bénir la voiture et la médaille. Le trèfle à 4 feuilles porte chance, on peut le conserver séché ou le faire recouvrir d'or et le porter en pendentif. Le muguet porte bonheur tout au long de sa floraison. La patte de lapin porte chance, à l'origine, elle protégeait contre la sorcellerie. La coccinelle, petite bête à bon Dieu, est messagère des vœux, si elle s'envole depuis le bout du doigt, le voeu s'exaucera. Le fer à cheval ne porte bonheur que s'il possède sept trous de clous. L'étoile filante en été réalise le vœu que l'on a fait en la voyant passer, à condition de ne pas le révéler. En réalité il n'y a pas de chance, ni de malchance, ni de hasard, alors inutile de dire "Il aura de la chance s'il s'en tire. Je n'ai pas de chance au jeu. Quelle chance de vous rencontrer. Poursuivez pendant que vous êtes en chance. Pauvres gens, ils n'ont vraiment pas de chance. Il a une chance sur deux de gagner. Au petit bonheur la chance". Ni de vous entourer d'amulettes en tout genre, ni de consulter votre horoscope ou de faire appel à un marabout. Par contre voici une histoire bien populaire de la "Chance" ou de la "Malchance" au sujet d'un fermier qui n'avait qu'un cheval et qui vivait seul avec son fils. Dans un village, un homme très pauvre ne possédait qu’un cheval. Un jour, le cheval disparut. Les gens du village lui dirent. "C’est terrible, quelle malchance, ton seul cheval a été volé". L’homme sage, répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Puis il ne s’en préoccupa plus… Quinze jours plus tard, le cheval qui s’était échappé revint avec une douzaine de chevaux sauvages. Les gens du village lui dirent. Quelle chance tu as". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien" Son fils unique partit avec un cheval, il tomba et se cassa la jambe. Les villageois ne purent s’empêcher de dire. "Quelle malchance, qui va labourer ton champ". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Quelques semaines plus tard le pays entra en guerre, et tous les jeunes furent enrôlé de force sauf celui à la jambe cassée. Les gens du village lui dirent. "Quelle chance tu as". L’homme sage répondit. "Chance ou malchance, on verra bien". Cette histoire très connue à le mérite de relativiser en permanence un fait ou un événement en fonction du contexte qui l’entoure, "Est-ce vraiment une malchance? ou est-ce "vraiment une chance?". Si l'homme acceptait ce qui lui arrive comme devant arriver, il accéderait à la sagesse et au bonheur suprême. C’est exactement ce qu’Epicure préconise (l'épicurisme est axé sur la recherche d'un bonheur et d'une sagesse). Nous devons pour être heureux faire rentrer nos désirs, nos satisfactions dans les limites des désirs naturels et nécessaires, c’est-à-dire finalement des besoins. Bien entendu, il y a des évènements graves, il concerne plutôt toutes ces petites choses de la vie qui vous font stresser et perdre courage, alors qu’au final, ce n’était sans doute pas nécessaire. 

http://www.lidd.fr/lidd/15315-entre-chance-et-malchance-r...
 

Un projet qui avorte, au lieu d’être perçu comme une catastrophe, il peut cacher l’opportunité d’un projet encore plus grand et plus stimulant que nous n’aurions pas vu si le premier s’était réalisé.
Un chagrin d’amour, que l’on encaisse presque comme la fin du monde, peut être la manière que la Vie a choisie pour nous montrer que nous n’étions pas avec la bonne personne et qu’un amour qui répond mieux aux vibrations de notre âme nous est réservé.
Une maladie qui nous inquiète et qui chamboule notre vie est peut-être le moyen retenu par l’Univers pour nous rappeler de ralentir, de revenir à l’essentiel et de prendre soin de nous afin de vivre plus en accord avec nos valeurs et notre mission de vie.
La maladie d’un proche, bien qu’épouvantablement pénible, peut devenir pour nous l’occasion d’apprendre à aimer mieux, à aimer inconditionnellement, à développer la patience, le don de soi et la douceur.
Une relation difficile présente peut-être le cadeau qu’il est grandement temps de nous choisir, de nous affirmer, de refuser ce qui ne nous convient plus et de faire des choix différents qui respectent davantage les besoins de notre âme.

-Verre-Moitie-Plein.pngUn autre exemple. Ce verre est-il à moitié plein ou à moitié vide?  Soit vous regardez le verre à moitié vide, c’est-à-dire les difficultés, les mauvaises nouvelles, bref les choses négatives, et il y a de fortes chances pour que les jours qui viennent soient pénibles. (Si j’additionne deux verres à moitié vide, ça me donnera un verre vide).
Soit, vous regardez le verre à moitié plein, c’est-à-dire portez une attention plus soutenue sur le bon, le bien et le beau, et il y a de fortes chances pour que cette période se transforme positivement. (Si j’additionne deux verres à moitié plein, ça me donnera un verre plein).

On est heureux lorsqu’on est moins malheureux qu’un autre, lorsqu’on est moins accablé par la misère. Or cet état n’est pas le bonheur véritable mais une simple consolation. La personne qui n’a pas conscience de tout ce qu’il se passe dans le monde et qui vit sa vie sans se soucier de ce qu’il se passe autour d’elle a une vie "d’apparence plus facile". Nous vivons dans un monde tellement individuel et égoïste, tourné vers le gain et le matérialisme, les gens deviennent tellement superficiels !! C'est tellement triste de voir que même dans les moments difficiles les personnes deviennent encore plus individuelles et tournées vers elles mêmes, alors que nous devrions nous serrer les coudes et nous aider les uns les autres. Hamburger_Mc_Poussin.jpgPar exemple, une personne qui n’a aucune idée de tout ce qu’il se passe dans la chaîne alimentaire, derrière la production de son morceau de steak par exemple ou de toutes les souffrances et de la cruauté dans les élevages et les abattoirs, passera toute sa vie à manger normalement son morceau de viande sans jamais éprouver une quelconque souffrance ou inconfort. Nous adorons nos animaux de compagnie, mais nous massacrons pour notre plaisir des animaux. On parle de plus de 60 milliards d’animaux terrestres tués chaque année pour notre consommation, sans compter, bien évidemment, les animaux marins qui représentent un chiffre plus élevé. Nous vivons à une époque où nous disposons d’une nourriture abondante, à une époque où nous avons les moyens d’être en excellente santé même avec une alimentation strictement végétale. Combien de fois avons nous entendu "moi, j’aime trop la viande pour m’en passer", ou la viande est nécessaire". C’est pourquoi une phrase aussi simple que "tu manges un animal mort ou tu mange du cadavre" dérange. Mais savez-vous que la plupart des végétariens(taliens) aiment la viande, parce que la question n’est pas de savoir si on aime ou non la chair animale. (Pourquoi est-ce que je me prive volontairement de viande moi qui ai toujours aimé la viande (oui oui, parfaitement). Il est plutôt question de savoir si notre plaisir peut justifier une telle cruauté. L'agneau, la vache, le cochon, la biche, le sanglier, le lapin, le cheval, etc; qu’ils mangent, ils ne l’ont pas vu vivre, elle n’a pas d’importance. Mais s’ils l’avaient connue ? S’ils avaient dû la tuer ? Que penseraient-ils de leur steak ? Surtout ne dite pas "chance ou malchance on verra"


 

 

Écrit par Country francismarie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

lundi, 08 février 2016

L'âne Républicain et l'éléphant Démocrate

 http://appalaches.skynetblogs.be/

guerre-totale.jpg

L’Amérique, continent conquis et façonné par la vieille Europe, pourchassant l'autochtone, décimant les tribus d'indiens en répondant par le canon aux flèches, en suscitant haine et vengeance par l'exemple donné. La brutalité appelle la brutalité et finit par s'infiltrer dans les gènes pour survivre au temps. L'excuse fut "Dieu et l'argent", en dérobant, en amoncelant pour avoir et obtenir le pouvoir (formule idéale pour donner naissance à l'Amérique). Petit à petit le continent américain est devenu la première puissance mondiale s'arrogeant, derechef, le droit...de dicter sa loi. Misère et grandes tromperies, chantages, coups bas, meurtres et catastrophes provoquées ont permis à cette nation de soumettre des populations entières à sa seule volonté. Il est à croire que le Far-West est une composante de la nature américaine avec la bible dans une main, le révolver dans l’autre.

Le président des États-Unis est le chef des armées.jpgAvant de donner leur nom à des rues, de voir leur portrait imprimé sur des billets de banques, des timbres…ces quatres hommes ont dirigé les Etats-Unis. (Abraham Lincoln, James Abram Garfield, William McKinley, John Fittzgerald Kennedy)  http://www.mapsofworld.com/usa/presidents/. 

Le président des États-Unis est le chef des armées mais c'est le Congrès qui déclare la guerre et vote les crédits militaires. Le président est le chef de la diplomatie, il nomme les ambassadeurs, signe les traités (toutefois, c'est le Sénat qui ratifie les traités et confirme les nominations), enfin, le président ne peut pas dissoudre les chambres, mais les deux chambres peuvent mettre en accusation le Président (procédure d'impeachment). La Cour suprême vérifie que les lois sont bien conformes à l'esprit de la Constitution. George Washington (1789 à 1797), est le premier président des États-Unis d’Amérique (Général vainqueur des Anglais et héros de l’Indépendance), très populaire, il est le seul président a avoir été élu deux fois à l’unanimité. Il faut cependant noter qu’il n’avait pas d’opposant. Le président est élu tous les quatre ans (généralement en fin d'années bissextiles) au suffrage universel indirect. Son mandat débute le 20 janvier de l'année suivante et dure quatre ans. Plusieurs présidents américains on été assassinés en cours de mandat.

Presidents_americains_assassines.jpgAbraham Lincoln, assassiné (1865) par un sympathisant sudiste hostile à ses idées.

James Abram Garfield, assassiné (1881) quelques mois après son élection par un avocat déçu de s’être fait refuser un poste au sein de l’Administration.

William McKinley, assassiné (1901) par un anarchiste.

John Fittzgerald Kennedy, assassiné (1963) par Lee Harvey Oswald (lui-même abattu le surlendemain des faits), dans des conditions mal éclaircies. Les deux grands partis politiques américains sont le parti républicain (fondé le 28 février 1854), qui est essentiellement le parti des WASP (Blancs, Anglo-saxons, Protestants), il défend le monde des affaires et est bien implanté dans les milieux aisés. Le Parti démocrate est issu du Parti républicain-démocrate fondé par Thomas Jefferson en 1798, qui est surtout le parti des minorités (catholiques, juifs, noirs et des intellectuels). Il souhaite une plus grande intervention de l'État fédéral. Franklin Delano Roosevelt fut le premier président à être élu pour quatre mandats (le dernier inachevé du fait de son décès) et reste le seul président américain élu plus de deux fois. Le 22e amendement, qui entra en vigueur en 1951, interdit depuis aux présidents de briguer un troisième mandat. Pour la première fois (le 15 janvier 1870), dans la revue politique un parti démocrate est représenté sous la forme d’un âne en hommage posthume à Edwin Stanton, ancien secrétaire à la Guerre de Lincoln, qui avait soutenu ce dernier durant la guerre de Sécession ce qui avait déclenché les foudres du parti démocrate (parti dont il était membre). Thomas Nast (illustrateur du journal Harper's Weekly) le montrait dans ce dessin sous l’aspect d’un lion mort auquel un âne donnait un coup de pied. L’image de l’âne pour représenter le parti démocrate resta.

parti républicain et démocrate.JPGQuant à l’éléphant républicain, en 1874 le journal New York Herald lance un canular à ses lecteurs. Une histoire d’évasion d’animaux à la ménagerie de Central Park. A la même époque, et là de façon tout à fait sérieuse, le même journal lance une campagne politique pour empêcher que le président Ulysses S. Grant ne fasse un troisième mandat et donne le nom de "Caesarism" à cette possibilité. Thomas Nast combine ces deux éléments dans un dessin paru le 7 novembre de la même année dans la revue Harper’s. Il présente un âne déguisé en lion qui effraye tous les animaux de la forêt dont un gros éléphant. Le dessin était accompagné de la légende suivante. "Un âne" qui se faisait passer pour un lion circule dans la forêt et s’amuse à effrayer tous les animaux stupides qu’il rencontre sur sa route". Cet éléphant ne cessa par la suite de personnifier le G.O.P. (Grand Old Party). Jackson_and_Van_Buren,_1837.jpgUne autre explication de l’âne comme symbole politique découle de la campagne présidentielle de 1828 (au cours de laquelle Andrew Jackson, fut surnommé "jackass", pour son populisme). Jackson repris fièrement à son compte l’étiquette et commença à utiliser des ânes sur ses affiches de campagne. Durant sa présidence, les caricaturistes le dessinaient parfois en âne pour montrer son obstination sur certains sujets. Le symbole de l’âne s’est donc évanoui jusqu’à ce que Thomas Nast le remette au goûts du jour en 1870.

L'Amérique.jpg

L’Amérique de 2016. Donald Trump (Homme d'affaire et Parti Républicain), il est représenté comme un fou furieux populiste. Jeb Bush (Gouverneur de Floride et Parti Républicain) n’est que le frère de l’autre. Hillary Clinton (Secrétaire d'Etat et Parti Démocrate) n'est ni aimée ni détestée. Bernie Sanders (sénateur du Vermont et socialiste démocrate) passe pour un exotique. Une chose est certaine quel que soit celui ou celle qui remportera les primaires dans les deux camps en lice et celle ou celui qui sera élu(e) président(e) par la suite, le monde n'a pas cessé de souffrir; l'impérialisme américain et la prédation sur les autres peuples du monde continuera. Au fond, l'Amérique c'est la violence, l'oligarchie, la brutalité avec toutefois un sens de la communication et de la manipulation du reste du monde (inné et rarement égalé). La politique, qu’elle soit nationale ou internationale, n’a aucune compassion pour l’être humain, facilement abandonné à son sort dès lors qu’il s’agit de garder ou récupérer une parcelle de pouvoir. Le cynisme, la lâcheté et la compromission sont, à jamais, la nourriture favorite des décideurs américains, ce qui donne une image négative des américains, forcément incultes et bouseux pour la plupart.

Écrit par Country francismarie dans L'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) |